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[Chiens écrasés]

TheSamProject,saison 5 /

Geekitude, sentiments et journalisme en mileu urbain

Google© est mon ami

paris-7848[La photo est pas de moi (quoi, ça se voit ?), tu cliques pour le crédit. Quant à savoir pourquoi une photo de clébard, tu vas comprendre plus loin]

Donc on va dire que j’ajoute pas d’addenda à l’addendum et que comme promis, on va revenir à des choses simples. Aux basics, comme on dit dans le management.

Par exemple, je m’aperçois que je suis un bien mauvais blogueur, peu respectueux des usages de ce nouveau média.

Car il y a un truc indispensable, que tout carnetier [on dit comme ça, à l'Académie Française, je sais c'est tout pourri, mais ils sont très vieux] se doit de poster au moins une fois et que je t’ai pourtant jamais fait.

Et c’est : les mots-clés les plus débiles qu’ont tapé des gens sur Google© pour arriver ici.

Tu es prêt ? C’est parti pour le top 10.

En numéro 10, on commence en douceur avec “je veux être taré”, un souhait original étant donné que par définition, être taré, c’est plutôt de l’inné que de l’acquis. Mais on souhaite bon courage à cet internaute plein de bonne volonté.

En numéro 9, un mystère : “vélibe qui son cochon”. les vélib’ sont cochons ? Les vélib’, qui sont les cochons ? Pas compris. Lui non plus, je pense.

On reste dans le porcin avec notre numéro 8 : “chevre cochon compatibilites”. Une question de fond que celle-ci, qu’on ne se pose pas assez souvent, finalement.

Numéro 7 : “les filles de meetic toutes dérangées”. A mon avis, ce garçon n’a pas eu beaucoup de succès depuis que les règles du jeu ont changé.

Numéro 6 : “you tube musique légion etrangre”. Un mélomane, donc, égaré ici grâce ou à cause d’une faute de frappe. Désolé, ami passionné de musique militaire. Point de “Tiens, voilà du boudin” sur ce blog, tout se perd, oui, je sais. Faut partir, maintenant.

Numéro 5. Ca devient sérieux, car nous voilà rattrapés par le carburant qui fait tourner cette planète et le world wide web : le seske. En l’occurence, un internaute est parvenu ici en tapant “clip gros cul grosse fille”, ce qui est pour le moins poétique, bien que je ne parvienne pas tellement à m’expliquer à quel moment j’ai pu associer ces mots.

Numéro 4, on rentre dans le vrai, le pur, avec “faire l’amour avec un chien”. Là, je me demande si le gars (ou la fille, allez savoir) était à la recherche de visuels ou de conseils techniques.

Numéro 3, attention, ça peut choquer : “hamster mâle éjaculation”. Même question que pour le précédent, plus… attendez. Mais QUI cherche ça sur Google ? Et pourquoi il finit chez moi, bordel ?

Numéro 2, on reste dans le bizarre : “un plan cul avec une fliquette”. Je suis pas certain qu’il existe des sites spécialisés dans la chose, mais admirons cet internaute qui a eu la curiosité de chercher

Et enfin, numéro 1 et vainqueur incontesté et incontestable de la requête Google, ce type qui est arrivé ici en tapant “recit erotique un long week end avec mon chien”.  [...] (ça me laisse sans voix).

["...Sultan me regardait de ses grands yeux humides, sa queue battant l'air au rythme de ses halètements animaux, entrecoupés de petits geignements qui m'électrisaient la peau..." ]

Non, mais sérieusement. Vous croyez qu’il y a des gens qui…

Oh putain.

Oh putain.

Oh merde.

[C'est du texte, hein, donc à peu près Safe For Work, du moins si ton boss vient pas lire par-dessus ton épaule]

Internet, c’est magnifique.

[J'ai dû faire une sélection, donc, ne figuraient pas dans le top, mais ils le valent quand même : "salope de belle mere me mate a poil la nuit recit", "velib culotte", "puviométrie du 27 mai 2008", "manifique cul sur chaise", "vidéo du miracle de l'amour "baba cools"", "houblon pour calmer les chiens" ou encore "femme monter sexuelle par chien". Les internautes sont formidables.]

