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[Chiens écrasés]

TheSamProject,saison 5 /

Geekitude, sentiments et journalisme en mileu urbain

Adieu Jaurès

Le toit

C’est pas un retour, hein. Toujours pas.

C’est un adieu. Un adieu matériel, que je commémore là, tout seul, dans ma piaule vidée de ses meubles.

Il déménage, le garçon. Pas d’ici, hein. Dans la vraie vie, celle qui pique et qui gratte et qui donne chaud. Il bouge. Il change. Il emménage.

Il se met en ménage.

Après pas mal d’hésitations, d’atermoiements et d’actes manqués, évidemment, mais ça tu t’en doutais.

Après pas mal de silence ici, aussi. Trop, certainement. On va y revenir.Tôt ou tard.

Ce soir, par exemple.

Il déménage, donc. Sur le fil, à la bourre, n’importe comment, comme d’habitude. Pour l’appart dans lequel il vit de facto depuis six mois. Pour la fille avec laquelle il vit de facto depuis six mois.

Il déménage. Demain.

Et là, ce soir, il trainouille au milieu des cartons et de la poussière.Et il se dit que c’est un bon moment pour recommencer à écrire. Et pour le faire à la première personne du singulier, tant qu’à y être.

Là, donc, je trainouille au milieu du vide, d’une piaule qui n’en est plus une, plus la mienne en tous cas. Dans un coin, le sommier démonté repose sur le matelas, debout contre un mur, et regarde d’un air un peu con des étagères et des placards vides. L’autre pièce, ce qui était mon salon-cuisine, s’est transformé en tas de cartons d’à peu près 3 mètres cubes, du bonheur en perspective pour demain.

Et là, ça me fait tout bizarre, quand même. Deux ans et demi, on finit par s’attacher à un lieu. C’est plus un appartement, c’est une grosse madeleine. Le moindre interrupteur est chargé d’histoire, le moindre trou dans un mur est un indice, une trace, un fantôme d’histoires passées.

Il s’en sera passé, des histoires, ici. Elles sont quelque part dans ce blog, en grande partie. Traces numériques, inaltérables, ou presques. Je perds l’indiciaire, les symboles. J’en fabrique de nouveaux, ailleurs. J’écris une autre histoire, ailleurs.

Et il est temps de l’écrire à plein temps. Et de mettre un point final à celle-ci. De dire adieu au XIXe, au Canal, aux Buttes-Chaumont. De dire adieu à ce lieu aux relents de cette couplitude ratée qui traînaient toujours ici, adieu aux petites grandeurs et aux grandes décadences du célibat.

Derniers regards sur la vue de la cour depuis la fenêtre, sur le rond de lumière collé contre le mur aveugle de l’immeuble d’en face. J’ai du mal à décoller, j’admets.

[Même mon vieux PC, sur lequel je tape cette note sur une espèce d'impulsion bizarre, va partir plus au sud, servir d'écritoire adolescent au MSN de ma petite soeur. Moi je me suis laissé convaincre d'investir dans un macbook supposé m'aider à replonger dans l'écriture, ce qui n'a, jusqu'ici, pas été très concluant. Mais putain, qu'il est classe]

Faut que j’y aille et j’arrive pas à décoller. Parce que quand je me léverai, quand je passerai cette porte qui m’a coûté un rein, quand je glisserai la main dans l’entrebaillement pour éteindre la lumière, quand je tournerai la clé dans la serrure, quand je dévalerai les trois étages, quand je pousserai l’énorme porte de la cour, quand je descendrai la rue, quand je regarderai les unes des mags du kiosque du bas, quand j’attendrai au feu du carrefour, quand je monterai l’escalier pour le quai du métro,  ce sera un peu pour la dernière fois.

Ce sera un peu un cap. Que je pensais pas si difficile à passer. Ce sera la fin d’un truc.

Et le début d’un autre. Qui s’écrit peu à peu.

Qui me redonne envie de l’écrire un peu, aussi. Ici, par exemple. Parce que j’avais oublié une chose : ça fait du bien.

