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[Chiens écrasés]

TheSamProject,saison 5 /

Geekitude, sentiments et journalisme en mileu urbain

Grève sauvage

P1000421

Petite absence dont je ne m’excuse même pas. Pas envie, juste. Ou rien à dire que tu n’aies déjà lu ici à un moment où à un autre.

Overdose de virtuel, de communications, d’introspections. Facteurs externes qui font leur come-back et pèsent dans ce rien qui vient comme un recours, voire un soulagement.

J’ai juste pas envie de t’agonir encore des mêmes questions, des mêmes angoisses. Pas d’inspiration pour les écrire. Et pas le goût de raconter des conneries non plus.

J’ai juste plus envie de réfléchir ni de gloser. J’ai juste envie de faire, à la place.

Alors je fais. Des trucs et des machins. Plutôt professionnels. Plutôt intéressants, dans l’ensemble. Je m’amuse, je papillonne, je pose des jalons, je prospecte, je réfléchis, je résume, je concocte.

Et en plus, j’aime bien. Et du coup, je vais bien. Sur la plupart des fronts au moins. Pour tout te dire, j’ai même été grimper. Deux fois. Ca faisait deux ans que j’avais pas enfilé un baudrier, et même en salle, ce fut du bonheur.

Mais j’ai pas envie d’en parler.

Ca reviendra tôt ou tard, j’imagine.

En attendant, j’essaye de profiter du soleil, de l’été et des vacances à venir. Même si je sais toujours pas où les passer.

Et je ne peux que te conseiller de faire de même.

Episode 204 |Par Sam | le 26 juin 2008 @ 2:33 | dans Messages à caractère informatif
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Angles

Fin de soirée.

Tu as échappé au streetwalk-post façon Pigalle-Jaurès by night. Et pourtant, entre l’hôtesse qui m’a sifflé depuis la porte grillagée d’un club privé, les ricains en goguette vers la gare du Nord et le tox à qui j’ai lâché de la thune au bout de dix minutes de laïus, il y eut eu matière.

Tu as également esquivé le post introspectif façon mon Dieu où vais-je, qui suis-je vraiment, que veux-je finalement, moi si frêle et si éphémère passager de ce bout de caillou si petit qui tourne par miracle dans un vide incommentsurable tout ça. Et pourtant là aussi, j’eusse pu te taper des lignes et des lignes d’auto-rectoscopie au microscope électronique à balayage. Sans même te parler de la séquence sentiments. Une demi-heure de marche, quand tu as oublié tes écouteurs, ça laisse le temps de penser, de regretter et de projeter un tas de choses.

En bonus, je t’épargnerai aussi le récit d’apéro avec un vieux pote. Ou plutôt je vais te le faire basique :  politique - bière -  sport- bière - ciné - bière - ah la la quand on était étudiants - bière - devenir des uns et des autres - bière - carrières - bière - musique - bière - internet - bière - jeux vidéo - bière - bon je vais me rentrer, là, il se fait minuit.

Même si le fait notable de la soirée est sans doute que je ne parle jamais de sport, sauf avec lui. Et que là, je me suis fait une culture de base qui risque de me servir dans les prochaines semaines. Genre  la composition de l’équipe de France de foot. Qui a, à ma grande surprise changé depuis 2006. Mais là, c’est bon, je connais les noms et les postes d’au moins 9 joueurs. Je peux gérer.

Et puis, soyons fous un peu, je te dispense également du rapport d’étape professionnel et de citation d’Hubert Beuve-Méry. Et je rajoute un truc, exceptionnellement et juste pour toi, parce que je t’aime bien : pas non plus d’humour désabusé de clown triste.

En fait, ce soir, ça va plutôt bien. Point. Et je te la souhaite bonne. La nuit.

Episode 178 |Par Sam | le 29 mai 2008 @ 1:34 | dans Quotidiennes
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A nos lecteurs

Bien.

Effectivement, j’admets que j’en fais un peu trop. Et que visiblement, ça t’inquiète un tantinet. Alors qu’il n’y a pas de quoi.

Il est donc temps de nous rappeler tout ensemble que ce que je bave ici reste essentiellement de la littérature. Certes documentaire, certes autobiographique, mais pas non plus aussi implacablement réaliste que ça. Je crois que le terme correct est “autofiction“. En gros, ce que j’écris, c’est un instant et une impression glosées en 4.000 signes de défoulement parfois nécessaire. Un genre de crise de graphomanie soudaine et purgative.

Je t’accorde que, depuis quelques temps, instants comme impressions se concentrent sur du glauque. Ce qui pourrait laisser penser que je suis au bout du bout, on the verge,  voire limite nervous breakdown. Or, non.

Rassérène-toi.

