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[Chiens écrasés]

TheSamProject,saison 5 /

Geekitude, sentiments et journalisme en mileu urbain

xxx porn (du célibat et de ses effets sur le seske. Ou pas)

Fiat Lux

[Oui, je bosse mon référencement. Et cherche pas le lien image/texte, y en a pas.]

Tiens, et si je te causais fesses, un peu ? Après tout, c’est l’été joli, il fait beau [si, si, il paraîtrait qu'ailleurs qu'à Paris, dans ce no man's land appelé "Province" qui va jusqu'à la mer, il ferait beau] et c’est typiquement un sujet été, non ?

Donc, pour reprendre une maxime qui m’est chère, même si, pour une fois, elle n’est pas d’Hubert, “du cul du cul du cul”.

Je te sens fébrile, là. Voire impatient. Alors déjà tu vas laisser tes deux mains bien en vue sur ton clavier. Et puis ensuite tu vas te calmer. Parce que je vais pas non plus te faire du récit érotique, hein.

[Lascivement allongée au bord de la piscine, Priscilla sentait une chaleur moite monter de son bas-ventre, sous le mini-bikini, alors qu'elle regardait le torse luisant de sueur de John, le beau jardinier scandinave, qui passait la tondeuse dans le jardin]

Ben non. Sérieux et objectivité, toujours.

En fait, ce long propos liminaire pour te dire qu’en ce moment, je fais un constat : la couplitude est bonne pour le cul [pour le seske, je veux dire. Pour le fessier, hélas, c'est souvent pas terrible, rapport aux petits plats tout ça]. Le célibat, moins [par contre ça fait maigrir].

Je m’explique : célibataire, c’est sympa, tu fais des rencontres d’un soir, tu conquiers (ou pas), tu séduis (ou pas). La nouveauté, la découverte, sont pour toi. Toutes ces femmes [ou ces hommes, ou ces pingouins, tu fais comme tu sens moi je m'en fous] à envoûter, c’est merveilleux.

Certes.

Sauf que c’est pas tous les jours déjà. Enfin pas pour moi, hélas. Mais plutôt tous les mois [et encore... oui, bon ben on fait ce qu'on peut, hein]. Et qu’ensuite, ben c’est souvent pas pour longtemps. Hélas aussi.

Célibataire, tu fais essentiellement dans le premier soir. Merveilleux premier soir. Merveilleux premier bisou, merveilleuses premières caresses, coeur qui bat dans l’escalier, pelotage sur le canapé, etc.

Oui, mais. Mais souvent, lorsque ce moment arrive, il est tard. Parce qu’avant, tu as été boire un verre avec le/la conquête putative. Puis deux verres. Puis encore un ou deux autres pour te donner le courage de te jeter sur l’objet de ton désir. Et que donc non seulement tu es fatigué, mais en plus tu as bu.

Et l’alcool n’est pas ce qu’on fait de mieux en matière d’aphrodisiaque. Surtout chez l’homme, dont le Bambou de Jade a tendance à ne pas demeurer longtemps de Jade. Bref.

Le fait est que le premier soir, faut pas déconner, c’est rarement au top. En plus, tu ne connais quand même pas bien cette personne avec qui tu te retrouves à poil dans un lit, finalement.  Donc tu y vas en douceur. Tu explore, tu cherche à savoir ce qui plaît ou pas, tout ça.

Tenter le Torchon Clermontois ou la Brouette de Melun avec un(e) partenaire dont tu ne sais pas orthographier le nom de famille, c’est réservé à une élite de chopeurs désinhibés. Donc tu en restes la plupart du temps à un bon vieux missionnaire de bon aloi, voire une ou deux variantes, mais sans plus.

Ce qui s’avère souvent un peu décevant, finalement.

A mon avis (humble, évidemment), donc, le bon seske demande de la pratique, de l’assiduité et de la régularité. Avec le/la même partenaire, du coup. Parce qu’il faut pas déconner, tu commences à t’amuser au bout de la 2e nuit et à vraiment rigoler au premier dimanche passé sous la couette. Avant d’atteindre les vrais sommets au bout de quelques semaines ou quelques mois.

Conclusion : le célibat, c’est sympa, mais niveau seske, c’est pas top.

Surtout quand tu fais dans l’abstinence comme ton serviteur en ce moment, mais ça c’est une autre affaire.

Et sur ce, je ne résiste pas, après ce billet qui a normalement dû te laisser tout moite comme Priscilla, à te proposer cette petite balade raffinée qui résume un peu le tout.

Chiensecrases, c’est le blog du bon goût.



