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[Chiens écrasés]

TheSamProject,saison 5 /

Geekitude, sentiments et journalisme en mileu urbain

Nuit d’été en ville

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[Je l'ai pas déjà fait, celui-là ? Je sais plus]

Au vu des tonnes de commentaires que tu m’as laissé sur mes super sélections musicales, deux quatre choses me viennent à l’esprit :

1/ J’ai des goûts de merde en matière de musique. Et comme tu es bien élevé(e), tu n’oses pas me le dire.

2/ Tu es en vacances loin, très loin, dans un lieu où le mot “Internet” signifie “ta mère sent mauvais de la bouche” et où le fait de le prononcer est synonyme de mort violente.

3/ Ma musique, tu t’en fous. Moi je m’escrime à te dénicher des trucs qui feraient chialer comme un veau l’inspecteur des impôts le plus vermoulu de Bercy, mais toi, non. Tout ce que tu veux, c’est que je te raconte mes malheurs pour t’en réjouir, salaud (salope ? Rhoo).

4/ En fait, tu es tellement ému que tes mains qui tremblent au rythme spasmodique de tes sanglots ne peuvent plus taper quoi que ce soit au clavier d’autre que fglfo,nreîv,e^ri,vr$.

On va dire que c’est la 4/.

On va dire aussi [tu l'auras compris] que c’est encore un de ces posts que je commence comme ça sans savoir bien où ça va aller, ni même si ça va aller quelque part. Ca en prend pas des masses le chemin pour l’instant.

J’aborde cette phase bloguesque où, à chaque fois que j’ai une idée de note, c’est pour m’apercevoir que je l’ai déjà écrite avant d’une manière quasiment identique.

['tain, je réécoute le concert à emporter d'Arcade Fire, là, et ça me fait des choses. A mon avis, tu es insensible comme un Googlebot, pis c'est tout]

Par exemple, présentement.. Ben j’avais un début de commencement d’idée. Et puis j’ai été accaparé par les mails, chats, plurks, twits et autres prurits de la vie virtuelle qu’ont les jeunes de nos jours, pauvre France. Du coup, elle est partie.

Ah oui, ça me revient. J’étais barré sur un truc genre “décidément, en ce moment, même mes grognes ne tiennent pas la route”. Parce que figure-toi que c’est le cas. Que j’ai le spleen précaire. La déprime à mi-temps, quoi.

A chaque fois que je me dis “‘tain, il se passe rien, c’est pourri”, ben il se met à se passer des trucs.

Des petits trucs. Des trucs infinitésimaux. Mais des trucs tout de même.

Je me contente de peu, c’est l’avantage.

Episode 210 |Par Sam | le 9 juil 2008 @ 1:53 | dans Quotidiennes
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J’ai testé pour vous : être bien

Une dynamique ?

Coup de chaud dans la poitrine. Sourire qui vient tout seul. Envies, envies, envies.

Amours copains. Nuits sans lendemains, flirts virtuels, jeux de séduction partagés et autres moments volés au temps.

Rencontres d’autant plus belles, discussions d’autant plus sincères qu’elles sont sans enjeux. Sentiments qui filent enfin vers le haut sans se brûler les ailes au soleil d’une perfection inatteignable.

Plaisir, plaisirs, moments de bonheur sans conséquences, sans bilan, sans enjeux autre que ceux de l’instant et de son partage. Lendemains furtifs et fatigués, mais heureux, une fois passée cette vague rémanence de regret de pas plus, vite balayée par le putain de tourbillon de la vie.

A déterrer de vieux projets des cartons et à les pousser au cul, juste parce que j’en ai envie et plus pour qu’ils me sauvent la vie. Et à voir qu’ils sont bons, vraiment bons, et qu’ils n’attendent que d’aboutir. Et à avoir envie de faire en sorte qu’ils aboutissent, cette fois.

A passer de très bons moments avec tous ces gens que j’aime et à qui je le dis pas assez. A apprécier de les voir, de les écouter, de prendre du temps avec eux plutôt que de le cramer en riens misanthropes et plus ou moins autodestructeurs.

A tenter d’être un peu bon dans mon métier, parce que je peux l’être, quand je veux. A m’entendre dire que je le suis, ce qui fait toujours plaisir, surtout quand comme moi tu souffres à fond du syndrome de l’imposteur - j’ai rien à faire là et quelqu’un va finir par s’en apercevoir. A avoir envie d’en faire encore plus, du coup.

