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[Chiens écrasés]

TheSamProject,saison 5 /

Geekitude, sentiments et journalisme en mileu urbain

Je suis venu te dire….

[Les transports amoureux sont en grève. A tous points de vue, d'ailleurs. Panne d'inspiration temporaire, on reprendra quand ça reviendra. Mais réjouis-toi : c'est l'heure du bêtisier]

Il y a deux ans jour pour jour et presque heure pour heure, je débarquais d’un TGV, Gare de Lyon avec une valise moche et super lourde, un sac à dos bourré ras la gueule, un stage qui commençait le lendemain et l’adresse d’un canapé d’accueil pour quelques semaines le temps de me retourner.

Ce que j’ai fait depuis, un peu dans tous les sens. A l’endroit, à l’envers, disait l’autre.

[Pour achever de te faire pleurer, j'avais tellement pas de sous que les distributeurs ne voulaient plus m'en donner, un appartement à trouver pour deux et un prêt étudiant à commencer de rembourser, le tout dans les trois mois. J'aime entretenir ma mythologie personnelle. C'est du storytelling, coco]

Deux ans. 730 jours. ça en fait, des trucs à raconter, si on voulait faire un bilan.

[Et là, tu te dis : "oh, merde, il va faire un bilan."]

Deux ans après, le même ? Pas tout à fait. Un peu moins jeune, un peu plus large d’épaules,professionnellement au moins.

J’ai un taf qui le fait quand même pas mal. Et que j’ai fini par assumer . Ce qui me permet de m’y ébattre avec un plaisir relativement certain.

Personnellement… comme disait l’un de mes vieux professeurs chenus, “c’est un peu plus compliqué que ça”.

Point de vue sentiments, j’aurai pas mal tenté, pas mal raté aussi. L’éternelle histoire nietzschéenne de la baffe dans ta gueule qui te rend fort, quand elle a fini de te tuer.

Suis-je plus fort ? J’en suis pas certain. Et en fait je m’en fous un peu, au final. C’est pas ça qui m’excite.

Point de vue comportement, du coup, je vais pas t’écrire “j’ai changé”, on a vu ce que ça donnait. Je préfère me dire que je me comprends mieux. Je préfére me dire que je sais un peu mieux ce que je veux changer.

Et que je commence à le faire, imperceptiblement.

C’est long. Mais c’est bon.

[Par contre, ça nuit gravement à ce blog, qui ressemble de plus en plus à Fréquenstar, à force de flashbacks mièvres. Mais t'inquiète : demain, je pars à la cambrousse voir du soleil jaune et du ciel bleu et des arbres verts et profiter du tout. Ce qui, je crois, va faire du bien à tout le monde, toi compris.]

Episode 13 |Par Sam | le 1 mai 2008 @ 0:39 | dans Pensées parasites
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Audit

En ce moment, dans ma tête, c’est l’époque des rétrospectives. Des bêtisiers. Je ressors les vieux dossiers, je feuillette des trucs jaunis. Arôme madeleine.

Je relis mes vieilles tentatives d’écriture de terminale, les poèmes pourris, les nouvelles pas finies. Je remate les vieilles photos qui traînent sur mon disque dur. Je retrouve un vieux fichier de 80 pages de plus ou moins journal que j’écrivais voilà six bonnes années.

Et je suis pas tellement dépaysé. J’ai pas tellement changé.

Les mêmes dynamiques. Les mêmes montagnes russes, les mêmes périodes avec, les mêmes périodes sans. Les mêmes engrenages, les mêmes situations. Encore et encore.

On survit et on apprend, disait l’autre. Je me demande si on apprend tant que ça.

On croit savoir, on repart de plus belle et on retombe tête la première dans les mêmes ornières. On croit maîtriser et on se cogne encore et encore dans les mêmes obstacles, comme une putain de mouche face à une putain de vitre. Le truc, c’est que t’as beau t’être suffisamment tripoté le cerveau pour avoir compris qu’il y a une vitre, ça te dit pas par où passer pour la franchir enfin. Comme quoi, finalement, t’es pas tellement moins con qu’une mouche.

Et pendant que tu continues à te faire mal au nez à force de te cogner partout la gueule en fleur, le compteur, lui, il tourne.

Bordel, on est le 21 avril et je sais pas ce que j’ai fait des trois dernières semaines.