Episode 248 |Par Sam | le 3 avr 2009 @ 22:23 | dans Quotidiennes
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Blog veut viiivre !

Manège

Putain, il est pas mort, lui, te demande-tu ?

Et ben non, même pas. Juste pas in the mood for blog, ces temps. Dommage, ou pas. C’est pas la matière qui manquerait, note. Mais c’est une matière un peu trop intime pour être partagée, même par moi, des fois.

Bref, je passe faire la poussière ici. Et profite d’une nocturnale journaleuse pour te saluer un brin. Te dire de pas t’en faire, que je vais, que je vis, que tout ça.

Beaucoup de travail, beaucoup d’amours. Pas mal de cogitations, d’agitations, de questions. Un zeste de complexité, aussi, parce que bon. Peut-être eu la main lourde, moi, là-dessus, d’ailleurs.

Et des reportages pas très loin et des nuits d’hôtel sans sommeil ou presque et des heures d’attente et des interviews et des montages vidéo et des horaires de merde et des dimanches au travail et des lundis zombies et des couloirs de métro et la ligne 2 en long et en large et les doutes qui jouent une putain de ritournelle lancinante et les regrets qui montent d’être aussi merdique et des huîtres et du champagne à volonté et des problèmes de fric et des kilos de bonbons et des pleurs et des bains et des bougies et des concerts et des séries et des malheurs qui n’en sont pas et des câlins qui en sont et la fatigue qui part pas.

Et ce putain de froid de novembre à la con dans cette ville à la con.

Et ma putain de mélancolie à la con, aussi.

Toi, ça va, sinon ?

Episode 247 |Par Sam | le 26 nov 2008 @ 2:40 | dans Quotidiennes
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Pendant qu’elle dort

Silhouette

[Passage rapide, pas le temps, pas l'envie, pas encore, de revenir gloser ici. Faut que je passe un cap, que je pousse un peu plus loin encore le désir de raccrocher à une réalité trop belle peut-être pour qu'elle ne me fasse pas peur.]

Il est 20h39, ce soir c’est teuf.

Il est 20h39, j’ai rien foutu de mon vendredi

Il est 20h40 et je reçois son SMS. A 20h41, je réponds.

Il est 20h41, elle fait une sieste pour offrir un répit à ses 39°C de fièvre pas chômés.

Il est 20h41, je pense à elle en réécoutant Au revoir Simone.

Il est 20h42 et je pense à moi. Et je me dis qu’il faudrait arrêter d’agripper le rideau, arrêter de tenir la corde, arrêter de regarder en bas. Qu’il faudrait ouvrir les doigts, un à un ou d’un coup, et laisser filer. Et lâcher prise, enfin. Et plonger vers cet inconnu, vers cette inconnue, qui m’ouvre les bras et le reste, tout ce reste si vaste.

Il est 20h45 et moi et ma gueule de déterré, on boit une Heineken.

Il est 20h45 et il faudrait que j’aille faire un tour sous la douche, sauver ce qui peut l’être.

Il est 20h47 et tout ce que j’ai en tête, c’est ce signe de geeks :  <3

Il est 20h47 et mon appart sent la pisse de chat.

Il est 20h47 et il y a comme une bulle de bonheur coinçée dans mon estomac, qui ne demanderait qu’à grossir et s’épanouir et noyer sous le rose l’autre bulle qui sommeille, la métastase d’angoisse qui m’a poussé dans le plexus et se réveille parfois le temps de lancer trois putain de salves corrosives qui empoisonnent le reste. Qui demanderait que ça, mais putain, qu’est-ce que j’attends ? Le déluge, peut-être.

Il est 20h49, je rebois une gorgée et je me dis pour la énième fois que je suis quand même le mec le plus chanceux de la Terre et que j’en profite pas assez.