Episode 214 |Par Sam | le 14 juil 2008 @ 17:38 | dans Pensées parasites, Transports amoureux
10 commentaires »

Célibattu

Snif. Snif. Tu sens pas ?

Tu sens pas que ça mouque un peu le rance, ici ? Le renfermé ? Le poussiéreux, le pas très propre ? Le vieux célibataire aigri à l’haleine bilieuse ?

Moi, si.

C’est pour ça que je nous évite à tous les deux de nouveaux soliloques sur le pauvre Sam qu’il a des malheurs, que les filles elles sont méchantes avec lui, que c’est pas facile, tout ça.

C’est pas l’envie qui m’en manque, tu noteras. Mais on va essayer de faire dans le constructif, pour changer.

Allez, je te sens déçu, alors je te résume vite fait : Sam en avoir marre faire victime. Alors Sam réfléchir dans sa tête. Et Sam se dire : faut arrêter de postuler que tu attends que la femme de ta vie te tombe dans les bras au coin de la rue pour t’extirper les doigts du fondement et faire quelque chose de ton existence, sinon on va jamais y arriver.

Réflexion profonde, s’il en est [abstiens-toi d'allusions rectales, je te prie].

["Allusions rectales", ça va encore me faire des requêtes google étrange, je sens].

Aussitôt concrétisée par un vieux ménage des familles. Ca renifle un peu moins le célibattu, du coup, dans mon F1. Et ça commence à cailler sec, à force de fenêtres ouvertes, aussi [fais-moi penser à dauber un peu sur ce putain de climat parisien et à ses amplitudes thermiques de 10°C en moins dans ta face, à l'occasion, veux-tu bien ?].

Une amie m’a écrit ça, tout à l’heure : “c’est fou parce qu’avec les claques que t’as pris, ca t’a pas calmé du romantisme”. [Je lui rappelle d'ailleurs qu'elle a aussi promis de me "filer des tuyaux pour décomplexer les relations", ce qui peut se ramener à "allons draguer dans les bars ce weekend", et que je suis pour]

Ouais.

C’est fou.

[J'adore quand je réussis à faire un tiers de didascalies dans une note]

Episode 6 |Par Sam | le 20 mai 2008 @ 21:25 | dans Pensées parasites
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Matérialisme dialectique

Bon. Là, il est temps d’agir.

J’ai plus de sucre, plus de liquide vaisselle, plus de dentifrice, plus de gel douche. Par contre, j’ai de quoi remplir un conteneur avec les cadavres de bouteilles diverses et variées qui squattent ma cuisine. Sans parler des fringues qui sèchent partout, qu’on croirait l’arrière-salle d’un pressing. Ni des journaux et magazines qui s’accumulent en petits tas à droite et à gauche.

J’ai aussi une bonne demi-journée de paperasses qui m’attend. Et il faut que je me décide à aller m’acheter quelques chemises et une paire de pompes, sinon la sécurité va finir par m’empêcher de rentrer dans l’immeuble où je bosse.

Quoi d’autre ? Ah oui, il faudrait aussi que j’aille me faire couper les cheveux, parce que le look Beatles 1962, ça va un moment, mais pas plus.

Et puis que je passe tout l’appart au kärcher, aussi. Ou alors je fous directement le feu, je gagnerai certainement du temps.

Bref, le weekend s’annonce grandiose.

Ceci dit, je suis hyper fier de moi : ce matin, j’ai recousu un bouton. Tout seul comme un grand. C’est pas la classe, ça ?

Le célibat est une aventure humaine au quotidien, moi je dis.

Episode 40 |Par Sam | le 3 avr 2008 @ 12:50 | dans Quotidiennes
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Gris plombé

ciel_gris[Sérial posteur, un peu.  Mais c'est repos, aujourd'hui.]

Mon deux pièces sent bon. La vaisselle est faite, les plaques sont propres, y a plus l’ombre d’une miette par terre. Les bouquins qui traînaient partout sont alignés sur les étagères.

Les cadavres de bouteille sont partis à la poubelle. Celle à verre, avec le trou dans le couvercle, qui te fais honte à chaque fois que tu y balance une cannette, provoquant une déflagration dans toute la cour intérieure.

La salle de bains brille, y a plus un poil pour venir contraster le blanc éclatant de la baignoire. Les fringues, lavées, sont gentiment empilées sur le séchoir. Mon frigo est plein de légumes.

J’ai envoyé la thune que je devais à mon ex. Coupant l’un des derniers liens entre nous, au prix d’un gros trous dans mon compte en banque. Qui devrait normalement en boucher un autre dans ma poitrine. J’ai même prévenu la CAF qu’elle n’habitait plus ici, et qu’ils pouvaient arrêter de me filer des sous pour les donner à d’autres, qui en ont plus besoin que moi.

