Partir, est-ce revivre un peu, ou pas ?
Et la vie est (toujours) belle.
Comme cette soirée parisienne dont je rentre trop tard.
Projets qui avancent grave, work in progress, enthousiasmes un poil trop alcoolisés, à base de potes, de terrasses et de bières, mais tant pis ou même tant mieux.
C’est la fête à ma pomme en ce moment. Que j’en reviens pas. Que ce soit si simple, que ça s’enchaîne si bien, que ça avance si vite.
En même temps, ça reste pour l’essentiel du domaine du pari.
Je tente, j’essaye, je teste, j’ose. Je fais dans le prospectif, dans l’initiative. Et il est tout à fait envisageable qu’on en revienne aux vieilles notes dépressives d’ici pas longtemps. C’est ce que je me dis pour me blinder d’avance, en tous cas.
[Et puis j'ai l'impression que mes tristesses suscitent plus de commentaires de ta part que mes dégoisages de bien-être. Pas de souci, hein, tu fais bien comme tu veux.]
Moi, je m’éclate. Au point d’en avoir envie de lâcher mes béquilles. Psychiques, s’entend : clopes, alcool, ce genre de choses pas bien saines et pas bien nettes dont j’épice un peu trop mon quotidien depuis un peu trop longtemps.
J’ai 20 jours de vacances à prendre fin juillet-début août. Calés en fonction de mes camarades geeks, dont l’un m’a lâché. Du coup, faut que je trouve assez vite où aller, quoi faire de ces trois semaines. Et ce soir, j’en suis à me dire que pourquoi pas 20 jour tout seul, all by myself comme disait l’autre, dans un train vers l’Est ou ailleurs.
Vieux fantasme que je balade depuis un moment, ça : partir tout seul nulle part, dans un coin perdu sans clopes ni bières ni web ni potes ni autres expédients pour me tenir la main. Et prendre le temps de me faire face dans la fameuse vraie vie vraie.
Le pire, c’est que ça ne me poserait sans doute aucun problème. Même si j’ai jamais essayé. Et que justement, ce serait peut-être à faire.
[Et tu te dis peut-être que l'image en haut à gauche de ce post ressemble furieusement aux visuels de Ségolène Royal ou de la dernière pub Evian, mais je m'en fous, c'est moi qui l'ai fait.]
Episode 203 |Par Sam | le 20 juin 2008 @ 1:36 | dans Quotidiennes
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Les anges vagabonds (j'ai testé pour vous : le tourisme)
Je t’ai dit, que j’avais un projet secret de ouf malade ? Tiens-toi bien : cette année, il se pourrait que je parte en voyage. Si.
Genre à l’étranger. Loin et tout.
[La dernière fois que je suis parti à l'étranger, les riants paysages du canton de Vaud exceptés, c'était... oh putain. J'ose même pas l'écrire. C'était en décembre 2004, trois jours à Barcelone.]
A la base, c’est un pari d’ivrognes voilà quelques semaines avec mes deux geeks préférés. Genre “tiens, vous faites quoi cet été ? Rien ? Si on allait à l’autre bout du monde ?”.
On a attrapé nos bières, filé devant le PC, installé Google Earth, et commencé à rêver. Chili ? Alaska ? Israël ? Afrique du Sud ? Vietnam ? Australie ?
Alcool aidant, on était directement dans le road movie sauvage et initiatique. On se voyait déjà [enfin moi, en tous cas, mais je suis incurable], sac au dos, cheminant loin des voies touristiques, dans le pays profond, au moyen de trains, bateaux et animaux de bât divers. Dans des paysages idéaux, évidemment, et surtout en un périple initiatique autant qu’enrichissant fait de rencontres , de découvertes et d’apprentissages qui nous ramèneraient plus forts au pays, tels les Hobbits à la fin du Seigneur des Anneaux.
Après, on a été sur govoyages, et on a moins ri. Et commencé à budgéter l’opération. Et donc à réduire nos prétentions à tout point sur Terre accessible fin juillet-début août à un coût inférieur où égal à 600 euros.