A courir beaucoup, à faire beaucoup et à découvrir que c’est bon aussi.

A être bien, bien et encore bien d’être enfin égocentrique. A me dire que même bancal, on est entier.

Et surtout, surtout, à m’amuser. Et à apprendre avec surprise que je suis doué pour.

Depuis que je me suis foutu en quarantaine volontaire de transports amoureux, je profite à fond du reste. De tout ce reste que je ne voyais plus, aveuglé par la queste éternelle de la complétude romantique.

Je projette et j’espère et je rêve et je crois et je fais et j’envisage et je planifie.

Sourire plein la gueule.

Et ça dure, en plus.

[Enfin, depuis dimanche, quoi]

Tu sais quoi ?

La vie, en fait, c’est pas grave.

[Et en plus, il paraîtrait que bientôt, c'est l'été]

Episode 198 |Par Sam | le 12 juin 2008 @ 22:00 | dans J'ai testé pour vous
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Fabrique à souvenirs

Deux jours que je tourne et retourne dans ma tête une certaine note, sans me résoudre à l’écrire. Au final, je vais m’abstenir. Et garder pour moi certaine soirée parisienne. La garder précieusement, bien au chaud, comme un moment d’éphémère perfection printanière, que j’aurais mieux fait de laisser s’épanouir au lieu de le gâcher en voulant trop tout de suite.

Restera le souvenir, le petit sourire qu’il me colle au coin des lèvres alors que j’y repense en écrivant. Et cette image, tartignolle à souhait, je te l’accorde, mais on a tous besoin de cartes postales.

Une carte postale

Episode 195 |Par Sam | le 7 juin 2008 @ 23:00 | dans Pensées parasites, Photos
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Angles

Fin de soirée.

Tu as échappé au streetwalk-post façon Pigalle-Jaurès by night. Et pourtant, entre l’hôtesse qui m’a sifflé depuis la porte grillagée d’un club privé, les ricains en goguette vers la gare du Nord et le tox à qui j’ai lâché de la thune au bout de dix minutes de laïus, il y eut eu matière.

Tu as également esquivé le post introspectif façon mon Dieu où vais-je, qui suis-je vraiment, que veux-je finalement, moi si frêle et si éphémère passager de ce bout de caillou si petit qui tourne par miracle dans un vide incommentsurable tout ça. Et pourtant là aussi, j’eusse pu te taper des lignes et des lignes d’auto-rectoscopie au microscope électronique à balayage. Sans même te parler de la séquence sentiments. Une demi-heure de marche, quand tu as oublié tes écouteurs, ça laisse le temps de penser, de regretter et de projeter un tas de choses.

En bonus, je t’épargnerai aussi le récit d’apéro avec un vieux pote. Ou plutôt je vais te le faire basique :  politique - bière -  sport- bière - ciné - bière - ah la la quand on était étudiants - bière - devenir des uns et des autres - bière - carrières - bière - musique - bière - internet - bière - jeux vidéo - bière - bon je vais me rentrer, là, il se fait minuit.

Même si le fait notable de la soirée est sans doute que je ne parle jamais de sport, sauf avec lui. Et que là, je me suis fait une culture de base qui risque de me servir dans les prochaines semaines. Genre  la composition de l’équipe de France de foot. Qui a, à ma grande surprise changé depuis 2006. Mais là, c’est bon, je connais les noms et les postes d’au moins 9 joueurs. Je peux gérer.

Et puis, soyons fous un peu, je te dispense également du rapport d’étape professionnel et de citation d’Hubert Beuve-Méry. Et je rajoute un truc, exceptionnellement et juste pour toi, parce que je t’aime bien : pas non plus d’humour désabusé de clown triste.

En fait, ce soir, ça va plutôt bien. Point. Et je te la souhaite bonne. La nuit.

Episode 178 |Par Sam | le 29 mai 2008 @ 1:34 | dans Quotidiennes
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Rentrer sous la pluie

Rentrer sous la pluie en marchant juste un peu trop vite, histoire de faire semblant d’avoir quelque chose qui t’attend là-bas, au bout de la rue Lafayette. Te prendre la drache en pleine poire arrivé vers Cadet, après un pot rapide avec tes chères consoeurs qui cherchent à te caser avec cette fille du service machin, célibataire aussi, quelle aubaine.