J’ai commandé le cadeau d’anniversaire de ma soeurette, un Holga 120 GFN.

En attendant que ma deuxième lessive sèche, j’ai été me balader. Alors que j’exècre ce temps gris plombé dans cette ville gris plombée, surtout en janvier, surtout avec ce froid humide et même pas franc, surtout avec cette brume qui ternit la vue du parc de Belleville, en principe la plus belle de Paris.

[...]

Ca y est, me voilà devenu un genre de prototype de célibataire idéal. Me manque plus qu’un pul à col roulé et un labrador pour l’emmener courir aux Buttes-Chaumont.

D’ailleurs, devine ce que je bois, là ? Non, pas  un café. Ni une vodka. Ni de la bière. Ni un verre de bordeaux.

Du thé. [oui, je sais, moi aussi ça me défrise].Du earl grey, même.

[Avant que tu demandes, non, je ne suis pas en train d'écouter Vincent Delerm. Ca va bien, maintenant]

En gravant des DVD pour la copine chez qui je vais dîner ce soir, qui a besoin d’occuper ses nuits.

Car oui, je dîne. En société. Entre amis.

Et ça va être sympa, en plus. A tous les coups.

Des fois, je me sens vieux.

Episode 104 |Par Sam | le 29 jan 2008 @ 19:13 | dans Messages à caractère informatif
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Regarder ensemble dans la même direction

img_Couple4[Eh oui, c'est ça aussi, le célibat 2.0. Quand le mâle rentre bredouille de soirée, il te le raconte en direct sur son blog.]

[Tiens, c'est samedi, je te mets de la musique un peu tendance.]

J’ai tendance, et ça va en s’amplifiant, à ne plus pouvoir encadrer les couples épanouis. Ca m’énerve, un truc de fou.

Le problème, c’est que l’âge traçant son sillon inexorable, saloperie, ben dans mon entourage, j’ai un peu que ça, ou presque. [le "presque", c'est mon pote Djay le no-life total, scotché sur World of Warcraft, qui de toute façon n'a jamais eu ni la maturité, ni l'envie de se macquer un tant soit peu]

Prends ce week-end, par exemple. Hier soir, j’ai passé la soirée chez mon cousin et sa copine, que j’adore tous les deux. Ils sont jeunes, plus que moi, et tout heureux d’apprendre à vivre ensemble, que s’en est tout mignon kawaï. Du coup je me suis mis une race, comme on dit chez les marins-pêcheurs de Boulogne-sur-mer. A en rater totalement la copine célibataire venue en fin de soirée, tant j’avais du mal à aligner trois pensées cohérentes.

Syndrome du vendredi soir, spirale de la loose, ce que tu voudras. Et mal de crâne king size le lendemain. Putain de sillon.

Ce soir, c’était soirée chez un couple d’amis un peu plus âgés que moi, genre trentaine débutante [vingtaine finissante, comme votre serviteur, ce qui est d'autant plus cruel. Merci, lectrice]. Adorables, aussi, dans un autre style. Soirée couples, évidemment. Tous sauf moi, ou presque.

C’est infernal, ces couples épanouis. Indécent, presque. Leurs appartements meublés, avec goût, évidemment, qui respirent l’harmonie des petits bonheurs partagés à deux, leurs photos affichées qui puent l’histoire commune, leurs petites anecdotes d’un quotidien forcément tendre et riche, en tous cas plus que ton café-clope-toux-caca du matin devant Netvibes, avec France Info en guise de compagnie sonore.Pour le célibataire non épanoui lambda, c’est l’équivalent d’une vitrine d’éclairs au chocolat quand tu es au régime. Tu en chopes des montées de jalousie, à en rêver qu’ils s’engueulent.

Le pire, c’est que c’était super sympa, comme soirée [de retrouvailles, entre autres, hein lectrice ;) ?] . Notamment parce que du fait de la veille, je n’ai pas abusé outre mesure. Et quitter une soirée dans un état autre que totalement dévasté, c’est finalement tout aussi agréable, en fait. Oui, je sais, je vieillis.

J’exagère un tantinet : il y avait deux filles seules. Mignonnes, en plus. Mais tu sais maintenant que je suis de ces héros dont on fait des légendes. Et donc ça n’a pas raté : j’ai dragué [enfin... discuté avec serait plus proche de réalité] la macquée des deux. En pensant la première casée avec l’un des mecs présents. Erreur, double. Et rentrage tout seul, classique.

