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[Chiens écrasés]

TheSamProject,saison 5 /

Geekitude, sentiments et journalisme en mileu urbain

A pic a day time

Deux pour le prix d’un, ça excuse pas l’absence mais ça me fait plaisir quand même.

Bizarre

Episode 246 |Par Sam | le 24 oct 2008 @ 21:30 | dans Non classé
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Pause

 

Piano

Yo,

ça roule, depuis le temps ? La famille, tout ça, bien ?

Tu sais quoi ? Je suis pas venu te dire que je m’en vais, mais pas loin. Disons qu’on va faire pause, là tout de suite.

J’adore raconter des conneries ici, mais c’est devenu, pour reprendre la citation d’un pote, “trop d’implications”. Et là tout de suite, j’ai pas terriblement le coeur à la gaudriole. Des trucs à vivre, des trucs à régler. Que j’ai pas envie de te raconter pour l’instant. 

[Tu notes comment je te mets le suspense, un peu ?]

Du coup, ben… je reviens, quoi. D’ici une semaine, on va dire. En mi-temps. 

Et je te laisse avec “Au revoir Simone : “A violent yet flammable world“.

 

 

 

 

Episode 244 |Par Sam | le 7 oct 2008 @ 2:21 | dans Non classé
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A pic a day (II)

La plage, y a pas, ça reste beau. Et moi je vais mieux après certain coup de fil. Le plus rigolo de l’histoire étant que, tout angoissé que je sois, ses baisers me manquent terriblement.  Ce qui n’a aucun rapport avec la photo, mais c’est pas grave. 

 

The Sea

 

 

 

Episode 239 |Par Sam | le 12 sept 2008 @ 9:38 | dans Non classé
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Rythmes circadiens

[Parce que moi aussi, je suis un grand corps malade]

Fatigué. Crevé, déboîté, désquamé d’épuisement, je poste tout de même histoire de dire, histoire de voir. Ce que ça donne. Au terme d’une longue journée.

Putains d’aurores aux yeux chiasseux, de réveils spasmodiques à bondir dix centimètres au-dessus du matelas, arraché à des rêves angoissants d’escalade sans corde par la sonnerie fasciste du téléphone. Six putain d’heures du matin, trop tôt, beaucoup trop tôt.

Le matin, j’aime pas ça, je trouve que c’est de la saloperie. Mais je fais un métier-passion, coco. Du coup, j’ai pas le choix, j’en tâte une semaine sur trois. Et je te l’affirme : le matin joli, c’est de la propagande. L’avenir qui appartient à ceux qui se lèvent tôt aussi.

Le matin, chez moi, c’est le pays joyeux des zombies placides, qui allument l’ordinateur en sortant du pieu pour se ruer vers une clope qu’ils rouleront en faisant chauffer la machine à espresso (de bourgeois), avant de retourner vers le PC pour envoyer la radio, les mails et les blogsBD. Que le mort-vivant consommera pêle-mêle en savourant son café-clope, le petit-déjeuner des champions.

Généralement, il est aux alentours de 6h20 quand le zombie passe dans la salle de bains pour un courageux combo chiottes-douche-brossage de dents-habillage qui, bien exécuté, lui prend environ dix minutes. Ce qui lui en laisse cinq à sept de plus pour re-comater devant l’écran avant de devoir partir en quête d’un vélib’.

Heureusement que j’aime mon boulot. C’est ce que je me dis généralement ces semaines matinales, en pédalant dans l’aube froide, musique aux oreilles, vers ma mission sacrée. Les Français doivent savoir que Laure Manaudou nage comme une Birkenstok, bordel. Et c’est à moi de leur dire.

Après, quand je rentre m’écrouler sur ton lit vers 17 heures pour une vieille sieste même pas crapuleuse, j’essaye deux secondes de kiffer le fait d’appartenir <strike>à cette France qui se lève tôt</strike> à la communauté des riants matinaux, parce que ça console. Mais ça marche pas.

Et les apéros qui suivent, quand il y en a, finissent par s’en ressentir. A base de baillements et de rentrage pas trop tard quand même, parce que bon.  Là, il est presque une heure du matin et j’ai l’impression qu’un autocar polonais m’a roulé dessus durant plusieurs heures en klaxonnant tout du long.