Faudrait arrêter un peu de vivre à mi-temps. Faudrait cesser d’attendre que le Destin farceur envoie son dernier challenge. Faudrait remplir les vides entre les journées de boulot avec autre chose que du rien.

Faudrait trouver la clé du labyrinthe, stopper le jour de la marmotte, mettre de nouvelles piles. Faudrait changer la stratégie d’entreprise, manager la dynamique, renouveler les cadres dirigeants, repositionner les valeurs du groupe, faire un business plan, optimiser les atouts fondamentaux, rationaliser le quotidien.

Je bosse dessus. Je suis sur le coup. Mais c’est pas simple.

Episode 20 |Par Sam | le 21 avr 2008 @ 23:06 | dans Pensées parasites
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Du mâle alpha

Tendresse, alors, comme thématique. J’aime bien les thématiques. ca vous pose une note.

Tu le sais, depuis le temps : je suis un Bisounours. Pour mon plus grand malheur, le plus souvent. C’est pas vendeur, le Bisounours. Pour être un mâle urbain qui le fait, il faut certes cultiver un petit côté écorché vif, une faiblesse cachée qui ajoute du glamour. Mais il faut aussi savoir être mâle. Et de préférence alpha dominant, comme on dit en zoologie. Donc un peu connard sur les bords. Le tatouage est un plus.

Un jour, j’étais plus jeune et plus Grenoblois qu’aujourd’hui, j’ai rencontré l’archétype du connard alpha dominant. C’était le nouveau mec d’une copine qui en était raide dingue, au point de quitter l’ex avec qui elle habitait pour lui. Elle tenait à nous le présenter, du coup. Et ce fut un moment d’anthologie.

Il avait un milieu de trentaine, soit dix ans de plus que nous à l’époque, des pattes sur les tempes, le cheveu ras et l’âme bretonnante. Il venait de quitter une jeune femme russe très belle, qu’il avait épousé pas en blanc mais pas loin, et le divorce se passait mal. Dans la vie, il était doctorant en physique nucléaire. Mais ce n’était pas sa vocation.

En fait, il s’avouait artiste. Torturé, mal dans sa peau. Se piquait d’écriture, des textes néoréalistes cyniques, quelque part entre Miossec, Houellebecq et Damien Saez, passablement mauvais et prétentieux. Qu’il chantait en s’accompagnant à la guitare et en picolant des trucs genre vodka ou wisky, parce que la bière, c’était pour les tapettes.

D’ailleurs, le premier truc qu’il nous a dit, quand on est arrivé chez la copine en question, c’est : “salut les pédés”.Le deuxième, lorsqu’on l’a interrogé sur ce qu’il faisait dans la vie, ce fut, je te jure que j’invente rien : “ce que je fais, y a quinze types au monde qui peuvent le comprendre”.

Ceci asséné, il s’est tourné vers la copine, en gueulant : “chérie,tu nous sers pas à boire ?”. Et ladite chérie, l’une des filles les plus intelligentes que je connaisse, chérie qui avait toujours été un parangon d’indépendance et une grande gueule de première, de s’exécuter aussitôt, sans moufter. Aux petits soins pour son mâle alpha à elle. Soumise, et heureuse de l’être.

Tout le reste de la soirée fut à l’avenant.

J’ai un espèce de don, dans la vie : je suis pas mal doué pour me mettre à la place de l’autre. Je sais comprendre, sans trop préjuger. J’ai ce qu’on appelle de l’empathie. Du coup, j’aime les gens, à de rares exceptions près.

Ce type fait partie des rares exceptions. Il appartient au club très fermé des quelques humains que j’ai pu rencontrer et haïr sincèrement. Pas pour moi, mais pour cette fille. Qui a gâché deux ans de sa vie à se coltiner un connard qui l’a obligé à faire de mauvais choix, l’a brouillé avec tous ses amis, avant de finir par la lâcher du jour au lendemain avec une lâcheté crasse, évidemment.

Ceci dit,il m’a appris un truc. En le rencontrant, en voyant à quel point il pouvait la subjuguer, j’ai compris que le trip Bisounours, c’était pas vendeur. Que la plupart des filles ont beau te dire qu’un mec sensible qui les respecte, c’est bien, elles kiffent quand même aussi le côté connard. En général, évidemment. J’ai eu une longue discussion à ce sujet, y a pas longtemps, avec une bonne copine. Qui a fini par m’avouer qu’elle aimait que son mec prenne les choses en main, qu’il la domine un poil. Que ça la rassurait.