Il est 20h51 et j’écoute Elvis Perkins : while you were sleeping. Un truc qu’elle m’a fait découvrir, entre quelques centaines d’autres :

Il est 20h52 et j’en ai marre de cette propension malsaine à la mélancolie comme expédient ludique et je me dis que je peux pas éternellement faire la planche entre deux eaux de rejet, que je peux pas éternellement me filer des croche-pieds vicelards en pleine course juste pour le plaisir du flash de douleur quand mes dents cognent le bitume.

Il est 20h58 et je me roule une clope.

Il est 20h59 et je pense à ma petite punkesse blottie dans sa couette, je pense à la frange sur le haut de son front,à sa bouche, à sa fièvre, à ses mains, à ses seins.

Il est 21h01 et j’ai envie de la soigner, de la protéger, de m’occuper d’elle. Et j’ai envie de la voir sourire. De l’emmener à Berlin. De lui faire à manger. De la regarder bouger.

Il est 21h04 et je me demande à quoi elle rêve.

Episode 245 |Par Sam | le 24 oct 2008 @ 21:07 | dans Quotidiennes, Transports amoureux
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Toros (j’ai testé pour vous : la corrida)

 

Matador (IV)

 

L’avantage de cette absence, c’est que j’ai pas mal de trucs à te raconter. Dont mon weekend dans le Sudeu-congue. Où l’on m’a amené voir une corrida, ce que je n’avais jamais fait.

 Je te raconterai, ou pas.

Vu ma fréquence du moment, on va partir du principe que pas. Alors, en résumé :c’est plutôt beau, impressionnant, voire fascinant, mais au bout de trois taureaux butés dans l’arène, qui agonisent d’hémorragie interne avec une épée plantée jusqu’à la garde dans l’encolure, s’écroulent avec un dernier spasme des pattes, tu es un peu barbouillé. 

Et quand tu arrives au sixième, dont un pauvre gros machin qui s’est traîné pendant cinq bonnes minutes le long de la lice, acharné à ne pas crever malgré le sang qui pissait à gros bouillons de ses plaies, avant de finir par s’écrouler de l’avant pour mourir tout de même, le train arrière encore debout, sous les vivats de la foule, t’as beau savoir qu’ils applaudissaient sa bravoure, t’as quand même carrément la nausée.  

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Episode 242 |Par Sam | le 24 sept 2008 @ 17:12 | dans J'ai testé pour vous, Photos, Quotidiennes
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Pendant ce temps, à Paris…

 

Bare skin

[Hey, je t'ai manqué ? Oui, ça fait dix jours. Que veux-tu que je te dise ? Faut bien vivre un peu, ne serait-ce que pour avoir des choses à bloguer]

Alors voilà : Sam a une petite amie. Elle est belle et son prénom c’est [quelque chose de très mignon qui finit en "ie"]. A eux deux, ils forment pas de gang, mais ils font des choses que font les namoureux quand ils se rencontrent. 

Ils écrivent leur début d’histoire, esquissent une introduction à toute vitesse. Ils s’explorent, ils se touchent, ils se sentent, ils se testent, ils se jaugent, ils se livrent, ils partagent. Ils ont des audaces soudaines et des pudeurs spontanées. Et ça leur prend un temps fou, qu’ils ne voient pas passer. Alors ils se droguent aux câlins pour pallier le manque de sommeil.

Ils pratiquent la love story de jeunes actifs, restos tardifs, rendez-vous de nuit, départs tôt d’un appart ou d’un autre, sur la pointe de pieds, sourire niais plein la face bouffie de sommeil au souvenir de ce corps chaud qui dort encore sous cette couette qu’on vient de quitter, weekends volés au travail.

Ils sacrifient à l’époque qui les fait vivre et qu’ils kiffent tous les deux,  déclinent leurs élans en signaux numériques, mails, textos, chats, Fessebouc, photos, vidéos… et geekisent de concert. [Car Sam a craqué en voyant celui de sa belle et été pleurer chez Orange© pour avoir un putain d'iPhone 3G 8 gigas. Noir. Un genre d'Excalibur, voire de sextoy pour geek. Que je m'en vas même t'en reparler, un de ces quatre.]