Dans la vraie vie, je ne passe pas mon temps à errer au vent mauvais d’une mélancolie trop grande pour moi qui m’étouffe et me tue, écharpe et cheveux pris dans la bise glaciale d’un éternel novembre romantique, rythmé par les grincements du vélib’ rouillé sur lequel je tangue, exsangue, avec une chanson glauque dans le casque et un gouffre béant à la place du coeur, ô Béatrix ma Béatrix, pourquoi cette dévastation tout ça.

Dans la vraie vie, j’aime plutôt bien mon job, et ma vie, et la vie. Je rigole avec mes collègues, fais la fête avec mes amis, cherche où partir en vacances, trouve les filles jolies, tout pareil comme toi (pour les filles tu fais comme tu veux). Dans la vraie vie, je suis plutôt un garçon sympathique, voire jovial. Et même porté sur la blagounette et la gaudriole, imagine-toi. Je sais profiter des bons moments, peut-être même mieux qu’un autre, parce que plus intensément.

Certes, j’ai connu des jours meilleurs. J’en ai aussi connu des pires. J’en connais régulièrement des très, très bons et c’est ça qui compte. Je ne te les raconte pas tous. Ou pas dans leur globalité.

En nalisme, on apprend à choisir un angle. A expliquer un événement sous une facette, parce qu’on a pas la place ni la connaissance pour tout dire [Comme disait Hubert Beuve-Méry, "coco, plus tu élargis, plus tu prends le risque qu'on s'aperçoive que tu es un gros imposteur qui ne connait rien au sujet sur lequel il écrit"]. Ici, c’est un peu pareil. Mais j’admets choisir des angles bien glauques, ces temps-ci.

Après, je suis d’accord : si je glauque, c’est aussi car tout cela n’avance guère. Voire tendrait à stagner un brin. J’admets que ça manque de dynamique. Que les aventures de notre héros mériteraient un bon vieux rebondissement.

Le truc, vois-tu, c’est que j’ai tendance à délayer. A faire durer le plaisir en attendant l’impulsion. L’instant décisif. Le coup de théâtre soudain du Destin farceur. Ce qu’on nomme, en termes techniques, le bon vieux deus ex machina des familles.

Jusqu’ici, ça fonctionnait pas mal. Là, il commence à être un peu sévèrement à la bourre, le con.

En fait, il fait pire : il pointe le bout de son nez sans se montrer plus avant. Il est là, pas loin, je le sais, je le sens. Tapi dans la broussaille. Par nuit dégagée, à la pleine lune, tu peux voir ses yeux chafouins refléter la lumière des étoiles. Mais il se fait désirer.

Du coup, pour l’attendre, je procrastine à longs jets continus. Je te fais pas la triviale checklist des bidules en attente d’un bougeage de fondement de ma part, elle est trop longue.

Et dans l’intervalle, je meuble ce bloug à coups de posts tristounets comme celui qui figure ci-dessous. Parce que j’étais dans ce mood là en rentrant et que j’ai eu envie de l’écrire pour m’en débarasser. Ce qui a fonctionné, au demeurant.

Et là, accroche-toi, car je vais te citer Shakespeare.

Carrément.

Je suis un fou, j’ai peur de rien.

Le brave William écrivait, donc [Comme il vous plaira, acte II, scène 7, la traduction est de ton serviteur qui ne la trouve pas sur Google]

All the world’s a stage,
And all the men and women merely players;
They have their exits and their entrances,
And one man in his time plays many parts,

Ce qu’on pourrait traduire par quelque chose comme :

Le monde entier est une scène de théâtre,
Et homme et femmes n’en sont que les acteurs
Qui entrent et sortent
Et notre vie durant, nous y jouons plusieurs rôles

Et là, tu es mort de rire. Et tu n’as pas tort.

Mais il faut bien comprendre que depuis des années, je rêvais de citer Shakespeare dans une note.

Grâce à toi, c’est chose faite.

Tu vois, les choses avancent…

Episode 176 |Par Sam | le 28 mai 2008 @ 0:27 | dans Messages à caractère informatif
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Presque le printemps

Tu sais quoi ? Il paraît que c’est le printemps. Du coup, je suis rentré à pied, ce soir. Et c’est vrai qu’il faisait presque doux, et c’est vrai que les nuages teintés en rose fluo par le coucher de soleil et la pollution à l’ozone avaient un petit je-ne-sais-quoi [en français dans le texte] de guilleret. Voire taquin.

Ou alors c’est moi, remarque. Les hormones, tout ça. Et puis, disons-le, je m’ennuie un peu, aussi. Du coup je me fais des blagues à moi-même.

Je joue. Au jeune actif solitaire parisien qui fait les courses portable collé à l’oreille. J’adore voir la tête des gens quand je demande à mon pote Djay, le syndicaliste creusois hardcore-gamer, si son reroll chaman heal va bientôt atteindre le niveau 70 [tu ne comprends rien ? Rassure-toi : c'est normal. On pourrait même dire que c'est un signe de bonne santé].