Episode 228 |Par Sam | le 23 août 2008 @ 0:33 | dans Geek Story, Messages à caractère informatif
4 commentaires »

Addendum

En fait je serai compris qu’après ma mort. A l’autopsie, quoi.

Non, mais bon. Des fois comme ça, le soir, tu tentes d’écrire un truc qui t’es passé par la tête. Et tant que c’était à l’intérieur, c’était plutôt clair, comme idée. Pas limpide, hein. Mais clair. Tu savais où t’allais, à peu près.

Alors bon, tu fais ton petit bidule, tu gratouilles sur ton bloc-notes, tu corriges, tu changes quelques trucs. Et puis à un moment, tu trouves un genre de rythme, tu te laisse bercer par la scansion des paragraphes, les répétitions savamment calculées, tout ça.

Et puis à un moment donné, t’as fini. Et comme c’est ton idée, ben toi tu comprends bien où tu veux en venir. Alors tu publies le machin, innocemment, et tu vas te coucher, parce qu’il est tard.

Sauf que le lendemain, quand tu lis les commentaires que tes lecteurs gentils ont laissé sous ta note, tu te dis : “oh my god” (OMG), qu’est-ce que j’ai pu écrire pour que ce soit compris comme ça ? Alors tu te relis.

Et effectivement, avec une nuit de sommeil par-dessus, tu t’aperçois que :

a/ Ce qui te paraissait indiscutablement limpide la veille est plutôt passablement embrouillé. Et que le billet que tu voulais doux-amer et rigolo sur les filles qui sont jolies, tout ça, ressemble peut-être un peu trop à un manifeste féministe. Pathétique, le manifeste. Genre oh, Femme éternelle, ce genre de choses. Qu’on sent finalement plus les blagounettes ni le second degré dont tu avais tenté de parsemer ta note, puisqu’elles sont noyées au milieu du sirop.

b/ En plus c’est mal écrit.

c/ Du coup, tes chers lecteurs te prennent visiblement pour un garçon gentil, mais un peu lourd avec ses envolées lyriques ridicules et sa vision totalement obsolète et idéalisée des choses. Alors que toi tu voulais juste développer un peu ton idée, quoi. Sauf qu’à un moment, sans que tu te l’explique, ça a dû déraper.

Bref, c’est la loose dans ta face, quoi. Et tu peux t’en prendre qu’à toi-même, en plus. C’est toi qui l’a écrit, le machin, après tout. Et du coup, t’es bon pour ajouter un addendum comme celui-ci pour expliquer au monde entier que tu n’as hélas pas été compris.

Et que non, tu ne vois pas vraiment les choses comme ça dans la vraie vie, en fait. Par exemple, tu te traînes assez rarement sur les genoux aux pieds d’une jolie fille en lui déclamant des sonnets, en vrai. Que de manière générale, tu te prends un peu moins au sérieux que ça, d’ailleurs.

Je crois que je vais en revenir aux notes sur les Monoprix, dans un avenir proche, moi. Pour la littérature, on verra plus tard.

Episode 227 |Par Sam | le 22 août 2008 @ 13:25 | dans Messages à caractère informatif
6 commentaires »

Interlude

Ce soir, ça veut pas. J’écris et j’efface, y a rien de bien qui vient, rien qui me satisfasse. Je dois être en phase introspective : j’ai plein d’idées qui finissent en autant de fausses couches dès qu’on tente la parturition sur un bloc-notes Windows.

[En vrai, J'ai écrit un long truc geignard sur mes horaires, que c'est pas facile tout ça, et puis je l'ai relu et je l'ai trouvé un peu tout pourri. Du coup je l'ai foutu au marbre, comme on dit dans mon beau métier. Je te le retravaillerai à l'occase pour te le ressortir une semaine de creux. Hubert Beuve-Méry ne disait-il d'ailleurs pas : "Coco, y a des sujets qui sont comme les potées auvergnates : c'est pas terrible au départ, mais c'est toujours meilleur réchauffé" ?]

Donc à la place, je te mets une jolie image. Histoire d’au moins témoigner de la tentative pour les générations futures. Qu’ils sachent que ce soir, oh oui ce soir, j’ai failli écrire un truc.

Reflets

Désolé.

Episode 225 |Par Sam | le 20 août 2008 @ 1:16 | dans Messages à caractère informatif, Photos
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Carte postale

2008 06 21 - 1553 hike near lac de paladru - L - 32

Hey !