Ils font dans le transport amoureux en milieu urbain. Horaires décalés, journées bien remplies, métros, vélibs, trains, taxis, arpentage de pavés mains dans la main, Paris à deux ça redevient un peu la capitale romantique que t’as du mal à apercevoir autrement. 

Plus, en petit bonus perso, c’est cadeau ça fait plaisir, les flux et reflux passablement agités du truc réglé sur sensibilité maximum qui me sert de centre des émotions, quelque part au niveau du plexus solaire. Et les fluctuations afférentes dans les dosages de bonheur et d’angoisse, de trouille et d’exaltation.

Avec leurs effets secondaires, leurs petits cousins, leurs causes ardemment recherchées à grands coups d’introspections nébuleuses. Et l’impression générale d’avoir les tripes posées sur le wagon de tête d’un petit train lancé à fond dans les montagnes russes d’un parc d’attraction conçu par un psychopathe délirant.

Autant te dire que j’ai pas vraiment trouvé le temps de te donner des nouvelles.

Episode 241 |Par Sam | le 23 sept 2008 @ 1:48 | dans Quotidiennes, Transports amoureux
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Coucou, qui c’est ? (Le loup)

 

Goutte

[Pardonne mon absence, j'étais très occupé, comme tu vas le constater]

Coucou, qui c’est ? Et oui, c’est ta vieille copine la crise d’angoisse qui s’incruste à nouveau dans la partie. Y avait longtemps.

Boule dans le ventre, chaud et froid sous mon crâne, gorge nouée, pensées parasites, désirs de fuite, toute la vieille équipe est revenue pour des soirées de folie et des nuits d’enfer à se tourner et se retourner en cherchant par quel foutu bout prendre le truc. 

Mmm, ça m’avait manqué. Ou pas.

En cause [tu t'en doutais, je sais] une fille. Evidemment. Une fille-surprise, surgie un dimanche de pluie à Belleville d’une série de bêtises numériques partagées après une brève et professionnelle rencontre voilà quelques mois. 

Une fille un peu geekette, un peu diplômée de sciences politiques, avec un boulot plus prenant et plus passionnant que le mien. Et un tas d’autres passions et un tas d’autres trucs menés à bien en dix ans, que c’en est impressionnant. 

Une fille jolie, même. Avec des airs d’elfe échappé de chez le père Tolkien, des yeux presque bridés, des fossettes plein le visage, un corps tout menu et un tatouage terriblement mignon caché quelque part. 

Une fille aussi câline que ton serviteur, aussi demandeuse d’affection.

Une fille tellement vivante, une fille qui s’amuse à t’épouser sur Fessebouc, qui éclate de rire à voir la réaction de ses copines, qui tchatche avec tous les commerçants de son quartier, qui renifle tout ce qu’elle attrape, qui devient grognon quand elle a faim, 

Et si je te dis qu’en plus, elle est célibataire, qu’en plus elle a eu envie qu’on se revoie le lendemain, qu’elle a envie de faire quelque chose d’un peu bien, tu admettras qu’à l’échelle de cette année, ça tient de la singularité quantique ou du miracle divin, suivant ta préférence dans le domaine des trucs improbables. 

Bref, tout cela devrait, si j’étais un tantinet normal, se conclure par un bête bout de bonheur béat (note l’alitération). 

Si j’étais un tantinet normal.

***

Hélas, faut croire que c’est pas le cas. 

Parce qu’au bout de deux jours, passés pour l’essentiel au fond d’un lit ou à déguster des huîtres et des sushis, ma vieille maîtresse la crise d’angoisse a pointé le bout de son nez. Histoire de me pourrir la soirée et la nuit à me sussurrer à l’oreille “fuis, petit, fuis-t-en vite, cours-t-en dans tes pénates avant qu’il ne soit trop tard” [Avant que quoi ne soit trop tard, ça en revanche, j'en ai pas la moindre idée]. A me coller des pensées parasites plein le cortex, à jouer à faire des noeuds de marin avec mon estomac. 

