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[Chiens écrasés]

TheSamProject,saison 5 /

Geekitude, sentiments et journalisme en mileu urbain

Google© est mon ami

paris-7848[La photo est pas de moi (quoi, ça se voit ?), tu cliques pour le crédit. Quant à savoir pourquoi une photo de clébard, tu vas comprendre plus loin]

Donc on va dire que j’ajoute pas d’addenda à l’addendum et que comme promis, on va revenir à des choses simples. Aux basics, comme on dit dans le management.

Par exemple, je m’aperçois que je suis un bien mauvais blogueur, peu respectueux des usages de ce nouveau média.

Car il y a un truc indispensable, que tout carnetier [on dit comme ça, à l'Académie Française, je sais c'est tout pourri, mais ils sont très vieux] se doit de poster au moins une fois et que je t’ai pourtant jamais fait.

Et c’est : les mots-clés les plus débiles qu’ont tapé des gens sur Google© pour arriver ici.

Tu es prêt ? C’est parti pour le top 10.

En numéro 10, on commence en douceur avec “je veux être taré”, un souhait original étant donné que par définition, être taré, c’est plutôt de l’inné que de l’acquis. Mais on souhaite bon courage à cet internaute plein de bonne volonté.

En numéro 9, un mystère : “vélibe qui son cochon”. les vélib’ sont cochons ? Les vélib’, qui sont les cochons ? Pas compris. Lui non plus, je pense.

On reste dans le porcin avec notre numéro 8 : “chevre cochon compatibilites”. Une question de fond que celle-ci, qu’on ne se pose pas assez souvent, finalement.

Numéro 7 : “les filles de meetic toutes dérangées”. A mon avis, ce garçon n’a pas eu beaucoup de succès depuis que les règles du jeu ont changé.

Numéro 6 : “you tube musique légion etrangre”. Un mélomane, donc, égaré ici grâce ou à cause d’une faute de frappe. Désolé, ami passionné de musique militaire. Point de “Tiens, voilà du boudin” sur ce blog, tout se perd, oui, je sais. Faut partir, maintenant.

Numéro 5. Ca devient sérieux, car nous voilà rattrapés par le carburant qui fait tourner cette planète et le world wide web : le seske. En l’occurence, un internaute est parvenu ici en tapant “clip gros cul grosse fille”, ce qui est pour le moins poétique, bien que je ne parvienne pas tellement à m’expliquer à quel moment j’ai pu associer ces mots.

Numéro 4, on rentre dans le vrai, le pur, avec “faire l’amour avec un chien”. Là, je me demande si le gars (ou la fille, allez savoir) était à la recherche de visuels ou de conseils techniques.

Numéro 3, attention, ça peut choquer : “hamster mâle éjaculation”. Même question que pour le précédent, plus… attendez. Mais QUI cherche ça sur Google ? Et pourquoi il finit chez moi, bordel ?

Numéro 2, on reste dans le bizarre : “un plan cul avec une fliquette”. Je suis pas certain qu’il existe des sites spécialisés dans la chose, mais admirons cet internaute qui a eu la curiosité de chercher

Et enfin, numéro 1 et vainqueur incontesté et incontestable de la requête Google, ce type qui est arrivé ici en tapant “recit erotique un long week end avec mon chien”.  [...] (ça me laisse sans voix).

["...Sultan me regardait de ses grands yeux humides, sa queue battant l'air au rythme de ses halètements animaux, entrecoupés de petits geignements qui m'électrisaient la peau..." ]

Non, mais sérieusement. Vous croyez qu’il y a des gens qui…

Oh putain.

Oh putain.

Oh merde.

[C'est du texte, hein, donc à peu près Safe For Work, du moins si ton boss vient pas lire par-dessus ton épaule]

Internet, c’est magnifique.

