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[Chiens écrasés]

TheSamProject,saison 5 /

Geekitude, sentiments et journalisme en mileu urbain

Spring Break

Hey ! I’m back.

[En fait, ça fait quatre jours, mais bon]

Je t’ai manqué ? En même temps, c’était pour ton bien : depuis une semaine, t’étais mieux dehors que collé devant un écran à t’abîmer les yeux.

Me revoilà dans la place, quelques kilos en moins et quelques gramme de mélanine en plus, vive le Sud. Vive le printemps, aussi. C’est tellement bien, Paris par beau temps, que j’avais oublié. Faut dire que c’est pas comme si c’était tous les jours.

A Paris, au printemps, tu redécouvre que cette ville est peuplée. Très. Trop. Trouver une place en terrasse est aussi difficile qu’un F2 à moins de 700 euros par mois, et les Buttes-Chaumont ressemblent au Grau du Roi un quinze août.

Les même serviettes alignées, trois tous les deux mètres, les mêmes mètres carrés de peaux blafardes exposées, la même odeur de crème solaire, qui vient, couleur locale, flirter avec celle du gazon en pleine période de rut, les mêmes mamans attentives à la protection des fragiles complexions de leurs progénitures, les mêmes progénitures qui jouent et courent et braillent au soleil.

Et, planant au-dessus de tout ça, la même sensation adolescente de temps de plaisir volé au travail, au hasard d’un jour redevenu férié [merci qui, mâme Chabot, je vous le demande ? Merci, président].

Plus, pour ton serviteur, certaines bonnes surprises qui font que le printemps… c’est aussi le Printemps. Aussi appelé, chez certaines peuplades, “saison du sourire niais plein la face de lune”.

La vie est belle, sais-tu ? Je te le souhaite, en tous cas.

Episode 12 |Par Sam | le 12 mai 2008 @ 20:10 | dans Quotidiennes
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Primavera

[<mode métrosexuel> J'ai une coupe de cheveux de rockstar. Je suis passé en une demi heure de John Lennon version 1965 à quelque chose entre Tom Yorke et un prisonnier russe. C'est la classe. </mode métrosexuel>]

Il t’a plu, mon piaf ridicule ? J’ai joué avec tout l’après-midi au boulot. Avant de filer me faire tondre et acheter des carottes, parce que c’est pas tout ça, mais il faut reprendre les bonnes habitudes, un peu.

Après, je suis rentré à pied.

En descendant Bolivar, je boitais presque pas et il faisait presque bon.

En descendant Bolivar, j’avais ce truc dans les oreilles et c’était juste parfait

free music

Et comme ça faisait hyper longtemps, j’ai relevé la tête pour regarder le ciel et il faisait encore jour. Et on voyait un bout de ciel entre deux nuages, qui stagnaient moins bas que d’habitude, comme une respiration.

Et je suis passé aux Buttes-Chaumont et c’était vert et plein de fleurs partout. Ca sentait le végétal en chaleur, le pollen moite et le pistil turgescent.

Et ça y était : l’hiver était fini.

Et il était temps.

[En fait, je suis la Marie-Pierre Planchon de la blogosphère. Sinon sur zone Viking et Hybrides, mer agitée à très agitée, de la pluie, du vent]

Episode 21 |Par Sam | le 21 avr 2008 @ 21:46 | dans Non classé
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C’est quand, qu’il fait beau ?

Un resto près des Champs-Elysées, ce midi.

- “En fait, tes meilleures notes, tu les écris quand tu es malheureux. Le reste, ça se lit, mais sans plus”, qu’elle me dit. Gentiment.
- “Tu as raison”, que j’ai répondu. Parce qu’elle avait raison.

Parce que j’ai une telle capacité à trouver de la beauté dans le triste que je dois finir par le chercher. Syndrome du Caliméro, pancarte “consolez-moi” pendue au cou. En plus, désormais et pour trois longues semaines, je boîte. A se demander si c’est pas fait exprès.

A midi, j’avais un t-shirt avec un chat noir dessus, une gueule de déterré et une attelle à la cheville gauche. Et j’ai nettement senti que j’atteignais une sorte de point bas dans la spirale de la loose, de paroxysme dans le pathétique. Et pour tout te dire, ça m’a gonflé.

Et pour tout te dire, j’en ai un peu ma claque de visiter le fond boueux de la piscine. Pour tout te dire, j’en peux plus des deuils amoureux, des actes manqués et des procrastinations érigées en mode de vie. Pour tout te dire, je voudrais arrêter, passer à autre chose. Infiniment plus facile à taper qu’à faire, tu dis ? Tu as raison, tu ne sais même pas comment.

Ca fait huit mois que j’essaye. Avec des fortunes diverses. Des impulsions opportunes, des moments de grâce absolue ou tout est simple, où tout est facile. Ou tout est bien, juste. Et des plantages en flamme. Et tous ces moments où rien ne l’est, où tout se complique, où y a plus de grâce juste une angoisse froide et collante qui coule et s’instille partout.

Putain d’amplitude sentimentale, putain de montagnes russes. Un jour, quelqu’un m’a dit : “tu as une autoroute devant toi, pourquoi tu t’obstines à avancer dans le fossé, en te prenant dans tous les buissons qui passent ?” Putain de métaphore à deux balles. Comme celle du miroir réciproque, ciment de la couplitude dont je me suis tellement foutu, alors que j’en ai jamais autant eu besoin.

Aux urgences, hier, on m’a demandé s’il y avait une personne à prévenir au cas où je revienne un jour avec trois balles dans le corps ou encastré dans pare-brise. Et à part ma soeur, sur Paris, il n’y avait personne.

Et je crois juste que je suis pas guéri de ça. Toujours pas.

Et ça fait chier.

Episode 28 |Par Sam | le 14 avr 2008 @ 21:22 | dans Journal d'une rupture
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