[Le contexte et ma récente germanophilie voudraient que je te salue d'un sympathique "Halo", voire "Guten morgen", mais bon, j'aime bien "hey". C'est simple, sobre et efficace à la fois]

Hey, donc. Ca roule, toi ?

“‘Tain, il est pas mort, lui ?” te demandes-tu. Et bien non, ami, point encore. En revanche, il est toujours en vacances. Et présentement, il t’écrit d’une sympathique bâtisse XVIIIe genre ferme de moyenne montagne, sise au coeur du massif de la Chartreuse, et dans laquelle il enchaîne barbecues, parties de ping-pong, siestes et baignades dans le lac tout proche tout en se soutenant moralement à coups de petits apéritifs salvateurs sur la terrasse. Un vrai calvaire, en sommme.

Et puis quand il pleut, on branche la PlayStation3 sur le rétroprojecteur et on joue à Devil May Cry 4 version écran géant.

Bref, beaucoup de stress pour ton serviteur. Qui en viendrait presque à ne plus passer sur le ternet qu’une fois tous les deux jours pour relever ses mails, c’est te dire à quel point c’est pas facile.

Bon. Ce propos liminaire effectué, il faudrait que je te raconte Berlin, car je sais que tu n’attends que ça, avoue.

Seulement voilà : j’ai pris au moins 200 photos là-bas. Mais je n’ai pas songé à emmener avec moi dans les montagnes le câble qui m’eusse permis de les uploader sur l’ordinateur et de t’en faire profiter.

Avoue que c’est dommage. Et que donc je te raconterai Berlin quand je serai revenu sur Paname et que je pourrai le faire avec des images, c’est à dire à la fin de la semaine qui vient.

En attendant, il faut aussi que je réponde au sympathique questionnaire que cette coquine de Kmille m’a collé dans les pattes. Ca devrait te plaire, puisque ça parle de fesses.

Donc :

Si j’étais un slip, je prierais très fort pour être celui d’une jeune fille et pas d’un vieux dégoûtant.

Si j’étais un sextoy, je serais un plug anal, juste pour pouvoir, à la question “t’es où ?”, enfin répondre sincérement “dans ton cul”.

Si j’étais un fantasme, je me dirais qu’il faut quand même être bien tordu pour avoir ce genre de fantasme.

Si je devais faire l’amour avec un animal, je choisirais une femelle bonobo en me disant qu’au moins eux, ils s’y connaissent.

Si je devais te dire quelque chose à l’oreille pendant qu’on fait l’amour, ce serait beaucoup trop torride pour être écrit ici. Tu insiste, petit(e) coquin(e). Bon d’accord. Garde tes mains sur le clavier, c’est parti : “Die Lebensmittelsicherheit steht in Europa ganz oben auf der Prioritätenliste. Seit dem Jahr 2000 werden die strengen Vorschriften der EU noch weiter verschärft, um sicherzustellen, dass die Lebensmittel der Europäer so sicher wie möglich sind. Das neue Konzept verknüpft alle Herstellungsstufen miteinander: Lebens- und Futtermittel werden vom Erzeuger bis zum Verbraucher sorgfältig verfolgt”. Alors, heureux(se)?.

Si j’étais Clara Morgane mais avec mon cerveau actuel, j’aurais plein de facilités dans mon travail, déjà. Surtout niveau interviews. Et sinon, je m’achèterais plein de miroirs pour partir à l’exploration de mon petit corps, aussi.

Si j’étais une zone érogène, je serais un cou. Oui, je sais, y a plus excitant, mais j’aime bien les bisous dans le cou.

Si j’étais un détail absolument irrésistible
… ma, ié souis déjà oune détail absolumentamente irrésistible.

Si j’avais une morale sexuelle… euh, le truc, c’est plutôt que si j’avais moins de morale sexuelle, je choperais beaucoup plus.

Si je me réveillais sans pénis ni vagin, je me renseignerais sur les tarifs pour me refaire poser les pièces, parce que cinquante ans sans seske, c’est long, tout de même. Déjà, un mois…

Bon, sur ce il est temps pour moi de replonger dans mes vacances et d’aller acheter de quoi préparer le barbecue de ce soir. Pff, tout ce stress, je sais pas combien de temps je vais tenir.