[Je sens que je vais me faire des amies, avec ce post. On dira que ce sera ma contribution à la liquidation de l'héritage de 1968]

Entendons-nous [oh oui, entendons-nous] : je juge pas. Je constate. D’après exemples.

D’ailleurs, mon souci du moment n’est pas de faire de la sociologie de comptoir.Mais de me dire qu’être un Bisounours, ça craint. Et que même en invoquant le Darth Bisounours qui sommeille en moi, je pourrais pas devenir comme lui. J’en suis pas capable. Du moins pas à long terme. Et je doute de le devenir jamais. Et je peux pas m’empêcher parfois de me dire que c’est tout de même assez injuste. Au fond.

[Et là tu vas me répondre que c'est surtout une question de confiance en soi qui rassure l'autre, tout ça. Ce à quoi je te rétorque d'avance que j'entends rien, la la la la. D'ailleurs je me bouche les oreilles. ]

Episode 41 |Par Sam | le 3 avr 2008 @ 1:36 | dans Pensées parasites
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Darth Bisounours

Ca y est.

J’ai compris.

Il en aura fallu, du temps et des tartes, mais j’ai compris.

Et comme toutes les grandes découvertes, celle-ci tient en partie à un heureux hasard.

En l’occurence, hier soir, j’ai avancé l’horloge de mon téléphone, qui me sert de réveil, histoire d’anticiper le changement d’heure. Ce que je n’avais pas prévu, c’est que ce cher téléphone allait anticiper aussi. Et avancer tout seul d’une heure.

Résultat : à 6 plombes du mat, heure d’été, tililit. Moi, dans ces cas-là, je cherche pas à comprendre, j’obéis juste à mon cerveau reptilien. Tililit = se lever, aller douche.

Ce n’est qu’une fois sous l’eau que j’ai eu un doute, en voyant qu’à ma montre, que j’avais aussi avancé la veille, il était 6h20 et non 7h20 comme je le pensais. Comme je suis un bon professionnel, j’ai recoupé mes sources avec France Info et deux sites internet, avant de me rendre à la cruelle évidence : ce con de téléphone venait de me voler une heure de sommeil.

Moins de vingt secondes après cette découverte, j’étais de nouveau sous ma couette. Mais voilà : c’est pas si simple, de se rendormir. J’ai donc mis un moment à retrouver Morphée.

Et c’est là, entre sommeil et réveil, que la lumière fut dans mes synapses.

Ca donnait un truc genre “mais bordel, en fait, ça suffit, toutes ces conneries”.

Dans les dix conseils pour se faire dégager que j’ai censurés hier, y en avait un qui s’intitulait “être une serpillère”. C’est exactement ce que j’ai fait, ces derniers temps. La serpillère, le paillasson, ce que tu veux comme métaphore pour le gentil boulet qui attend en gémissant “aimez-moi”, les yeux remplis de larmes, qu’on vienne le prendre par la main. Et qui se roule en boule en glapissant lorsque d’aventure quelqu’un est assez con pour le faire.

Le problème, c’est qu’il y a pas beaucoup de trucs moins glamour qu’une serpillère. Et que quand tu veux à tout prix y ressembler, ben faut pas t’étonner qu’on se serve de toi pour essuyer par terre avant de t’essorer et de te foutre dans un placard où tu pourras souffrir, en silence, évidemment.

Sauf qu’en vrai, je suis pas une serpillère. Ni une putain de victime.

Donc, j’arrête.

J’arrête de me lamenter dans mon placard. J’arrête d’offrir mon coeur tartare sur un plateau d’argent et de m’étonner que ça n’excite personne, cette bidoche saignante. J’arrête d’être “tellement gentil”, “tellement compréhensif”,
“tellement patient” et tellement sans intérêt. J’arrête de tendre la joue aux claques et de venir chouiner après. J’arrête d’attendre un truc qui viendra jamais si je vais pas le chercher tout seul comme un grand.