[J'ai dû faire une sélection, donc, ne figuraient pas dans le top, mais ils le valent quand même : "salope de belle mere me mate a poil la nuit recit", "velib culotte", "puviométrie du 27 mai 2008", "manifique cul sur chaise", "vidéo du miracle de l'amour "baba cools"", "houblon pour calmer les chiens" ou encore "femme monter sexuelle par chien". Les internautes sont formidables.]

Episode 228 |Par Sam | le 23 août 2008 @ 0:33 | dans Geek Story, Messages à caractère informatif
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xxx porn (du célibat et de ses effets sur le seske. Ou pas)

Fiat Lux

[Oui, je bosse mon référencement. Et cherche pas le lien image/texte, y en a pas.]

Tiens, et si je te causais fesses, un peu ? Après tout, c’est l’été joli, il fait beau [si, si, il paraîtrait qu'ailleurs qu'à Paris, dans ce no man's land appelé "Province" qui va jusqu'à la mer, il ferait beau] et c’est typiquement un sujet été, non ?

Donc, pour reprendre une maxime qui m’est chère, même si, pour une fois, elle n’est pas d’Hubert, “du cul du cul du cul”.

Je te sens fébrile, là. Voire impatient. Alors déjà tu vas laisser tes deux mains bien en vue sur ton clavier. Et puis ensuite tu vas te calmer. Parce que je vais pas non plus te faire du récit érotique, hein.

[Lascivement allongée au bord de la piscine, Priscilla sentait une chaleur moite monter de son bas-ventre, sous le mini-bikini, alors qu'elle regardait le torse luisant de sueur de John, le beau jardinier scandinave, qui passait la tondeuse dans le jardin]

Ben non. Sérieux et objectivité, toujours.

En fait, ce long propos liminaire pour te dire qu’en ce moment, je fais un constat : la couplitude est bonne pour le cul [pour le seske, je veux dire. Pour le fessier, hélas, c'est souvent pas terrible, rapport aux petits plats tout ça]. Le célibat, moins [par contre ça fait maigrir].

Je m’explique : célibataire, c’est sympa, tu fais des rencontres d’un soir, tu conquiers (ou pas), tu séduis (ou pas). La nouveauté, la découverte, sont pour toi. Toutes ces femmes [ou ces hommes, ou ces pingouins, tu fais comme tu sens moi je m'en fous] à envoûter, c’est merveilleux.

Certes.

Sauf que c’est pas tous les jours déjà. Enfin pas pour moi, hélas. Mais plutôt tous les mois [et encore... oui, bon ben on fait ce qu'on peut, hein]. Et qu’ensuite, ben c’est souvent pas pour longtemps. Hélas aussi.

Célibataire, tu fais essentiellement dans le premier soir. Merveilleux premier soir. Merveilleux premier bisou, merveilleuses premières caresses, coeur qui bat dans l’escalier, pelotage sur le canapé, etc.

Oui, mais. Mais souvent, lorsque ce moment arrive, il est tard. Parce qu’avant, tu as été boire un verre avec le/la conquête putative. Puis deux verres. Puis encore un ou deux autres pour te donner le courage de te jeter sur l’objet de ton désir. Et que donc non seulement tu es fatigué, mais en plus tu as bu.

Et l’alcool n’est pas ce qu’on fait de mieux en matière d’aphrodisiaque. Surtout chez l’homme, dont le Bambou de Jade a tendance à ne pas demeurer longtemps de Jade. Bref.

Le fait est que le premier soir, faut pas déconner, c’est rarement au top. En plus, tu ne connais quand même pas bien cette personne avec qui tu te retrouves à poil dans un lit, finalement.  Donc tu y vas en douceur. Tu explore, tu cherche à savoir ce qui plaît ou pas, tout ça.

Tenter le Torchon Clermontois ou la Brouette de Melun avec un(e) partenaire dont tu ne sais pas orthographier le nom de famille, c’est réservé à une élite de chopeurs désinhibés. Donc tu en restes la plupart du temps à un bon vieux missionnaire de bon aloi, voire une ou deux variantes, mais sans plus.