Allez, console-toi : je boirai un pastis à ta santé.

Episode 217 |Par Sam | le 2 août 2008 @ 14:14 | dans Messages à caractère informatif, Quotidiennes
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Service minimum (I)

Montmartre en flou

OK.  J’arrête de bouder.

Et je te raconte des trucs, puisque j’en ai des nouveaux sous le coude.

Donc, non, je ne suis pas en vacances, ce sera à la fin du mois. En revanche, j’étais bel et bien parti de Paris pour quelques jours.

Des motifs pas professionnels, mais pas loin non plus, m’ont en effet ramené dans la capitale des Alpes, pour trois jours qu’Hubert Beuve-Méry n’eut - pour une fois - pas renié.

Je suis rentré hier, épuisé, mais plutôt remis d’aplomb. J’étais pas retourné dans cette ville depuis deux ans et quelques semaines et en fait, j’en avais besoin. Pour clore le dossier.

Mais ça, je te raconte après.

En parlant de dates anniversaires, depuis quelques minutes, c’en est une aussi. C’était à Grenoble, il y a quatre ans, jour pour jour : le destin farceur venait enfin m’en coller une. En faisant les choses en grand. Tellement grand que j’ai du mal à passer à autre chose.

Pour célébrer ça, je suis retourné grimper, ce soir. Troisième séance, trois bonnes heures à agripper des blocs colorés pour se hisser de mieux en mieux vers le sommet des parois. J’ai plus de doigts, un genou abîmé, mais ça fait toujours autant du bien et en plus, je fais des progrès.

Encore quelques mois à ce rythme et j’aurai retrouvé mon niveau d’antan.  Mais déjà, il y a un effet cosmétique certain : je me remets peu à peu à avoir des muscles. Et [mode métrosexuel : ON] du coup, à poil, je suis presque beau. Enfin, je trouve, vu qu’il n’y a pas grand monde pour en profiter [Mode métrosexuel : OFF]. Ce qui, même si c’est un peu voulu, commence à peser, mais je vais pas de nouveau de te gonfler avec ça.

Puisque l’essentiel n’est pas là.

L’essentiel, c’est qu’en ce moment, je me sens grand. [Dans ma tête, hein, il est trop tard pour une poussée de croissance, hélas]. Enfin presque. Je me sens adulte. Enfin presque. Je me sens à ma place. Enfin presque.

Et je sais où je vais. A peu près.

Sur ce, je te raconte Grenoble.

Episode 205 |Par Sam | le 4 juil 2008 @ 0:07 | dans Messages à caractère informatif
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Grève sauvage

P1000421

Petite absence dont je ne m’excuse même pas. Pas envie, juste. Ou rien à dire que tu n’aies déjà lu ici à un moment où à un autre.

Overdose de virtuel, de communications, d’introspections. Facteurs externes qui font leur come-back et pèsent dans ce rien qui vient comme un recours, voire un soulagement.

J’ai juste pas envie de t’agonir encore des mêmes questions, des mêmes angoisses. Pas d’inspiration pour les écrire. Et pas le goût de raconter des conneries non plus.

J’ai juste plus envie de réfléchir ni de gloser. J’ai juste envie de faire, à la place.

Alors je fais. Des trucs et des machins. Plutôt professionnels. Plutôt intéressants, dans l’ensemble. Je m’amuse, je papillonne, je pose des jalons, je prospecte, je réfléchis, je résume, je concocte.

Et en plus, j’aime bien. Et du coup, je vais bien. Sur la plupart des fronts au moins. Pour tout te dire, j’ai même été grimper. Deux fois. Ca faisait deux ans que j’avais pas enfilé un baudrier, et même en salle, ce fut du bonheur.

Mais j’ai pas envie d’en parler.

Ca reviendra tôt ou tard, j’imagine.

En attendant, j’essaye de profiter du soleil, de l’été et des vacances à venir. Même si je sais toujours pas où les passer.

Et je ne peux que te conseiller de faire de même.

