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[Chiens écrasés]

TheSamProject,saison 5 /

Geekitude, sentiments et journalisme en mileu urbain

Toros (j’ai testé pour vous : la corrida)

 

Matador (IV)

 

L’avantage de cette absence, c’est que j’ai pas mal de trucs à te raconter. Dont mon weekend dans le Sudeu-congue. Où l’on m’a amené voir une corrida, ce que je n’avais jamais fait.

 Je te raconterai, ou pas.

Vu ma fréquence du moment, on va partir du principe que pas. Alors, en résumé :c’est plutôt beau, impressionnant, voire fascinant, mais au bout de trois taureaux butés dans l’arène, qui agonisent d’hémorragie interne avec une épée plantée jusqu’à la garde dans l’encolure, s’écroulent avec un dernier spasme des pattes, tu es un peu barbouillé. 

Et quand tu arrives au sixième, dont un pauvre gros machin qui s’est traîné pendant cinq bonnes minutes le long de la lice, acharné à ne pas crever malgré le sang qui pissait à gros bouillons de ses plaies, avant de finir par s’écrouler de l’avant pour mourir tout de même, le train arrière encore debout, sous les vivats de la foule, t’as beau savoir qu’ils applaudissaient sa bravoure, t’as quand même carrément la nausée.  

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Episode 242 |Par Sam | le 24 sept 2008 @ 17:12 | dans J'ai testé pour vous, Photos, Quotidiennes
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A pic a day (III)

Parce que bon.

 

Fruits de mer

 

 

 

Episode 243 |Par Sam | le 24 sept 2008 @ 14:44 | dans Photos
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Pendant ce temps, à Paris…

 

Bare skin

[Hey, je t'ai manqué ? Oui, ça fait dix jours. Que veux-tu que je te dise ? Faut bien vivre un peu, ne serait-ce que pour avoir des choses à bloguer]

Alors voilà : Sam a une petite amie. Elle est belle et son prénom c’est [quelque chose de très mignon qui finit en "ie"]. A eux deux, ils forment pas de gang, mais ils font des choses que font les namoureux quand ils se rencontrent. 

Ils écrivent leur début d’histoire, esquissent une introduction à toute vitesse. Ils s’explorent, ils se touchent, ils se sentent, ils se testent, ils se jaugent, ils se livrent, ils partagent. Ils ont des audaces soudaines et des pudeurs spontanées. Et ça leur prend un temps fou, qu’ils ne voient pas passer. Alors ils se droguent aux câlins pour pallier le manque de sommeil.

Ils pratiquent la love story de jeunes actifs, restos tardifs, rendez-vous de nuit, départs tôt d’un appart ou d’un autre, sur la pointe de pieds, sourire niais plein la face bouffie de sommeil au souvenir de ce corps chaud qui dort encore sous cette couette qu’on vient de quitter, weekends volés au travail.

Ils sacrifient à l’époque qui les fait vivre et qu’ils kiffent tous les deux,  déclinent leurs élans en signaux numériques, mails, textos, chats, Fessebouc, photos, vidéos… et geekisent de concert. [Car Sam a craqué en voyant celui de sa belle et été pleurer chez Orange© pour avoir un putain d'iPhone 3G 8 gigas. Noir. Un genre d'Excalibur, voire de sextoy pour geek. Que je m'en vas même t'en reparler, un de ces quatre.]

Ils font dans le transport amoureux en milieu urbain. Horaires décalés, journées bien remplies, métros, vélibs, trains, taxis, arpentage de pavés mains dans la main, Paris à deux ça redevient un peu la capitale romantique que t’as du mal à apercevoir autrement. 

Plus, en petit bonus perso, c’est cadeau ça fait plaisir, les flux et reflux passablement agités du truc réglé sur sensibilité maximum qui me sert de centre des émotions, quelque part au niveau du plexus solaire. Et les fluctuations afférentes dans les dosages de bonheur et d’angoisse, de trouille et d’exaltation.

Avec leurs effets secondaires, leurs petits cousins, leurs causes ardemment recherchées à grands coups d’introspections nébuleuses. Et l’impression générale d’avoir les tripes posées sur le wagon de tête d’un petit train lancé à fond dans les montagnes russes d’un parc d’attraction conçu par un psychopathe délirant.

Autant te dire que j’ai pas vraiment trouvé le temps de te donner des nouvelles.