Ce qui s’avère souvent un peu décevant, finalement.

A mon avis (humble, évidemment), donc, le bon seske demande de la pratique, de l’assiduité et de la régularité. Avec le/la même partenaire, du coup. Parce qu’il faut pas déconner, tu commences à t’amuser au bout de la 2e nuit et à vraiment rigoler au premier dimanche passé sous la couette. Avant d’atteindre les vrais sommets au bout de quelques semaines ou quelques mois.

Conclusion : le célibat, c’est sympa, mais niveau seske, c’est pas top.

Surtout quand tu fais dans l’abstinence comme ton serviteur en ce moment, mais ça c’est une autre affaire.

Et sur ce, je ne résiste pas, après ce billet qui a normalement dû te laisser tout moite comme Priscilla, à te proposer cette petite balade raffinée qui résume un peu le tout.

Chiensecrases, c’est le blog du bon goût.



Episode 214 |Par Sam | le 14 juil 2008 @ 17:38 | dans Pensées parasites, Transports amoureux
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J’ai testé pour vous : être bien

Une dynamique ?

Coup de chaud dans la poitrine. Sourire qui vient tout seul. Envies, envies, envies.

Amours copains. Nuits sans lendemains, flirts virtuels, jeux de séduction partagés et autres moments volés au temps.

Rencontres d’autant plus belles, discussions d’autant plus sincères qu’elles sont sans enjeux. Sentiments qui filent enfin vers le haut sans se brûler les ailes au soleil d’une perfection inatteignable.

Plaisir, plaisirs, moments de bonheur sans conséquences, sans bilan, sans enjeux autre que ceux de l’instant et de son partage. Lendemains furtifs et fatigués, mais heureux, une fois passée cette vague rémanence de regret de pas plus, vite balayée par le putain de tourbillon de la vie.

A déterrer de vieux projets des cartons et à les pousser au cul, juste parce que j’en ai envie et plus pour qu’ils me sauvent la vie. Et à voir qu’ils sont bons, vraiment bons, et qu’ils n’attendent que d’aboutir. Et à avoir envie de faire en sorte qu’ils aboutissent, cette fois.

A passer de très bons moments avec tous ces gens que j’aime et à qui je le dis pas assez. A apprécier de les voir, de les écouter, de prendre du temps avec eux plutôt que de le cramer en riens misanthropes et plus ou moins autodestructeurs.

A tenter d’être un peu bon dans mon métier, parce que je peux l’être, quand je veux. A m’entendre dire que je le suis, ce qui fait toujours plaisir, surtout quand comme moi tu souffres à fond du syndrome de l’imposteur - j’ai rien à faire là et quelqu’un va finir par s’en apercevoir. A avoir envie d’en faire encore plus, du coup.

A courir beaucoup, à faire beaucoup et à découvrir que c’est bon aussi.

A être bien, bien et encore bien d’être enfin égocentrique. A me dire que même bancal, on est entier.

Et surtout, surtout, à m’amuser. Et à apprendre avec surprise que je suis doué pour.

Depuis que je me suis foutu en quarantaine volontaire de transports amoureux, je profite à fond du reste. De tout ce reste que je ne voyais plus, aveuglé par la queste éternelle de la complétude romantique.

Je projette et j’espère et je rêve et je crois et je fais et j’envisage et je planifie.

Sourire plein la gueule.

Et ça dure, en plus.

[Enfin, depuis dimanche, quoi]

Tu sais quoi ?

La vie, en fait, c’est pas grave.

[Et en plus, il paraîtrait que bientôt, c'est l'été]

Episode 198 |Par Sam | le 12 juin 2008 @ 22:00 | dans J'ai testé pour vous
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Police, ouvrez

La vue la nuit en noir et blanc

Je me lève tôt demain et j’ai encore du boulot ce soir. C’est ça, de faire un métier-passion. Comme disait Hubert, oui, le revoilà, “Coco, si tu voulais bosser 35 heures, fallait entrer dans les postes”.

