Courrier des lecteurs
[Une dernière pour la route, histoire de rattraper le retard]
Parce qu’il faudrait pas oublier que je suis un geek, à la base, non plus.
Suite à une note récente où j’évoquais, au détour d’un propos dont la profondeur et la philosophie n’étaient pas sans rappeler ceux du dernier SAS, la dernière version de Netvibes, la jeune Mimi m’a posé cette question:
“Ahaha, ça m’intéresse, l’avis d’un utilisateur éclairé. Quelles vraies différences d’avec la version précédente (coriander)? Peut-on passer de l’une à l’autre fastoche, ou bien il faut re-chercher tous les flux que je suivais déjà avec l’autre ? (nan paske une cinquantaine, ça ne va pas m’amuser longtemps)
Suis pas geek du tout moi, alors il faut que ce soit super simple…
Alors, dis, à part le compte en rebours, t’en penses quoi en fait ?”
Tu comprendras aisément que je ne pouvais qu’y répondre.
Et bien Mimi, sache que j’en pense essentiellement du bien. Et que je ne vais évidemment pas m’en tenir à ce commentaire.
1. Netvibes expliqué à ma grand-mère
Déjà, Netvibes, pour les plus nuls moins geeks d’entre vous, c’est un aggrégateur de fils rss.
Qu’est-ce qu’un aggrégateur de fils machin bidule ? Demande-tu,là-bas dans le fond. [Je t'ai reconnu, papa, sors d'ici tout de suite].
Un fil rss, c’est, pour faire simple, un moyen de signaler ailleurs sur le web qu’un contenu vient d’être ajouté sur un site. Ou un blog, en l’occurence. Qu’il y a du neuf, quoi. C’est bien, hein? Et attends, tu as pas vu le meilleur : certains sites permettent, après s’être inscrits, de sélectionner ses sites préférés et de rassembler (agréger, donc) tous leurs fils rss en un seul endroit.
Du coup, plutôt que de les avoir en favoris, on peut directement savoir où il y a du nouveau à lire.
[Fin du chapitre "les fils rss expliqués à ma maman". Et si tu veux tout comprendre des fils rss, tu vas là.]
Netvibes, c’est donc un site qui fait ça, et bien plus encore. En fait, tu ajoutes des petits blocs (widgets, en geek), qui contiennent des fils, tes mails et plein de services. Un peu ce que tu veux, en fait. Et donc tu te fais ta page, tout comme tu veux.
Du coup, quand tu bosses sur Internet tout le temps comme moi, tu as sur une seule page avec plein d’onglets la centaine de sites et de blogs que tu consultes au quotidien en permanence sous les yeux. Et tu as plus besoin de favoris, et tu sais quand il y a du nouveau. Et en deux semaines, ça devient un outil relativement indispensable.
Et en plus, c’est la classe.
2. Le social, c’est tendance
Donc Netvibes a lancé la semaine dernière sa nouvelle version, baptisée Ginger. Qui se trouve être plutôt carrément mieux dans l’ensemble.
Donc déjà, pas besoin de refaire tes onglets et tes classements, ni encore moins de rechercher tes blogs. Tout reste en place. Par contre, de nouveau looks sont disponibles pour ta page, évidemment.
Ensuite, on peut plus facilement rechercher un widget ou un site dans une sélection. Netvibes en a tout un paquet en rayon, dont des sélections de blog pas mal faites.
Mais l’innovation majeure, c’est l’aspect “social”. En fait, outre ta page personnelle privée, tu peux te créer une page publique, accessible à tous. Comme sur Facebook, MySpace ou autres (même Deezer s’y met, le social, c’est bankable en ce moment), tu te crées un profil avec ta photo tout ça… et sur ta page, tu mets tes flux rss préférés, ton profil Facebook, tes plus belles photos sur Flikr, ce que tu veux ou presque.
L’étape d’après, donc, c’est de trouver tes amis sur Netvibes. Avec qui tu peux, par exemple, échanger tes contenus préférés trouvés sur ta page à toi. Et surtout l’inévitable status, le truc où tu annonces fièrement au monde que tu es en train de manger des pâtes ou que tu as hâte de sortir du boulot.
En gros, c’est comme Facebook, mais avec le système de Netvibes. Pour l’instant, j’ai pas l’impression que les gens se jettent sur ce côté “réseau social” du truc, mais sinon, pourquoi pas ? Et le reste de Netvibes marche mieux qu’avant.
D’où ma conclusion : Ginger, c’est bien.
