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[Chiens écrasés]

TheSamProject,saison 5 /

Geekitude, sentiments et journalisme en mileu urbain

Deuxième sexe, wins (Girls 1 - Boys 0)

Jolie Japonaise

[Fais gaffe, c'est long. Et un poil pompier, voire pompeux. Je dois être dans une période néo-stendhalienne, ou crypto-Julien Clair, un truc comme ça]

Hier soir, terrasse d’un resto du Xe. Après mes abus de bières et de barbecues estivaux, j’avais minaudé sur les poissons jusqu’à ce qu’elle me traite à moitié de gonzesse et que je finisse au tartare-salade. Elle, elle attaquait sans vergogne une entrecôte de 180 grammes accompagnée de purée maison.

On causait couplitude. Enfin, surtout la sienne, moi je faisais plutôt dans l’archéologie, les réminiscences. Et puis elle m’a lancé :
- “Les mecs d’aujourd’hui, ils se prennent trop la tête”.

Ca m’a laissé songeur. Au moins une seconde et demie. Avant que je lui dise qu’elle avait raison.

A Berlin, à Paris, la plupart de mes dernières discussions de fin de soirées entre poilus tournaient autour de nos récits de ruptures plus ou moins douloureuses, de nos dépendances affectives, autour de nos envies d’histoires qui brillent un minimum, de montages de familles plus ou moins nombreuses, de nos questionnements existentiels.

[Tu vas me dire que je traîne qu'avec des types aussi atteints que moi ce qui n'est pas totalement faux, mais il y en a aussi des presque normaux dans le tas.]

Du coup, j’ai une théorie :

Comme plein de gens plus intelligents que moi l’ont dit en parodiant grossièrement Malraux, qui n’en demandait pas tant, “le XXIe siècle sera féminin ou ne sera pas”. Et c’est le cas. Il l’est.

Et c’est pour ça que les mecs se prennent la tête : parce qu’ils ont perdu. Parce qu’ils maîtrisent plus. Parce que les patrons du bac à sable, c’est plus eux.

Discute avec elles, écoute-les, lis leurs blogs, leurs forums, leurs bouquins, leurs bédés, et rends-toi à l’évidence, ami mâle: La vingtenaire urbaine de 2008 est bel et bien l’individu alpha, el jefe, der übermensch, the new man in town. Le monde lui appartient.

[C'est long, non ? On va faire un interlude musical à thème, tiens :]

Regarde-les passer, frère à poils, regarde-les occuper la rue de toute leur beauté, arpenter le bitume de toutes leurs jambes, l’air décidé, le regard vers le prochain objectif à conquérir, loin, très loin au-dessus de tes tentatives raz de terre pour l’accrocher. Et ose me dire que la ville, que la vie, leur appartient pas.

Cotoie-les dans ton travail, qu’elles font aussi bien, sinon mieux que toi, le charme en plus, l’audace en mieux, observe-les enchaîner leurs carrières par la face nord, mon pote à bistouquette. Et jure-moi que tu es tranquille quant à la tienne ( de carrière, pas de bistouquette. Encore que…).

Admire-les en furtif, le soir, dude, lorsqu’elles sortent à quelques copines foutre le feu à un bar en trois éclats de rire et deux œillades juste pour dire, juste pour maintenir leur domination symbolique sur l’espace. Mate-les descendre plus d’alcool que tu le pourrais et rester belles et alertes, plus que tu ne le serais. Et réponds-moi les yeux dans les yeux que tu t’éclates autant qu’elles.

Écoute-les causer, compagnon de prostate, lis leur prose délurée, la manière dont elles commentent les performances de leurs amants ou de leurs sextoys comme toi tu causerais football, Quake Arena ou bagnoles, entends-les désacraliser sexe et sentiments à grands sourires carnassiers. Et dis-moi que ça te fous pas quelques complexes aux entournures.

Note, toi qui pisse debout, la vitesse avec laquelle elles se remettent de leurs emmerdes amoureuses, familiales, professionnelles, sens la la rage tranquille avec laquelle elles tracent leur route au milieu de l’entropie, avec laquelle elles construisent leur histoire, brique à brique, avec lesquelles elles tranchent, choisissent, assument. Et fais-moi croire que tu es aussi assuré qu’elles.

Observe-les séduire à pleines dents, sûres de leur charme, mon gars. Vois comme elles jouent, vois comme elles consomment sans complexes du mâle subjugué, auxquelles elles ne voient même plus de raison de s’attacher, y en a plein partout, y a littéralement qu’à se baisser. Et assure-moi que tu les tombes toutes quand tu veux.