Mais faut quand même que je te raconte mon réveil. Parce que bon.

Couché tard hier soir, je profitais d’une grasse matinée assez méritée tout de même. Tu sais, ces fois où tu te réveilles vers huit heures avant de te dire avec délice que tu as le droit de te recoller la tronche dans l’oreiller encore un bon moment.

Même que je faisais de beaux rêves, figure-toi. Plus précisément, j’étais sur une sorte d’île paradisiaque, dans un décor de sable blanc, de cocotiers verts et de ciel bleu indigo [oui, j'ai besoin de vacances]. Avec une jeune fille indéfinie, sorte de condensé idéal de toutes [oui, le printemps c'est pas facile tous les jours pour un célibataire].

A un moment, je gratouillais un chat sous le menton, aussi [là je sais pas quel manque ça traduit. Enfin, vu que le chat se mettait à me parler pour m'expliquer à quel point c'était bon, je crois que je devine. Et que c'est vraiment pas facile, le printemps tout ça].

Quand soudain.

[Hhhhh, fais-tu. Si, si, vas-y. Participe, un peu.]

On frappa à ma porte.

Attention, quand je dis “on frappa”, je veux pas dire le petit toc-toc guilleret que quand tu ouvres, tu as un mec qui te demande si tu es au courant des miracles que pourrait faire le Câble© chez toi.

Je veux plutôt parler d’un gros “boum, boum, boum”, genre voisin excédé par le bruit sur le coup de trois heures du mat’. Enfin, pas tout à fait. Plutôt une série de coups assurés, en fait.

Le voisin passe sa rage sur ta porte. Là, on sentait une certaine maîtrise de l’art de réveiller le dormeur. Genre agent EDF. Mais il était 11 heures et il est bien connu que le releveur de compteur assermenté© de chez EDF ne sévit qu’entre cinq et huit heures du matin, sinon c’est pas drôle, les gens sont levés.

L’île paradisiaque, la fille et le tit chat nymphomane ont disparu aussitôt et j’ai fait un bond de trois centimètres et demi au-dessus de mon matelas (Furudal, je crois).

Ensuite, j’ai envisagé brièvement de faire genre “je suis pas là, y a personne, la la la”. Mais comme entretemps j’avais déjà sauté de mon lit, j’ai fini par enfiler un truc et aller ouvrir la porte. En me passant une vague main dans les cheveux pour dire.

C’était la police.

Quatre agents, en uniforme et tout. Qui remplissaient le couloir. Et qui ont tous pivoté en même temps la tête dans ma direction quand j’ai ouvert, genre droïdes de Star Wars.

Je suis un bon citoyen. Je paye mes impôts [enfin faudrait vraiment que je le fasse], mon casier est immaculé comme les cîmes du K2, je n’ai jamais été arrêté ni rien du genre. J’ai même pas fait ma journée d’appel et de préparation à la Défense, c’est te dire.

Mon seul rapport avec des flics, à part une plainte pour cambriolage, est professionnel. J’ai notamment suivi des inspecteurs une journée. Dont je me souviens surtout l’avoir passée à me dire “c’est pas possible, ils causent comme dans les série parce que les scénaristes sont bons ou parce que c’est eux qui veulent faire comme à la télé?”Je suis pas anti-flics non plus. J’ai aperçu leur boulot, et c’est un sale boulot. Que j’aimerais pas faire. Donc autant qu’il y ait des gens pour.

N’empêche que j’ai gardé d’une jeunesse quelque peu aventureuse ce vieux réflexe, qui doit être celui de 90% des gens : avoir des flics qui tapent à ta porte, ben c’est plutôt flippant.

