Le monde réel
Sortir de chez toi, quand tu viens de passer 24 heures à tripoter de petits bouts de code, penché sur ton écran avec un faux air de Gollum, ça fait bizarre.
J’ai marché un moment dans le soir moite, sans arriver à savoir s’il pleuvait ou pas. Il faut dire que je passais mon temps à rééduquer mes yeux, qui avaient tendance à voir flou au-delà de cinquante centimètres à force d’avoir avalé de l’écran.
La ville est toujours là. Les Parisiens aussi. La faune des dimanches soirs dans le XIXe : semi-racailles groupées en tas dans les carrefours, petits vieux en maraude, moustachus à chien en pleine opération défécation du Médor, étudiantes revenant du weekend familial en traînant leurs valoches sur les trottoirs, sans oublier les inévitables paumés de tout poil, plume et autres accessoires.Des paumés polis, ce soir. Un petit vieux avachi sur sa béquille dans un coin de porte m’a lancé un “bonsoir monsieur” qui n’eut pas déparré à une récéption au Conseil d’Etat.
Et moi j’étais encore dans mes codes et mes checklistes mentales. No-life, décidément. Car heureux d’y être, en plus. Header.php et style.css sont devenus mes meilleurs amis, ce weekend.
Et d’ailleurs, il me reste un tas de conneries à continuer de bidouiller.
[En l'occurence, tu auras remarqué la favicon en haut de la barre d'adresse. Je vais la refaire, on y voit rien. Sinon, je bidouille un formulaire de contact et j'update ma présentation. Fin du log d'install]
Episode 167 |Par Sam | le 25 mai 2008 @ 22:58 | dans Quotidiennes
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Code is poetry, comme ils disent
[Dernière cession geek, après je t'embête plus avec ça]
Des années que ça ne m’était plus arrivé, ces transes créatives à s’abîmer les yeux sur des lignes de codes pendant dix heurs, le cul collé à la chaise, la tête à 40 cm de l’écran, trop concentré pour songer à manger, qui finissent quand tu relèves la tête au bout d’un temps indéfinissable pour t’apercevoir, un peu tout con, que t’es en train de cligner des yeux comme un hibou devant le jour qui se lève à ta fenêtre et que tu viens d’y passer huit bonnes heures.
C’est fun.
Comme je te le disais hier, ce qui est beau avec le code, c’est son aspect magique. Tu change quelque chose, tu rafraîchis ta page et hop, un nouveau menu, une police plus grosse, une autre couleur pour les titres.
Tu te dis “c’est pas possible, ça va jamais marcher”, mais si : tu rajoute deux variables à une requête, et ton nuage de tags se range tout seul par ordre décroissant. Magique, je te dis.
La vie devrait être foutue comme un fichier css.
[Fin de la parenthèse geek]
P.S. On notera que j’ai justifié le texte (et que, donc, selon les critères de pureté des vrais webdesigneux, j’irai en enfer pour cela) [désolé, j'ai remis le ferrage à gauche, la justif je peux pas, je trouve ça fasciste], réduit la largeur et augmenté l’interlignage des paragraphes pour plus de lisibilité. Là, je vois plus de quoi tu pourrais te plaindre.
Episode 165 |Par Sam | le 25 mai 2008 @ 18:15 | dans Geek Story
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Zen
Et voilà.
C’est dépouillé, quoi.
Simple.
Blanc.
Un peu trop, peut-être. J’essaye d’ajouter un poil de rouge, mais c’est pas concluant.
Minimaliste, en somme. C’est le nom du thème, même.
Et tu sais quoi ? [A part que j'avais promis d'arrêter de te tutoyer et que je n'y arrive visiblement pas] ?
Je confesse avoir pris un plaisir pervers à bidouiller du php de 19h30 à maintenant, soit six plombes et des brouettes d’affilée.
J’ai réveillé le geek qui est en moi, et c’était bon. C’était simple.
Quand tu es à peine capable d’entraver comment Wordpress fonctionne, parvenir à coller le bon bout de code au bon endroit et voir une liste d’archives surgir de nulle part sur ta page, c’est magique.
La soirée ne fut que triomphes. Je suis donc particulièrement fier de mon menu, entièrement bidouillé main ou presque.
Et je te parle pas de la demi-heure passée à comprendre quelle variable introduire pour passer les dates en format français et du semi-orgasme que j’ai éprouvé lorsque ça a marché.
Bref, tu me diras si ça te plait ou pas. Sinon j’en ai plein d’autres en réserve, encore plus dépouillés que celui-ci.
Et sur ce, j’y retourne. Derechef.
Episode 163 |Par Sam | le 25 mai 2008 @ 2:13 | dans Geek Story
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Plâtres
Bon, ben voilà. On y est. A peu près. Pas encore le bon nom de domaine, un template à moitié en anglais, quelques bugs ici et là, encore plein de boulot, mais sinon, c’est pas mal.
Enfin, je trouve.
[Mode pub gratuite : Wordpress, c'est carrément bien. Décidément. Facile à installer, des milliers de templates [on dit thèmes] gratuits disponibles, une interface simple…]
Ne dévalorisons pas pour autant mes acrobatiques bidouillages. Notamment celui dont je suis le plus fier : le truc en haut à droite qui te permet d’augmenter ou de diminuer la taille du texte. En javascript et tout.
[Tu as le droit d'applaudir, même si je l'ai juste piqué ailleurs]
Bref, bienvenue sur Chiens écrasés. A.k.a TheSamProject, la suite.
Le principe, c’est que tu as les quatre derniers posts en entier à l’écran, parce que je trouvais ça cool. Après, pour les lire un par un, il y a un petit lien “plein écran” en bas à droite de chaque article. Et je bosse sur la navigabilité [parce que moi aussi, j'ai le droit d'employer des termes qui claquent] du tout. D’ici lundi soir, ça devrait être à peu près fini. [Edit du lendemain : le thème a changé. Donc oublie tout ça]
Et, donc, bienvenue.
[Comme du coup Je tente aussi un truc un peu esthétique, artiste, tout ça, je suis preneur de critiques sur la lisibilité et l'ergonomie du tout. Je dis ça, je dis rien.