Mon oeil
Et même les deux, tiens :
Y a des soirs, comme ça, d’énervement un peu injustifié, mais d’énervement tout de même. Des soirs qui foirent, des soirs où je sors trop tard du boulot, où j’ai pas envie de rentrer chez moi, mais où j’y finis quand même, un peu sans le vouloir. Devant le PC, évidemment.
Des soirs où pourtant j’ai qu’une envie, c’est de poser des trucs, de faire des choses, de sortir un peu de ce quotidien qu’on emprunte comme un chariot fou dans la mine d’Indiana Jones et le Temple Maudit et qui nous conduit à toute blinde vers la fin, là-bas, tout au bout. Trop vite.
Et où ça veut pas.
Des soirs où je trouve rien de mieux à faire pour tempérer ma frustration que d’aller acheter quelques bières chez le rebeu du bas de la rue pour les savourer à pleines gorgées, en tirant frénétiquement sur des sucettes à cancer entre deux séances de martelage de clavier rageur.
Un peu futile, je sais bien. Mais que veux-tu ? J’ai rien trouvé de mieux.
Des soirs où je me dis que j’aurais mieux fait de suivre cette fille qui me regardait en sortant de l’épicerie, qu’en retrant du taf j’aurais mieux fait de prendre le premier carrefour qui se présentait pour aller paumer mon vélib’ quelque part dans Paname à la recherche de quelque chose d’un peu plus intéressant, d’un peu plus enrichissant, d’un peu plus fun qu’un samedi soir à la con avachi sur ma chaise devant mon écran à brailler même pas fort Perfect Day de Lou Reed sans y croire une seconde parce que c’était pas le cas.
[Ca, coco, c'est ce qu'Hubert, toujours aussi raffiné, appelait "une phrase longue comme ma bite"]
Tu sais quoi ? Heureusement que j’ai une âme de midinette. Un coup de ça :
, une demi-cannette, et ça repart.
Pff. J’ai vraiment besoin de loin, moi.
[Bon, ben j'exclus pas de repasser pour une deuxième couche dans la nuit, du coup]
Episode 207 |Par Sam | le 6 juil 2008 @ 0:34 | dans Quotidiennes, musique
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On dormira quand on sera morts
Je suis tellement fatigué que je le sens même plus. Un genre de transcendance corporelle.
Hier, j’ai donné dans le pince-fesses mondain, ambiance costard, talons, petits fours et cadres dirigeants sur gazon anglais et décors XVIIIe.
Et au milieu des puissants, quatre journaleux décalés, dont ton serviteur, qui enquillaient du champe au litre en regardant vaguement l’équipe de France de football se ridiculiser sur écran géant.
On a bien dû tomber six bouteilles.
Hubert serait fier : les traditions restent, les journalistes boivent. Trop. De coupettes en coupettes, d’anecdotes du chef en discussions sur Wordpress, je suis resté bien trop tard pour mes horaires matinaux de la semaine.
En finissant par rentrer, avec déjà un potentiel sommeil réduit à six petites heures, je suis tombé sur ma soeurette, qui savait pas où dormir, pour changer. Et comme on s’était pas vu depuis genre deux semaines, c’était reparti pour quelques bières et autre discussions qui nous ont emmené au galop vers les deux heures du matin avant que je ne me décide à arrêter les frais.
Autant te dire que quatre heures plus tard, quand le bipbip de l’alarme m’a tirée du coma, j’étais même plus la moitié de moi-même, plutôt le quart, voire moins. J’ai quand même réussi à me traîner à la rédac pour enquiller les papiers. C’est beau, parfois, la dévotion. Surtout à 7 heures du matin.
Et c’était pas fini. Quand j’ai réussi à m’échapper, vers 16h30, c’était pour aller à un rendez-vous presque pro. Et tu sais quoi ? On dirait que certains projets en sommeil reviennent à la vie. Et ça fait plaisir.
