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[Chiens écrasés]

TheSamProject,saison 5 /

Geekitude, sentiments et journalisme en mileu urbain

Toros (j’ai testé pour vous : la corrida)

 

Matador (IV)

 

L’avantage de cette absence, c’est que j’ai pas mal de trucs à te raconter. Dont mon weekend dans le Sudeu-congue. Où l’on m’a amené voir une corrida, ce que je n’avais jamais fait.

 Je te raconterai, ou pas.

Vu ma fréquence du moment, on va partir du principe que pas. Alors, en résumé :c’est plutôt beau, impressionnant, voire fascinant, mais au bout de trois taureaux butés dans l’arène, qui agonisent d’hémorragie interne avec une épée plantée jusqu’à la garde dans l’encolure, s’écroulent avec un dernier spasme des pattes, tu es un peu barbouillé. 

Et quand tu arrives au sixième, dont un pauvre gros machin qui s’est traîné pendant cinq bonnes minutes le long de la lice, acharné à ne pas crever malgré le sang qui pissait à gros bouillons de ses plaies, avant de finir par s’écrouler de l’avant pour mourir tout de même, le train arrière encore debout, sous les vivats de la foule, t’as beau savoir qu’ils applaudissaient sa bravoure, t’as quand même carrément la nausée.  

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Episode 242 |Par Sam | le 24 sept 2008 @ 17:12 | dans J'ai testé pour vous, Photos, Quotidiennes
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A pic a day (III)

Parce que bon.

 

Fruits de mer

 

 

 

Episode 243 |Par Sam | le 24 sept 2008 @ 14:44 | dans Photos
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A pic a day keeps the doctor away

Les affaires reprennent, les apéros aussi. J’ai même été grimper trois bonnes heures cet aprem’. Et pourtant, je ne peux m’empêcher de me demander pourquoi je suis parti de cette plage.

 

Orage et cabines

 

 

 

Episode 237 |Par Sam | le 6 sept 2008 @ 21:03 | dans Photos
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Ceci n’est pas une serrure

Non, naïf ami(e), ceci n’est pas une serrure. Ceci, ce sont mes prochaines vacances. Que j’envisageais de passer à Rome, au départ.

A la place, je n’aurai plus qu’à poser une chaise devant la porte d’entrée et admirer le mécanisme. En me disant que certes, j’ai pas tellement eu le choix, que certes, ça m’a coûté toutes mes économies un bras, mais qu’au moins, me voilà en sécurité. Et puis c’est un bel objet, non ? Acier massif, système trois points vertical, quadruple verrouillage, clé à double pannetons…. 

[Putain de bordel de merde, je suis totalement dégoûté]

La Matmut, elle assure pas un caramel mou, au fait. Et je suis pas prêt de paumer mes clés une nouvelle fois. 

Si ça ne t’ennuie pas, je voudrais rester seul, maintenant. Méditer sur les vicissitudes de l’existence,  la trivialité spirituelle et karmique de ce tas de thunes que je viens de cramer. Et peut-être pleurer un tout petit peu. 

 

Vacances à Rome 2

 

 

 

 

Episode 234 |Par Sam | le 5 sept 2008 @ 23:10 | dans Photos, Quotidiennes
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Positivons

On va espérer que la Matmut, elle assure. Et je vais me dire que j’ai vraiment passé un super weekend de plage. Et que j’y serais bien resté, finalement.  Et que regarde, comment c’était bien:

Paris, des fois, ça semble loin

Episode 233 |Par Sam | le 4 sept 2008 @ 3:45 | dans Photos, Quotidiennes
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Interlude

Ce soir, ça veut pas. J’écris et j’efface, y a rien de bien qui vient, rien qui me satisfasse. Je dois être en phase introspective : j’ai plein d’idées qui finissent en autant de fausses couches dès qu’on tente la parturition sur un bloc-notes Windows.

[En vrai, J'ai écrit un long truc geignard sur mes horaires, que c'est pas facile tout ça, et puis je l'ai relu et je l'ai trouvé un peu tout pourri. Du coup je l'ai foutu au marbre, comme on dit dans mon beau métier. Je te le retravaillerai à l'occase pour te le ressortir une semaine de creux. Hubert Beuve-Méry ne disait-il d'ailleurs pas : "Coco, y a des sujets qui sont comme les potées auvergnates : c'est pas terrible au départ, mais c'est toujours meilleur réchauffé" ?]