A peine je les avais aperçu, entassés dans mon petit couloir, que j’ai jeté un coup d’oeil rapide derrière moi, genre “merde, est-ce que j’ai planqué la coke”. Sauf qu’il y avait pas de coke, vu que j’en prends pas ["le métier se perd, coco, regrettait Hubert à la fin de sa vie"]. Il y avait bien un cadavre de bouteille de vodka en attente de container, mais c’eût pu être bien pire.

Une fois le premier vent de panique passé, j’ai réalisé qu’ils n’étaient plus devant ma porte,mais devant celle du voisin.

- “Bonjour”, j’ai tenté, un peu timidement.
- “Vous savez qui habite là ?” M’a rétorqué une blonde fliquette (elles sont souvent blondes, d’ailleurs. Ou c’est moi qui fais dans l’analogie gauchisante ?).

- “Euh, non”, j’ai répondu. (Je vis à Paris, chérie, tu croyais quoi ? Que c’était la fête des voisins tous les jours?) “Enfin, je crois que c’est un jeune couple qui vient de s’installer, mais je ne suis pas certain que ce soit à cette porte”.

Depuis quelques mois, mon immeuble est infesté de jeunes couples, pire que des blattes. Du coup, entre les teufs et les séances de jambes en l’air, mon plafond prend cher et mes murs aussi. Je suis pas aigri, juste envieux.

- “Et vous, vous n’avez rien entendu, dans la nuit ou ce matin ?”
- “Euh… C’est à dire que je suis rentré tard, mais après je me suis couché tard, et… non, rien”.

En même temps, j’avais suffisamment bu pour que me réveiller nécessite un truc genre dix-tonnes klaxonnant dans la cour, mais ça j’allais pas lui raconter, faut pas déconner.

Là, la fliquette s’est rapprochée. Elle avait l’air de trouver ça louche, mon histoire. Rentré tard, couché tard, ça sentait le pas très net. Mine de rien, elle a jeté un oeil derrière moi pour voir si je cachais pas un atelier clandestin de Chinois ou un corps dans mon salon.

Y en avait bien un, de cadavre, mais c’était la bouteille de vodka. Et la pièce était même à peu près rangée. J’ai failli lui dire qu’elle s’imaginait pas la chance qu’elle avait, mais je me suis abstenu.

La fliquette s’est plantée à environ 30 cm de mon visage. Soit elle voulait tester mon haleine [ce qui eut été une fort mauvaise idée], soit elle s’apprêtait à m’asséner du lourd.

Je m’attendais à un truc un peu classe, genre crime mystérieux, terroriste ou trafiquant de drogue enfin repéré après des mois d’enquête. Limite j’allais partir chercher mon calepin.

Sur un ton semi-confidentiel, elle m’a lâché : “Apparemment la porte aurait été fracturée”.

- “Ah”. C’est tout ? J’ai pensé, presque déçu.

Ses trois collègues étaient effectivement agglutinés au chevet de la lourde du voisin.

- “Bon, et bien merci monsieur”, a-t-elle conclu. Non sans un regard appuyé à mes cheveux, qui oscillaient entre David Bowie période 80’s glam et n’importe quoi. Et en me signifiant implicitement par son langage corporel qu’il serait grand temps que je retourne vaquer à mes occupations. Et que je prenne une douche et que j’aille travailler comme un honnête citoyen au lieu de glander, aussi.

Ce que j’ai fait, d’ailleurs.

En ne grillant pas un seul feu en vélib’, pour une fois.  Comme quoi, la police sait se montrer efficace et dissuasive.