Episode 241 |Par Sam | le 23 sept 2008 @ 1:48 | dans Quotidiennes, Transports amoureux
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A pic a day (II)

La plage, y a pas, ça reste beau. Et moi je vais mieux après certain coup de fil. Le plus rigolo de l’histoire étant que, tout angoissé que je sois, ses baisers me manquent terriblement.  Ce qui n’a aucun rapport avec la photo, mais c’est pas grave. 

 

The Sea

 

 

 

Episode 239 |Par Sam | le 12 sept 2008 @ 9:38 | dans Non classé
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Coucou, qui c’est ? (Le loup)

 

Goutte

[Pardonne mon absence, j'étais très occupé, comme tu vas le constater]

Coucou, qui c’est ? Et oui, c’est ta vieille copine la crise d’angoisse qui s’incruste à nouveau dans la partie. Y avait longtemps.

Boule dans le ventre, chaud et froid sous mon crâne, gorge nouée, pensées parasites, désirs de fuite, toute la vieille équipe est revenue pour des soirées de folie et des nuits d’enfer à se tourner et se retourner en cherchant par quel foutu bout prendre le truc. 

Mmm, ça m’avait manqué. Ou pas.

En cause [tu t'en doutais, je sais] une fille. Evidemment. Une fille-surprise, surgie un dimanche de pluie à Belleville d’une série de bêtises numériques partagées après une brève et professionnelle rencontre voilà quelques mois. 

Une fille un peu geekette, un peu diplômée de sciences politiques, avec un boulot plus prenant et plus passionnant que le mien. Et un tas d’autres passions et un tas d’autres trucs menés à bien en dix ans, que c’en est impressionnant. 

Une fille jolie, même. Avec des airs d’elfe échappé de chez le père Tolkien, des yeux presque bridés, des fossettes plein le visage, un corps tout menu et un tatouage terriblement mignon caché quelque part. 

Une fille aussi câline que ton serviteur, aussi demandeuse d’affection.

Une fille tellement vivante, une fille qui s’amuse à t’épouser sur Fessebouc, qui éclate de rire à voir la réaction de ses copines, qui tchatche avec tous les commerçants de son quartier, qui renifle tout ce qu’elle attrape, qui devient grognon quand elle a faim, 

Et si je te dis qu’en plus, elle est célibataire, qu’en plus elle a eu envie qu’on se revoie le lendemain, qu’elle a envie de faire quelque chose d’un peu bien, tu admettras qu’à l’échelle de cette année, ça tient de la singularité quantique ou du miracle divin, suivant ta préférence dans le domaine des trucs improbables. 

Bref, tout cela devrait, si j’étais un tantinet normal, se conclure par un bête bout de bonheur béat (note l’alitération). 

Si j’étais un tantinet normal.

***

Hélas, faut croire que c’est pas le cas. 

Parce qu’au bout de deux jours, passés pour l’essentiel au fond d’un lit ou à déguster des huîtres et des sushis, ma vieille maîtresse la crise d’angoisse a pointé le bout de son nez. Histoire de me pourrir la soirée et la nuit à me sussurrer à l’oreille “fuis, petit, fuis-t-en vite, cours-t-en dans tes pénates avant qu’il ne soit trop tard” [Avant que quoi ne soit trop tard, ça en revanche, j'en ai pas la moindre idée]. A me coller des pensées parasites plein le cortex, à jouer à faire des noeuds de marin avec mon estomac. 

Sans aucune putain de raison apparente. Sinon la vitesse à laquelle on s’est aperçus de nos similarités, en matière de musique, d’envies, d’attentes ou de blessures. 

[Avant-hier, on parlait de nous, elle n'arrêtait pas de me demander, avec ce sourire totalement désarmant : "mais il est où, le loup" ? Il est où le truc qui va pas chez toi, quoi. Elle me trouvait trop parfait. Ben voilà. Il est là, le loup]

Peut-être j’angoisse de ce trop d’un coup. Peut-être que je la trouve trop parfaite, même si c’est très, très con de se dire ça, et encore plus de l’écrire. Peut-être je sais plus comment me dépatouiller face à tout ça. Peut-être que ça bouleverse mes petites habitudes d’éphèbe des boulevards à la con, qui finissait par se faire à l’idée que - oh mon Dieu - il peut séduire, par s’accoutumer au célibat. Peut-être qu’à force de fantasmer une romance parfaite et impossible de série B, je suis devenu incapable de vivre une histoire pour de vrai, parce que c’est tellement plus facile, d’attendre et d’espérer. 