[Demain, je te fais le web sémantique expliqué à Lazare Ponticelli]
Episode 60 |Par Sam | le 13 mar 2008 @ 1:11 | dans Geek Story
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Douze jours (XI). Vidéo
J’ai bien failli me lancer dans un post romantique et forcément transi. J’ai promis d’éviter. A la place, je te propose une petite vidéo à la con, parce que ça fait longtemps. En plus, ça date franchement, niveau buzz viral tendance. Mais tant pis, j’aime bien :
Célibataire
envoyé par MicrofilmDansTaChambre
Episode 71 |Par Sam | le 29 fév 2008 @ 22:11 | dans Geek Story
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Douze jours (VII). Connecting people
Au fait, je te l’annonce : Facebook, c’est mort.
C’est la tendance de la semaine, en tous cas. Le fait est que ces saloperies de réseaux sociaux tendent personnellement à me rendre dingue. Et que Facebook, demain, j’arrête.
Je m’aperçois que je suis dans la sur-communication totale et permanente : je navigue du matin au soir entre mails pro, mails perso, mails fessebouc, coups de fil, SMS, chat sur Gmail… à en devenir barge.
Ajoute à ça un nouveau téléphone qui fait 3G et permet de recevoir ses mails (ça en fait, des mails, tu noteras), un début d’histoire et une bonne dose de parano, et tu obtiens un Sam fébrile, qui monte à 35 de tension s’il n’a pas de réponse à un message dans la demi-heure et, du coup, tend à surgonfler la partie adverse, qui voudrait bien qu’on lui lâche un peu la jambe.
Du coup, j’essaye d’arrêter.
Et, là aussi, c’est pas désagréable, de se donner le temps d’attendre et le loisir d’avoir du temps à soi. En fait.
Episode 75 |Par Sam | le 29 fév 2008 @ 21:38 | dans Quotidiennes
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Six trucs (j’ai testé pour vous : la chaîne de de blogueurs)
Bien ma veine : me voilà taggé.
[Pour toi, lecteur néophyte en blogueries diverses et variées, quand on tagge quelqu'un, c'est pour lui passer un truc à faire sur son bloug]
En l’occurrence, je suis donc censé te raconter 6 trucs inintéressants sur moi, genre mes manies et mes tics. En même temps, ce bloug est déjà un dépôt à trucs inintéressants sur moi, mais bon.
Normalement, ma déontologie [qui est au journaliste ce que l'acné est à l'adolescent, disait Hubert Beuve-Méry, décidément toujours aussi spirituel] m’interdit de répondre aux chaînes de blougs, mais je vais faire une exception, parce que c’est Meiry qui demande. Et que bon.
[Alors, si j'ai tout compris, je suis en plus censé te coller la règle du bidule. Mais faut quand même pas pousser. Elle est disponible ici, si vraiment tu y tiens]
Voici donc, roulements de tambour, six trucs inintéressants que tu ne savais pas sur moi, et qu’il ne te serait jamais venu à l’idée de demander, d’ailleurs [attends de lire, tu vas comprendre pourquoi] :
1/ Déjà, j’ai les yeux marrons. Juste marron. Pas noisette, ou bordés de vert, ou je sais pas quoi, non : une beau marron caca de berger allemand bien nourri. Couleur totalement banale s’il en est, portée par les trois quarts des gens qui peuplent cette bien belle planète. Ca te calme, ou pas ? Allez, je te rajoute un bonus : j’ai des cheveux qui font n’importe quoi. Genre ils frisent, mais juste au niveau des tempes, pas ailleurs. J’ai déjà provoqué des dépressions chez des coiffeurs, avec ça.
2/ Ensuite, je déteste un certain nombre de trucs, comme ça, gratuitement, sans raison. Par exemple la sensation de mordre dans du papier. Rien que de l’écrire, ça me hérisse les poils. Brrr. Ou les parapluies. Je hais les parapluies. Quand je serai dictateur, je punirai de mort les porteurs de parapluies. La sentence sera l’empalement du contrevenant sur l’objet, avec exécution immédiate.
3/Ah oui, j’oubliais celle-là : quand je suis bien déprimé, je suis totalement capable d’avoir limite les larmes aux yeux devant la fin d’une saison de 24 ou même d’une baston bien héroïque dans One Piece. Alors que la fin d’un Lars von Trier bien glauque (Genre Dancer in the Dark, au hasard) me laisse généralement assez indifférent. Même si point de vue artistique tout ça, je trouve quand même le Lars von Trier supérieur au Jack Bauer tout venant, hein. Me prends pas non plus pour un boeuf.