Tel que tu me vois, j’en reviens. Plutôt content. Et totalement décalqué de fatigue, aussi, au point que ça en devient presque grisant. J’irais bien m’effondrer, mais je dormirais pas.
D’autant que ça fait trois jours que j’ai un post en tête, genre Psychologies - Nos fiches pratiques, que je procrastine pour diverses raisons, dont quelques bonnes.
Du coup, je vais m’atteler à ça derechef. En attendant que mon petit corps cesse de m’envoyer des pleines giclées d’adrénaline dans le cortex et me laisse dormir.
Episode 196 |Par Sam | le 10 juin 2008 @ 21:02 | dans J'ai testé pour vous, Quotidiennes
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Rituels
[Déjà, écoute ça. Parce que je me le passe en boucle depuis trois jours qu'une fée me l'a fait découvrir et qu'il y a pas de raison que je sois le seul.]
Mes trajet en vélib’ dans cette vieille traînée de Paris la nuit, ses taxis sociopathes et ses clodos fous devant la gare du Nord. Le fauteuil en skaï moche dans lequel je m’effondre à peine arrivé, la lueur de l’écran devant lequel je me colle comme une mouche. Le goût froid de la bière. Les clopes que je fume sans y penser… Retour aux vieux rituels, aux vieilles manies.
Je mange mon quotidien en pleine face, ce soir. Version match retour à domicile. Le weekend dernier, la magie est partie. Et tout est redevenu un peu plus gris. Un peu plus ordinaire. Un peu trop ordinaire. Un peu trop désespérément ordinaire.
J’aime pas ces routines dans lesquelles on s’installe forcément, ce temps perdu à le perdre, à pas savoir quoi faire d’autre que t’effondrer devant un écran, en attendant le moment d’aller te coucher parce que demain, tu recommences, les mêmes choses ou leurs clones.
Ces soirées d’après-boulot où tu t’accroches à la perspective de ton weekend, tes deux jours de permission hebdomadaires. Deux jours pour s’échapper du rituel, pour tenter de dérégler un peu le mécanisme qui t’entraîne, de semaine en semaine, vers les congés payés, la retraite et la mort. Avec toutes les chances de ne pas y arriver. Mais tu auras une autre chance la semaine suivante. Et encore une la semaine d’après. Et ainsi de suite.
Gentil petit hamster, qui court sur place dans sa petite roue. Les yeux rivés sur ce truc qu’il voit là, juste là, hors de sa portée et qu’il voudrait tellement réussir à attraper. Sans y parvenir, mais qu’importe. L’important, finalement, c’est que la roue tourne.
Episode 39 |Par Sam | le 3 avr 2008 @ 23:30 | dans Quotidiennes
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Coffee and break
Trois jours de nécessaire débranchage en ligne de mire et il était temps. On va tenter de se calmer un peu. De se détendre. De se poser. De respirer lentement et à fond. De lâcher les épaules. De pousser un gros soupir. De bailler très fort. Et de ronfler.
Je tourne à 5 heures par nuit depuis dix jours et j’arrive plus à dormir. J’avale tellement de litres de caféine que mes draps s’en souviennent et on pourrait alimenter un village moldave avec le voltage que je dégage.
Je suis au taquet de chez au taquet. Caramba. Il est bon, ton café, gringo. Ressers-en moi un litron ou deux, veux-tu ?
Une pile électrique. Un président français lapin Duracel. [quoi, c'était facile ? Si t'es pas content, casse-toi, pauvre con ]
Même pas fatigué. Hyper pro. Au boulot presque à l’heure, à 15-20 minutes près, quoi.
Et là, un roc. Une machine bien huilée. Tu veux un papier, coco ? Je suis là pour ça.
Enfin presque. Il faut que tu saches un truc : le manque de sommeil, ça me rend hargneux. Voire pénible. Demande à ma hiérarchie ce qu’elle en pense.