Et bloguage du tout, évidemment.

Avec un bonus : j’ai reçu mon premier mail de Meetic girl. Elle a 26 ans, elle trouve mon annonce rigolote, elle voudrait qu’on se cause sur MSN.

Seul souci : en fait, elle ne me plaît pas. Du tout.

J’ai l’impression qu’un destin faceur s’acharne à me signifier que je ne suis pas fait pour la rencontre virtuelle.

Mais positivons : je passe d’un coma amoureux de niveau 4 à un embryon de début de ce qui pourrait ressembler à une vague activité sentimentale.

C’est toujours ça de pris.

Episode 119 |Par Sam | le 20 jan 2008 @ 4:20 | dans Journal d'une rupture
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Princesses (J’ai testé pour vous : Meetic, épisode III)

disney_princesses

Suite et fin des aventures de Sam au pays où les règles du jeu ont changé. Je vais, cette fois, vous entretenir de la Meetic-girl, en tentant le hardi parallèle entre son comportement moyen et celui qu’on observait chez les aristocrates russes d’avant 1917.

C’est donc un petit 6.

6. Le monde merveilleux des meetic-girls

Un chiffre éclaire tout ce qui va suivre : même si Meetic© annonce fiérement être à parité, le ratio, en vrai,  est facilement de 60/40 en faveur des poilus, voire d’une femme pour deux hommes dans certaines classes d’âge. Du coup, être une femme sur Meetic© est bon pour l’égo : à peine votre fiche créée, vous êtes assaillie de visites et de “flash” (l’équivalent du poke facebook, un genre de petit “coucou” pour dire qu’on vous aime bien).

Si je prends, au hasard dans les derniers inscrits, la fiche d’une
jeune fille plutôt mignonne de 26 ans au décicieux pseudo de hello_world_a_409, elle en
est à 1.304 visites et 381 flashs. Et elle s’est inscrite dans la journée !

Pour un mec, c’est pas tout à fait la même.

Je n’ai pas la prétention d’être Brad Pitt, mais ça va quand même pas trop mal pour moi, merci de demander [Disons que sur une échelle allant de Brice Hortefeux à Johnny Depp, je me situerait généralement, de ce qu'on m'a dit au fil des ans, au niveau du qualificatif "plutôt mignon". Enfin, ça dépend des jours, des filles qui le disent, de leur goût et de leur éventuel intérêt (financier, amical, voire sexuel, encore que là, je ne sais plus trop) à le dire. Ceci était un message à destination de mon égo éprouvé]. En plus, j’ai forcément mis la photo la plus classieuse que j’avais en stock. Et bien j’en suis à un total faramineux de 18 visites et 1 flash  en quatre jours.

Tu vois les documentaires du National Geographic sur la savane africaine ? En gros, être un Meetic-boy, c’est se lancer dans un struggle for life qui n’est pas sans rappeler la période de sécheresse autour du lac de brousse. Et du coup, c’est vrai, les règles du jeu ont changé : la meetic-girl, telle la femelle gnou moyenne, n’a pas tellement besoin de faire autre chose que mettre sa fiche et attendre l’afflux de propositions de jeunes meetic-boys aux abois. Ensuite, il suffit juste de sélectionner le plus apte…

Adam Smith serait heureux en voyant Meetic© : la courbe offre-demande joue à plein. Et la meetic-girl peut donc se permettre de faire monter les enchères. Petit florilèges de ce qu’on trouve sur leurs annonces :

  • Si vous n avez rien d’un prince charmant,merci de passer a la suivante.”
  • Si vous êtes pas trop prise de tête, pas trop coincé, pas trop
    “intello”, pas trop “neuneu” (même pas du tout neuneu en fait), pas
    trop moche et avec pas mal d’humour, y’a moyen qu’on s’entende bien.”
  • Je cherche un homme poilu, vrai, nature, spontané, pas maigre, pas
    métrosexuel, pas les cheveux longs, pas d’appartenance à un style
    extrème (gothiques, punk, …).”

Je précise que j’ai chopé ces extraits sur des profils de filles “normales” (voire pas terribles), pas de mannequins millionnaires… Des filles sur qui tu ne te retournerais pas forcément dans la rue (ou que tu ne haïrais pas furtivement, ô lectrice, je ne m’adresse pas assez à toi, je sais), mais que l’inflation de visites rend peut-être un peu trop… Quoi ? Je cherche mes mots. Sélectives ?

