Life’s a biatch
Trop marché, ce soir, à chercher à me vider la tête sans y parvenir. Girls, girls, girls qui défilaient en boucle. Et en fond sonore :”C’est allé trop vite”, “tu es un mec bien, mais…”, “je suis pas prête”, “on s’est pas rencontrés au bon moment”. Freestyle.
[On l'appelait Sam et il réparait les filles cassées] [Pardon, un instant de faiblesse. Chateaubriand, sors de ce corps].
J’ai bouffé du macadam à m’en réveiller l’entorse, vomissant ces saloperies de couples énamourés qui me croisaient, main dans la main. Avec des démangeaisons dans la mienne, de paluche. Orpheline.
Pourquoi je suis pas un putain de joyeux queutard sans arrières-pensées, bordel ? Et pourquoi, pourquoi, faut-il toujours que ce ne soit pas le bon moment ?
Episode 7 |Par Sam | le 16 mai 2008 @ 0:04 | dans Quotidiennes
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Chemises à fleurs et mojitos
Tu as vu ? On arrive en mai. Les feuilles poussent, la nature reprend ses droits et les blogueurs mettent le nez dehors, raréfiant de ce fait drastiquement la production globale de contenus. C’est saisonnier. Et peut-être pas plus mal.
Par exemple, tel que tu me vois, j’ai reçu, ce week-end. Des geeks, même. Mais des beaux. Des vrais. Des sauvages, pas abîmés par le compromis ni la couplitude.
Des qui ont des cals à la paume à force de tripoter des souris [cesse immédiatement de penser à autre chose, pervers] et des problèmes d’index à force de cliquer comme des fous. Et qui sentent pas très bon, parce qu’avec tout ça, ils oublient souvent de se laver ou de s’alimenter.
Des no-life, on appelle ça. Et des très vieux potes, aussi. Des que j’ai vécu avec, même, du temps d’avant où l’herbe était plus verte et les jeux vidéos moins beaux qu’aujourd’hui.
Vendredi soir, on l’a faite sudiste, à base de pastis et de vieux souvenirs. Samedi, on a crapahuté dans Paris jusqu’à ce que mon entorse se rappelle à moi. Avant d’aller à une soirée barbecue indoor chez des potes qui vont devoir refaire la peinture de leur salon. Avec chemises à fleur, chapeaux de paille et mojitos.
J’ai appris pas mal de choses, à cette soirée. Par exemple, je sais désormais faire des mojitos. Et aussi que le mojito, c’est traitre.
Et puis j’ai aussi eu des nouvelles. Des que j’aurais pas forcément dû écouter, d’ailleurs. Ou alors pas en ce moment. Des regrets rapportés et incertains, trop tardifs pour être des remords, mais qui me remettent en bouche ce goût d’inachevé dont j’avais fini par me débarrasser en croyant être le seul à l’avoir. Ce qui n’était pas le cas, apparemment. Même si ça ne change pas grand-chose au final.
[Et là, tu n'as rien compris à ce que je viens d'écrire. Ce qui n'est pas grave, puisque moi-même je suis pas certain de tout piger]
En attendant, c’est lundi, il pleut, je viens de nettoyer les traces des geeks chez moi et tout ça continue de me laisser assez perplexe.
Jeudi, je pars dans le sud une semaine et ça va me faire du bien. Fin juillet, je pars vraisemblablement bien plus à l’est, et ça va aussi me faire du bien. Et puis il n’est pas exclu que j’apprenne une très bonne nouvelle dans les huit jours, du genre qui me procurerait de quoi m’occuper l’esprit pour quelques mois.
En attendant, je m’interroge. Et te laisse, parce que j’ai du linge à pendre haut et court.
Episode 18 |Par Sam | le 28 avr 2008 @ 19:51 | dans Quotidiennes
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C’est quand, qu’il fait beau ?
Un resto près des Champs-Elysées, ce midi.