Révère-les, fasciné, limite en transe, quand elles se déshabillent pour toi, mec, quand elles s’offrent à toi  pour mieux te subjuguer, quand elles te sautent dessus ou se laissent entraîner. Et, pour ce moment où tu te retrouves en sueur, hors d’haleine, à voir des étoiles dans leurs yeux qui brillent et du bonheur dans leurs cheveux décoiffés, leurs joues rougies, leurs sourires ravis, jures-moi que tu ne serais pas prêt à n’importe quoi .

Réveille-toi un matin avec elles dans un pieu, petit homme, et dis-moi que quand elles partent, ou te poussent gentiment dehors, toi tu n’aurais pas rêvé d’y rester avec elles, sinon toute ta vie, du moins quelques heures de plus.

Mais c’est pas toi qui décide. Du début à la fin, toi tu joues ton rôle. Et ce n’est plus que le second. Si elles ont envie, tu seras peut-être la guest star de leur épopée, quelques saisons et plus si affinités, mais c’est plus toi le héros du film. Et c’est pour ça que les mecs se prennent la tête

Faut se rendre à l’évidence, camarade couillu : on a perdu la guerre. Et on ferait mieux de se rendre et de collaborer. Après tout, c’est quand même plutôt agréable.

Episode 226 |Par Sam | le 22 août 2008 @ 0:27 | dans Pensées parasites, Transports amoureux
7 commentaires »

xxx porn (du célibat et de ses effets sur le seske. Ou pas)

Fiat Lux

[Oui, je bosse mon référencement. Et cherche pas le lien image/texte, y en a pas.]

Tiens, et si je te causais fesses, un peu ? Après tout, c’est l’été joli, il fait beau [si, si, il paraîtrait qu'ailleurs qu'à Paris, dans ce no man's land appelé "Province" qui va jusqu'à la mer, il ferait beau] et c’est typiquement un sujet été, non ?

Donc, pour reprendre une maxime qui m’est chère, même si, pour une fois, elle n’est pas d’Hubert, “du cul du cul du cul”.

Je te sens fébrile, là. Voire impatient. Alors déjà tu vas laisser tes deux mains bien en vue sur ton clavier. Et puis ensuite tu vas te calmer. Parce que je vais pas non plus te faire du récit érotique, hein.

[Lascivement allongée au bord de la piscine, Priscilla sentait une chaleur moite monter de son bas-ventre, sous le mini-bikini, alors qu'elle regardait le torse luisant de sueur de John, le beau jardinier scandinave, qui passait la tondeuse dans le jardin]

Ben non. Sérieux et objectivité, toujours.

En fait, ce long propos liminaire pour te dire qu’en ce moment, je fais un constat : la couplitude est bonne pour le cul [pour le seske, je veux dire. Pour le fessier, hélas, c'est souvent pas terrible, rapport aux petits plats tout ça]. Le célibat, moins [par contre ça fait maigrir].

Je m’explique : célibataire, c’est sympa, tu fais des rencontres d’un soir, tu conquiers (ou pas), tu séduis (ou pas). La nouveauté, la découverte, sont pour toi. Toutes ces femmes [ou ces hommes, ou ces pingouins, tu fais comme tu sens moi je m'en fous] à envoûter, c’est merveilleux.

Certes.

Sauf que c’est pas tous les jours déjà. Enfin pas pour moi, hélas. Mais plutôt tous les mois [et encore... oui, bon ben on fait ce qu'on peut, hein]. Et qu’ensuite, ben c’est souvent pas pour longtemps. Hélas aussi.

Célibataire, tu fais essentiellement dans le premier soir. Merveilleux premier soir. Merveilleux premier bisou, merveilleuses premières caresses, coeur qui bat dans l’escalier, pelotage sur le canapé, etc.

Oui, mais. Mais souvent, lorsque ce moment arrive, il est tard. Parce qu’avant, tu as été boire un verre avec le/la conquête putative. Puis deux verres. Puis encore un ou deux autres pour te donner le courage de te jeter sur l’objet de ton désir. Et que donc non seulement tu es fatigué, mais en plus tu as bu.

Et l’alcool n’est pas ce qu’on fait de mieux en matière d’aphrodisiaque. Surtout chez l’homme, dont le Bambou de Jade a tendance à ne pas demeurer longtemps de Jade. Bref.

Le fait est que le premier soir, faut pas déconner, c’est rarement au top. En plus, tu ne connais quand même pas bien cette personne avec qui tu te retrouves à poil dans un lit, finalement.  Donc tu y vas en douceur. Tu explore, tu cherche à savoir ce qui plaît ou pas, tout ça.