Ce qui te réduit d’entrée la mappemonde.
Pour ce tarif, tu as, genre exotique, l’Inde.
[Merveilleuse Inde de tous les mystères et de toutes les beautés, palais, maharadjas, jungles profondes et plages tropicales, le tout baignant dans une atmosphère de spiritualité profonde et ancestrale....]
Perso, j’y étais. A fond. Je nous voyais déjà, embarqués dans un vieux train à vapeur, de villes en ville, à bouffer des chapàti.
Mais mes geeks sont aventureux. Voire excessifs. Surtout au-delà de la dixième binouze. Et les voilà partis à me dire : “attends, si on va en Inde, autant aller au… Népal”.
[Le Népal, ses paysages de montagnes si immenses que tu ne peux que te sentir intrus et minuscule et plein de respect pour cette massive splendeur, ses temples, ses moulins à prière bouddhistes oscillant au gré du vent qui souffle en permanence sur un décor austère et beau de maisonnettes accrochées aux pentes du plus haut massif du monde...]
Bon, j’admets : à peine on avait évoqué le Népal que j’étais déjà parti.
Le lendemain, à jeun, déjà moins. D’une part parce que mon neurone de journaleux s’était enfin réveillé et me titillait que c’était quand même un peu tendu, géopolitiquement parlant. Et puis surtout parce qu’en voyant mes deux geeks émerger péniblement, je m’inquiétais un peu de la viabilité du plan trek à 5.000 mètres [pardon, les gars].
Du coup, retour à l’Inde, [ses jardins, ses saddhûs, ses crémations en plein air, ce festival permanent d'odeurs et de couleurs...]
Sauf que.
Sauf que fin-juillet début août, seules dates communes possibles, en Inde, c’est la mousson. Et que donc il pleut. Fort. Tout le temps. Enfin, sur le nord du Sous-continent. Au sud, c’est la période chaude. Et donc il fait 45°C. Et 80% d’humidité. Toute la journée.
La partie logistique de l’opération semblant me revenir de fait, j’ai donc commencé à chercher un plan médian. Au sens propre : mi-mousson, mi-canicule. Pondichéry ? Ca l’aurait fait pas mal. Sauf que je n’avais pas compté sur un élément: l’entropie inhérente à toute chose, surtout moi et mes geeks, qui avait commencé son long travail de sape.
Aux dernières nouvelles, il y en a un qui ne peut plus acheter de billet d’ici un bon mois, parce qu’il a trop fait grève et qu’il n’a plus de sous. L’autre est parti, en Sicile, je crois, pour une semaine ou deux. Quant à ton serviteur, il faudrait sérieusement qu’il songe à prendre rendez-vous avec sa charmante banquière. Et à refaire un passeport.
Je viens de regarder : le billet a pris 100 euros en quinze jours. Si on les prend en juin, on sera dans les 700 €. Bref, le coucher de soleil sur le Gange dans la cité sacrée de Bénarès, ça semble compromis.
Mais je suis un homme de ressources. J’ai étudié la philosophie asiatique. Je sais, tel le bambou, me plier au gré du vent mauvais d’un univers hostile pour mieux rebondir et lui niquer sa gueule en poussant un “kiaïiii” vicieux.
Donc, je cherche un itinéraire bis. Là, je suis sur une piste : le bon vieux pass Interrail. Pour 359 euros, tu prends le train gratos dans 30 pays, 10 jours maximum sur 22 au total. Soit de quoi te faire plaisir.
Reste à vendre le truc à mes petits camarades.
Je songe à la côte Dalmate, ses monastères, son histoire déchirée au carrefour des mondes Romain et Orthodoxe, puis des invasions Turques, tout ça.
[Ecrit-il avec Google Earth en fond d'écran, en bavant copieusement]
Ou alors la Mer Noire, carrefour de tous les carrefours. Les côtes de Bulgarie, de Roumanie. Et un détour par Istamboul. Genre.