- “En fait, tes meilleures notes, tu les écris quand tu es malheureux. Le reste, ça se lit, mais sans plus”, qu’elle me dit. Gentiment.
- “Tu as raison”, que j’ai répondu. Parce qu’elle avait raison.
Parce que j’ai une telle capacité à trouver de la beauté dans le triste que je dois finir par le chercher. Syndrome du Caliméro, pancarte “consolez-moi” pendue au cou. En plus, désormais et pour trois longues semaines, je boîte. A se demander si c’est pas fait exprès.
A midi, j’avais un t-shirt avec un chat noir dessus, une gueule de déterré et une attelle à la cheville gauche. Et j’ai nettement senti que j’atteignais une sorte de point bas dans la spirale de la loose, de paroxysme dans le pathétique. Et pour tout te dire, ça m’a gonflé.
Et pour tout te dire, j’en ai un peu ma claque de visiter le fond boueux de la piscine. Pour tout te dire, j’en peux plus des deuils amoureux, des actes manqués et des procrastinations érigées en mode de vie. Pour tout te dire, je voudrais arrêter, passer à autre chose. Infiniment plus facile à taper qu’à faire, tu dis ? Tu as raison, tu ne sais même pas comment.
Ca fait huit mois que j’essaye. Avec des fortunes diverses. Des impulsions opportunes, des moments de grâce absolue ou tout est simple, où tout est facile. Ou tout est bien, juste. Et des plantages en flamme. Et tous ces moments où rien ne l’est, où tout se complique, où y a plus de grâce juste une angoisse froide et collante qui coule et s’instille partout.
Putain d’amplitude sentimentale, putain de montagnes russes. Un jour, quelqu’un m’a dit : “tu as une autoroute devant toi, pourquoi tu t’obstines à avancer dans le fossé, en te prenant dans tous les buissons qui passent ?” Putain de métaphore à deux balles. Comme celle du miroir réciproque, ciment de la couplitude dont je me suis tellement foutu, alors que j’en ai jamais autant eu besoin.
Aux urgences, hier, on m’a demandé s’il y avait une personne à prévenir au cas où je revienne un jour avec trois balles dans le corps ou encastré dans pare-brise. Et à part ma soeur, sur Paris, il n’y avait personne.
Et je crois juste que je suis pas guéri de ça. Toujours pas.
Et ça fait chier.
Episode 28 |Par Sam | le 14 avr 2008 @ 21:22 | dans Journal d'une rupture
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Strange days
Etrange journée, définitivement.
Malgré ma nuit pas blanche, mais pas loin, j’ai explosé mon record de vitesse, ce matin. Avec l’impression que le vélib’ était kité, comme on disait au collège.
Il faisait presque doux. Imperceptiblement moins hivernal.
J’ai rien glandé au boulot, mais avec le sourire et le plus grand sérieux. En sortant, le temps était hollywoodien, entre soleil et pluie. La meringue de Montmartre en devenait presque irréelle, à briller doré sous les rayons pendant que je marchais sous la flotte.
En rentrant, je me suis effondré. J’ai sombré deux heures. J’ai écrit 10.000 signes d’une traite. Qui m’ont allégé de deux tonnes. Je les ai envoyés. J’ai fait la vaisselle. Ecouté Noir Désir à fond, fenêtres ouvertes. Il faisait encore jour à plus de six heures. Une révolution.
Mes signes me sont revenus. Sans surprise. Ni déception. Juste une confirmation de ce que je savais déjà. Et que j’ai entériné en réponse.
Après, j’ai été fumer une clope à la fenêtre en écoutant Cantat chanter “à ton étoile” sur les violons de Tiersen. En regardant les étoiles, justement. Et la nuit. En me saoûlant d’air froid [et d'un verre de Minervois - Château Festiane 2006 pas terrible, mais ça va].
En me disant que c’était pas grave. En me disant pour la milliardième fois que la vie est belle. Même triste.