Episode 204 |Par Sam | le 26 juin 2008 @ 2:33 | dans Messages à caractère informatif
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Et la vie est belle (oui, encore)

… Et c’est la note n°200, et j’ai plein de trucs à te raconter. Alors le temps que je fasse le tri, un peu de la musique que j’écoute en ce moment grâce à mon nouvel ami sur last.fm, qui se reconnaîtra… Pour le cas où tu ne connaîtrais pas, je ne saurais trop te conseiller de te précipiter sur Life of Bryan et de manière générale toute l’oeuvre des Monty Python.

Et puis bouge pas trop loin, je reviens.

Episode 200 |Par Sam | le 15 juin 2008 @ 20:02 | dans Messages à caractère informatif, musique
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A nos lecteurs

Bien.

Effectivement, j’admets que j’en fais un peu trop. Et que visiblement, ça t’inquiète un tantinet. Alors qu’il n’y a pas de quoi.

Il est donc temps de nous rappeler tout ensemble que ce que je bave ici reste essentiellement de la littérature. Certes documentaire, certes autobiographique, mais pas non plus aussi implacablement réaliste que ça. Je crois que le terme correct est “autofiction“. En gros, ce que j’écris, c’est un instant et une impression glosées en 4.000 signes de défoulement parfois nécessaire. Un genre de crise de graphomanie soudaine et purgative.

Je t’accorde que, depuis quelques temps, instants comme impressions se concentrent sur du glauque. Ce qui pourrait laisser penser que je suis au bout du bout, on the verge,  voire limite nervous breakdown. Or, non.

Rassérène-toi.

Dans la vraie vie, je ne passe pas mon temps à errer au vent mauvais d’une mélancolie trop grande pour moi qui m’étouffe et me tue, écharpe et cheveux pris dans la bise glaciale d’un éternel novembre romantique, rythmé par les grincements du vélib’ rouillé sur lequel je tangue, exsangue, avec une chanson glauque dans le casque et un gouffre béant à la place du coeur, ô Béatrix ma Béatrix, pourquoi cette dévastation tout ça.

Dans la vraie vie, j’aime plutôt bien mon job, et ma vie, et la vie. Je rigole avec mes collègues, fais la fête avec mes amis, cherche où partir en vacances, trouve les filles jolies, tout pareil comme toi (pour les filles tu fais comme tu veux). Dans la vraie vie, je suis plutôt un garçon sympathique, voire jovial. Et même porté sur la blagounette et la gaudriole, imagine-toi. Je sais profiter des bons moments, peut-être même mieux qu’un autre, parce que plus intensément.

Certes, j’ai connu des jours meilleurs. J’en ai aussi connu des pires. J’en connais régulièrement des très, très bons et c’est ça qui compte. Je ne te les raconte pas tous. Ou pas dans leur globalité.

En nalisme, on apprend à choisir un angle. A expliquer un événement sous une facette, parce qu’on a pas la place ni la connaissance pour tout dire [Comme disait Hubert Beuve-Méry, "coco, plus tu élargis, plus tu prends le risque qu'on s'aperçoive que tu es un gros imposteur qui ne connait rien au sujet sur lequel il écrit"]. Ici, c’est un peu pareil. Mais j’admets choisir des angles bien glauques, ces temps-ci.

Après, je suis d’accord : si je glauque, c’est aussi car tout cela n’avance guère. Voire tendrait à stagner un brin. J’admets que ça manque de dynamique. Que les aventures de notre héros mériteraient un bon vieux rebondissement.

Le truc, vois-tu, c’est que j’ai tendance à délayer. A faire durer le plaisir en attendant l’impulsion. L’instant décisif. Le coup de théâtre soudain du Destin farceur. Ce qu’on nomme, en termes techniques, le bon vieux deus ex machina des familles.

Jusqu’ici, ça fonctionnait pas mal. Là, il commence à être un peu sévèrement à la bourre, le con.

En fait, il fait pire : il pointe le bout de son nez sans se montrer plus avant. Il est là, pas loin, je le sais, je le sens. Tapi dans la broussaille. Par nuit dégagée, à la pleine lune, tu peux voir ses yeux chafouins refléter la lumière des étoiles. Mais il se fait désirer.

Du coup, pour l’attendre, je procrastine à longs jets continus. Je te fais pas la triviale checklist des bidules en attente d’un bougeage de fondement de ma part, elle est trop longue.