4/Euh, quoi d’autre ? Ah oui : quand j’ai un peu bu, j’imite pas trop mal Sarkozy. Ca fait rire les âmes simples. Et puis de manière générale, j’aime bien l’humour à références. Le problème, c’est qu’à part deux potes dans le même cas, que à trois on te pourrit ta soirée en gueulant “Souvenez-vous de Mers-el-Kébir !”, ben personne comprend, en général.
5/J’aime pas les quenelles. Pas les Lyonnais, hein [encore que] : les machins farineux, là, que je sais même pas ce qu’on met dedans au juste. C’est de la saloperie. D’ailleurs, la gastronomie lyonnaise en général, je suis plutôt contre, en fait. Et pourtant, j’ai donné. Mais merde, faire frire du gras de cochon pané et servir ça à l’apéro, tu vas pas me dire que c’est normal, comme comportement alimentaire, si ?
6/Je fais régulièrement des rêves [étranges et pénétrants, oui, aussi] qui pourraient sortir de la tête d’un scénariste de séries américaines sous acide. Cette nuit, par exemple, j’ai passé des plombes à lutter dans un corps-à-corps féroce avec une tortue de mer. Si. Et j’ai fini par lui mettre une branlée, d’ailleurs, à cette carne. Non mais. [Tu peux contacter Greenpeace si tu veux, j'assume. C'est pas parce que c'est des espèces protégées que je vais me laisser faire, non plus].
Et puis, en vrac : je sais pas conduire les automobiles ; par contre je sais faire la cuisine et j’aime bien ; j’aime pas jouer aux cartes ; j’ai mis une cravate deux fois dans ma vie pour des mariages ; quand j’étais petit j’ai failli mourir noyé en plongeant dans une piscine sans savoir nager ; j’ai longtemps fait de l’escalade et à chaque fois, j’avais peur de mourir, mais c’était bon quand même ; sur mon bureau, j’ai une affiche électorale du général de Gaulle ; j’ai eu mon premier ordinateur à sept ans ; j’ai inteviewé Jack Lang en vidéo avec un téléphone portable…
J’arrête là. Si tu en reveux, tu le dis.
Normalement, si j’ai tout compris, je suis censé refiler le bébé à d’autres blogueurs infortunés. Et comme je suis un rebelle, ce que tu as déjà bien compris, ben je le passe à Kmille, François Fillon, Mahmoud Ahmadinejad, Jean Michel Apathie et le père Xavier Cormary.
[Je sais pas toi, mais en fait, j'aime autant quand je raconte n'importe quoi, finalement].
Episode 85 |Par Sam | le 16 fév 2008 @ 20:58 | dans J'ai testé pour vous
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Vie moderne
Résultat : 2 6 messages, 2 4 mails et deux commentaires sur ma page.
Maintenant, le monde entier sait. A part ma mère, mais elle est pas sur fessebouc… mon chef, oui, en revanche. Mais bon.
[Oui, c'est minimaliste comme note. Excuse-moi, j'ai pas assez dormi. Mais c'était bien quand même]
[Edit, 10/02/08. C'était surtout très très con, comme note]
Episode 92 |Par Sam | le 6 fév 2008 @ 19:18 | dans Geek Story
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Rester simple
[Trois dans la même journée, ça va finir par te lasser, non ?]
J’aimerais savoir te décrire correctement ce mélange d’excitation, de crainte et de joie dans ma poitrine de Bisounours, au terme d’une soirée juste bien, juste mignonne , juste simple.
J’aimerais pouvoir te raconter la douceur des baisers, la force des étreintes, le soyeux des caresses, l’intensité des regards partagé, la sonorité des éclats de rire.
J’aimerais pouvoir te faire sentir à quel point tout cela peut illuminer mon petit quotidien de petit journaleux parisien. A quel point je retombe en adolescence, qui n’est certes jamais très loin chez moi. Te montrer à quel point je peux attendre la suite.
Mais, me connaissant, on risquerait rapidement de basculer dans le mièvre. Ou dans le compliqué.
Alors sache juste que ce soir, je vais me coucher avec un sourire niais collé aux lèvres et l’envie d’être à demain.
Episode 94 |Par Sam | le 5 fév 2008 @ 1:17 | dans Messages à caractère informatif
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Je suis un connard
Des fois, je suis un connard.
[Pourrais tu, s'il te plaît, éviter de perturber cette minute d'autocritique salutaire avec des réflexions aussi inutiles que "c'est pas un scoop" ? Merci bien]
Des fois, je m’en rends compte en me réveillant (trop) tôt le matin pour aller t’informer. Des fois, ça me poursuit toute la matinée.