Elle est surtout courte. Sur mon Netvibes, le compteur continue à défiler. 614 jours avant la trentaine. Et pas moyen de revenir en arrière. Alors autant avancer. Autant savourer chaque seconde qui passe. Chaque moment. Chaque rencontre.
Dans cinquante ans, si je tiens jusque là, je serai presque octogénaire. Et tout ce qui me restera, ce seront les souvenirs. Alors autant s’en constituer une palette. Des bons comme des mauvais.
On gagne, on perd, quelle importance ? L’important c’est de jouer. L’important, c’est d’essayer. L’important, c’est d’apprendre. Et d’avancer.
Episode 43 |Par Sam | le 31 mar 2008 @ 23:32 | dans Quotidiennes
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Ménage de printemps
Tu sais quoi ? Ca va mieux.
A part que j’ai dormi cinq heures, que je suis naze et que je crève de faim parce que j’ai pas mangé hier soir.
Mais sinon, c’est bon. J’ai fini ma crise.
Alors comme je suis pas forcément super fier de toutes les conneries que j’ai écrites ici ce weekend, ben j’en ai viré quelques unes. Les plus gratinées, quoi.
J’avais certainement un peu besoin de raconter ça. Mais j’ai pas forcément envie que ça reste là. Parce que quand je relis certaines notes, je me dis que je suis définitivement un grand malade. Ou au moins que j’ai vraiment tendance à en faire des tonnes. Donc, poubelle. Et on repart.
Sur ce, je te laisse. C’est une nouvelle semaine qui commence, et la France a besoin de moi.
Episode 44 |Par Sam | le 31 mar 2008 @ 6:41 | dans Messages à caractère informatif
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Ambiance
Temps de merde. Humeur de merde. Ville de merde. Lundi de merde en perspective.
J’ai tenté d’aller marcher quand même. Pas longtemps. Suffisemment pour comprendre que voir défiler des trottoirs mouillés entre mes pompes de Grenoblois ne risquait pas de m’améliorer le moral.
Darth Bisounours n’aura tenu que le temps d’une matinée avant de s’évaporer faute de carburant. La rancœur, je sais pas faire. Ca tient jamais le choc longtemps avant de redevenir ce que c’était à la base : juste de la tristesse. Juste de la déception. Juste du rien. Juste un épais bouillon de bouts de souvenirs divers, de questions oiseuses et d’impulsions contradictoires, qui continuent à mariner dans ma tête. Suffisamment pour m’empêcher de penser sérieusement à autre chose.
Faudrait vraiment que j’arrête de foncer tête baissée dans les murs, un jour. Ou au moins que je songe à mettre un casque avant.
Faudrait que je cesse de te gonfler avec ça, aussi, je sais. Mais c’est pas gagné.
Episode 47 |Par Sam | le 30 mar 2008 @ 19:55 | dans Quotidiennes
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Le petit chat est mort
Le petit chat est mort. Finalement, la probabilité aura été plus forte que lui.
Le wagon s’est détaché au sommet de la montagne russe. Et j’ai plus la foi ni le souffle pour courir le rattraper une fois encore.
C’est le problème des sens uniques, des jeux à somme nulle. A un moment, tu as tout donné, balancé toutes tes cartes. A un moment, tu ne peux rien sortir de plus. Pas si l’autre ne joue plus. Les miracles, ça marche une fois. Deux, c’est classe. Cinq, c’était juste pas possible.
Alors tu récupères le coeur que tu avais posé sur la table, tu lui enlève les échardes qu’il a ramassé au passage, tu le remets dans ta poitrine, tu payes l’addition et tu vas marcher dans Paris. La tête vide. Triste, évidemment, aussi. Triste à crever. Mais demain, ça ira mieux.
Déçu, surtout. Pas le bon moment, pas le bon endroit. Pas le temps. Pas la place. Pas l’envie. Pas les bonnes excuses, à mon avis. Mais mon avis ne comptait plus tellement.
Reste une sale amertume. Comme une impression tenace d’être passé à côté de quelque chose d’important. De quelque chose qui aurait pu être beau, juste. Si j’avais su le faire exister.
