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[Chiens écrasés]

TheSamProject,saison 5 /

Geekitude, sentiments et journalisme en mileu urbain

Démiurgiques envies

Rien à bloguer ? Bof.

C’est dimanche, une fois de plus. Je suis chez moi entre deux lessives et un petit regret : j’eusse aimé le passer en plus galante compagnie, ce repos doménical. Mais la galante a d’autres soucis, hélas. Qui me soucient aussi, du coup. On ne se refait pas.

Et puis, je n’y suis point totalement étranger non plus, à cette affaire. Ce qui ne simplifie rien.

Longtemps hier soir, je me suis couché tôt ou presque. Trop mangé, trop dormi, trop naze. Pas le courage d’aller jouer la saturday night fever à avaler des mojitos. J’ai préféré mon lit et West Wing.

Levé tard ce matin, évidemment. J’ai été manger un brunch pantagruelesque à côté de Beaubourg avec deux amies, avant d’entamer une longue et désoeuvrée balade à Boboland dans le Marais.

Depuis, j’attends des nouvelles, en faisant des tours de blogs et de sites  au doux son de ma machine à laver Laden. Un peu désoeuvré, un peu entre-deux. Dimanche, quoi.

Ce soir, soirée électorale à base de bières, peut-être. Ou restaurant. Ou rien du tout. Et demain, la petite roue va se remettre à tourner et je vais renfiler mon costard de hamster et grimper dedans pour une nouvelle semaine à faire le journaleux.

Et je rêve de voyage à New-York, de champagne et de triomphes éditoriaux. Qui ne risquent pas d’arriver si je ne me sors pas les doigts du c… pour les poser sur un clavier et écrire, enfin, autre chose que des notes désoeuvrées et faciles comme celle-ci.

Et j’aimerais tellement pouvoir claquer des doigts et arranger des situations qui me tiennent trop à coeur pour que je me contente de les contempler en spectateur. Et j’aimerais tellement avoir mieux à offrir que des conseils à deux balles et des appels à la patience.

Mais j’ai pas mieux, pour l’instant du moins.

Sinon, toi, ça va ?

Episode 64 |Par Sam | le 9 mar 2008 @ 19:25 | dans Quotidiennes
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Rien

[Dimanche, déjà. Tu as vu ? Il fait beau. Perso, je m'en fous : je suis à moitié malade, une crève sournoise qui menace de se transformer en quelque chose de moins drôle si je la laisse faire.  Mais il fait beau. D'ailleurs, tu ferais mieux d'aller te balader, plutôt que de traîner sur des blougs. ]

A la base, je voulais te faire un bilan, tout ça. Mais pour ça il faudrait que je sache où j’en suis. Et comme j’en ai pas la moindre idée, je me suis dit que c’était pas la peine.

Hier, on a été se balader sur les quais de Seine, et je ne savais pas quoi répondre à ses questions bien légitimes. La veille, je m’étais quelque peu bourré la gueule sans le vouloir, à force de bières et de fatigue, sans trouver dans l’ivresse quelque réponse que ce soit.

Mon samedi soir fut minimaliste. Je me suis suicidé à petit feu à l’aide de McDonald’s en regardant sans y penser des Kaamelott que je connais par coeur, en lisant sans conviction deux hebdos achetés histoire de, qui racontaient la même chose.

Je me suis couché tôt. J’ai dormi, beaucoup. Trop.

Je me suis levé, c’était dimanche. Et il faisait beau. Et j’avais mal à la gorge, et un peu de fièvre.

Et toujours pas de réponse à mes questions.

Episode 89 |Par Sam | le 10 fév 2008 @ 13:35 | dans Quotidiennes
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Sensations

[Je l'antidate d'un jour, juste pour pas laisser de blanc dans le calendrier. Et histoire que tu aies le début du truc]

Qu’est-ce que je fous là ? Qu’est-ce que je fous, là ? Oh non, pas encore. Pas déjà.

Pas maintenant.

Pensées négatives, désirs de fuite. Envie fuir très loin, envie d’être un autre. Envie de creuser un trou, de se mettre dedans, et de reboucher. Honte d’avoir ces pensées, d’éprouver ces envies.

Doutes. Doutes doutes doutes qui te prennent la tête, la mettent à l’envers, te la bouffent et y distillent leur propagande absolutiste.

Doutes qui déforment ton regard et tes sensations, doutent qui salissent tout le reste et s’étalent.

Honte qui monte d’avoir douté, d’avoir craqué, de retomber. Honte qui monte et se reflète dans son regard interrogatif, et qui revient puissance dix.

Honte qui monte et se transforme en angoisse à mesure qu’elle passe des tripes au coeur, du coeur au cerveau.

Angoisse. Angoisses. De bouger. De la suite, de la fin.

Bonheur qui se brise, fauché en plein vol, et se transforme en sensation d’étouffement qui va croissant.

Et merde.

Pas déjà.

Pas si tôt.

Pas encore.

Episode 91 |Par Sam | le 7 fév 2008 @ 20:46 | dans Pensées parasites
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