Je m’amuse d’un rien. Ce petit couple gay, dans le Lidl, tous deux en costume et manteau, chaussures classe et serviette en cuir, en train de se demander s’il reste du beure, alors que juste à côté d’eux, un clodo compare avec minutie les degrés d’alcool de chaque sous-marque de bière. En leur honneur à tous les trois, j’ai acheté un paquet de douze rouleaux de PQ bleu. Oui, bleu, parfaitement. Et ça m’a fait sourire.

Tout comme le coup de fil angoissé d’une consoeur en reportage loin là-bas, qui avait réussi à faire pivoter de 90 degrés l’écran du PC portable et ne parvenait plus à le remettre en place.

Rentré chez moi, j’ai composé une ode muette à l’entropie. J’éprouve un plaisir pervers à regarder les choses se dégrader lentement. La corbeille à linge qui se remplit, le frigo qui se vide. La vaisselle qui s’empile. Ca a un côté réjouissant, je trouve.

Petites joies. Comme celle de voir des projets avancer à des trains de tortue, mais avancer tout de même. Voir les pièces se mettre en place lentement. Savourer la perspective de tout ce boulot à faire, de tous ces chapitres à écrire, ces interviews à mener. Ces idées à avoir.

C’est l’histoire du cadeau. Tant qu’il est enveloppé dans du joli papier, tant que tu n’as pas défait le ruban, que tu ne sais pas ce que c’est, on reste dans le merveilleux du spéculatif.

Et là, j’écoute Cat Power, un peu fatigué mais pas trop, en tapant cette note sans prétention. Et tout est tranquille. Juste tranquille.

Episode 53 |Par Sam | le 26 mar 2008 @ 21:31 | dans Quotidiennes
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Rien

[Dimanche, déjà. Tu as vu ? Il fait beau. Perso, je m'en fous : je suis à moitié malade, une crève sournoise qui menace de se transformer en quelque chose de moins drôle si je la laisse faire.  Mais il fait beau. D'ailleurs, tu ferais mieux d'aller te balader, plutôt que de traîner sur des blougs. ]

A la base, je voulais te faire un bilan, tout ça. Mais pour ça il faudrait que je sache où j’en suis. Et comme j’en ai pas la moindre idée, je me suis dit que c’était pas la peine.

Hier, on a été se balader sur les quais de Seine, et je ne savais pas quoi répondre à ses questions bien légitimes. La veille, je m’étais quelque peu bourré la gueule sans le vouloir, à force de bières et de fatigue, sans trouver dans l’ivresse quelque réponse que ce soit.

Mon samedi soir fut minimaliste. Je me suis suicidé à petit feu à l’aide de McDonald’s en regardant sans y penser des Kaamelott que je connais par coeur, en lisant sans conviction deux hebdos achetés histoire de, qui racontaient la même chose.

Je me suis couché tôt. J’ai dormi, beaucoup. Trop.

Je me suis levé, c’était dimanche. Et il faisait beau. Et j’avais mal à la gorge, et un peu de fièvre.

Et toujours pas de réponse à mes questions.

Episode 89 |Par Sam | le 10 fév 2008 @ 13:35 | dans Quotidiennes
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Rechute (je suis un connard, épisode II)

[Cette rubrique n'a jamais aussi bien porté son nom]

Ca va, toi, depuis le temps? C’est un peu poussiéreux, ici. Pardon pour le manque d’updates depuis quelques jours. C’est pas que je t’oublie, hein. C’est plutôt que je ne sais pas quoi écrire. Ou plutôt que je sais pas si je dois l’écrire. Ni comment.

Et nous voilà au vendredi soir d’une semaine qui devrait pourtant être en tête de mon top 10 des plus agréables depuis six mois. Mais non. Parce que ce serait trop simple. Et que, tu l’auras noté, simple, c’est pas vraiment mon deuxième prénom.

Plutôt que de profiter de ce bonheur inattendu, j’ai donc préféré me lancer depuis 48 heures dans une sorte de crise d’angoisse sentimentale dont j’ai le secret, subtil mélange de questionnements oiseux, de névroses plus ou moins assumées, de futurologie à deux balles et de connerie pure.

Prends tout ça, shake bien, relève d’une bonne dose de fatigue due au manque de sommeil, parfume au stress du taff, ajoute une olive, et tu obtiens une très belle crise à la Sam.

A base de popopop, comme disait le poète. Et surtout, surtout, sans raison objective. C’est essentiel à la mixture.

Disons qu’il y a une certaine ex qui m’a bien ravagé le coeur et le cerveau, plus gravement que je ne le pensais. Disons que j’en suis peut-être pas tout à fait sorti encore, ou du moins pas autant que je voulais le croire. Disons que j’ai peur de me péter la gueule une fois de plus, une fois de trop. De me tromper. De faire mal. D’avoir mal. D’être heureux, peut-être, aussi, un peu.