[Edit à ce truc interminable : le voisin vient de frapper à son tour à ma porte pour me dire qu'ils avaient été cambriolés. En fait il vient de rentrer. Je lui ai dit que j'étais vaguement au courant]

Episode 193 |Par Sam | le 4 juin 2008 @ 23:49 | dans Quotidiennes
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Spéciale dédicace

[Nous étions en juin 2008. Sam, journaleux spécialisé entre autres dans la culture et les usages numériques, soit, en moins pompeux, en ouaibe, découvrait tout soudain Flickr, son logiciel d'upload, ses possiblités de retouches online, sa simplicité et sa rapidité. Et il en était tout ébaubi]

Faudrait voir à pas oublier que quand j’ai un jouet, il m’en faut peu pour m’amuser avec. Voici donc [parents, éloignez vos enfants de l'écran], ma main gauche. La seule, l’unique (enfin, j’en ai deux, hein. Mais je suis gaucher).

Oui, je sais, c’est obscène. La photographie, c’est la porte ouverte au Malin.

Une main gauche encore plus belle

Episode 186 |Par Sam | le 2 juin 2008 @ 0:58 | dans Geek Story
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Spring Break

Hey ! I’m back.

[En fait, ça fait quatre jours, mais bon]

Je t’ai manqué ? En même temps, c’était pour ton bien : depuis une semaine, t’étais mieux dehors que collé devant un écran à t’abîmer les yeux.

Me revoilà dans la place, quelques kilos en moins et quelques gramme de mélanine en plus, vive le Sud. Vive le printemps, aussi. C’est tellement bien, Paris par beau temps, que j’avais oublié. Faut dire que c’est pas comme si c’était tous les jours.

A Paris, au printemps, tu redécouvre que cette ville est peuplée. Très. Trop. Trouver une place en terrasse est aussi difficile qu’un F2 à moins de 700 euros par mois, et les Buttes-Chaumont ressemblent au Grau du Roi un quinze août.

Les même serviettes alignées, trois tous les deux mètres, les mêmes mètres carrés de peaux blafardes exposées, la même odeur de crème solaire, qui vient, couleur locale, flirter avec celle du gazon en pleine période de rut, les mêmes mamans attentives à la protection des fragiles complexions de leurs progénitures, les mêmes progénitures qui jouent et courent et braillent au soleil.

Et, planant au-dessus de tout ça, la même sensation adolescente de temps de plaisir volé au travail, au hasard d’un jour redevenu férié [merci qui, mâme Chabot, je vous le demande ? Merci, président].

Plus, pour ton serviteur, certaines bonnes surprises qui font que le printemps… c’est aussi le Printemps. Aussi appelé, chez certaines peuplades, “saison du sourire niais plein la face de lune”.

La vie est belle, sais-tu ? Je te le souhaite, en tous cas.

Episode 12 |Par Sam | le 12 mai 2008 @ 20:10 | dans Quotidiennes
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Interlude


Juste clique


Episode 22 |Par Sam | le 21 avr 2008 @ 18:02 | dans Messages à caractère informatif
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Long John Silver

J’ai une nouvelle copine. Si. Elle est sympa, mais elle a un nom un peu étrange : elle s’appelle Gibortho. Je crois que c’est roumain, quelque chose comme ça. Sinon, elle est vachement belle : blanche, avec de la mousse bleue. Et ses scratchs font un bruit réjouissant quand on les serre.

Gibortho est une jeune et sémillante orthèse, ce qu’on appelait avant une attelle. Elle et moi, on va rester ensemble jour et nuit pendant trois formidables semaines d’enchantement. Car je me suis bien fait une entorse, vois-tu. Une bien jolie, même, selon la madame docteur des urgences.

Au moins, j’aurai découvert ce que c’était en vrai, les urgences. Avant Gibortho, j’étais un genre de super-héros : j’avais été à l’hôpital en tout trois fois dans ma vie, dont une pour y travailler. Je me suis jamais rien cassé, j’ai jamais eu d’ennui de santé majeur, rien. Donc aucune raison de visiter le services des urgences, jusqu’ici.