Donc à la place, je te mets une jolie image. Histoire d’au moins témoigner de la tentative pour les générations futures. Qu’ils sachent que ce soir, oh oui ce soir, j’ai failli écrire un truc.

Reflets

Désolé.

Episode 225 |Par Sam | le 20 août 2008 @ 1:16 | dans Messages à caractère informatif, Photos
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Soirée diapos, épisode 2 : Chartreuse

J’ai pas acheté un appareil photo pour rien, donc on y retourne. Ressers-toi un pastis, j’amène le sifflard et les apéricubes et je fais chauffer le projecteur pour la suite. T’es prêt. T’es bien calé ? C’est parti.

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Aquatique

[...] de Berlin, on a lâché la soeurette pour enchaîner directement, avec LuK, sur nos 10 jours de vacances à la coule. Le dernier membre du trio nous a donc récupéré, un matin tôt, sur le parvis de l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry, fatigués et encore en Allemagne, pour nous catapulter dans la baraque de ses parents absents, que nous squattions sans vergogne.

Baraque pas dégoûtante, comme tu peux le voir. Et sise, donc, au cœur du calcaire urgonien de Chartreuse, massif montagneux appartenant aux préalpes, c’est à dire un peu haut, mais pas trop non plus.

Après Berlin, ce fut un genre de contraste rythmique et paysager certain. Mais c’était bien aussi.
La vie est belle 2

Binouzes

Thème du séjour: farniente geek à base de siestes, de lever à 13 heures, de barbecues, de parties de drunken ping pong où la chorégraphie kung-fu compte autant que les points, de baignade au lac voisin (une seule, oui je sais), et, de manière générale, de glandouille repos.

Verdure, soleil, montagnes et champs à vache, donc. Avec l’apéro en plus, et plutôt deux fois par jour. Au pastis, what else ? Et sans même refaire le monde, pour le coup. Enfin moi, je pouvais plus. Je me contentais de profiter du soleil et de penser à rien.

Arbre

couché

J’avais pris option orgie de BD et j’ai torpillé toute la bibliothèque, bien fournie en vieux classiques chenus.

[on va faire dans le web participatif : tu vas aller chercher tout seul sur Google quand tu connais pas les titres, parce que là j'ai la rame de me taper tous les liens]

J’ai donc enquillé tous les Blueberry, tous les XIII, le Cycle de Cyann, les Passagers du Vent, Les Compagnons du Crépuscule, le cycle d’Edena de Moebius, Aldébaran et Bételgeuse de Leo, plus une vingtaine d’autres machins divers.

Une bien belle bouse

The geeks

Evidemment, c’était geek-land : Rusticité et ruralité certes, mais avec un PC, une connexion internet et un rétroprojecteur pour s’envoyer du film à la pelle et surtout jouer à la PS3 en version écran géant. Et donc finir Devil May Cry 4 et se coller des peignées à Soul Calibur (4 aussi). Jusqu’à l’indigestion et même au-delà, pour ma part du moins.  Je suis définitivement pas hardcore-gamer.

Entre deux parties et un apéro, évidemment aussi, on se laissait pas trop dépérir et on rentabilisait le barbecue. J’ai même pu me faire plaisir à cuisiner deux trois machins.

Vigne vierge

Carte postale encore

Histoire de dire, on a quand même été marcher un peu. Un jour. Evidemment, la veille, on avait invité des potes pour un barbecue orgiesque à la côte de boeuf et au cubi de rouge, qui ne s’était fini que tard, très tard. Et le lendemain, on était était un peu tout niqués. Mais c’était bien quand même.

Les cinq premiers jours, c’était juste bien. Mais dix, c’était juste trop. Trop de glande, trop de bouffe, trop d’alcool, trop de huis clos à trois couillons. Mais ça fait partie des vacances, ce luxe-là, de te dire que tiens, tu retournerais bien bosser, finalement.
Ruinasse toujours

Verboten

Je m’imaginais un truc plus méditatif, genre faisons le point dans l’herbe jolie. En fait j’ai fait le vide, un certain temps. Le point m’est revenu dans la gueule le dernier soir, en forme de coup de stress et de spleen et d’envie que ça bouge, un peu.

En forme d’envie de rentrer.

