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[Chiens écrasés]

TheSamProject,saison 5 /

Geekitude, sentiments et journalisme en mileu urbain

Interlude


Juste clique


Episode 22 |Par Sam | le 21 avr 2008 @ 18:02 | dans Messages à caractère informatif
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Darth Bisounours rising

Quelques chafouins et autres esprits étroits, totalement insensibles à la beauté zen du dépouillement, déploraient un certain vide dans mon superbe nouveau layout template habillage [Restons simples, c'est juste Canalblog]. Précisément en haut et à gauche de la page.

Soi-disant que ça déséquilibrait l’ensemble. Ce qui était le but, mais va donc faire entrer la notion de rupture dans leurs épais crânes de gauchistes.

Soit.

Comme je suis un vrai démocrate, j’ai entendu leurs critiques. Et comblé le haut à gauche, puisqu’il faut parfois sacrifier à la loi du nombre pour mieux poursuivre son oeuvre. Galilée lui-même n’a-t-il pas nié la rotation de la Terre pour continuer ses travaux ?

Et du coup, tu as le droit de dire bonjour à la nouvelle mascotte du blog : Darth Bisounours [qui est aussi le montage le plus mal détouré du mois, mais merde, je suis journaliste, pas saltimbanque]. Il trônera dorénavant au-dessus des futilités déversées ici.

Et peut-être même qu’un jour, j’ajouterai une sentence définitive dans le grand blanc du milieu. Si je la trouve.

[Edit post-déménagement : du coup, ça n'a plus grand intérêt, comme note]

Episode 32 |Par Sam | le 11 avr 2008 @ 1:43 | dans Messages à caractère informatif
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Ménage de printemps

Tu sais quoi ? Ca va mieux.

A part que j’ai dormi cinq heures, que je suis naze et que je crève de faim parce que j’ai pas mangé hier soir.

Mais sinon, c’est bon. J’ai fini ma crise.

Alors comme je suis pas forcément super fier de toutes les conneries que j’ai écrites ici ce weekend, ben j’en ai viré quelques unes. Les plus gratinées, quoi.

J’avais certainement un peu besoin de raconter ça. Mais j’ai pas forcément envie que ça reste là. Parce que quand je relis certaines notes, je me dis que je suis définitivement un grand malade. Ou au moins que j’ai vraiment tendance à en faire des tonnes. Donc, poubelle. Et on repart.

Sur ce, je te laisse. C’est une nouvelle semaine qui commence, et la France a besoin de moi.

Episode 44 |Par Sam | le 31 mar 2008 @ 6:41 | dans Messages à caractère informatif
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Autocensure

Je viens d’écrire un truc long comme le bras et de le publier, avant de le supprimer. Ca se voulait drôle, à la base : comment se faire dégager en dix leçons, la méthode Sam.

Je l’ai relu. Et soudain, j’ai frémi. Tellement c’était même pas caricatural, comme caricature. Tellement c’était ça, en fait. Et tellement c’était beaucoup moins drôle, du coup.

Je ne sais plus qui a dit qu’il y a une limite à l’ironie. Ben je confirme. Et censure, donc.

Voilà quelques semaines, j’avais promis, juré, craché, ptoui ptoui, d’arrêter ce genre de posts. J’ai du mal à me retenir, j’en suis désolé. C’est l’inconvénient : quand quelque chose occupe l’essentiel de tes pensées, il est difficile de trouver un autre sujet.

Mais là, c’était juste trop. La goutte d’eau, tout ça.

Revenons donc à nos bonnes résolutions. Et à nos émissions ordinaires.

Episode 49 |Par Sam | le 29 mar 2008 @ 20:36 | dans Messages à caractère informatif
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From the field

Bon, un petit mot quand même, depuis le boulot (c’est mal). Pour te dire que tout va bien, très bien même. Il faut arrêter de t’inquiéter comme ça, tu sais.

Je suis juste tombé amoureux. Et j’ai juste pas le temps d’écrire. Et pas envie de l’écrire, parce que ce sera jamais aussi bien qu’en vrai.

Donc à bientôt. Et bon week-end à toi.

Le mien le sera.

Episode 66 |Par Sam | le 7 mar 2008 @ 13:22 | dans Messages à caractère informatif
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Les posts auxquels vous avez échappé

J’ai posé ma journée, au fait. Tu t’en tamponnes, je le sais bien, mais c’est quand même pas mal.

Je me suis réveillé à midi, collé devant West Wing, rendormi jusqu’à trois heures de l’aprèm’, et c’était bon. Après j’ai vaguement bu un café avec un pote.