Du coup, j’en viendrais limite à préférer la soirée, que je vais pratiquer tous les jours d’ici lundi [donc tout le weekend] : tu commences à 14 heures, tu bouffes McDo, Chinois, Jap, pizza ou ce que tu trouves devant ton poste au bureau en avalant de la dépêche et, les bons soirs, tu es chez toi vers 22h30 et tu as toute la nuit pour glander sur le Ternet, bouquiner ou avaler du film et de la série jusqu’à l’overdose, qui survient généralement aux alentours de 4-5 heures du mat’.

Certes, tu n’as plus de vie sociale. Certes tu en viens à te lever à 13 heures et à filer direct au taf en mangeant un vague sandwich sur ton vélib’, quand tu ne choisis pas de carrément sauter le déjeuner pour pratiquer ton art dans la pureté du jeûne monastique.

Mais au moins, tu as toute la nuit. Et surtout, surtout, tu ne vois plus le matin. Et ça, c’est bon.

[Non, mais une semaine sur trois, j'attaque à 11h et je me casse vers 20, quand même]

Episode 224 |Par Sam | le 22 août 2008 @ 0:52 | dans Non classé
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Primavera

[<mode métrosexuel> J'ai une coupe de cheveux de rockstar. Je suis passé en une demi heure de John Lennon version 1965 à quelque chose entre Tom Yorke et un prisonnier russe. C'est la classe. </mode métrosexuel>]

Il t’a plu, mon piaf ridicule ? J’ai joué avec tout l’après-midi au boulot. Avant de filer me faire tondre et acheter des carottes, parce que c’est pas tout ça, mais il faut reprendre les bonnes habitudes, un peu.

Après, je suis rentré à pied.

En descendant Bolivar, je boitais presque pas et il faisait presque bon.

En descendant Bolivar, j’avais ce truc dans les oreilles et c’était juste parfait

free music

Et comme ça faisait hyper longtemps, j’ai relevé la tête pour regarder le ciel et il faisait encore jour. Et on voyait un bout de ciel entre deux nuages, qui stagnaient moins bas que d’habitude, comme une respiration.

Et je suis passé aux Buttes-Chaumont et c’était vert et plein de fleurs partout. Ca sentait le végétal en chaleur, le pollen moite et le pistil turgescent.

Et ça y était : l’hiver était fini.

Et il était temps.

[En fait, je suis la Marie-Pierre Planchon de la blogosphère. Sinon sur zone Viking et Hybrides, mer agitée à très agitée, de la pluie, du vent]

Episode 21 |Par Sam | le 21 avr 2008 @ 21:46 | dans Non classé
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Dimanche

[Excuse-moi d'avance si je n'égaye pas ce formidable post d'une image choisie avec soin, mais je vois pas bien quoi mettre. Un cimetière? Une zone industrielle roumaine à l'ère Ceausescu ?]

Si tu considères bien les choses (ce que je te sais capable de faire, parfois, ne joue pas le modeste), ben y a pas à tortiller: te lever à 7 plombes du mat un dimanche de janvier, avec à peine cinq heures de sommeil à te mettre sous la dent, alors que dehors, il fait nuit et froid, pour filer sous ta douche, enfiler ton jean, tes gants et ta veste, enfourcher ton vélib et pédaler jusqu’à ton taf’ que tu as quitté à 23h la veille au soir, c’est quand même plutôt déprimant, dans l’ensemble.

Lorsqu’en plus, pour épicer un peu le tout, tu as encore rêvé d’Elle (et les draps ne s’en souviennent pas, si tu veux vraiment tout savoir), de ta chère ex, et comme à chaque fois que tu fais ce rêve récurrent, vous vous êtes remis ensemble, on commence à approcher une certaine esthétique de la loose.

Mais attends, on peut faire mieux. Par exemple, tel que tu me vois, je pourrais raconter tout ça sur ce blog (qui est lu jusqu’à Grenoble, par ma grand-mère je suppose). Pas mal, hein ? Et si j’ajoute qu’en plus, au moment où j’écris ces lignes, j’ai le Meetic ouvert (tu trouve pas ça obscène, d’ailleurs, toi, cette affaire de Meetic ouvert ?) histoire de voir ce qui s’y passe (et de dissiper quelque peu cette impression d’avoir fait une connerie qui tend à aller s’amplifiant), tu me l’achète, ma misère humaine ?