Avancer avec le ciel qui te pisse dessus et, dans ta petite tête de geek monté en graine, Sad Song de Lou Reed en boucle. I’m gonna stop wasting my time, disait Lou entre deux fix et un vernissage. Avoir envie de lui répondre “What else to do, Lou ?” tellement tu ne sais plus bien toi-même comment ne pas le perdre, ce temps qui file en exponentiel. T’avais aperçu avril, t’as même pas fait gaffe à mai.

Cheminer bien au chaud dans ta bulle malgré ta veste de journaleux qui se transforme en serpillère, en songeant à tes collègues qui t’ont appris que tu étais susceptible et à ton air tout étonné devant un trait de caractère que tu te connaissais sans vraiment y croire. Connais-toi toi-même, il disait. Le con.

Croiser des gens à la parisienne, sans les voir, les yeux fixés vers ta ligne d’horizon personnelle : la crête que fait la rue à son point le plus haut, au niveau de la gare du nord, avant de redescendre vers ton XIXe et les bobos du canal. Entamer le faux plat en laissant tes pensées faire n’importe quoi dans ta tête, avec en guise de graal fantaisiste la perspective lointaine de relancer une certaine demoiselle, un de ces quatre, parce que c’est décidément trop con, tout ça.

[Et cette pute de last.fm qui m'assassine avec Dance me to the the end of love. Saloperie de technologie]

Parvenir sur la crête, t’amuser un dixième de seconde en croisant le regard gêné d’un de ces braves quadras en costard qui sortent des sex-shop installés de part et d’autre de la rue, au niveau de la gare. Te dire qu’à l’heure d’Internet, le geste relève du militantisme.

Téléphoner en marche à ce pote que tu as lâchement ignoré hier parce que tu t’étais mis en mode geek/misanthrope d’élite, et te dire que tu aurais aussi pu voir des gens ce weekend, plutôt que de le passer en tête à tête avec index.php et minimalist.css pour t’étonner, au bout de trois jours d’isolement volontaire, d’avoir le moral qui fait de la spéléo.

Rentrer sans la pluie pour la fin du parcours. Arrivé en bas de ta rue, te dire que décidément, tu vas te le payer, ce numérique pas cher, histoire d’agrémenter tes posts déprimés de photos nostalgiques et bien clichés, genre rails de la gare de l’Est sur coucher de soleil nuageux.

Et finir en bas de chez toi, avec une seule envie : continuer à marcher.

Episode 172 |Par Sam | le 27 mai 2008 @ 22:28 | dans Quotidiennes
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Le monde réel

Sortir de chez toi, quand tu viens de passer 24 heures à tripoter de petits bouts de code, penché sur ton écran avec un faux air de Gollum, ça fait bizarre.

J’ai marché un moment dans le soir moite, sans arriver à savoir s’il pleuvait ou pas. Il faut dire que je passais mon temps à rééduquer mes yeux, qui avaient tendance à voir flou au-delà de cinquante centimètres à force d’avoir avalé de l’écran.

La ville est toujours là. Les Parisiens aussi. La faune des dimanches soirs dans le XIXe : semi-racailles groupées en tas dans les carrefours, petits vieux en maraude, moustachus à chien en pleine opération défécation du Médor, étudiantes revenant du weekend familial en traînant leurs valoches sur les trottoirs, sans oublier les inévitables paumés de tout poil, plume et autres accessoires.Des paumés polis, ce soir. Un petit vieux avachi sur sa béquille dans un coin de porte m’a lancé un “bonsoir monsieur” qui n’eut pas déparré à une récéption au Conseil d’Etat.

Et moi j’étais encore dans mes codes et mes checklistes mentales. No-life, décidément. Car heureux d’y être, en plus. Header.php et style.css sont devenus mes meilleurs amis, ce weekend.

Et d’ailleurs, il me reste un tas de conneries à continuer de bidouiller.

[En l'occurence, tu auras remarqué la favicon en haut de la barre d'adresse. Je vais la refaire, on y voit rien. Sinon, je bidouille un formulaire de contact et j'update ma présentation. Fin du log d'install]

Episode 167 |Par Sam | le 25 mai 2008 @ 22:58 | dans Quotidiennes
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Cure de sommeil

Retour au post. Je repique au truc, graphomane intermittent, au sortir d’une balade post-labeur trop moite et trop sucrée, la tête pleine de ces petits riens qui, accumulés, font les grandes prises d’icelle.