Et pourquoi pas la mer Baltique ? L’ex-empire Hanséatique du moyen âge, tout ca ?
Mouais.
Faut que je me décide. Vite.
Sinon, nous connaissant, ça va finir à Arcachon, cette affaire.
Episode 8 |Par Sam | le 15 mai 2008 @ 1:43 | dans J'ai testé pour vous
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Chemises à fleurs et mojitos
Tu as vu ? On arrive en mai. Les feuilles poussent, la nature reprend ses droits et les blogueurs mettent le nez dehors, raréfiant de ce fait drastiquement la production globale de contenus. C’est saisonnier. Et peut-être pas plus mal.
Par exemple, tel que tu me vois, j’ai reçu, ce week-end. Des geeks, même. Mais des beaux. Des vrais. Des sauvages, pas abîmés par le compromis ni la couplitude.
Des qui ont des cals à la paume à force de tripoter des souris [cesse immédiatement de penser à autre chose, pervers] et des problèmes d’index à force de cliquer comme des fous. Et qui sentent pas très bon, parce qu’avec tout ça, ils oublient souvent de se laver ou de s’alimenter.
Des no-life, on appelle ça. Et des très vieux potes, aussi. Des que j’ai vécu avec, même, du temps d’avant où l’herbe était plus verte et les jeux vidéos moins beaux qu’aujourd’hui.
Vendredi soir, on l’a faite sudiste, à base de pastis et de vieux souvenirs. Samedi, on a crapahuté dans Paris jusqu’à ce que mon entorse se rappelle à moi. Avant d’aller à une soirée barbecue indoor chez des potes qui vont devoir refaire la peinture de leur salon. Avec chemises à fleur, chapeaux de paille et mojitos.
J’ai appris pas mal de choses, à cette soirée. Par exemple, je sais désormais faire des mojitos. Et aussi que le mojito, c’est traitre.
Et puis j’ai aussi eu des nouvelles. Des que j’aurais pas forcément dû écouter, d’ailleurs. Ou alors pas en ce moment. Des regrets rapportés et incertains, trop tardifs pour être des remords, mais qui me remettent en bouche ce goût d’inachevé dont j’avais fini par me débarrasser en croyant être le seul à l’avoir. Ce qui n’était pas le cas, apparemment. Même si ça ne change pas grand-chose au final.
[Et là, tu n'as rien compris à ce que je viens d'écrire. Ce qui n'est pas grave, puisque moi-même je suis pas certain de tout piger]
En attendant, c’est lundi, il pleut, je viens de nettoyer les traces des geeks chez moi et tout ça continue de me laisser assez perplexe.
Jeudi, je pars dans le sud une semaine et ça va me faire du bien. Fin juillet, je pars vraisemblablement bien plus à l’est, et ça va aussi me faire du bien. Et puis il n’est pas exclu que j’apprenne une très bonne nouvelle dans les huit jours, du genre qui me procurerait de quoi m’occuper l’esprit pour quelques mois.
En attendant, je m’interroge. Et te laisse, parce que j’ai du linge à pendre haut et court.
Episode 18 |Par Sam | le 28 avr 2008 @ 19:51 | dans Quotidiennes
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Epictètes
[Mode 2,5 grammes ON]
Rentré bien allumé d’un apéro à rallonge, j’autodaffe à coups de McDo expiatoires 48 heures de régime légumineux.
Demain, je suis journaliste. Demain, je relate l’interview thaumaturge d’un président qui vole trop bas.
Ce soir, je suis ivre. Juste ivre. Et j’hésite sur les touches à presser, sur les mots à inscrire au fronton tout virtuel d’un ephéméride quelque peu ridicule ces derniers temps.
Mais bon.
Ce soir, je me finis à coups de Cantat, à transer sur “Ecorchés vifs” sans attendre autre chose de l’existence qu’un instant d’éphémère et éthylique plénitude.
Demain j’aurai mal à la tête.
Mais pour l’instant ça n’a aucune importance.