‘Tain, j’en ai marre, là, un poil. Faudrait pas que ça s’éternise trop, cette affaire.

[Note à ton intention, lecteur féru de psychologie : je suis vaguement au courant de la signification de ce genre de songes récurrents. A mon humble avis, mon subconscient, qu'il aille se faire empaler sur un bambou émoussé, ne digère pas bien le fait que je me sois fait larguer comme une merde, et fait tout ce qu'il peut pour me le signifier aux moment où je ne lui demande rien. Si tu as une solution, tu trouveras un endroit où mettre des commentaires juste sous cette note. Sinon, c'est pas la peine de faire la remarque. J'ai dit que j'étais gentil, mais il se pourrait que ce soit un mensonge éhonté.]

Allez, un vieux truc :

B.O.


Episode 130 |Par Sam | le 13 jan 2008 @ 19:55 | dans Non classé
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Vingt-huit

[Post scandaleusement antidaté, c'est mal, je sais. Voir note suivante.]

Grandma_blowing_out_her_candlesJ’ai décidé d’un truc important pour mon parcours littéraire (oui, parfaitement, et je vous emmerde) : il me faut un lecteur. Je veux dire un lecteur virtuel. Ouais, ça va, hein… Je sais que personne ne lit ce blog. C’est un peu le but, en plus. Bref, il me faut un lecteur au sens littéraire. Un locuteur, quoi. Un type à qui m’adresser.

Sobrement, mais avec dignité, je vais donc désormais m’adresser à toi, lecteur. Ami lecteur, si tu le permets. Oui ?

En même temps, j’écris ce que je veux. Si j’ai envie que tu sois mon ami lecteur, tu le deviens. C’est comme ça. En plus, il paraît que c’est essentiel, de ce choisir un lecteur.

Et donc, ami lecteur (c’est énervant, hein ?),  je vais désormais m’adresser à toi.

J’espère que tu es conscient de la chance que tu as.

Sinon, me voilà à deux ans de la trentaine. J’espère que tu es content.

Tout ça, de toute façon, c’es de ta faute.

Salaud de lecteur.

Episode 139 |Par Sam | le 6 déc 2007 @ 23:08 | dans Non classé
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Ritournelle (un lundi soir de novembre)

Je sais, je n’update pas assez ce blog.
C’est pas comme ça que mon pagerank va grimper, ni que je vais
devenir une star de la blogosphère… En même temps, il
paraît que ça devient has been, les blogs. Mais enfin
rassurez-vous, je suis sur Facebook aussi. Comme vous, non ?

Je ne vais pas me justifier (qui a dit
« pour une fois » ? OK. Je le savais. Tu sors,
maintenant. Et tu baisse les yeux TU BAISSES LES YEUX ! »
Petit con, va). Mais plutôt vous conter de nouvelles aventures
fantastiques de mon cerveau décidément fatigué.
Parce que c’est un peu à ça que ça sert, ici.
Faudrait voir à pas trop l’oublier, non plus.

***

B.O.

On était un lundi soir de
novembre. Fait exceptionnel pour Paris, il avait fait beau. Mais
notre héros n’en avait strictement rien à taper. Pour
la 13 ou 14e heure consécutive, il se trouvait sensiblement
dans la même position physique : assis sur une chaise, devant
un écran. Il avait changé de chaise au cours de la
journée. Changé d’écran, aussi. Chez lui, au
travail, de nouveau chez lui.

On était un lundi soir de
novembre. Rien n’avait changé, ou presque. Il faisait le même
job, dans la même ville. Il était toujours célibataire,
toujours focalisé sur sa rupture vieille de quatre mois,
maintenant. Toujours insatisfait, toujours incapable de faire quoi
que ce soit pour en changer.

On était un lundi soir de
novembre. Il se demandait si c’était ça, la vie. Une
question relativement récurrente, chez lui. Née
vers ses 14 ans, à force d’heures passées à fumer en cachette, à la fenêtre des Chesterfield interdites, en rêvant à
comment elle serait trop belle, sa vie à lui, après,
lorsqu’il aurait réussi à quitter ce nexus de malheurs
familiaux dans lequel il se débattait.