[T'attends pas trop à du cohérent, sur celui-là. Je lâche la bride à mes papattes sur mon clavier sale, on verra bien où ça nous mènera]

Trop écouté Noir Désir, récemment. Je reviens à la bonne vieille randomisation géante des familles. Et Shivaree sussurre goodnight, moon. Sirupeux, encore. Zappons plutôt vers un vieux Darkshines de Muse, parce qu’on est pas métrosexuel par hasard.

Et je m’aperçois que je t’ai pas conté mes vacances, ce qui est tout de même malheureux. Et me donne l’occasion d’un sujet sur lequel dégoiser un brin.

Mes vacances, donc.

Acte 1 :
le Sudeu-congue. Trois jours de repos. Total. Violent. Mais bio, attention : chez ma maman, c’est kinoa quinoa, bouddhisme et produits du jardin. Et siestes. Siestes, siestes, et encore siestes. Au soleil, sur l’herbe, dans une chaise longue, sur un canapé ou sur un lit, j’ai ronqué comme un ouf malade, pas moyen de m’arrêter.
Toutes les deux heures, un monumental coup de bambou derrière la nuque, paupières qui s’affaissent toutes seules, jambes coupées. A m’écrouler vers le premier truc horizontal qui se pointait là, les bras en croix, pour aller rouler des pelles à Morphée.

Rien foutu, donc. Ou si peu. J’ai bien cuisiné quelques tajines (bio), installé MSN à ma petite soeur [qui a 12 ans et un skyblog. Elle a fait deux posts. Elle a 30 commentaires pour chaque. Je suis mort de rire], joué avec le chien, le chat, les ânes et les autres pensionnaires de la baraque et même soulevé trois caillous et donné deux coups de pioche, histoire de m’occuper entre deux roupillons. C’était bon. Pour meubler les siestes, je me suis relu deux Bête et Méchant et Les yeux plus gros que le ventre de Cavanna, l’idole de mes 12 ans [lis, tu comprendras].

Et puis j’ai commencé à me faire un peu chier, tout de même.

Acte 2 : Lyon. Après la maman, le papa. Et surtout les vieux potes de promo. Après le bio et l’eau claire, une soirée mojitos en forme de baffe dans ta gueule. Le rhum, c’est le mal.

Evidemment, on a disserté des malheurs de la Profession à en dégoûter n’importe quel non-membre de la confrérie des Tintins. Ca tombait bien, y avait que ça.

Le lendemain, j’ai enchaîné sur une expo de Keith Haring. Si je faisais mon snob, je disserterais de cette période particulière du New-York début 80, entre new-wave et rap, SIDA et Live Aid, Warhol et Basquiat, pop art et street art. Comme je suis pas snob, ou du moins pas à ce point, je vais me contenter d’étaler mon peu de science de la chose et enchaîner discrètement avant que tu t’en aperçoive.

Après ça, donc, j’ai rejoint mes petits camarades pour un second service à base de bouchon lyonnais. Ce qui me pose généralement un problème, puisque je peux pas blairer la gastronomie lyonnaise. Faire frire des tripes de cochon panées, je trouve pas ça naturel. Bref, on s’en est sorti avec un boudin aux pommes qui a continué son existence dans mon estomac durant deux jours, mais c’est ça aussi, l’aventure du voyage.

Et puis le lendemain, retour sur Paris. Qui avait entretemps décidé de quitter l’ère glaciaire pour passer sans transition à un vieux 25°C à l’ombre de bon aloi.

Inutile de te dire que tout cela m’avait, commme on dit, puissemment ressourcé.

Comme j’étais un peu the new man in town, j’ai collé mon vieux matos d’escalade qui traînait chez mon père dans le panier avant d’un Vélib’ et moi et mon sac à dos, on a pédalé jusque là haut dans notre XIXe, en remontant un canal Saint-Martin plus bondé que les plages de Côte d’Azur fin juillet.

Et, arrivé chez moi, je me suis dit : “en route pour de nouvelles aventures”.

Ce fut le cas.

Episode 9 |Par Sam | le 14 mai 2008 @ 0:12 | dans Quotidiennes
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Spring Break

Hey ! I’m back.