Ce qui importe, ce sont les quelques mètres de bleu gagnés sur le gris. C’est la sortie nécessaire et les échanges oiseux de ce mercredi soir. c’est un petit début de mieux qu’il faut savourer parce qu’il est précieux.
Ce week-end, je reçois des geeks sauvages, non dressés. Ce week-end, je les envoie au front, saboter un enterrement de vie de jeune fille. Histoire de rire. Histoire de perturber quelque peu un plan désespérément déjà dressé.
Mais là, j”ai envie de grimper sur des trucs genre falaises, comme du temps au temps où c’était le temps où je faisais de l’escalade et où j’aimais ça. Et là, j’ai envie de me barrer marcher tout seul au milieu de rien, pour voir ce que ça fait. Mais j’ai vu Into the Wild avant-hier, et j’ai pas envie de finir à crever de faim dans une caravane au fin fond du Yukon.
Parce que l’enfer, c’est les autres, certes, mais le paradis aussi.
Heureusement, reste la communication, les communications. Restent ces moments où tu dis des trucs à des gens qui te répondent. Où, du coup, tu partages.
Reste le fait que tu peux définitivement pas caler ton propre bien-être sur celui des autres. Mais que tu peux, au prix parfois d’un effort insigne, t’en réjouir.
Et que ça, c’est bon. Et beau. Et bien. Et que Spinoza encule Hegel. A la toute fin.
Au bout du compte.
Reste qu’il te reste à t’aimer toi-même, juste.
Et que si tu y parviens, tout ira mieux. Et que quand tu y parviens, tout va mieux.
Episode 19 |Par Sam | le 24 avr 2008 @ 1:50 | dans Quotidiennes
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Alcool
Hey !
C’est mercredi. Enfin jeudi.
Excuse-moi, je suis un poil excité.
Faut dire que pour ton serviteur, c’est la semaine de l’alcoolisme.
Hier, j’ai fait dans l’apéro urban fashion du côté de Bastille, avant de me finir au téléphone, à discuter couples avec un vieux pote jusqu’à trois plombes du mat. En tisant des bières, tant qu’à y être.
Ce matin, du coup, j’avais une tête d’épave, le crâne ensablé et l’impression d’avoir bouffé un cendrier. Mais j’étais bien. Obstinément.C’est mon crédo du moment, faut croire.
Et ce soir,pour continuer dans la thématique, j’ai bu au travail. En même temps, comme disait Hubert Beuve-Méry, l’alcool est au journaliste ce que le cheval est à l’homme : son meilleur ami.
J’ai donc enchaîné, dès 19 heures, les petits verres de pinard en l’honneur d’un confrère qui part vers d’autres cieux. Avant de finir dans un bar à cadres, avec el gran jefe tout bourré qui nous a payé des grands crus en nous racontant ses malheurs.
Moment d’anthologie. Hélas éphémère. Vers onze heures, tout le monde est rentré se coucher. Ce métier perd de son sens, je me disais en rentrant, pensant aux mânes offensées d’Hubert.
Quand j’ai commencé, en presse régionale, on croisait encore des vieux fait-diversiers tellement authentiques qu’ils confinaient à la caricature, bourrés à 17 heures, avec la bouteille de whisky planquée dans le tiroir. J’en ai même rencontré un, particulièrement gratiné, qui prenait des cuites avec les flics de la BAC, tout en faisant le conseiller juridique pour ses vieilles copines putes. Et des tours de magie. C’était pittoresque.
Hélas,tout cela est bel est bien fini. Le journaleux moderne va se coucher à onze heures, mange bio, fait du sport et n’aspire qu’à vivre vieux et écrire des bouquins. Tout se perd, ma bonne dame.
D’après un type que j’ai croisé en allant acheter des bières au rebeu d’en bas, ce qui manque, de nos jours, c’est la tendresse. Je suis pas loin d’être de son avis.
Du coup, je vais te causer tendresse. Dans un autre post, parce qu’il faut bien faire du chiffre.