Du coup, ça donne plutôt “Je vais te l’écrire, ton machin, mais franchement, je trouve ça super nul, comme sujet. Au fait, je t’ai dit que l’idée de l’autre, c’était de la merde et que lui aussi ? Tu adores, toi ? Ca m’étonne pas. Ah, sinon ta cravate est super moche. Allez, à plus, je vais taper ta bouse”.
L’avantage, c’est qu’en tant que journaleux, je jouis du droit total et inaliénable de grogner. C’est dans la Charte de 1918 [Comme disait Hubert Beuve-Méry, "tant qu'un journaliste gueule, c'est qu'il est en bonne santé, coco"].
L’inconvénient, c’est que du coup, le prochain reportage exotique, je suis pas sur qu’il sera pour moi [Comme continuait Hubert Beuve-Méry "c'est pas parce que t'es en bonne santé que j'ai envie de te faire plaisir,coco"].
Je te mets un bonus, tiens. Je suis comme ça, moi, j’ai pas peur, je suis un fou.
Episode 56 |Par Sam | le 20 mar 2008 @ 20:37 | dans Quotidiennes
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Vivement lundi
Il y a des jours, comme ça, qu’on aurait juste envie de passer en accéléré pour être plus vite au soir. Des dimanche merdiques tout seul comme un con au boulot à jouer les tours de contrôle de l’information, sentinelle mal payée de la grande armée docile des journaleux ordinaires.
Il y a des jours, comme ça, où on est triste sans raison, où on retourne les mêmes questions dans sa tête, à pétrir sa pâte à névroses dans les mêmes pétrins mentaux, sans parvenir à s’en empêcher.Des dimanches pourris où on essaye de rester simple sans y parvenir. Mais où on pose des actes quand même, en se demandant un peu leurs conséquences.
Il y a des jours comme ça, où on voudrait juste être ailleurs.
Des dimanches à la con où on a l’impression de passer à côté de la vie, de ne pas être au bon endroit au bon moment. De rater quelque chose qu’on ne parvient pas à définir, qu’on a sur le bout de la langue, qu’on devine du coin de l’oeil, mais qui se dérobe.
Alors on déverse un peu de bile sur un blog, histoire de tuer ce temps qui passe avec une infinie lenteur.
Episode 68 |Par Sam | le 2 mar 2008 @ 21:13 | dans Pensées parasites
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Saturday night fever
Le monde est mal fait. C’est ce que je me dis, là, tout de suite, devant mes écrans d’ordinateur.
Il est 18h30. J’ai profité de ce beau temps printanier en allant bosser comme un crevard de permanencier, évidemment. Alors que je rêve depuis trois jours de passer un weekend sous une couette avec une certaine jeune fille.
Je suis tout frustré de partout, j’ai sommeil, mal à la tête, envie de partir en courant de ce bureau vide et glauque. J’ai dû m’arracher en catastrophe ce matin, mes fringues puent la clope que j’ai l’impression d’avoir nagé dans un cendrier de la taille d’une piscine et je tuerais pour une douche.
L’informatique est à moitié en rade. Au rythme ou ça va, je vais être obligé de pédaler pour faire marcher le truc d’ici une heure ou deux.
En plus, il ne se passe rien ou presque, dans le vaste monde. Et me voilà parti pour encore 5 heures à ce régime…
Bref, c’est la joie.
Episode 69 |Par Sam | le 1 mar 2008 @ 19:30 | dans Quotidiennes
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Les posts auxquels vous avez échappé
J’ai posé ma journée, au fait. Tu t’en tamponnes, je le sais bien, mais c’est quand même pas mal.
Je me suis réveillé à midi, collé devant West Wing, rendormi jusqu’à trois heures de l’aprèm’, et c’était bon. Après j’ai vaguement bu un café avec un pote.