Et là, je redécouvre les joies de la misanthropie du vendredi soir. Tranquille, tout seul, à me remettre un peu de ces douze jours.Les pieds sur le bureau, affalé dans ma chaise en skaï, en écoutant du Noir Désir et en dégustant une 1664 blanche (what else ? Me demandait Georges hier au Monop’), parce que désormais, j’assume mon côté poète maudit alcoolique.

Ce qui pourrait m’inspirer des phrases profondes. Mais c’est pas gagné. Par contre, ça faisait douze jours que j’avais pas écrit, et ça m’avait manqué, en fait.

Du coup, comme je suis un grand malade, mais ça tu le savais déjà, je me suis dit que j’allais te faire douze posts, un par jour d’absence.

Episode 83 |Par Sam | le 29 fév 2008 @ 20:57 | dans Messages à caractère informatif
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Mise au point

[Bon, on va quand même écrire un truc, finalement. Je sens que ça finit par t'angoisser, ce silence].

Hey ! Je t’ai manqué ?

J’espère bien, en même temps…

Donc non, je ne suis pas mort. Je n’ai pas non plus quitté ce monde de compétition, de violence et de vices pour me retirer chez les fransiscains. [En même temps, j'aime trop le vice pour ça].

En fait, je n’écris plus dans ce blog, parce qu’il en vient à m’inquiéter quelque peu. J’ai l’impression qu’il possède un genre de vie propre, qui me dépasse. C’est un peu la boîte de Pandore. A peine je l’ouvre, il m’arrive plein de trucs.

Plutôt cools, dans l’ensemble, voire plus que ça. Mais ça fait beaucoup d’un coup. Surtout quand je dois encore te les raconter par la suite. Surtout quand ce que j’écris influe sur les choses en question. Et que je n’ose plus écrire, parce que je me sais non seulement lu, mais aussi par qui.

***

En clair, je fais une overdose d’autofiction. Il m’arrive des choses que j’ai envie de vivre, juste. Sans me sentir le besoin de te les narrer en en faisant des tonnes dans tous les sens.

C’est dangereux, l’écrit. Je le sais, en plus. C’est un peu mon métier, à la base. Mais j’avais quelque peu oublié.

Une discussion, et même un discours, ça se corrige, ça se décline en intonations, en regards, en sourires ou en grimaces. Une phrase, par contre, une fois que je l’ai écrite et posée là, sous tes yeux, elle reste. Livrée toute nue à ton interprétation. Sans que je puisse en contrôler grand-chose. Elle vit sa vie, elle fait son chemin dans ta tête, et tu fais ta petite cuisine avec.

Bref, j’écris, et tu interprètes. Si on ne se connaît pas, ça va. Mais lorsque je commence à devoir réfléchir à ce que
j’écris, et à comment je l’écris, ça perd son côté amusant.

***

J’ai longtemps écrit pour moi tout seul, donc sans vraiment de frein, mais en y mettant un peu de style (même si c’est - toujours pas ça) pour l’amour de l’art. Après, j’ai blogué longtemps dans la même veine, en me foutant un peu des conséquences. Parce qu’elles n’ont jamais été dramatiques, que mon blog n’était lu que de quelques potes.

Puis j’ai arrêté, par manque de temps, mais aussi d’envie. Parce que je vivais trop de choses pour prendre le temps de les consigner quotidiennement dans un carnet de bord.

Depuis quelques mois, j’ai repris. Pour faire le point, pour me faire du bien, pour me retrouver une existence, un peu. Ou lui donner sens. Je te raconte ma vie, en la tournant, évidemment, de manière plaisante. Pour la rendre plus agréable et plus exceptionnelle à tes yeux, mais surtout aux miens. Je me soigne l’égo en me la jouant aventurier du quotidien, sans lever le cul de ma chaise. Ou alors juste assez pour avoir de quoi te faire une note.

***

Mais cette semaine, il m’est arrivé un truc qui m’a pas mal ouvert les yeux. Et fermé le robinet à verbiages. Parce que j’ai juste envie de le vivre. Et pas de tenter brillamment de te le résumer en trois paragraphes cynico-romantiques. Ni encore moins de me servir de ce blog, à qui il doit pourtant pas mal, pour le mettre en scène à coups de petites allusions, genre mauvais roman à clés to the happy few. Stendhal, ça m’a toujours gonflé.