[En fait, ça fait quatre jours, mais bon]

Je t’ai manqué ? En même temps, c’était pour ton bien : depuis une semaine, t’étais mieux dehors que collé devant un écran à t’abîmer les yeux.

Me revoilà dans la place, quelques kilos en moins et quelques gramme de mélanine en plus, vive le Sud. Vive le printemps, aussi. C’est tellement bien, Paris par beau temps, que j’avais oublié. Faut dire que c’est pas comme si c’était tous les jours.

A Paris, au printemps, tu redécouvre que cette ville est peuplée. Très. Trop. Trouver une place en terrasse est aussi difficile qu’un F2 à moins de 700 euros par mois, et les Buttes-Chaumont ressemblent au Grau du Roi un quinze août.

Les même serviettes alignées, trois tous les deux mètres, les mêmes mètres carrés de peaux blafardes exposées, la même odeur de crème solaire, qui vient, couleur locale, flirter avec celle du gazon en pleine période de rut, les mêmes mamans attentives à la protection des fragiles complexions de leurs progénitures, les mêmes progénitures qui jouent et courent et braillent au soleil.

Et, planant au-dessus de tout ça, la même sensation adolescente de temps de plaisir volé au travail, au hasard d’un jour redevenu férié [merci qui, mâme Chabot, je vous le demande ? Merci, président].

Plus, pour ton serviteur, certaines bonnes surprises qui font que le printemps… c’est aussi le Printemps. Aussi appelé, chez certaines peuplades, “saison du sourire niais plein la face de lune”.

La vie est belle, sais-tu ? Je te le souhaite, en tous cas.

Episode 12 |Par Sam | le 12 mai 2008 @ 20:10 | dans Quotidiennes
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Primavera

[<mode métrosexuel> J'ai une coupe de cheveux de rockstar. Je suis passé en une demi heure de John Lennon version 1965 à quelque chose entre Tom Yorke et un prisonnier russe. C'est la classe. </mode métrosexuel>]

Il t’a plu, mon piaf ridicule ? J’ai joué avec tout l’après-midi au boulot. Avant de filer me faire tondre et acheter des carottes, parce que c’est pas tout ça, mais il faut reprendre les bonnes habitudes, un peu.

Après, je suis rentré à pied.

En descendant Bolivar, je boitais presque pas et il faisait presque bon.

En descendant Bolivar, j’avais ce truc dans les oreilles et c’était juste parfait

free music

Et comme ça faisait hyper longtemps, j’ai relevé la tête pour regarder le ciel et il faisait encore jour. Et on voyait un bout de ciel entre deux nuages, qui stagnaient moins bas que d’habitude, comme une respiration.

Et je suis passé aux Buttes-Chaumont et c’était vert et plein de fleurs partout. Ca sentait le végétal en chaleur, le pollen moite et le pistil turgescent.

Et ça y était : l’hiver était fini.

Et il était temps.

[En fait, je suis la Marie-Pierre Planchon de la blogosphère. Sinon sur zone Viking et Hybrides, mer agitée à très agitée, de la pluie, du vent]

Episode 21 |Par Sam | le 21 avr 2008 @ 21:46 | dans Non classé
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Douze jours (IX). Prison Break

On sort de l’hiver, et c’est bien [Et voilà le post météo, spéciale dédicace, tout ça].

Les jours rallongent, il fait moins froid le matin en Vélib. On voit même parfois le soleil, ce qui est tout de même relativement exceptionnel dans cette ville de merde qui est décidément bien trop au nord.

Et j’ai besoin de vacances. Ou d’évasion, au minimum.

En mai, ça fera deux ans que je suis arrivé à Paris pour un stage. Depuis deux ans, mon plus long séjour hors de Paris a duré dix jours. Qui furent également mes seules vacances.

Au total, j’ai dû sortir de cette ville quelque chose comme dix fois maximum. Avec pour destinations Lyon, La Souterraine (Creuse), Lussas (Ardèche), Lausanne (Suisse) et c’est tout.

Je crois que j’ai besoin de voir autre chose, d’urgence. La dernière fois que j’ai vu une forêt, j’ai bloqué trois minutes entières. Et je pense que si je vois une montagne, je risque de me mettre à pleurer, juste.

Episode 73 |Par Sam | le 29 fév 2008 @ 21:40 | dans Quotidiennes
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