Et là, je redécouvre les joies de la misanthropie du vendredi soir. Tranquille, tout seul, à me remettre un peu de ces douze jours.Les pieds sur le bureau, affalé dans ma chaise en skaï, en écoutant du Noir Désir et en dégustant une 1664 blanche (what else ? Me demandait Georges hier au Monop’), parce que désormais, j’assume mon côté poète maudit alcoolique.
Ce qui pourrait m’inspirer des phrases profondes. Mais c’est pas gagné. Par contre, ça faisait douze jours que j’avais pas écrit, et ça m’avait manqué, en fait.
Du coup, comme je suis un grand malade, mais ça tu le savais déjà, je me suis dit que j’allais te faire douze posts, un par jour d’absence.
Episode 83 |Par Sam | le 29 fév 2008 @ 20:57 | dans Messages à caractère informatif
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Sieste
[Tu veux de la météo ? Je te fais de la météo]
[C'était un genre de private joke, hein]
A force de vivre dans cette ville où il pleut tout le temps, j’ai fini par m’adapter. Et trouver esthétique certains ciels de traîne nordistes gris déchiqueté sur bleu azur, forcément. Surtout lorsque tu y rajoute une lumière un peu oblique qui parvient à se glisser entre deux nuages. Et si d’aventure elle vient éclairer quelques façade un peu lépreuses, comme celles sur lesquelles donnent mes fenêtres, tu obtiens un peu de poésie à pas cher.
C’était l’intro.
Je t’ai dit que je ne supportais pas de me lever tôt ? [Tu me diras que tu t'en fous, remarque. Mais enfin voilà. Maintenant, au moins, tu sais]. Voilà deux ans que ça m’arrive une semaine sur trois, et je ne m’y fais pas.
Le boulot expédié, je rentre comme un zombie traîner ma fatigue dans mon deux pièces. Et m’écroule sur mon pieu pour une heure de sieste méritée réparatrice une sieste, quoi.
Je m’allonge, j’essaye de faire abstraction du marteau-piqueur qui marteaupique [oui, toujours, mais un peu plus loin], du voisin du dessus qui bouge ses meubles, des pas dans l’escalier, des bagnoles, de sirènes… Enfin de Paris, quoi.
Et je dérive jusqu’à ce que la sonnerie de mon Palm de jeune cadre dynamique me tire des rêves absurdes dans lesquels j’avais fini par basculer et que je ne te raconterai pas, parce que c’est trop débile.
Souvent, je me réveille avec l’impression qu’on m’a ensablé les neurones et tapé dessus avec un mandrin pendant mon sommeil.
[D'ailleurs, t'as qu'à lire ce que j'écris après une sieste pour être convaincu que ça me rend pas le neurone agile]
Mais ça me permet de grapiller quelques heures de soirée supplémentaires. Les meilleures de la journée, souvent.
Episode 95 |Par Sam | le 4 fév 2008 @ 19:07 | dans Quotidiennes
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Employé modèle
[J'allais pas te laisser sur une note comme celle d'avant, alors je t'en fais une dernière pour la route. Après j'arrête, promis]
Merveilleux dimanches soir.
[Oui, je sais. Mais attends, je cherche l'inspiration, là. Faut que je me recentre, que je me reprenne. Du coup je me ramasse stylistiquement sur moi-même avant de bondir tel le sprinter moyen]
Merveilleux dimanches soir, donc, au coin de l’ordinateur. J’aime ces moments de détente où, après avoir passé huit heures d’affilée devant un écran, je m’en remets une louchée une fois rentré chez toi, parce qu’après tout, je reste tout de même un gros geek.
Merveilleuse société de l’information, aussi. Car, non content de me bombarder de mails toute la journée depuis chez lui (où il est profite de son week-end, lui), mon boss a continué après mon départ et l’arrivée de mon collègue chargé de la permanence pour la soirée. Il se disait peut-être que j’avais décidé de travailler plus pour gagner plus, genre.