Rassure-toi (ou pas, d’ailleurs) : je ne vais pas partir. Mais je vais revenir au but premier de l’exercice : satisfaire ma graphomanie en te racontant n’importe quoi dans l’espoir de t’arracher un sourire.

Mais plus ma vie. Ou plus cette partie-là.

Appelle ça une crise de pudeur tardive, une prise de conscience de la notion de lectorat, une leçon tirée d’expériences récentes, ce que tu voudras.

Personnellement, j’ai mon hypothèse. Mais je ne la partagerai pas avec toi. Désolé.

L’aspect positif de tout ça, c’est que je me suis rendu compte d’un truc : je me limite pas à être ce que j’écris. La meilleure partie est ailleurs, en vrai. Ce qui est quand même plutôt cool, non ?

Episode 86 |Par Sam | le 16 fév 2008 @ 1:56 | dans Messages à caractère informatif
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Rester simple

[Trois dans la même journée, ça va finir par te lasser, non ?]

J’aimerais savoir te décrire correctement ce mélange d’excitation, de crainte et de joie dans ma poitrine de Bisounours, au terme d’une soirée juste bien, juste mignonne , juste simple.

J’aimerais pouvoir te raconter la douceur des baisers, la force des étreintes, le soyeux des caresses, l’intensité des regards partagé, la sonorité des éclats de rire.

J’aimerais pouvoir te faire sentir à quel point tout cela peut illuminer mon petit quotidien de petit journaleux parisien. A quel point je retombe en adolescence, qui n’est certes jamais très loin chez moi. Te montrer à quel point je peux attendre la suite.

Mais, me connaissant, on risquerait rapidement de basculer dans le mièvre. Ou dans le compliqué.

Alors sache juste que ce soir, je vais me coucher avec un sourire niais collé aux lèvres et l’envie d’être à demain.

Episode 94 |Par Sam | le 5 fév 2008 @ 1:17 | dans Messages à caractère informatif
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Ca, c’est fait

Meetic

Episode 98 |Par Sam | le 3 fév 2008 @ 20:36 | dans Messages à caractère informatif
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Gris plombé

ciel_gris[Sérial posteur, un peu.  Mais c'est repos, aujourd'hui.]

Mon deux pièces sent bon. La vaisselle est faite, les plaques sont propres, y a plus l’ombre d’une miette par terre. Les bouquins qui traînaient partout sont alignés sur les étagères.

Les cadavres de bouteille sont partis à la poubelle. Celle à verre, avec le trou dans le couvercle, qui te fais honte à chaque fois que tu y balance une cannette, provoquant une déflagration dans toute la cour intérieure.

La salle de bains brille, y a plus un poil pour venir contraster le blanc éclatant de la baignoire. Les fringues, lavées, sont gentiment empilées sur le séchoir. Mon frigo est plein de légumes.

J’ai envoyé la thune que je devais à mon ex. Coupant l’un des derniers liens entre nous, au prix d’un gros trous dans mon compte en banque. Qui devrait normalement en boucher un autre dans ma poitrine. J’ai même prévenu la CAF qu’elle n’habitait plus ici, et qu’ils pouvaient arrêter de me filer des sous pour les donner à d’autres, qui en ont plus besoin que moi.

J’ai commandé le cadeau d’anniversaire de ma soeurette, un Holga 120 GFN.

En attendant que ma deuxième lessive sèche, j’ai été me balader. Alors que j’exècre ce temps gris plombé dans cette ville gris plombée, surtout en janvier, surtout avec ce froid humide et même pas franc, surtout avec cette brume qui ternit la vue du parc de Belleville, en principe la plus belle de Paris.

[...]

Ca y est, me voilà devenu un genre de prototype de célibataire idéal. Me manque plus qu’un pul à col roulé et un labrador pour l’emmener courir aux Buttes-Chaumont.

D’ailleurs, devine ce que je bois, là ? Non, pas  un café. Ni une vodka. Ni de la bière. Ni un verre de bordeaux.

Du thé. [oui, je sais, moi aussi ça me défrise].Du earl grey, même.

[Avant que tu demandes, non, je ne suis pas en train d'écouter Vincent Delerm. Ca va bien, maintenant]

En gravant des DVD pour la copine chez qui je vais dîner ce soir, qui a besoin d’occuper ses nuits.

Car oui, je dîne. En société. Entre amis.

Et ça va être sympa, en plus. A tous les coups.

Des fois, je me sens vieux.

Episode 104 |Par Sam | le 29 jan 2008 @ 19:13 | dans Messages à caractère informatif
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