Sans aucune putain de raison apparente. Sinon la vitesse à laquelle on s’est aperçus de nos similarités, en matière de musique, d’envies, d’attentes ou de blessures. 

[Avant-hier, on parlait de nous, elle n'arrêtait pas de me demander, avec ce sourire totalement désarmant : "mais il est où, le loup" ? Il est où le truc qui va pas chez toi, quoi. Elle me trouvait trop parfait. Ben voilà. Il est là, le loup]

Peut-être j’angoisse de ce trop d’un coup. Peut-être que je la trouve trop parfaite, même si c’est très, très con de se dire ça, et encore plus de l’écrire. Peut-être je sais plus comment me dépatouiller face à tout ça. Peut-être que ça bouleverse mes petites habitudes d’éphèbe des boulevards à la con, qui finissait par se faire à l’idée que - oh mon Dieu - il peut séduire, par s’accoutumer au célibat. Peut-être qu’à force de fantasmer une romance parfaite et impossible de série B, je suis devenu incapable de vivre une histoire pour de vrai, parce que c’est tellement plus facile, d’attendre et d’espérer. 

Peut-être je me dis que c’est trop facile, trop soudain, qu’il y a forcément un vice quelque part. Peut-être qu’à force de ne kiffer que des attentes, des histoires en suspension et des trucs sans lendemain, j’en viens à choper la trouille de celle-ci parce qu’elle se passe trop bien. 

Peut-être je crains d’avoir encore une fois très mal si ça se termine. Peut-être qu’entre mon passif familial bien biscornu et mes expériences précédentes je souffre de cette connerie de “peur de l’engagement” qui fait le bonheur des magazines féminins.  Peut-être je suis très fatigué, à force de ne pas dormir, et que ça pousse à la panique. Peut-être je sais plus bien ce que c’est qu’une émotion et que je confonds angoisse et… autre chose.

Peut-être que je suis juste con, aussi. Va savoir.

Le fait est que là, j’ai juste pas envie de fuir, pour une fois. 

Parce que j’aimerais vraiment voir ce qu’il y a là-bas.

Derrière la crise. 

Episode 238 |Par Sam | le 11 sept 2008 @ 20:23 | dans Quotidiennes, Transports amoureux
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Ceci n’est pas une serrure

Non, naïf ami(e), ceci n’est pas une serrure. Ceci, ce sont mes prochaines vacances. Que j’envisageais de passer à Rome, au départ.

A la place, je n’aurai plus qu’à poser une chaise devant la porte d’entrée et admirer le mécanisme. En me disant que certes, j’ai pas tellement eu le choix, que certes, ça m’a coûté toutes mes économies un bras, mais qu’au moins, me voilà en sécurité. Et puis c’est un bel objet, non ? Acier massif, système trois points vertical, quadruple verrouillage, clé à double pannetons…. 

[Putain de bordel de merde, je suis totalement dégoûté]

La Matmut, elle assure pas un caramel mou, au fait. Et je suis pas prêt de paumer mes clés une nouvelle fois. 

Si ça ne t’ennuie pas, je voudrais rester seul, maintenant. Méditer sur les vicissitudes de l’existence,  la trivialité spirituelle et karmique de ce tas de thunes que je viens de cramer. Et peut-être pleurer un tout petit peu. 

 

Vacances à Rome 2

 

 

 

 

Episode 234 |Par Sam | le 5 sept 2008 @ 23:10 | dans Photos, Quotidiennes
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Positivons

On va espérer que la Matmut, elle assure. Et je vais me dire que j’ai vraiment passé un super weekend de plage. Et que j’y serais bien resté, finalement.  Et que regarde, comment c’était bien:

Paris, des fois, ça semble loin

Episode 233 |Par Sam | le 4 sept 2008 @ 3:45 | dans Photos, Quotidiennes
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Presque pas triste

Walking the way[Le pire, c'est qu'à 24 heures près, tu avais un post tout bisounours et tout joyeux. A quoi ça tient, hein...]