Peut-être je me dis que c’est trop facile, trop soudain, qu’il y a forcément un vice quelque part. Peut-être qu’à force de ne kiffer que des attentes, des histoires en suspension et des trucs sans lendemain, j’en viens à choper la trouille de celle-ci parce qu’elle se passe trop bien. 

Peut-être je crains d’avoir encore une fois très mal si ça se termine. Peut-être qu’entre mon passif familial bien biscornu et mes expériences précédentes je souffre de cette connerie de “peur de l’engagement” qui fait le bonheur des magazines féminins.  Peut-être je suis très fatigué, à force de ne pas dormir, et que ça pousse à la panique. Peut-être je sais plus bien ce que c’est qu’une émotion et que je confonds angoisse et… autre chose.

Peut-être que je suis juste con, aussi. Va savoir.

Le fait est que là, j’ai juste pas envie de fuir, pour une fois. 

Parce que j’aimerais vraiment voir ce qu’il y a là-bas.

Derrière la crise. 

Episode 238 |Par Sam | le 11 sept 2008 @ 20:23 | dans Quotidiennes, Transports amoureux
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A pic a day keeps the doctor away

Les affaires reprennent, les apéros aussi. J’ai même été grimper trois bonnes heures cet aprem’. Et pourtant, je ne peux m’empêcher de me demander pourquoi je suis parti de cette plage.

 

Orage et cabines

 

 

 

Episode 237 |Par Sam | le 6 sept 2008 @ 21:03 | dans Photos
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Et maintenant, un peu de musique

The Avalanches, Frontier Psychiatrist. Je trouvais que ça bouclait bien, comme disait l’autre. 

 

[Accessoirement, il eut mérité de figurer dans ma sélection de clips tordus de l'autre jour. Accessoirement aussi, c'est une spéciale dédidace à l'Helvète qui m' a fait écouter ça. Il a dû descendre de bateau depuis, et il se reconnaîtra]

Episode 236 |Par Sam | le 6 sept 2008 @ 2:02 | dans musique
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Meet : Mister Nice Guy

 

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[Tu noteras l'effort pour faire passer un texte beaucoup trop long à l'aide d'une composition visuelle de pointe]

Mr Nice Guy est, comme son nom l’indique, un gentil garçon. Honnête et à peu près bien élevé. De temps à autres, il grille un feu en Vélib’, se prend une cuite ou consomme des substances prohibées par la loi, mais à part ça, rien à signaler.

Mister Nice Guy [on va l'appeler MNG, maintenant qu'on le connaît mieux] est un garçon souriant, d’une conversation plutôt agréable. Rigolo, souvent, presque brillant, quand il s’applique. Sous une certaine lumière, il peut même apparaître charmant, voire mignon, à en croire les témoignages. 

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Seulement voilà : MNG a un problème. Un problème avec les filles. Récurrent : il sait pas être un Connard©. 

[Avant de hurler, tu lis le truc après le guillemet géant, en bas de la note]

Déjà, il est plutôt d’un naturel romantique, ce con.  Affectueux, sincère, et même attentif. Voire angoissé. A en devenir un poil lourd. Et transi, avec ça. Infoutu de respecter, par exemple, les soixante-douze heures de délai réglementaire entre première nuit et reprise de contact. Ca l’emmerde. Lui, il aurait juste envie de repiquer au truc dès le lendemain, tu vois ? De câliner jusqu’à plus soif. Un genre de poulpe bisounours.

Bref, quand MNG rencontre une fille qui lui plaît, c’est un peu comme si s’allumait sur sa tête un genre de panneau en néon marqué “cherche âme soeur pour bonheur et félicité mutuelle”, avec des coeurs roses qui clignoteraient autour. Un peu comme si se faisait entendre le tintement diffus de chaînes fantomatiques prêtes à s’enrouler autour des poignets de la belle. Qui, généralement, s’enfuit en courant. 

***

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Pourtant, il essaye d’arrêter, MNG. De toute ses forces, il se réfrène. Il a bien compris, depuis le temps, que ça foutait la trouille, son truc. D’ailleurs, quand on lui fait la même chose, il agit comme tout le monde, il pique un sprint.