Je t’en fais pas des tonnes : les urgences, c’est surtout long. Tu attends qu’on te regarde une première fois, puis tu vas attendre ailleurs qu’on t’inscrive, puis pour changer tu vas patienter en attendant qu’on t’appelle. Après, on te met dans un petit box sans fenêtre, et tu attends. Puis un médecin regarde, et te dit d’attendre pour la radio. Après on vient te chercher, tu attends en radiologie. Tu fais la radio, tu reviens avec les clichés et tu attends le diagnostic. Puis tu attends l’infirmière pour le joli bandage souvenir, et tu peux enfin partir.

Du coup, t’as le temps de regarder tes camarades de misère. Les clodos en plus ou moins sale état, la petite vieille perfusée de partout que son vieux suit à la trace en babillant des gentillesses aux infirmières, les jeunes skateux qui accompagnent leur pote skateux qui s’est fait mal au poignet en skatant, la maman inquiète pour sa fille migraineuse. Les arrivées de pompiers, de flics, de gars de la Croix-Rouge. Et une très jolie jeune fille avec un nom russe et un énorme bandage sanguinolent sur toute la tête. Et, au milieu de tout ce petit monde, des infirmières en vert qui glissent le long de couloirs interminables aux linos usés par d’innombrables passages de brancards.

Bref. En moins de trois heures, j’étais dehors. Et c’est là où j’ai fait une autre découverte : une cheville, en fait, ça sert tout le temps. Et t’as beau en avoir deux, quand il n’y en a qu’une qui fonctionne, ben tu paume pas mal en mobilité. Sans même te parler des escaliers, que c’est un bonheur.

Je me languis du métro demain matin, ça va être top.

Episode 29 |Par Sam | le 13 avr 2008 @ 17:29 | dans Quotidiennes
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Un peu de tendresse, bordel

Tu le sais, mon boulot consiste essentiellement à farfouiller les entrailles velues du web à la recherche de trucs et de machins.

C’est vrai que je ne t’en parle pas ici. Déjà parce que j’ai pas envie, et puis en plus parce que c’est souvent chiant.

Mais là, je ne peux pas ignorer ce lien.

Cet homme, simple et vrai, qui a souhaité faire passer un tel message d’amour, je ne peux pas t’en priver.

Clique donc ici et toi aussi, deviens amour et sensualité.

[Oui, je sais, maintenant ta libido est aussi morte qu'Ingrid Betancourt (pardon), ce pour trois mois minimum. Et tu m'en veux. Mais comprends-moi : j'ai des malheurs]

Episode 37 |Par Sam | le 4 avr 2008 @ 23:20 | dans Geek Story
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Mauvaise blague

[Je sais pas pourquoi j'ai écrit ce truc, mais bon, je te le laisse, c'est cadeau, ça me fait plaisir]

- “Chérie, je suis rentré”, je murmurais en arrivant dans mon terrier, au terme d’une longue journée. J’aime bien me faire des blagues, parfois. Surtout les vendredis soir. Surtout les vendredis soirs de printemps où il a fait beau.

Du moins c’est ce que j’ai constaté. De mon bureau, en me penchant bien en arrière, je peux parfois apercevoir un bout de ciel. Bleu, en l’occurence.

- “Ma journée? Oh, la routine, quoi. Rien d’exceptionnel. Ah, si. On a passé 15 bonnes minutes à pourrir le boss, avec les collègues. Avant qu’il nous envoie un mail en nous disant “j’entends tout”. Il était dans son bureau depuis le début, on l’avait pas vu. Tu crois qu’ils recrutent, en ce moment, dans l’armée?”

[Long silence]

- “Chérie ? Ah, oui, c’est vrai, t’existe pas, en fait. Bon, ben du coup, je vais me boire une bière, tiens”.

Ouais.

En fait, ça me fait moyennement rire, comme blague.

D’autant que je me suis toujours promis de me jeter sous un train le jour où j’ouvrirai ma porte en beuglant “chérie, je suis rentré”.

Episode 38 |Par Sam | le 4 avr 2008 @ 23:08 | dans Quotidiennes
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