Coco.
Episode 42 |Par Sam | le 2 avr 2008 @ 23:46 | dans Quotidiennes
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Douze jours (V). Paris est magique
Pour continuer dans le parisianisme à deux balles, je viens de comprendre comment il fallait vivre dans cette ville pour l’apprécier.
Ca fait douze jours que j’enchaîne les brunchs, les taxis, les restos, les soirées, les gens, les milieux, les arrondissements, en repassant chez moi un jour sur deux pour changer de slip. Et c’est classe. La Ville est à moi, quoi. Je me la donne grave. Je sais pas si ma banque va apprécier, mais on s’en tape, on est jeunes, on est fous.
Oui, je sais, je craque un peu de partout, en ce moment. C’est le stress. Ou l’exaltation.
Episode 77 |Par Sam | le 29 fév 2008 @ 21:35 | dans Quotidiennes
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Encore une de tirée
[D'année, hein. Ne va pas te faire d'idées. D'autant que comme indiqué précédemment, j'ai lâchement antidaté cette note d'une semaine, le tout uniquement par souci de réorganiser le monde, ce qui dénote, tu n'auras pas manqué de le remarquer, une prétention certaine.]
Comment ça va, toi, depuis le temps ? Content d’être en 2008 ? Tu me diras, c’est pas comme si on choisissait, non plus…
Je le vois à ton air surpris, ami lecteur, tu te demande ce que je viens faire au juste, à écrire une note, comme ça, après deux mois d’absence ? Sache que moi aussi. On va dire que même à Paris, on s’emmerde les jours fériés.
Tu as fait tes bonnes résolutions, au moins ? Moi oui. Je te les répéterai pas, évidemment. Mais sache que ça pète. Que ça va loin. Que c’est pas des bonnes résolutions qui s’accroupissent pour pisser, si tu vois ce que je veux dire. C’est du brutal, du puissant. Plutôt des résolutions d’homme, en fait.
Reste à les tenir. Reste à arrêter d’être en deuil amoureux, à la chasser de ta tête. Ce qui n’est pas gagné. Et qui me rappelle une chanson très con de Katie Melua, que j’ai vu en concert avec Elle, en Helvétie, à l’époque où… enfin, à l’époque, quoi (Oui, il m’arrive d’écouter Katie Melua. Je ne t’avais pas dit, ami lecteur, que dans ma tête j’étais une grosse midinette ?).
Bref, ça donne ça :
Piece by piece
is how I’ll let go of you
Kiss by kiss
Will leave my mind one at a time
One at a time
Et en fait, c’est carrément comme ça que ça se passe. Chaque objet de ce putain d’appartement, chaque coin de cette putain de ville, c’est un souvenir avec elle qui remonte à la surface et crève. J’ai l’impression d’être une tranche de citron dans un perrier.
Et en plus, j’ai rien attrapé du tout à ma soirée de réveillon. Il y eusse pourtant vaguement eu moyen, si j’avais fait montre d’un tant soit peu de volonté à la chose. Par exemple, en fin de soirée, vers 4h du mat, trois jeunes filles ont débarqué dans l’appartement où je réveillonnais. Passablement éméchées. Et visiblement très décidées à ne pas commencer l’année toutes seules dans leurs lits. Et ce malgré des physiques
relativement ingrats, bien qu’enveloppés (saucissonnés serait
visuellement plus fidèle) dans des robes noires bien trop petites.
On leur avait trouvé un surnom, d’ailleurs : les trois grasses. Et quand je dis “décidées”, la gent masculine de la soirée en venait à aller aux toilettes par groupe de deux.
Et que crois-tu que j’ai fait, ami lecteur ? Tu pense que, comme mon ami Jean-Marc, j’ai fermé les yeux avant de plonger dans ce qui, faute de mieux depuis bientôt six mois, restait tout de même une occasion de pratiquer le sexe ?
Je ne t’en veux pas, tu ne me connais pas encore très bien.
Bonne année à toi, au fait.