Bref, parce que je suis un employé modèle (et un gros geek, aussi), j’ai la conscience professionnelle de vérifier mes mails pro. Oui, parfaitement monsieur. Un dimanche soir. De chez moi. Genre je n’ai pas de vie, mon travail est la seule activité qui me maintient à peu près debout dans cette merveilleuse société [où, ensemble, tout devient possible, ne l'oublie jamais], et je l’assume fiérement.
Car qu’ais-je fait, à ton avis, lorsque tu j’ai vu les messages qui s’empilaient dans ma boîte, me demandant d’écrire tel ou tel papier, de bidouiller tel ou tel truc ? Laisser tomber et me dire “on verra demain” ? Rigoler en pensant à mon chef en train de s’enrager de mon silence mailesque, chez lui avec ses mômes ?
Pas du tout.
Moi, j’aime les gens. J’aime mon métier. Alors j’ai gentiment écrit à mon chef pour lui dire que non, je n’avais pas décidé de rester à la rédaction 16 heures d’affilée, mais que je m’occupais de tout. Et j’ai as transmis le paquet de trucs à faire à mon collègue (la terminologie exacte est confrère, mais ça fait quand même un peu too much), avec un mot gentil pour m’excuser de lui remettre tout ça sur la tronche. Mais après tout, on est payés, hein. Mal, certes, mais payés.
Sérieux, tu trouves pas que je suis un peu l’employé du mois ?
Episode 128 |Par Sam | le 13 jan 2008 @ 21:41 | dans Geek Story
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Dimanche
[Excuse-moi d'avance si je n'égaye pas ce formidable post d'une image choisie avec soin, mais je vois pas bien quoi mettre. Un cimetière? Une zone industrielle roumaine à l'ère Ceausescu ?]
Si tu considères bien les choses (ce que je te sais capable de faire, parfois, ne joue pas le modeste), ben y a pas à tortiller: te lever à 7 plombes du mat un dimanche de janvier, avec à peine cinq heures de sommeil à te mettre sous la dent, alors que dehors, il fait nuit et froid, pour filer sous ta douche, enfiler ton jean, tes gants et ta veste, enfourcher ton vélib et pédaler jusqu’à ton taf’ que tu as quitté à 23h la veille au soir, c’est quand même plutôt déprimant, dans l’ensemble.
Lorsqu’en plus, pour épicer un peu le tout, tu as encore rêvé d’Elle (et les draps ne s’en souviennent pas, si tu veux vraiment tout savoir), de ta chère ex, et comme à chaque fois que tu fais ce rêve récurrent, vous vous êtes remis ensemble, on commence à approcher une certaine esthétique de la loose.
Mais attends, on peut faire mieux. Par exemple, tel que tu me vois, je pourrais raconter tout ça sur ce blog (qui est lu jusqu’à Grenoble, par ma grand-mère je suppose). Pas mal, hein ? Et si j’ajoute qu’en plus, au moment où j’écris ces lignes, j’ai le Meetic ouvert (tu trouve pas ça obscène, d’ailleurs, toi, cette affaire de Meetic ouvert ?) histoire de voir ce qui s’y passe (et de dissiper quelque peu cette impression d’avoir fait une connerie qui tend à aller s’amplifiant), tu me l’achète, ma misère humaine ?
‘Tain, j’en ai marre, là, un poil. Faudrait pas que ça s’éternise trop, cette affaire.
[Note à ton intention, lecteur féru de psychologie : je suis vaguement au courant de la signification de ce genre de songes récurrents. A mon humble avis, mon subconscient, qu'il aille se faire empaler sur un bambou émoussé, ne digère pas bien le fait que je me sois fait larguer comme une merde, et fait tout ce qu'il peut pour me le signifier aux moment où je ne lui demande rien. Si tu as une solution, tu trouveras un endroit où mettre des commentaires juste sous cette note. Sinon, c'est pas la peine de faire la remarque. J'ai dit que j'étais gentil, mais il se pourrait que ce soit un mensonge éhonté.]
Allez, un vieux truc :
B.O.