7. Etre un excellent produit

Tu l’auras donc compris,  il vaut mieux être  bien sous tous rapports pour songer à envisager la phase suivante. Mais c’est quoi, bien sous tous rapports ? Ca, seule la meetic-girl le sait. Elle reçoit une bonne trentaine de contacts par jour, ensuite elle trie suivant une alchimie mystérieuse. C’est la partie “sentiments” du truc, qui ressemble un peu à du tri de CV par un DRH. Mais bon.

Toi, meetic-boy lambda, ton boulot c’est de cibler ta lovestory. Tu peux choisir la fille que tu veux, comme tu veux, préciser si tu veux des cheveux courts ou longs, la couleur de ses yeux, son âge, son métier. Comme quand tu cherches du boulot, en fait. Tu postules dans ce qui te plaît le plus.

Après, faut être embauché. Et il y a beaucoup d’appelés pour peu d’élus. Tu passes donc plusieurs entretiens de sélection : mail, puis chat, puis “date”…. Avec, à la clé, peut-être, quelque chose.

Pour ma part, je n’ai pas encore passé le cap du mail de candidature [comment ça, tu t'en doutais ?].  Un peu effaré par ce que je découvrais au fil des jours, j’avoue. Un peu trop habitué aussi à me laisser gentiment draguer, ce qui m’est plus souvent arrivé que l’inverse.

Faudra pourtant bien que je m’y lance. Que je flashe. Que je tente les mails originaux, drôles, charmants et tendres. Que je sorte la tenue classe pour un afterwork dans un bar fashion choisi avec soin.

Le pire, c’est qu’en écrivant ça, je me dis que je ne suis pas un si mauvais produit. J’ai un job qui tape un peu la classe en général, je suis doté d’un humour certes souvent pauvre, mais assez constant, je sais écrire à peu près correctement (vu qu’on me paye mal pour ça, ce serait dommage) et je pratique assez couramment l’art de la conversation avec des tas de gens que je ne connais pas, ce pourquoi on me rémunère mal également.

Mais voilà : pas moyen. Ca me déprime, en fait, ce listing de photos minuscules et d’annonces plus ou moins explicites comme seul horizon sentimental. Ca me rend claustro, ces petites cases à cocher ou pas. Ca m’énerve d’avance, d’être son 35e mail de la journée, de le savoir et de devoir rédiger en fonction, comme lorsque j’envoyais des lettres de motiv pour un stage. Quand je séduis, j’aime pas avoir l’impression d’être au boulot.

Ce qui est, tu en conviendras, très con, vu ce que ça coûte, cette histoire.

Episode 123 |Par Sam | le 16 jan 2008 @ 23:45 | dans J'ai testé pour vous
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G33k cherche g33kette (J’ai testé pour vous : Meetic, épisode II)

petite_annonce[Finalement, le Cazalet-Faugères (cf post
précédent) est un peu rapeux. La prochaine fois, je mettrais un peu
plus de pognon dans mes tentatives de classitude]


4. J.H. 28a. ch. J.F. 25-35a pr renc. amic. et + si aff.

Sur l’ensemble, c’est l’annonce qui m’a vraiment le plus occupé. Pense un peu, pour un pauvre con de graphomane comme moi, qui gagne sa vie entre autre grâce à sa plume (qu’il plonge dans la plaie, comme disait Hubert Beuve-Méry ou Jean-Marc Morandini, je sais plus), la chance de partir favori!

Mais voilà : il faut d’abord faire une étude de marché. Dans l’enthousiasme des premières heures, j’avais oublié. Je m’étais contenté d’un truc un peu stylé, genre “Same player, shoot again. Aux jeux de l’amour et du hasard, j’ai perdu mais je relance. Vous voulez jouer ?”

[Oui, je sais, c'est pas non plus du Céline, je fais ce que je peux]

Mais après, je me suis dit : c’est quand même très elliptique. Alors j’ai complété par deux paras plus “romantique transi”. J’ai plus le texte, mais c’était à base de trucs du genre “On dit qu’aimer, c’est croire. Je voudrais juste y croire encore”.

[Pitoyable, hein ?]

Si vous avez suivi le post précédent, vous savez qu’il faut compter un ou trois jours entre chaque version, le temps qu’une équipe de psychosociologues surpayés de chez Meetic© se penche sur votre annonce pour déterminer si elle est digne d’apparaître sur le site.

Le lendemain, je me suis dit : merde, la vraie question, c’est : si j’étais une Meetic-girl moyenne et que je lisais ça, comment je réagirais ?La réponse était limpide : j’éloignerais aussitôt le curseur de ma souris avec une moue dégoûtée, un peu comme lorsqu’on plonge sa main dans un vieux sac de farine plein d’insectes. Du coup, j’ai encore changé. Pour faire dans le descriptif, genre “j’aime/j’aime pas”, le tout saupoudré d’un peu de second degré.

