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[Chiens écrasés]

TheSamProject,saison 5 /

Geekitude, sentiments et journalisme en mileu urbain

7 commentaires »

• # 316: commentaire
• posté par: Fran
• Le: 4 avril 2009 @ 23:40

Toutes mes félicitations Sam !! Vraiment !! Suis heureuse de lire d’aussi bonnes nouvelles, que tu te porte bien et que tu vis … ta nouvelle page.
Des Bises !!

• # 317: commentaire
• posté par: La Parizienne
• Le: 6 avril 2009 @ 14:30

Ce titre m’intrigue… Adieu Jaurès… Tu déménages à Neuilly c’est ça ??
Sans rire, bonne nouvelle page blanche puisque la voilà tournée - sans angoisse, avec volupté ! Ce nouveau chapitre donne l’impression d’être bien parti, ici on attend de te lire.

• # 318: commentaire
• posté par: Maskim
• Le: 6 avril 2009 @ 19:29

Ben merde… Comme quoi tout arrive… Sam a un macbook…

A+

Ciao

Maskim

• # 319: commentaire
• posté par: Pimouss
• Le: 7 avril 2009 @ 1:47

Ça fait plaisir de te relire :) c’est toujours aussi sympa. Bonne chance dans ton nouveau chez vous officiel.

Vivement les prochains billets et vive toi.

• # 320: commentaire
• posté par: grinding hamster
• Le: 8 juin 2009 @ 15:25

C’est con. J’ai la gorge un peu nouée devant la photo qui illustre ton article.
Yep, c’est bêta de ma part. Le sentimentalisme, ça m’étouffe toujours à retardement.

Break a leg, Sam.

PS: J’ai cherché des signes de sous-marin russe dans le canal pas plus tard que vendredi dernier. Mais je crois que c’est pas encore leur période ;-)

• # 322: commentaire
• posté par: kalalou
• Le: 23 juillet 2009 @ 22:28

Arrivée ici par hasard j’ai l’impression de m’imiscer dans une scène trop intime pour rester… Je repasserai…

• # 323: commentaire
• posté par: Armansson
• Le: 21 février 2010 @ 21:44

Alors que devenez vous?

Adieu Jaurès

Le toit

C’est pas un retour, hein. Toujours pas.

C’est un adieu. Un adieu matériel, que je commémore là, tout seul, dans ma piaule vidée de ses meubles.

Il déménage, le garçon. Pas d’ici, hein. Dans la vraie vie, celle qui pique et qui gratte et qui donne chaud. Il bouge. Il change. Il emménage.

Il se met en ménage.

Après pas mal d’hésitations, d’atermoiements et d’actes manqués, évidemment, mais ça tu t’en doutais.

Après pas mal de silence ici, aussi. Trop, certainement. On va y revenir.Tôt ou tard.

Ce soir, par exemple.

Il déménage, donc. Sur le fil, à la bourre, n’importe comment, comme d’habitude. Pour l’appart dans lequel il vit de facto depuis six mois. Pour la fille avec laquelle il vit de facto depuis six mois.

Il déménage. Demain.

Et là, ce soir, il trainouille au milieu des cartons et de la poussière.Et il se dit que c’est un bon moment pour recommencer à écrire. Et pour le faire à la première personne du singulier, tant qu’à y être.

Là, donc, je trainouille au milieu du vide, d’une piaule qui n’en est plus une, plus la mienne en tous cas. Dans un coin, le sommier démonté repose sur le matelas, debout contre un mur, et regarde d’un air un peu con des étagères et des placards vides. L’autre pièce, ce qui était mon salon-cuisine, s’est transformé en tas de cartons d’à peu près 3 mètres cubes, du bonheur en perspective pour demain.

Et là, ça me fait tout bizarre, quand même. Deux ans et demi, on finit par s’attacher à un lieu. C’est plus un appartement, c’est une grosse madeleine. Le moindre interrupteur est chargé d’histoire, le moindre trou dans un mur est un indice, une trace, un fantôme d’histoires passées.

Il s’en sera passé, des histoires, ici. Elles sont quelque part dans ce blog, en grande partie. Traces numériques, inaltérables, ou presques. Je perds l’indiciaire, les symboles. J’en fabrique de nouveaux, ailleurs. J’écris une autre histoire, ailleurs.

Et il est temps de l’écrire à plein temps. Et de mettre un point final à celle-ci. De dire adieu au XIXe, au Canal, aux Buttes-Chaumont. De dire adieu à ce lieu aux relents de cette couplitude ratée qui traînaient toujours ici, adieu aux petites grandeurs et aux grandes décadences du célibat.

Derniers regards sur la vue de la cour depuis la fenêtre, sur le rond de lumière collé contre le mur aveugle de l’immeuble d’en face. J’ai du mal à décoller, j’admets.

[Même mon vieux PC, sur lequel je tape cette note sur une espèce d'impulsion bizarre, va partir plus au sud, servir d'écritoire adolescent au MSN de ma petite soeur. Moi je me suis laissé convaincre d'investir dans un macbook supposé m'aider à replonger dans l'écriture, ce qui n'a, jusqu'ici, pas été très concluant. Mais putain, qu'il est classe]

Faut que j’y aille et j’arrive pas à décoller. Parce que quand je me léverai, quand je passerai cette porte qui m’a coûté un rein, quand je glisserai la main dans l’entrebaillement pour éteindre la lumière, quand je tournerai la clé dans la serrure, quand je dévalerai les trois étages, quand je pousserai l’énorme porte de la cour, quand je descendrai la rue, quand je regarderai les unes des mags du kiosque du bas, quand j’attendrai au feu du carrefour, quand je monterai l’escalier pour le quai du métro,  ce sera un peu pour la dernière fois.

Ce sera un peu un cap. Que je pensais pas si difficile à passer. Ce sera la fin d’un truc.

Et le début d’un autre. Qui s’écrit peu à peu.

Qui me redonne envie de l’écrire un peu, aussi. Ici, par exemple. Parce que j’avais oublié une chose : ça fait du bien.

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Episode 248 |Par Sam | le 3 avr 2009 @ 22:23 | dans Quotidiennes
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