D’envie de rentrée.

Episode 221 |Par Sam | le 14 août 2008 @ 20:52 | dans Photos
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Soirée diapos, épisode 1 : Berlin

[Tu sais quoi ? Ca fait presque du bien de retrouver Paname, le travail et les marches nocturnes en revenant d'icelui. Et tu sais quoi d'autre ? Une Duvel bien fraîche après la marche, c'est carrément le bonheur aussi]

Me voilà rentré, donc. Et, chose promise, chose due, te voilà bien dans la mouise.

Tu sais, ces soirées auxquelles tu as tout fait pour échapper, mais pas moyen. T’as eu beau te débattre, tenter mille excuses différentes, tu finis quand même un verre de kir tiède à la main, le cul posé délicatement au bord du canapé, en essayant de garder un sourire pas trop fabriqué tandis que ton hôte met en route le projecteur et enquille les premières diapositives et que tu plonge dans les affres de ses souvenirs de vacances ?

Et bien tu vas y avoir droit. Puisque je vais te montrer Berlin.

Tu te sers en cahuètes et en olives, hein, t’hésites pas. C’est parti.

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Je te passe le voyage avec départ au milieu de la nuit, trajet pittoresque jusqu’à Orly avec les paumés des Noctambus, ma soeurette toute excitée de prendre l’avion pour la 2e fois, Easyjet et sa désacralisation absolue du voyage aérien, l’arrivée à l’aérogare minuscule de Shonenfeld, les retrouvailles avec le pote LuK qui arrivait de Lyon, etc. Passons directement au vif du sujet : Berlin.


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A Berlin, il y a de l’espace. Plein. Ca fait six fois la superficie de Paris et ça se sent. Tu passes d’un quartier à un autre sans te rendre compte de la transition, les rues sont larges, la ville est infinissable, il y a des parcs partout et dix fois moins de monde au mètre carré qu’à Paname et c’est presque reposant, tout ces vides.

Même si il faut les arpenter. Ce qu’on a fait, à  bouffer du trottoir en grandes enjambées goulues, et à en réveiller le spectre de ma vieille entorse finalement pas si guérie que ça.


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Berlin, un immeuble

A Berlin, aussi, il y a une architecture à part. T’as l’impression qu’on a piqué des rues dans une vingtaine de villes du monde entier et qu’on a shaké le tout avant de répandre ça au hasard. Ca va du nazi plein ceintre au postmoderne vitré en passant par le soviétoïde 60’s orthodoxe, le tout parfois dans la même rue.

Et le pire c’est que ça devrait pourtant pas, mais que ça en est carrément beau.

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A Berlin, tout est en travaux, tout le temps. La photo, à gauche, c’est à deux pas de PostdamerPlatz, le gros business-center, le quartier des affaires et des centres commerciaux. Tu fais cent mètres et tu tombes sur un buste de Shumann ou Mendelson, je sais plus, paumé au milieu d’un genre de chantier en friche à moitié envahi par les herbes.

En face du Bundesrat, le Sénat allemand, il y a un terrain vague avec trois tags et peut-être un squat. Rien n’est figé, mis sous cloche pour servir d’écomusée à touristes comme à Paris, tout bouge, ou presque. La ville vit sa vie de ville, grandit, change, pousse, pour le meilleur ou le pire. Berlin, c’est une grande bringue dégingandée qui aurait subi une série d’opérations de chirurgie reconstructive après un grave accident de bagnole.

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A Berlin, c’est l’ex-zone est qui concentre le centre historique ou ce qu’il en reste et la plupart des quartiers branchouilles et arty. A Berlin, tout le monde a l’air d’être artiste, y a plus de galeries d’art que de magasins de fringues.

Et puis y a des squatts partout, aussi. Avec des artistes dedans, évidemment.Celui-là, c’est Tacheles, le plus connu, le plus touristique aussi. Mais boire une bière dans un décor destroy en plein milieu du quartier historique, c’est cool quand même.

Berlin, PostdamerPlatz, stèle

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A Berlin, y a de l’histoire contemporaine à tous les carrefours, ou presque.

Comme cette stèle érigée à la mémoire de Karl Liebknecht, le compagnon de Rosa Luxemburg, par l’ex-RDA, et laissée là, à deux pas du quartier ultra-moderne de PostdamerPlatz, le long de l’ex-tracé du mur, qu’on ne devine que parce qu’il est indiqué au sol. La coupure architecturale s’est fondue dans la ville, invisible ou presque.