Il sait, MNG, qu’il faut se transformer un minimum en Connard© : être un poil distant, limite méprisant, éviter de se dévoiler, éviter de demander, laisser venir, maintenir la tension, garder ses cartes. Prendre le temps. Jouer le jeu. Il a envie de jouer, même. 

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Mais c’est plus fort que lui. Il a beau tenter de faire tout ça, le panneau finit par s’allumer en gros tandis qu’un orchestre de baluche en uniformes de marins tous droits sortis de La croisière s’amuse entonne « My first, my last, my everything ». Et la fille, qui sent comme une énorme porte rose se refermer sur elle dans une écoeurante odeur sucrée, court très très loin et très très vite. 

***

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Le pire, c’est que lorsque d’aventure MNG se dit “bordel, c’est pas possible, j’ai un bug, ou quoi ?” Et va sur les applis de rencontre Fessebouc se déguiser en Connard©, s’essayer à la drague pour la drague, ça marche.

En un rien de temps, il se retrouve à chatter avec une donzelle, mignonne, qui certes, ne l’emballe pas plus que ça, mais qui lui tend des perches grosses comme des travées de voie de chemin de fer pour lui faire comprendre qu’elle serait tout à fait partante pour une nuit coquine et plus si affinités.

La différence entre MNG et le Connard©, c’est que là, MNG part en courant.

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Paniqué à l’idée qu’il se fout de cette fille à l’autre bout du chat et qu’elle pas, culpabilisé à l’idée que ça va finir par faire mal à quelqu’un, il court, il court, MNG.

Et plus il court, plus il fait le Connard©, plus il est distant, plus il laisse ses mails en attente, plus elle lui file après, plus elle est à fond. Jusqu’à ce qu’il finisse, de guerre lasse, par mettre un point final à l’affaire.

***

Morale de l’histoire :

1/ Les plans cul, c’est comme les jeans slim : y a des gens à qui ça va, d’autres qui sont ridicules dedans.

2/ Si Mister Nice Guy savait être un Connard© avec les filles qui lui plaisent, sa vie sentimentale s’en porterait nettement mieux.  

[Séquence culture spécial filles, je viens d'apprendre que : Les patronymes « Conne », « Connard », « Connart » et variantes n'ont aucun rapport étymologique avec le mot « con » : en Europe continentale, ils proviennent du germanique con(hardt) signifiant « brave et dur » (à rapprocher du néerlandais koen, « courageux » et de l'anglais hard, « dur ») Ce qui me donne envie de conclure: "Darwin, enculé"]

Episode 235 |Par Sam | le 6 sept 2008 @ 0:59 | dans Pensées parasites, Transports amoureux
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Ceci n’est pas une serrure

Non, naïf ami(e), ceci n’est pas une serrure. Ceci, ce sont mes prochaines vacances. Que j’envisageais de passer à Rome, au départ.

A la place, je n’aurai plus qu’à poser une chaise devant la porte d’entrée et admirer le mécanisme. En me disant que certes, j’ai pas tellement eu le choix, que certes, ça m’a coûté toutes mes économies un bras, mais qu’au moins, me voilà en sécurité. Et puis c’est un bel objet, non ? Acier massif, système trois points vertical, quadruple verrouillage, clé à double pannetons…. 

[Putain de bordel de merde, je suis totalement dégoûté]

La Matmut, elle assure pas un caramel mou, au fait. Et je suis pas prêt de paumer mes clés une nouvelle fois. 

Si ça ne t’ennuie pas, je voudrais rester seul, maintenant. Méditer sur les vicissitudes de l’existence,  la trivialité spirituelle et karmique de ce tas de thunes que je viens de cramer. Et peut-être pleurer un tout petit peu. 

 

Vacances à Rome 2

 

 

 

 

Episode 234 |Par Sam | le 5 sept 2008 @ 23:10 | dans Photos, Quotidiennes
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Positivons

On va espérer que la Matmut, elle assure. Et je vais me dire que j’ai vraiment passé un super weekend de plage. Et que j’y serais bien resté, finalement.  Et que regarde, comment c’était bien:

Paris, des fois, ça semble loin

Episode 233 |Par Sam | le 4 sept 2008 @ 3:45 | dans Photos, Quotidiennes
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