Il était dit que le parc des Buttes-Chaumont servirait d’écrin de décharge à mes tristesses. Et de terminus à mes marches un peu au hasard dans le XIXe à la recherche d’une illumination, de quelque chose pour m’aider à piger.

J’aurais dû prendre option psychologie féminine, à la fac. Ou alors je sais pas, j’ai un truc, une maladie rare, un virus niché quelque part, un défaut génétique.

Ou alors je suis juste un narvalo beaucoup trop sincère, infoutu de jouer plus de cinq minutes et demi dès qu’on cause sentiments et beaucoup trop gentil pour être vraiment désirable.

Ou alors, à force de me complaire dans cette posture de célibataire romantique et enrhumé de se balader écorché tout vivant au vent mauvais d’un destin adepte d’un genre d’humour noir particulier, je finis par créer ce genre de situations tout seul comme un gland grand.

Ou alors c’est juste une année sans.

Ou alors j’ai pas tout compris, juste trébuché en tentant d’enfoncer à grands coups d’épaule une porte qui restait entrouverte. Qui reste entrouverte ? Va savoir.

Va comprendre, toi. Moi je comprends jamais. Ou alors de travers. Ou alors après, quand ça sert plus à rien.

Bref. On va pas en faire un micro-drame de plus.

On va se contenter de repenser à certaine nuit magique et à certain piano-bar peuplé de pianistes plus ou moins virtuoses, d’actrices plus ou moins psychotiques et de touristes roumains plus ou moins bourrés.

On va retenir certains regards qui avaient l’air d’en dire beaucoup, certaines répliques qui en disaient pas mal, ou du moins je le pensais, sur le moment. On va se repasser le film d’une fin de soirée juste parfaite et d’un réveil en forme de doux rêve un peu lubrique, mais nom de Dieu que c’était bon.

En se disant que peut-être on tournera la suite. Un jour. Mais que ça dépend plus tellement de moi.

Moi, je vais me contenter de boire des verres avec un pote ce soir, d’aller grimper des murs d’escalade demain et d’aller voir la mer ce weekend.

Et la vie est belle. Quand même. Peut-être un peu parce qu’elle est comme elle.

Episode 230 |Par Sam | le 27 août 2008 @ 20:30 | dans Quotidiennes, Transports amoureux
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Jour de rien

Une visPutain de 15 août. S’il est bien un weekend honni des Dieux, c’est celui-là. Surtout quand, comme ton serviteur, tu es coinçé à Paname par les nécessités de ta mission sacrée d’information.

Car je suis, sache-le, d’astreinte. C’est à dire disponible si jamais il se passe quoi que ce soit de grave dans le monde, genre attentat-suicide contre la baraque à Carla, épidémie de canicule de vieux ou nouvelle série de photos de Laure Manaudou à poil.

Et que donc la France me veut joignable et capable de m’arracher à mes occupations du moment pour être au boulot en 30 minutes, ce qui exclut d’office les trips aventure genre weekend en Province.

Et ne laisse pas non plus des masses d’alternative à la glandouille, surtout un jour férié, surtout quand tous tes potes sont barrés en vacances, les sagouins. Heureusement, y a les JO. Et Dr House. Super.

En économie keynesienne, on parle de prophétie autoréalisatrice : quand tout le monde pense que la bourse va baisser, elle baisse. Moi j’ai inventé la résolution autodisqualificative : il suffit que je dise que jamais plus je ne céderai à la facilité d’une journée de loose pour que, dès le lendemain, j’y plonge tête baissée.

A gaspiller un vendredi en trois épisodes de séries, une plombe de comatage devant les jeux alors qu’en plus j’aime même pas l’athlétisme, deux heures de jeux vidéo et quelques autres d’errance au fil du web. Bref, rien. De chez rien.

Demain, si tout va bien, je devrais réussir à récupérer quelques rescapés de la décimation estivale pour tenter de faire un truc un peu ludique, genre boire plein de verres dans des bars en racontant des conneries.

Ce qui représentera déjà un grand pas en avant.

Episode 222 |Par Sam | le 16 août 2008 @ 1:23 | dans Quotidiennes
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