Pendant ce temps, à Paris…
[Hey, je t'ai manqué ? Oui, ça fait dix jours. Que veux-tu que je te dise ? Faut bien vivre un peu, ne serait-ce que pour avoir des choses à bloguer]
Alors voilà : Sam a une petite amie. Elle est belle et son prénom c’est [quelque chose de très mignon qui finit en "ie"]. A eux deux, ils forment pas de gang, mais ils font des choses que font les namoureux quand ils se rencontrent.
Ils écrivent leur début d’histoire, esquissent une introduction à toute vitesse. Ils s’explorent, ils se touchent, ils se sentent, ils se testent, ils se jaugent, ils se livrent, ils partagent. Ils ont des audaces soudaines et des pudeurs spontanées. Et ça leur prend un temps fou, qu’ils ne voient pas passer. Alors ils se droguent aux câlins pour pallier le manque de sommeil.
Ils pratiquent la love story de jeunes actifs, restos tardifs, rendez-vous de nuit, départs tôt d’un appart ou d’un autre, sur la pointe de pieds, sourire niais plein la face bouffie de sommeil au souvenir de ce corps chaud qui dort encore sous cette couette qu’on vient de quitter, weekends volés au travail.
Ils sacrifient à l’époque qui les fait vivre et qu’ils kiffent tous les deux, déclinent leurs élans en signaux numériques, mails, textos, chats, Fessebouc, photos, vidéos… et geekisent de concert. [Car Sam a craqué en voyant celui de sa belle et été pleurer chez Orange© pour avoir un putain d'iPhone 3G 8 gigas. Noir. Un genre d'Excalibur, voire de sextoy pour geek. Que je m'en vas même t'en reparler, un de ces quatre.]
Ils font dans le transport amoureux en milieu urbain. Horaires décalés, journées bien remplies, métros, vélibs, trains, taxis, arpentage de pavés mains dans la main, Paris à deux ça redevient un peu la capitale romantique que t’as du mal à apercevoir autrement.
Plus, en petit bonus perso, c’est cadeau ça fait plaisir, les flux et reflux passablement agités du truc réglé sur sensibilité maximum qui me sert de centre des émotions, quelque part au niveau du plexus solaire. Et les fluctuations afférentes dans les dosages de bonheur et d’angoisse, de trouille et d’exaltation.
Avec leurs effets secondaires, leurs petits cousins, leurs causes ardemment recherchées à grands coups d’introspections nébuleuses. Et l’impression générale d’avoir les tripes posées sur le wagon de tête d’un petit train lancé à fond dans les montagnes russes d’un parc d’attraction conçu par un psychopathe délirant.
Autant te dire que j’ai pas vraiment trouvé le temps de te donner des nouvelles.









1 comment »
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• # 294: commentaire
• posté par: kmille
• Le: 23 septembre 2008 @ 18:22
Et elle a un “s” de tatoué sur le corps ? Si c’est ça, c’est de bon augure, je dirais..