Tenter le Torchon Clermontois ou la Brouette de Melun avec un(e) partenaire dont tu ne sais pas orthographier le nom de famille, c’est réservé à une élite de chopeurs désinhibés. Donc tu en restes la plupart du temps à un bon vieux missionnaire de bon aloi, voire une ou deux variantes, mais sans plus.

Ce qui s’avère souvent un peu décevant, finalement.

A mon avis (humble, évidemment), donc, le bon seske demande de la pratique, de l’assiduité et de la régularité. Avec le/la même partenaire, du coup. Parce qu’il faut pas déconner, tu commences à t’amuser au bout de la 2e nuit et à vraiment rigoler au premier dimanche passé sous la couette. Avant d’atteindre les vrais sommets au bout de quelques semaines ou quelques mois.

Conclusion : le célibat, c’est sympa, mais niveau seske, c’est pas top.

Surtout quand tu fais dans l’abstinence comme ton serviteur en ce moment, mais ça c’est une autre affaire.

Et sur ce, je ne résiste pas, après ce billet qui a normalement dû te laisser tout moite comme Priscilla, à te proposer cette petite balade raffinée qui résume un peu le tout.

Chiensecrases, c’est le blog du bon goût.



Episode 214 |Par Sam | le 14 juil 2008 @ 17:38 | dans Pensées parasites, Transports amoureux
10 commentaires »

Joie, félicités et autres youpis

[Ici commencent les notes récupérées de l'ancien blog et numérotées à l'envers]

[Avant que j'oublie, je viens de me mettre à lastfm. Et c'est vachement bien, que tu n'imagines même pas. Et que tu ferais bien d'essayer. C'était l'aparté sponsorisée du du jour]

Tu connais cette platitude journaleuse ? “Les trains qui arrivent à l’heure, on s’en fout, coco, c’est pas sexy, comme story” (Hubert Beuve-Méry, Le Journaliste pour les Nuls, La Pléiade, 1952).

Crois-moi, ça a des applications très concrètes. Mais je ne vais pas [rassérène-toi] t’infliger un cours sur le nalisme et son rôle prescripteur.

Mais bien plutôt tenter une expérience. Je vais te faire “le post des bonnes nouvelles”, pour changer un peu.

  • Déjà, c’est le printemps. Même si je crois que je viens d’apercevoir un manchot empereur qui se baladait sur le toit d’en face. Disons qu’il fait beau, ce qui en soi est déjà un évènement. Disons que du coup, les filles mettent des robes et des jupes et des tas de choses faites d’étoffes légères qui me font risquer l’entorse à chaque trajet en vélib.
  • Ensuite, justement, je vélibe décidément dans la joie. Ce qui me permet d’apercevoir plein des robes et des jupes et des filles jolies. Et comme en plus de pédaler dans la joie, je mange des carottes, ben j’ai maigri. De cinq bons kilos, dixit la balance de chez ma maman. Et ça, laisse-moi te dire que ça fait plaisir.
  • Du coup, j’ai été cramer de la thune dans deux chemises et une veste à un bon SMIC ukrainien, mais désormais, je suis chic dans ma manière de m’habiller. Ce qui n’est peut-être pas la classe, mais permet de baiser les ménagères et d’avoir le cul qui brille, si j’en crois l’un des grands mentors intellectuels de mon existence, Georges Abitbol.
  • Et en plus, j’ai décidé que j’aimais à nouveau bien mon boulot. Du coup, je m’y suis trouvé des trucs sympa à faire. Et je peux enfin, sans (trop) renâcler, travailler plus pour gagner pareil, mais c’est un métier passion, coco.

Que demande le peuple ?

Du cul, oui, on sait. Sa gueule, le peuple.

Episode 5 |Par Sam | le 20 mai 2008 @ 22:16 | dans Quotidiennes
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Saturday night fever

Le monde est mal fait. C’est ce que je me dis, là, tout de suite, devant mes écrans d’ordinateur.

Il est 18h30. J’ai profité de ce beau temps printanier en allant bosser comme un crevard de permanencier, évidemment. Alors que je rêve depuis trois jours de passer un weekend sous une couette avec une certaine jeune fille.

Je suis tout frustré de partout, j’ai sommeil, mal à la tête, envie de partir en courant de ce bureau vide et glauque. J’ai dû m’arracher en catastrophe ce matin, mes fringues puent la clope que j’ai l’impression d’avoir nagé dans un cendrier de la taille d’une piscine et je tuerais pour une douche.

L’informatique est à moitié en rade. Au rythme ou ça va, je vais être obligé de pédaler pour faire marcher le truc d’ici une heure ou deux.

En plus, il ne se passe rien ou presque, dans le vaste monde. Et me voilà parti pour encore 5 heures à ce régime…

Bref, c’est la joie.