Y a des musées aussi, tout plein partout. Et des expos d’art contemporain bien, comme la rétrospective Wolfgang Tillmans qu’on a vu au Hamburger Banhof un jour de canicule.

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A Berlin, y a de la bonne bière à pas cher du tout, et des soirées à en boire des litres en refaisant le monde et la couplitude couplifante sur la petite terrasse de l’immense et magnifique appart qu’on nous avait prêté, ou dans ce rade vaguement métal de Friedrichain, qu’on avait rallié pour reposer nos jambes après quatre bornes à descendre la très soviétoïde Karl-MarxAllee, avant de faire marrer tout un wagon du U-Bahn nocturne au retour, en faisant les französiche de base.


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compil

A Berlin, y a des statues d’ours qui lèvent les bras, cachés partout dans la ville.Et forcément, à passer nos journées à déambuler en trio dans la ville, on avait rapidement développé nos délires à nous.

En l’occurence, il y eut la nouvelle gare de Berlin, que nous sacrâmes plus grande et plus magnifique de l’univers, et les ours-lol. C’était notre jeu de la semaine, notre safari-photo. L’enjeu était de les traquer impitoyablement pour les prendre tous.

A la fin, on en a déniché une bonne douzaine, ça distrayait mon mal à la jambe quand on enfilait les kilomètres comme des hamsters perles  dans cette ville interminable.

Berlin, U-Bahn

Berlin, un squat

A Berlin, y a aussi des Berlinoises vachement jolies et des Allemands plutôt tranquilles aux terrasses des cafés, des caissières de supermarché compréhensives envers les braves touristes que nous étions, des tas de gars une bière à la main à onze heures du matin par 30°C, des tatouages tout les cent épaules, des anciennes usines reconfigurées en complexe de loisirs avec quatre boîtes et une vingtaine de fast-foods pas chers dans des cabanes plantées entre les bâtiments, un métro sans portillons pour valider ton ticket ni contrôleurs, bref, des gens.

Dont je ne parlais pas la langue, hélas.J’ai vainement essayé d’apprendre à dire autre chose que “Eine beer bitte”, en ayant déjà du mal à prononcer correctement le nom des stra?e et des boulevards. AlexanderPlatz, Unter der Linde, ZoolozischerGarten et notre préférée toute catégorie, Alt-Moabit, au doux nom martien.


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A Berlin, je regardais les petits couples de touristes avec une vieille nostalgie qui pointait le nez. Je devais y venir avec the ex, Allemande de maman, un jour. J’aurai fini par y aller tout seul. Et pourtant j’aurais aimé partager ça.

Mais c’était bien quand même. Que Berlin, ich liebe dich. Et que un jour, oh oui, un jour, j’y retournerai. Accompagné, même, qui sait ?

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Berlin, PrenzlauerAllee

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[Edit : j'espère que t'as une résolution d'écran potable, sinon tout ce post a dû ressembler à un amas épars de texte et de photos. Je m'en excuse, mais, vois-tu, au bout d'une heure à me battre en vain pour faire de la mise en page, j'ai fini par laisser l'entropie l'emporter en me disant que ça faisait concept]

Episode 218 |Par Sam | le 11 août 2008 @ 23:48 | dans Photos
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Voir Grenoble et mourir

Grenoble, l'Isère by night

Je l’appréhendais un peu, ce séjour. Même s’il était calé depuis un moment.

J’avais fait l’autruche, le vieux baroudeur blasé. Alors que je savais que ce serait pas si simple.

Il y a des villes qui te parlent, des villes qui t’interpellent, des villes avec une énergie, une atmosphère particulière.

Il y a des villes que tu détestes presque physiquement, qui ne te filent qu’une seule envie, celle d’en partir le plus rapidement possible.

Et puis il y a des villes qui sont à toi, pour toi. Des villes où tu es chez toi.

Moi, c’est Grenoble.

Depuis tout petit, alors que je n’y habitais pas encore. Et toujours maintenant. Faut dire que j’y ai passé quelque chose comme sept années, essentiellement estudiantines. Et que j’y ai donc vécu tout un tas de premières fois, d’expériences, de triomphes, de revers, de rencontres, de découvertes, de magie, tout ça. Avec des montagnes en décor.