Enfin, second degré…. J’ai terminé comme ça : “En revanche, si, toi aussi, tu te demandes un peu comment tu t’es retrouvée avec une vignette de 50 pixels, une liste de chiffres et un texte de 3 paragraphes pour te résumer toute entière, je serais ravi qu’on en parle, atour d’un mail ou même d’un verre… Pour le reste, on verra bien.”

Et là, je me dis : OK, en gros, tu dis à la meetic-girl : “si toi aussi
tu es une pauvre conne célibataire qui tente ta chance en ligne faute
de mieux, tu peux t’inscrire à mon club des loosers, c’est pas cher”.

5. Les annonces auxquelles vous avez échappé

En même temps, c’est honnête… Et puis toujours mieux qu’une vieille métaphore filée sur le thème “Plumitif parisien cherche un sujet de prédilection pour une enquête-vérité, approfondie si affinités”.

[Une autre, une autre]

On peut aussi faire dans le perdu d’avance : “Geek parisien, passionné par le web social, les jeux vidéos, les soirées bien alcoolisées à discuter politique et le vélib’, cherche geekette mignonne, de préférence blogueuse et/ou diplômée de Sciences-Po, dotée d’un solide sens de l’humour, d’une bonne culture générale et d’une âme d’infirmière de guerre, pour sauvetage sexuel et sentimental”.

[Une dernière pour la route ?]

Variante : “Romantique transi, passant ma vie à mon travail et le reste du temps sur Internet, je sors d’une histoire d’amour difficile qui s’est soldée par l’abandon soudain du domicile conjugual par mon ex, partie couler des jours heureux dans les bras d’un quinquagénaire riche à crever. Je cherche une fille mignonne, sympa, pour partager mes nuits, mes jours de repos, mes souvenirs de couple, et la chasser de ma tête”.

[Mais quel rigolo je fais, tu ne trouves pas ? Non, pardon, reste, c'est bientôt fini]

Mouais. Ou alors je mets carrément un truc genre “Pitié, ne cliquez pas sur moi” ?

En tous cas, Meetic©, ça occupe. Et puis ça motive pour trouver IRL, comme on dit chez les geeks : “In Real Life”.

J’adore les geeks. Quand ils jouent à un jeu en réseau et qu’ils font une pause pipi, ils disent “afk bio”. Afk pour “away from keyboard” et bio pour “besoin biologique”.

Tiens, je pourrais aussi mettre ça dans mon annonce. “G33k cherche g33kette o_0 pour ;-) bio”.

Après tout, perdu pour perdu…

Episode 124 |Par Sam | le 16 jan 2008 @ 22:30 | dans J'ai testé pour vous
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Les Assedic de l’amour (J’ai testé pour vous : Meetic,épisode I)

Meetic2 [J'avais omis de t'en informer, mais sache que j'aime à accompagner la lente et régulière régurgitation d'états d'âme que j'opère ici d'un bon verre de vin. Car oui, désormais, je bois du vin, qui fait classe, et plus de la bière de plouc qui fait gonfler le bide. Ce billet sera donc sponsorisé par les vins de Mâcon, plus précisément un Domaine du Cazalet - Faugères 2004  à 3,83 €, prix conseillé chez ton Franprix. Car je ne lésine pas sur les moyens, tu le sais]

Tu as chaud ? Tu es bien ?

Alors ne lâche pas ton fauteuil, car ce soir, je vais t’entretenir de Meetic©, que les règles du jeu elles ont changé, attention.

1. Qu’est-ce que j’allais donc faire dans cette galère (introduction)

Meetic©, sache-le, c’est une petite société de près de 80 millions d’euros de chiffre d’affaires, qui affiche une croissance 2007 de 41%. Si jamais tu boursicote, je ne saurai trop te conseiller d’en mettre tout plein dans ton portefeuille. La boîte de Marc Simoncini, qui gère aussi - entre autres - Parship ou Ulteem, déclinaisons de Meetic© ciblant les séniors et les 18-25, annonce un portefeuille de 572.000  abonnés au total en Europe. Ce qui en fait, de la misère sentimentale, mais passons.

[je prends les chiffres ici, au fait. Et le ton du communiqué te donne une idée du romantisme de l'ensemble. Surtout la fin, lorsque Meetic t'explique qu'il "concentre ses efforts sur le suivi et l'optimisation de
chacun de ces paramètres, afin d'améliorer encore la valeur finale
générée par nos abonnés".]