Episode 69 |Par Sam | le 1 mar 2008 @ 19:30 | dans Quotidiennes
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Je suis un connard

Des fois, je suis un connard.

[Pourrais tu, s'il te plaît, éviter de perturber cette minute d'autocritique salutaire avec des réflexions aussi inutiles que "c'est pas un scoop" ? Merci bien]

Des fois, je m’en rends compte en me réveillant (trop) tôt le matin pour aller t’informer. Des fois, ça me poursuit toute la matinée.

Pourquoi suis-je un connard, demande-tu ?

[Posant enfin une question intéressante. tu vois, quand tu veux]

Parce que j’aurais pu te raconter cette nuit avec elle blottie contre moi et moi qui la regardait dormir, parce que j’aurais pu te décrire ses mains qui me cherchaient et m’aggripaient dans son sommeil et mon émerveillement devant le goût de ses baisers et l’odeur de sa peau.

Parce que j’aurais pu aussi te dire à quel point c’était bon de redécouvrir la douceur du contact de ses doigts sur mon visage,à quel point j’avais oublié ce qu’on ressent lorsqu’on serre quelqu’un contre soi.

A quel point ça m’a fait du bien.

Et que j’ai préféré faire mon connard et te raconter mes petites tristesses mesquines de dimanche après-midi.

Heureusement, je sais cuisiner. Ce qui ne suffira pas à me faire pardonner, mais devrait aider un peu.

Episode 96 |Par Sam | le 4 fév 2008 @ 12:15 | dans Pensées parasites
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Encore une de tirée

16_les_trois_graces_moyen[D'année, hein. Ne va pas te faire d'idées. D'autant que comme indiqué précédemment, j'ai lâchement antidaté cette note d'une semaine, le tout uniquement par souci de réorganiser le monde, ce qui dénote, tu n'auras pas manqué de le remarquer, une prétention certaine.]

Comment ça va, toi, depuis le temps ? Content d’être en 2008 ? Tu me diras, c’est pas comme si on choisissait, non plus…

Je le vois à ton air surpris, ami lecteur, tu te demande ce que je viens faire au juste, à écrire une note, comme ça, après deux mois d’absence ? Sache que moi aussi. On va dire que même à Paris, on s’emmerde les jours fériés.

Tu as fait tes bonnes résolutions, au moins ? Moi oui. Je te les répéterai pas, évidemment. Mais sache que ça pète. Que ça va loin. Que c’est pas des bonnes résolutions qui s’accroupissent pour pisser, si tu vois ce que je veux dire. C’est du brutal, du puissant. Plutôt des résolutions d’homme, en fait.

Reste à les tenir. Reste à arrêter d’être en deuil amoureux, à la chasser de ta tête. Ce qui n’est pas gagné. Et qui me rappelle une chanson très con de Katie Melua, que j’ai vu en concert avec Elle, en Helvétie, à l’époque où… enfin, à l’époque, quoi (Oui, il m’arrive d’écouter Katie Melua. Je ne t’avais pas dit, ami lecteur, que dans ma tête j’étais une grosse midinette ?).

Bref, ça donne ça :


Piece by piece


is how I’ll let go of you


Kiss by kiss


Will leave my mind one at a time


One at a time



Et en fait, c’est carrément comme ça que ça se passe. Chaque objet de ce putain d’appartement, chaque coin de cette putain de ville, c’est un souvenir avec elle qui remonte à la surface et crève. J’ai l’impression d’être une tranche de citron dans un perrier.

Et en plus, j’ai rien attrapé du tout à ma soirée de réveillon. Il y eusse pourtant vaguement eu moyen, si j’avais fait montre d’un tant soit peu de volonté à la chose. Par exemple, en fin de soirée, vers 4h du mat, trois jeunes filles ont débarqué dans l’appartement où je réveillonnais. Passablement éméchées. Et visiblement très décidées à ne pas commencer l’année toutes seules dans leurs lits. Et ce malgré des physiques
relativement ingrats, bien qu’enveloppés (saucissonnés serait
visuellement plus fidèle) dans des robes noires bien trop petites.

On leur avait trouvé un surnom, d’ailleurs : les trois grasses. Et quand je dis “décidées”, la gent masculine de la soirée en venait à aller aux toilettes par groupe de deux.

Et que crois-tu que j’ai fait, ami lecteur ? Tu pense que, comme mon ami Jean-Marc, j’ai fermé les yeux avant de plonger dans ce qui, faute de mieux depuis bientôt six mois, restait tout de même une occasion de pratiquer le sexe ?

Je ne t’en veux pas, tu ne me connais pas encore très bien.

Bonne année à toi, au fait.

Episode 137 |Par Sam | le 1 jan 2008 @ 21:21 | dans Journal d'une rupture
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