Pourquoi suis-je un connard, demande-tu ?
[Posant enfin une question intéressante. tu vois, quand tu veux]
Parce que j’aurais pu te raconter cette nuit avec elle blottie contre moi et moi qui la regardait dormir, parce que j’aurais pu te décrire ses mains qui me cherchaient et m’aggripaient dans son sommeil et mon émerveillement devant le goût de ses baisers et l’odeur de sa peau.
Parce que j’aurais pu aussi te dire à quel point c’était bon de redécouvrir la douceur du contact de ses doigts sur mon visage,à quel point j’avais oublié ce qu’on ressent lorsqu’on serre quelqu’un contre soi.
A quel point ça m’a fait du bien.
Et que j’ai préféré faire mon connard et te raconter mes petites tristesses mesquines de dimanche après-midi.
Heureusement, je sais cuisiner. Ce qui ne suffira pas à me faire pardonner, mais devrait aider un peu.
Episode 96 |Par Sam | le 4 fév 2008 @ 12:15 | dans Pensées parasites
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Ca, c’est fait
Episode 98 |Par Sam | le 3 fév 2008 @ 20:36 | dans Messages à caractère informatif
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Temps morts
[Je sais, je te délaisse un peu, en ce moment. Mais bon, je ne t'oublie pas, tu vois]
Il était rentré à pied, pour ne pas changer. [oui, ce soir ce sera "il". J'innove]. 9e, 10e, 19e by night, la route habituelle. Dans les oreilles : Beirut, Nantes.
En marchant, il s’était quelque peu introspecté les tréfonds du cerveau, profitant de ces quelques heures de silence communicationnel soudain et inattendu. Essayant aussi de ne pas céder à sa posture classique en cas de silence communicationnel soudain et inattendu.
[Celle dite du "bambi aux abois" : figé, patte métaphorique en l'air, un oeil sur le téléphone, l'autre sur le MSN, le troisième sur sa boîte mail, à guetter un signe, les flancs battants au rythme de son petit coeur, le cerveau surchauffé à force d'échafauder d'improbables scénarios catastrophe]
Tentant plutôt d’en profiter pour faire le point, si tant est qu’il y en ait un à faire. Et se disant que dans l’ensemble, la semaine avait été plutôt d’une rare intensité. Qui culminait dans de vieilles angoisses abandonniques dont il avait, célibat aidant, oublié jusqu’à l’évidence.
En un sens, et il fallait être bien bien tordu pour comprendre, c’était donc plutôt positif.
Il croisait des passants qui passaient et s’en foutaient, eux, de ses états d’âme. Il leur rendait d’ailleurs bien la pareille, tout occupé qu’il était à son cénacle intérieur.
Arrivé chez lui, après un petit arrêt-boisson à l’épicerie du bas de la rue, le débat faisait intérieur faisait toujours rage.
Pour le calmer, il fit ce qu’il faisait d’habitude dans ce genre de cas: rien. Respirer un grand coup, poser ses fesses dans le fauteuil de bureau suédois en skaï, et écrire tout ça. Pour son blog, tant qu’à faire.
Soudain, dans le silence de sa chambre, qui tendait à devenir aussi oppressant qu’une cache d’al-Qaïda au Waziristan, un son retentit.
- “Tilili”, fit le MSN.
- “Gargl”, répliquèrent muettement les organes internes de notre héros alors qu’ils encaissaient d’un coup 6 G de montagnes russes émotionnelles, passant en un dixième de seconde de l’abattement stoïque du Spartiate aux Thermopyles à l’exhaltation chrisitique de Mickey dans Mickey va en free party.
- “Mais putain, qu’est-ce que je peux être grave, moi, c’est pas possible, je devrais me faire breveter”, réussit-il à articuler, envisageant une fois de plus de s’interroger un jour en profondeur sur les causes de cette capacité proprement surhumaine à se faire des films.
Ensuite, posant ses doigts encore tremblants sur le clavier, il tenta de reprendre cet air détaché et cynique qu’il se piquait le plus souvent d’arborer pour faire glamour, avant de taper un “hey” laconique de circonstance.
Episode 102 |Par Sam | le 2 fév 2008 @ 0:45 | dans Pensées parasites
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La nature, c’est beau
Et ton héros part pour une session ménage et paperasses qui devrait le mener jusqu’à la fin de l’après-midi. Alors pour te faire patienter, et pour mettre un peu plus en avant mon côté punk, parce que le côté midinette transie tu as déjà bien saisi l’idée, voici une petite vidéo.
Je te préviens, c”est très, très bête.