Et que tout ça me donne la désagréable sensation que quelqu’un fait de jolis noeuds de chaise avec mes tripes. Et que tout ça m’a pris le cerveau et ne le lâche plus, non plus.

Et que la seule chose vraiment belle, dans ce tas de conneries, ce sont les trésors de compréhension et de gentillesse que déploie une certaine jeune fille, décidément bien, trop pour moi peut-être, face à mes atermoiements ridicules et mes dilemmes pitoyables.

Du coup, tu comprendras que t’exposer tout ça me tente moyennement.

Sur ce, je vais aller boire des verres et raconter des conneries avec des potes. Ce qui ne solutionnera pas grand chose, mais devrait me soulager un poil.

Tiens, je te mets un peu de musique, ça fait longtemps

free music

Episode 90 |Par Sam | le 8 fév 2008 @ 19:51 | dans Pensées parasites
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MP3, Quai de Jemmapes

jemmapes

[La fameuse note sur divertissonsnous.com demain, là j'ai plus la force. Sinon, ami provincial, clique donc sur la carte pour comprendre ce que je raconte. Et pour écouter les chansons en même temps que tu lis, ben tu fais un clic droit si tu es sous Windows et un pomme-clic si tu es sous Mac (si tu es sous Linux, normalement, tu sais faire). Et après tu mets : ouvrir le lien dans un nouvel onglet/une nouvelle fenêtre, suivant ton navigateur.]

Hésitant à prendre un vélib, j’ai finalement choisi la voie du piéton.

C’est ainsi que, parti de Bastille, j’ai remonté le canal Saint-Martin, les yeux dans les reflets des lumières dans l’eau noire,  souriant bêtement de ces retrouvailles même plus bloguées [merci madame], un peu comme j’aurais remonté le fil de ma vie parisienne.

Rue Faubourg du Temple, j’écoutais Pyramid Song en croisant jeunes ados à jeans slim et appareils dentaires, couples enlacés et zonards à canettes. Mon ancien quartier, dans une autre vie, il y a longtemps. Finalement plus triste que celle-ci.

Avenue Richerand, je passais pour un con en chantonnant mes crimes : le châtiment devant des étudiants posés sur un banc , et je n’en avais rien à foutre. Les yeux au ciel, je me rappelais le petit appartement qu’occupait, dans une autre vie, plus adolescente et plus lointaine encore, ma meilleure amie du lycée, dont j’étais évidemment amoureux, sans jamais lui avoir avoué.

Rue Bichat, deux gamins se bécotaient, et une voiture de SOS Médecins avait allumé son gyrophare. J’ai eu le temps de voir le conducteur s’avaler une grande goulée de bière à la bouteille avant qu’il ne disparaisse au loin, vers un patient certainement. Paris, la ville ou même les médecins sont alcooliques. En son honneur, je me suis passé Exit Music (for a film), la chanson la plus glauque du monde.

Les yeux au ciel, les oreilles aussi, j’écoutais Hallelujah, version John Cale, en arrivant rue de la Grange aux Belles, où skataient mollement quelques skateux en plein âge ingrat. On s’était perdus par là, en arrivant avec Elle, le camion bourré raz-la-gueule de meubles ikéa et de cartons, dans une autre vie, plus récente et  finalement moins riche que celle-ci.

Devant la rue de l’hôpital Saint-Louis, une madame fort jolie tenait fiérement un pack de six rouleaux de papier toilette monoprix, saveur pêche je crois. Moi, j’étais passé à Knocked up.

Au niveau des Ecluses Saint-Martin, j’ai ôté mon casque, le temps de filer du feu à un black souriant qui tenait absolument à me faire tirer sur son cigarillo. J’aime pas les cigarillos, même offerts. J’aimais pas la chanson qui tournait à ce moment-là, non plus.

Arrivé rue Louis-Blanc en écoutant The city, the airport, je commençais à avoir faim, et à m’inquiéter des regards un peu trop chaleureux des mamans à poussettes rentrant leur progéniture après un après-midi au parc.

Quai de Valmy, en face, le camp de clodos, devant lequel on passait dans cette autre vie, lors de nos promenades doménicales,  devisant de la misère du monde, a disparu. J’y pensais en me faisant mal au son de What’s a girl to do, définitivement hymne officiel de cette rupture.

J’ai fini par tomber sur le métro aérien de Jaurès. Chez moi.

Dans une autre vie, c’était chez nous. Dans une autre vie, plus conformiste que celle-ci. Plus fermée que celle-ci.

Dans une autre vie, que je ne regrette pas. Que je ne regrette plus.

Episode 108 |Par Sam | le 26 jan 2008 @ 22:51 | dans Journal d'une rupture
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