Il faut dire que Meetic© a fait un pari gagnant en lançant une nouvelle formule l’an dernier. Avec une nouveauté majeure : Avant, c’était “vous allez aimer” et c’était gratuit pour les filles. Mais désormais, changement d’ambiance : “les règles du jeu ont changé”, et ces dames passent à la caisse comme tout le monde.

Et ce n’est pas donné : de 16€ à 20€ par mois suivant le “Meetic-Pass” que tu choisis (de 1 mois à un an) avec une option “premium” encore plus chère, qui ne sert qu’à une chose : que les gens possédant une fiche, mais pas d’abonnement, puissent quand même te contacter. Là, c’est vraiment surfer sur la misère sentimentale. Maisça rapporte, coco.

Pour revenir à mon petit cas personnel, j’ai déjà évoqué les motifs qui m’ont poussé à me jeter là-dedans:  Déjà, il semble qu’à Paris, les jeunes filles célibataires entre 25 et 35 ans, ça n’existe pas. Ou alors on les cache, elles ne sortent que dans des clubs très select, elles ne sont jamais là es weekends, je ne sais pas.

Toujours est-il que lorsqu’on exerce, comme moi, une profession qui n’a pas d’horaires une mission sacrée d’information à laquelle on se dévoue corps et âme, et qu’on tourne à deux soirées (j’entends par soirée un moment où tu rencontres des gens que tu ne connaissais pas auparavant) par mois, et qu’on y rencontre que des femmes archimacquée, ben c’est vite lourd.

Quant à la drague en bar ou en boîte, d’une part on ne peut plus y fumer, ensuite ça me gonfle.

Et puis Meetic est un bon produit : lorsque tu évoque le sujet en société, tout le monde te sort un exemple de couple qui s’est rencontré là-dessus et qui file un parfait bonheur…

Bref, un samedi soir, au boulot, j’ai craqué, entré mon numéro de carte bleue dans le truc, rempli ma fiche et autres, et c”était parti.

2. Bienvenue sur Meetic©

Enfin, c’était parti…

Meetic, niveau ambiance, au début, ça rappelle plus la CAF que le bar sympa où tu vas de temps à autres. Avant d’aller taquiner la Meetic-girl, il faut remplir de la paperasse. Plein. Et ça fait très bizarre. Tu dois te définir toi-même en chiffres (poids, taille, salaire…), et en cochant des petites cases.  C’est quoi le plus attirant chez toi ? (les yeux, la bouche, la nuque, les fesses…) C’est quoi ta profession ? Tu es plutôt romantique, assez romantique, ou pas romantique ?

Bref, un grand moment de solitude qui rappelle un peu l’inscription aux Assedic. C’est un peu ça, Meetic, d’ailleurs : les Assedic de l’amour.

Reste à trouver une bafouille à écrire pour attirer de la donzelle. Bon courage. J’ai dû m’y reprendre à trois fois, avec l’étrange impression de rédiger une lettre de motivation. Car il vaut mieux être drôle, mystérieux, sexy… Bref, sortir du lot, si tu veux te distinguer du célibataire aux abois tout venant.  [Si tu veux un florilège d'annonces, tu peux aller voir là. ]

Sur Meetic, tout est modéré. Il s’écoule donc un bon bout de temps
entre le moment où tu mets ta photo et ton annonce en ligne et celui où
elles apparaissent - mieux vaut donc ne pas faire une faute en écrivant
son annonce, car elle restera en ligne deux jours minimum.

Je te passe également la galère du pseudo. Il faut faire à la fois sympa, pas déjà pris, et éviter qu’on puisse te tracer par une simple recherche Google (donc, non, je n’ai pas tenté “TheSamProject”. J’ai pris Ilovetuning_psg_75. Non, c’est pas vrai). Histoire de rendre les choses plus excitantes, tu n’as le droit de changer qu’une seule fois.

Bref. Une fois que tu as fini de cocher tes cases et de taquiner la muse, tu peux passer aux choses sérieuses : la recherche.

3. L’hypermarché de la romance

Je vais faire appel à ton imagination : tu visualises les rayons d’un hypermarché  (je ne parle pas du Franprix d’en bas de chez toi, hein. Plutôt du big Carrefour ou Géant Casino où vont tes parents. Celui où il y a plus de 30 mètres linéaires de PQ exposés) ? Et bien Meetic, c’est exactement ça.

En fait, tu rentre des critères. Plein de critères. Quasiment ce que tu veux. Par exemple, je peux te dire qu’il y ce soir  40 “Meetic-girls”  journalistes entre 25 et 30 ans, vivant à Paris, seules ou en colocation, sans enfants, fumeuses ou non dérangées par la fumée, qui possèdent une annonce avec photo, et qui se sont connectées depuis moins d’une semaine.