Same player, shoot again.
Episode 52 |Par Sam | le 27 mar 2008 @ 22:45 | dans Quotidiennes
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Périphérique extérieur
[Oui, je sais. Tu vas lire cette note, et tu vas me dire que je suis une merde. Et tu auras parfaitement raison.]
On roulait sur le périphérique au son d’Émilie Simon, sans dire grand-chose. Elle conduisait et je regardais défiler les portes, et je regardais les loupiotes dans la nuit qui faisaient des traits lorsque je plissais les yeux.
Elle conduisait, et je me sentais très très con, à me faire raccompagner comme ça jusqu’à chez moi, par cette fille vingt, cent fois trop bien pour moi.
Elle conduisait, et je me sentais très triste, de pas pouvoir lui offrir mieux que cette déclaration de forfait sentimental qui tournait à la forfaiture pure et simple.
On ne disait pas grand-chose. Qu’aurait-on pu dire de plus ? Deux heures auparavant, j’avais fini par les lâcher, ces mots qui me brûlaient le ventre et qui tournaient dans ma tête.
Deux heures auparavant, enlacés devant la télé, j’avais fini par lui expliquer. Par tenter du moins. Et elle avait eu la suprême élégance de comprendre, là où j’eusse mérité rien moins qu’une tarte dans la face.
Indisponibilité amoureuse. Blessures que je croyais cicatrisées et qui saignent encore. Elle n’était pas Elle, et c’était là sa seule faute. J’étais, je suis, un connard, c’est là la moindre des miennes.
L’autre étant d’avoir voulu croire le contraire, de m’être cru prêt à courir là où je ne peux encore que boiter.
Elle l’avait tellement bien pris. Tellement sereinement. J’en étais admiratif, et honteux, aussi. Je le suis toujours. Je vais l’être longtemps, je crois.
Merci pour tout ça, toi. Et désolé encore. Tu mérites bien mieux que moi.
Episode 87 |Par Sam | le 11 fév 2008 @ 0:38 | dans Quotidiennes
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Buttes Chaumont
[Encore un antidatage. Des fois je me dis que c'est mal, cette mise en scène. Hubert Beuve-Méry trouverait ça scandaleux. Mais tant pis. Décrédibilisé pour décrédibilisé, autant laisser libre cours à mon côté romantique pompier]
J’avais fini par suivre les conseils que je t’avais doctement dispensé la note d’avant. J’avais rajouté quelques chansons à la playlist de mon Treo, enfilé ma veste, et j’étais parti marcher.
Aux Buttes-Chaumont, à environ 500 mètres de chez moi, pour faire original.
J’adore ce parc. Notamment parce que tout y est faux. Ce bon Jean-Charles Alphand avait hérité d’un no man’s land de carrières sur la colline qui surplombait le fameux gibet de Montfaucon du Moyen-Age, et il a improvisé, à base de béton.
Dans le parc des Buttes-Chaumont, on trouve une île, fausse, au milieu d’un lac, faux. La caillasse un peu ambiance Disney, c’est un reste des carrières de gypse enrichi au béton. Idem pour la fausse cascade qui vient se jeter dans le faux lac. Et pour les rampes imitant des branches d’arbre noueuses. Et pour les marches, et pour les parcours.
Au milieu de tout ce faux qui essayait de faire vrai, je venais prendre enfin une décision, pour sortir de cette impasse qui lui faisait du mal, et à moi aussi.
J’errais donc dans les allées, regardant sans les voir les milliers d’autres Parisiens qui y passaient. Paris, la ville où il vaut mieux aimer les gens.
La veille, j’avais fait mon malin pour nous sauver du malaise, en lui expliquant qu’à Paris, on est toujours le décor de l’autre. Collés à la pointe du Vert-Galant, on servait de décor parisien aux touristes des bateaux-mouches qui nous prenaient en photo en passant.