La vie est trop courte pour continuer à gémir sur le cruel destin qui s’acharne en espérant un
miracle. Y a pas de destin, y a que des choix. Conscients ou pas. Comme
celui d’incarner systématiquement le pauvre con gentil et mignon avec
qui on reste un temps parce qu’il console et que ça repose, avant de le
dégager quand il commence à devenir pénible. Ca me gonfle. Je suis pas
la croix-rouge, ni Bob l’Eponge.

J’ai envie de tester le côté obscur de la Force, un peu.

- “Darth Bisounours ?”
- “Yes, master ?”
- “Rise.”

[T'imagines même pas comme je me sens mieux, là]

Episode 48 |Par Sam | le 30 mar 2008 @ 9:13 | dans Pensées parasites
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Cauchemar

J’étais prisonnier d’un truc plein d’eau et je me débattais et je commençais à étouffer. Mais je savais que c’était un rêve. Alors j’essayais d’ouvrir les yeux. Mais j’y arrivais pas. Et puis finalement si. Je retrouvais ma chambre et tout allait bien. Mais elle se recouvrait peu à peu d’une mousse spongieuse et urticante. Et lorsque je voulais boire de l’eau, elle était pleine de matières solides qui je ne parvenais pas à recracher.

Tililit. Tililit. Tililit.

Fit le réveil.

Hhhhh.

Fit le Sam en se redressant brusquement.

Plus jamais je fais une sieste de plus d’une heure. Plus jamais.

Episode 57 |Par Sam | le 19 mar 2008 @ 18:51 | dans Pensées parasites
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Vivement lundi

Il y a des jours, comme ça, qu’on aurait juste envie de passer en accéléré pour être plus vite au soir. Des dimanche merdiques tout seul comme un con au boulot à jouer les tours de contrôle de l’information, sentinelle mal payée de la grande armée docile des journaleux ordinaires.

Il y a des jours, comme ça, où on est triste sans raison, où on retourne les mêmes questions dans sa tête, à pétrir sa pâte à névroses dans les mêmes pétrins mentaux, sans parvenir à s’en empêcher.Des dimanches pourris où on essaye de rester simple sans y parvenir. Mais où on pose des actes quand même, en se demandant un peu leurs conséquences.

Il y a des jours comme ça, où on voudrait juste être ailleurs.

Des dimanches à la con où on a l’impression de passer à côté de la vie, de ne pas être au bon endroit au bon moment. De rater quelque chose qu’on ne parvient pas à définir, qu’on a sur le bout de la langue, qu’on devine du coin de l’oeil, mais qui se dérobe.

Alors on déverse un peu de bile sur un blog, histoire de tuer ce temps qui passe avec une infinie lenteur.

Episode 68 |Par Sam | le 2 mar 2008 @ 21:13 | dans Pensées parasites
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Rechute (je suis un connard, épisode II)

[Cette rubrique n'a jamais aussi bien porté son nom]

Ca va, toi, depuis le temps? C’est un peu poussiéreux, ici. Pardon pour le manque d’updates depuis quelques jours. C’est pas que je t’oublie, hein. C’est plutôt que je ne sais pas quoi écrire. Ou plutôt que je sais pas si je dois l’écrire. Ni comment.

Et nous voilà au vendredi soir d’une semaine qui devrait pourtant être en tête de mon top 10 des plus agréables depuis six mois. Mais non. Parce que ce serait trop simple. Et que, tu l’auras noté, simple, c’est pas vraiment mon deuxième prénom.

Plutôt que de profiter de ce bonheur inattendu, j’ai donc préféré me lancer depuis 48 heures dans une sorte de crise d’angoisse sentimentale dont j’ai le secret, subtil mélange de questionnements oiseux, de névroses plus ou moins assumées, de futurologie à deux balles et de connerie pure.

Prends tout ça, shake bien, relève d’une bonne dose de fatigue due au manque de sommeil, parfume au stress du taff, ajoute une olive, et tu obtiens une très belle crise à la Sam.

A base de popopop, comme disait le poète. Et surtout, surtout, sans raison objective. C’est essentiel à la mixture.

Disons qu’il y a une certaine ex qui m’a bien ravagé le coeur et le cerveau, plus gravement que je ne le pensais. Disons que j’en suis peut-être pas tout à fait sorti encore, ou du moins pas autant que je voulais le croire. Disons que j’ai peur de me péter la gueule une fois de plus, une fois de trop. De me tromper. De faire mal. D’avoir mal. D’être heureux, peut-être, aussi, un peu.