Tu veux une fille de 28 ans, brune, aux cheveux courts, qui a fait plus de trois ans d’études, et qui vit à Paris ? Pas de souci, Meetic© en a 25 en rayon.

Et quand je dis que tu peux tout préciser… Est-elle blonde ? Brune ? Romantique ? Quelles activités sportives ? Quels hobbyes ? Combien d’enfants veut-elle ?  A-t-elle un chien ? Un chat ? Des enfants ? Des heures de rire. Ou pas.

Personnellement, ça me glace d’envisager une histoire à la carte, même si j’ai beaucoup joué avec les recherches. Mais une rencontre, c’est quand même censé être une découverte. Si tu ne sors qu’avec quelqu’un qui fait le même métier, a les mêmes goûts, les mêmes sorties et les mêmes envies que toi, tu vas pas t’enrichir des masses dans ta vie…

Suite dans un autre post, là ça commence à faire un peu long, non ?

Episode 125 |Par Sam | le 16 jan 2008 @ 21:12 | dans J'ai testé pour vous
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Dayoff

[Non, je n'ai pas posté hier soir. Pour tout t'avouer, hier soir je me suis effondré sur mon lit où j'ai dormi une bonne douzaine d'heures comme un bébé. Car aujourd'hui, c'est fête : j'ai congé]

Bientôt 15 heures.

Meetic (viens, petit googlebot, viens), ça me déprime. Je vais pas tarder à t’en parler plus longuement, d’ailleurs.

Faudrait que je me bouge, que je m’habille, que je douche, que je ménage, que je banque, que je CAF. Au pire, j’ai un peu 12 bouquins à lire, dont 2 pour le travail. Au pire du pire, il faudrait au moins que j’aille acheter le Canard.

Je vais me refaire un expresso de bourgeois, déjà. Après, j’avise.

C’est terrible, enfin je sais pas si ça te le fait, mais moi, dès que j’ai un jour de congé, comme ça, je me transforme immanquablement en invertébré doté d’une volonté de moule en fin de vie, tout juste capable de me traîner jusqu’à ma cuisine, et encore, lentement.

Mais bon, c’est à ça que servent les jours de congé, non ?

[Là, tu notes qu'être invertébré ne booste pas la créativité littéraire]

Bon, j’arrête les frais. Une autre note tout à l’heure, peut-être. Si tu es sage.

Episode 126 |Par Sam | le 16 jan 2008 @ 15:55 | dans Messages à caractère informatif
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A moi les meetic girls

meetic[C'est ironique, hein... enfin, pour l'instant]

J’ai craqué. Je te l’annonce tout de suite, que tu ne sois pas trop choqué après.

Hier soir, tard, alors que je m’emmerdais ferme au boulot (oui, je bosse le samedi soir, parfois. C’est ma mission sacrée qui veut ça : il faut bien qu’un héros anonyme se dévoue pour informer les français que Lyon a battu Toulouse 3-2 ), j’ai cédé.

Cet hiver interminable peut-être, les volutes alcooliques de la soirée de la veille sans doute. Toujours est-il que ça y est : me voilà sur Meetic.

Tu te marres,  hein ? Moi ça me fait moyen rire. Un coup de langueur, un gros chèque des impôts qui me permets de ne pas trop tiquer au prix scandaleux de l’inscription, et me voilà en train de renier mes principes les plus sacrés.

‘Tain, l’égo en prend un coup, tu sais. Mais bon : c’est ça ou attendre une improbable rencontre au cours d’une improbable soirée où par exceptionnel il n’y aurait pas que des filles macquées.

Prends vendredi soir, par exemple : Je suis sorti, je te l’avais dit. Chez des potes. Là, une fille. Plutôt sympa. Plutôt souriante. Je me lance, il faut bien. On discute. Tout cela ne se passe pas trop mal. Je pousse un peu. Et elle finit par lâcher, au détour d’une phrase, l’inéluctable et désormais classique petite allusion à son mec qui va bien.

Et voilà comment on transforme une soirée sympathique en comédie sentimentale mièvre. Du coup, j’ai bu.

Et du coup, Meetic. J’en reviens pas moi-même. Me voilà en rayon au supermarché des rencontres. On va voir si je suis un bon produit.

Quand tu auras fini de te gausser comme une baleine, je te raconterai.

Edit : j’avais oublié. Une bonne vieille chanson de midinette, histoire que tu te marres pas pour rien :

Episode 131 |Par Sam | le 13 jan 2008 @ 11:20 | dans Geek Story
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