[Ce blog est sponsorisé par l'Office du Tourisme de Paris]
Cette fois, c’étaient les joggers en fuseaux, les couples à poussettes, les amoureux tankés dans l’herbe et les clodos endormis au soleil qui composaient mon décor. Celui de ma comédie sentimentale petit budget.
Au bout d’un tour de parc, j’avais choisi une direction. Pas la plus glorieuse, ni la plus agréable. Peut-être la plus honnête, en revanche. Ce qui ne changeait rien à l’affaire. Ni au fait que je me sente bien bien minable.
Episode 88 |Par Sam | le 10 fév 2008 @ 17:49 | dans Quotidiennes
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Dimanche (suite)
Tiens, et si je te déprimais,toi aussi. Ca te tente?
<Mode “le romantisme transi à deux balles, tu ne savais pas encore vraiment à quoi ça ressemblait, avant ça”>
Mélancolie. Souvenirs qui flottent en surimpression sur la brume grise de ton quotidien de bientôt trentenaire actif. Et toi qui te laisse bercer par cette mélopée amère, qui patauge dans le glauque d’un passé qui reste et qui ne passe pas, décidément pas. Petit hamster qui court dans la petite cage de ses petites manies, de ses petites déviances, qui court en rond et qui le sait, et qui accélère de plus belle, essoufflé déjà.
Ils étaient beaux, tes rêves, tu te rappelles ? Tu avais 14 ans, et tu n’avais que ça pour te maintenir en vie. Tes scénarios d’avenir d’un romantisme débile. Tes ambitions démesurées et tes convictions d’être différent, de n’être pas fait pour ta vie. Toutes ces années passées à attendre qu’on te prenne par la main pour t’emmener dans ce monde merveilleux que tu refaisais chaque soir dans ta tête, en fumant à la fenêtre, des clopes interdites.
Ils étaient beaux, tes rêves. Qu’est-ce que tu en as fait ? Tu l’as, cette vie rêvée. Tu les as réalisées, tes ambitions.
Presque.
Presque toutes. Sauf une. Sauf la plus importante. Celle qui conditionne tout le reste. Sauf Elle.
Elle, tu l’as raté. Elle, elle est partie. En arrachant une partie de toi au passage, en te laissant avec les restes, avec les questions. Avec La Question, ce pourquoi qui te hante, qui ne te quitte pas, lui, comme un sale goût dans la bouche.
Elle est partie, et toi, tu restes là comme un con. Toi, tu ne sais plus quoi faire avec ta vie. Alors tu continues, un peu machinalement. Que faire d’autre, sinon attendre que ça passe, attendre qu’une autre te prenne par la main et te prouve une nouvelle fois que tu as le droit d’être heureux, toi aussi.
Tu étais tellement beau, vu par ses yeux, tu te souviens ? Tu étais tellement mieux, à ramer pour elle. A chercher sa fierté comme le putain de gosse que tu restes malgré les années qui passent. Tu étais tellement bien, à jouer au grand, à jouer au couple. A jouer à un autre.
Et pourtant, tu savais. Tu savais dès le début, que tu allais au crash. Comme à chaque fois. Tu savais que tu n’étais qu’un imposteur, tellement dépourvu de personnalité qu’il s’en invente une, savamment travaillée pour plaire à cet autre qu’il admire tellement, dont il dépend tellement, qu’il n’a pas le choix.
Comme tu sais aujourd’hui qu’à moins de te décider à apprendre qui tu es, à moins de grandir, à moins d’accepter d’être adulte, la suivante finira par partir aussi.
Le problème, c’est que tu n’as pas la plus petite idée de comment t’y prendre.
</mode romantique transi>
<retour au bon vieux cynisme qui sauve>
Alors ? C’était bon ?
Moi, perso, ça m’a défoulé. Le pire, c’est que je pourrais t’en faire des 10.000 signes sans même ôter mes doigts du clavier une seule fois.
Bon, sur ce, une petite BO et je laisse.