On était un lundi soir de
novembre, et même un mardi matin. Il se posait des questions
existentielles, comme souvent. A quoi bon tout ça ? A quoi bon
enchaîner les journées comme des perles sur un chapelet
productiviste, qui payait le loyer et la bouffe, mais pas grand’chose
de plus ?

On était un lundi soir de
novembre, et il tournait à la bière Loco, du nom d’un
bar qu’il fréquentait à Grenoble – sirop de citron,
tequila, bière, et mal de crâne le lendemain.
Alcoolique
? Pas vraiment. Pas à ce point. Il était capable de
passer une semaine sans boire. Pour peu qu’il puisse fumer des
pétards. Ou bosser 18 heures sur 24 en tournant au café
et aux clopes. Pas dépendant : multi-addict. Syndrome de
fuite. Tout plutôt que le réel, tout plutôt que
d’affronter ce vide lancinant dans son ventre, ce vide qu’il avait
su, un moment, combler à grandes plâtrées d’amour
et de projets de couple, et qui faisait son grand retour.

On était un lundi soir de
novembre, et il ne ressentait rien, rien d’autre qu’un vague
serrement au niveau de la poitrine. Rien d’autre qu’un gouffre de
vide noir et froid,  planté là où jadis, il y
avait elle. Rien d’autre qu’un sentiment d’inutilité presque
totale. Il relisait en ligne ses articles du jour en se disant que
c’était nul. Il relisait ses précédents posts,
en se disant que c’était pitoyable.

On était un lundi soir de
novembre, et il évoquait une énième fois la
perspective d’agir pour remédier à cette torpeur
glaciale. Demain, oh oui, demain, serait mieux.

Demain, il changerait.

Episode 140 |Par Sam | le 13 nov 2007 @ 1:46 | dans Non classé
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Ecrire parce qu’il te reste ça, au moins

B.O.

Deux mois plus tard, le retour du fils prodigue… Bon, c’est pas non plus comme si quelqu’un lisait ce blog. En même temps, le pauvre, il n’aurait pas grand chose à se mettre sous la souris.

Et pour couronner le tout, c’est un retour en forme de… de rien du tout, de spleen automnal, de rupture qui passe pas, toujours pas, qui reste et qui hante, et qui pique, et qui gratte, et qui empêche de dormir.

Trois mois, déjà. Trois longs mois, avec quelques hauts, et pas mal de bas. Trois mois à continuer de se demander ce qui s’était passé, trois mois à se dire qu’on passe à autre chose, qu’on a tourné la page, que c’est passé, que c’est fini. Que c’est pas de ta faute, mais de la sienne, que c’est elle qui a foutu le camp, et qu’elle n’en valait pas le coup.

Trois mois à se mentir pas mal. Trois mois à ne pas avancer, à se décevoir, à trahir les promesses qu’on s’était faites, tout en regardant sa vie se dérouler dans haut. Plongée sur une routine, Vélib’ boulot goulot dodo, quelques soirées avec quelques amis (tous en couple évidemment), quelques échappatoires plus ou moins légaux et plus ou moins nuls. Et c’est tout.

Dans deux mois, j’ai 28 ans. C’est pas comme ça que je les voyais.

Episode 144 |Par Sam | le 25 oct 2007 @ 22:50 | dans Non classé
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Vendredi soir

De l’effet thérapeutique du blog sur le Sam. A peine
quelques posts, et je me sens déjà mieux. Le blog,
c’est mieux que le sexe (non, faut pas déconner) que le prozac
(en même temps j’en ai jamais pris) qu’un psy. Ouais, ça,
pour en avoir un peu tâté, c’est sur.

En même temps, ce redoux moral pourrait n’être que
passager, pour faire dans l’image météorologique. Mais
bon.

On va tenter de continuer sur cette dynamique sarkozienne
positive.

Déjà, dans un souci de vérité
historique (je suis licencié d’histoire, enfin presque. Et je
vous emm…), j’ai rouvert mon bon vieux blog d’avant. C’est , si vous voulez la génèse de tout ce bordel.

Episode 146 |Par Sam | le 25 août 2007 @ 0:54 | dans Non classé
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