Et que tout ça me donne la désagréable sensation que quelqu’un fait de jolis noeuds de chaise avec mes tripes. Et que tout ça m’a pris le cerveau et ne le lâche plus, non plus.

Et que la seule chose vraiment belle, dans ce tas de conneries, ce sont les trésors de compréhension et de gentillesse que déploie une certaine jeune fille, décidément bien, trop pour moi peut-être, face à mes atermoiements ridicules et mes dilemmes pitoyables.

Du coup, tu comprendras que t’exposer tout ça me tente moyennement.

Sur ce, je vais aller boire des verres et raconter des conneries avec des potes. Ce qui ne solutionnera pas grand chose, mais devrait me soulager un poil.

Tiens, je te mets un peu de musique, ça fait longtemps

free music

Episode 90 |Par Sam | le 8 fév 2008 @ 19:51 | dans Pensées parasites
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Sensations

[Je l'antidate d'un jour, juste pour pas laisser de blanc dans le calendrier. Et histoire que tu aies le début du truc]

Qu’est-ce que je fous là ? Qu’est-ce que je fous, là ? Oh non, pas encore. Pas déjà.

Pas maintenant.

Pensées négatives, désirs de fuite. Envie fuir très loin, envie d’être un autre. Envie de creuser un trou, de se mettre dedans, et de reboucher. Honte d’avoir ces pensées, d’éprouver ces envies.

Doutes. Doutes doutes doutes qui te prennent la tête, la mettent à l’envers, te la bouffent et y distillent leur propagande absolutiste.

Doutes qui déforment ton regard et tes sensations, doutent qui salissent tout le reste et s’étalent.

Honte qui monte d’avoir douté, d’avoir craqué, de retomber. Honte qui monte et se reflète dans son regard interrogatif, et qui revient puissance dix.

Honte qui monte et se transforme en angoisse à mesure qu’elle passe des tripes au coeur, du coeur au cerveau.

Angoisse. Angoisses. De bouger. De la suite, de la fin.

Bonheur qui se brise, fauché en plein vol, et se transforme en sensation d’étouffement qui va croissant.

Et merde.

Pas déjà.

Pas si tôt.

Pas encore.

Episode 91 |Par Sam | le 7 fév 2008 @ 20:46 | dans Pensées parasites
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Je suis un connard

Des fois, je suis un connard.

[Pourrais tu, s'il te plaît, éviter de perturber cette minute d'autocritique salutaire avec des réflexions aussi inutiles que "c'est pas un scoop" ? Merci bien]

Des fois, je m’en rends compte en me réveillant (trop) tôt le matin pour aller t’informer. Des fois, ça me poursuit toute la matinée.

Pourquoi suis-je un connard, demande-tu ?

[Posant enfin une question intéressante. tu vois, quand tu veux]

Parce que j’aurais pu te raconter cette nuit avec elle blottie contre moi et moi qui la regardait dormir, parce que j’aurais pu te décrire ses mains qui me cherchaient et m’aggripaient dans son sommeil et mon émerveillement devant le goût de ses baisers et l’odeur de sa peau.

Parce que j’aurais pu aussi te dire à quel point c’était bon de redécouvrir la douceur du contact de ses doigts sur mon visage,à quel point j’avais oublié ce qu’on ressent lorsqu’on serre quelqu’un contre soi.

A quel point ça m’a fait du bien.

Et que j’ai préféré faire mon connard et te raconter mes petites tristesses mesquines de dimanche après-midi.

Heureusement, je sais cuisiner. Ce qui ne suffira pas à me faire pardonner, mais devrait aider un peu.

Episode 96 |Par Sam | le 4 fév 2008 @ 12:15 | dans Pensées parasites
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Mouais

"Dieu acheva au septième jour son oeuvre, qu'il avait faite: et il se reposa au septième jour de toute son oeuvre, qu'il avait faite". (Génèse,2.2). Et il posa ses miches dans son canapé, et il regarda Téléfoot.

[Ouais. C'était nul]

Ca t'est jamais arrivé, de pas savoir quoi  écrire, parce que tu ne sais de toutes façons déjà pas bien quoi penser ?

Moi, si.

Là.

Episode 99 |Par Sam | le 3 fév 2008 @ 18:32 | dans Pensées parasites
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