C’est pas pour rien que j’y étais pas retourné depuis que je l’ai quitté il y a deux ans pour les joies de la capitale. Dans le TGV, j’avais des remords, de l’appréhension qui montaient. Comme si je partais revoir une vieille ex.

A peine sorti de la gare, dimanche soir, ça n’a pas loupé : j’ai eu l’impression de rentrer chez moi. En marchant vers le centre-ville, c’était tout juste si je cherchais pas la clé de mon dernier appartement de l’époque.

J’ai quand même fini par lever la tête vers les ombres des montagnes,qu’on devinait partout autour, silencieuses et monumentales. Et, comme un boomerang en fonte massive qui arriverait avec deux ans de vélocité, tout un passif m’est revenu dans la tronche.

Arrivé sur le cours Jean Jaurès, l’émotion devenait presque palpable. Au moins autant que la chaleur moite qui envahit cette putain de cuvette chaque été.

Il n’y aurait pas eu cette voiture pleine de supporters espagnols en pleine célébration de victoire qui a manqué de m’écraser, je suis certain que j’en aurais eu les yeux qui piquaient. Chaque rue, chaque carrefour, chaque bout de trottoir, c’était un souvenir qui me sautait à la gueule comme un diablotin à ressort.

Heureusement, j’ai retrouvé les vieux potes. Les derniers Mohicans de nos années estudiantines à n’être pas encore partis pour d’autres cieux [Pour quelques mois, puisque tous deux se sont débrouillés pour devenir fonctionnaires en même temps et vont s'en aller vers leurs affectations respectives glander avec nos impôts, je ne vous félicite pas, messieurs].

Là non plus, ça n’a pas loupé : cinq minutes et une bière ont suffi pour qu’on se remette à causer comme si on c’était vus la veille. Ce qu’on a fait, jusqu’à point d’heure, dans un coin un peu magique où j’allais parfois, au bord de l’Isère. [Qui, ce soir-là, était saupoudrée de brume, regarde donc en haut à gauche du post la jolie photo que j'ai fait].

On a refait le monde au houblon, cette nuit et les trois qui ont suivi. Et pendant qu’on discutait, moi je me collais de la montagne et du paysage urbain en forme de madeleine plein les mirettes  Autant te dire que j’ai pas dormi des masses.

Pour ajouter au côté Fréquenstar de la chose, je me suis également retrouve dans mon ancienne école de journalimsme, mais cette fois en position de héros glorieux, revenu de la capitale auréolé d’une carte de presse et d’un poste plutôt classe. Inversion des rôles, limite conte initiatique.

C’est peut-être là que ça c’est joué. Que la parenthèse s’est refermée. Que j’ai dit au revoir à Grenoble, aux montagnes et à ces années, et rebonjour à Paris, à mon job, à ma vie. Ma vie ici. Ma vie maintenant.

Une bien belle vie, tout bien considéré.Presque celle à laquelle je rêvais alors, au pied des montagnes. Il a fallu que j’y retourne pour m’en rendre compte.

Hier, je suis remonté dans le TGV pour repartir vers Paris [où il flottait, évidemment, et où il faisait facile 15°C de moins], sans regrets. Ni tristesse, ni nostalgie.

Deux ans après, j’avais dit au revoir.

Il était temps.

Episode 206 |Par Sam | le 4 juil 2008 @ 1:46 | dans J'ai testé pour vous, Journal d'une rupture, Photos, Quotidiennes, Transports amoureux
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Fabrique à souvenirs

Deux jours que je tourne et retourne dans ma tête une certaine note, sans me résoudre à l’écrire. Au final, je vais m’abstenir. Et garder pour moi certaine soirée parisienne. La garder précieusement, bien au chaud, comme un moment d’éphémère perfection printanière, que j’aurais mieux fait de laisser s’épanouir au lieu de le gâcher en voulant trop tout de suite.

Restera le souvenir, le petit sourire qu’il me colle au coin des lèvres alors que j’y repense en écrivant. Et cette image, tartignolle à souhait, je te l’accorde, mais on a tous besoin de cartes postales.

Une carte postale

Episode 195 |Par Sam | le 7 juin 2008 @ 23:00 | dans Pensées parasites, Photos
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