Et dans l’intervalle, je meuble ce bloug à coups de posts tristounets comme celui qui figure ci-dessous. Parce que j’étais dans ce mood là en rentrant et que j’ai eu envie de l’écrire pour m’en débarasser. Ce qui a fonctionné, au demeurant.

Et là, accroche-toi, car je vais te citer Shakespeare.

Carrément.

Je suis un fou, j’ai peur de rien.

Le brave William écrivait, donc [Comme il vous plaira, acte II, scène 7, la traduction est de ton serviteur qui ne la trouve pas sur Google]

All the world’s a stage,
And all the men and women merely players;
They have their exits and their entrances,
And one man in his time plays many parts,

Ce qu’on pourrait traduire par quelque chose comme :

Le monde entier est une scène de théâtre,
Et homme et femmes n’en sont que les acteurs
Qui entrent et sortent
Et notre vie durant, nous y jouons plusieurs rôles

Et là, tu es mort de rire. Et tu n’as pas tort.

Mais il faut bien comprendre que depuis des années, je rêvais de citer Shakespeare dans une note.

Grâce à toi, c’est chose faite.

Tu vois, les choses avancent…

Episode 176 |Par Sam | le 28 mai 2008 @ 0:27 | dans Messages à caractère informatif
7 commentaires »

Démocratie participative

Bon.

J’ai lu vos commentaires. [oui, j'arrête de vous tutoyer, tout le monde le fait, ça devient ridicule]. Entre Laparizienne qui trouve l’idée des deux posts côte-à-côte peu lisible, Fran qui ne trouve pas les commentaires et Lola qui s’inquiète du titre, j’ai bien compris que mon template artistique ne vous séduisait pas.

Alors je pourrais vous dire que vous n’êtes que de ridicules béotiens décidément insensibles au Beau, au Bon et au Bien, qui ne méritez pas qu’on agite de telles splendeurs graphiques sous vos nez morveux. Mais comme ça ne se fait pas et que j’aime bien être lu, je vais m’abstenir.

Et en convenir : vous n’avez pas tort sur tout. Je suis donc reparti en quête du template ultime.

Et comme ma super soirée drague vient d’être annulée au prétexte fallacieux d’une admission aux urgences de ma partenaire de beuverie, je vais derechef fouiller les entrailles du ouaibe à la recherche de quelque chose d’encore plus beau.

Et quand j’aurai trouvé, je vous raconterai ma journée, qui n’était pas triste non plus.

En attendant, je vous mets un template provisoire simple, certes, mais lisible.

[PS : Lola, pour le titre, regarde ici]

Episode 159 |Par Sam | le 24 mai 2008 @ 19:47 | dans Messages à caractère informatif
2 commentaires »

Plâtres

Bon, ben voilà. On y est. A peu près. Pas encore le bon nom de domaine, un template à moitié en anglais, quelques bugs ici et là, encore plein de boulot, mais sinon, c’est pas mal.

Enfin, je trouve.

[Mode pub gratuite : Wordpress, c'est carrément bien. Décidément. Facile à installer, des milliers de templates [on dit thèmes] gratuits disponibles, une interface simple…]

Ne dévalorisons pas pour autant mes acrobatiques bidouillages. Notamment celui dont je suis le plus fier : le truc en haut à droite qui te permet d’augmenter ou de diminuer la taille du texte. En javascript et tout.

[Tu as le droit d'applaudir, même si je l'ai juste piqué ailleurs]

Bref, bienvenue sur Chiens écrasés. A.k.a TheSamProject, la suite.

Le principe, c’est que tu as les quatre derniers posts en entier à l’écran, parce que je trouvais ça cool. Après, pour les lire un par un, il y a un petit lien “plein écran” en bas à droite de chaque article. Et je bosse sur la navigabilité [parce que moi aussi, j'ai le droit d'employer des termes qui claquent] du tout. D’ici lundi soir, ça devrait être à peu près fini. [Edit du lendemain : le thème a changé. Donc oublie tout ça]

Et, donc, bienvenue.

[Comme du coup Je tente aussi un truc un peu esthétique, artiste, tout ça, je suis preneur de critiques sur la lisibilité et l'ergonomie du tout. Je dis ça, je dis rien.

Episode 158 |Par Sam | le 24 mai 2008 @ 1:16 | dans Messages à caractère informatif
2 commentaires »