Presque pas triste
[Le pire, c'est qu'à 24 heures près, tu avais un post tout bisounours et tout joyeux. A quoi ça tient, hein...]
Il était dit que le parc des Buttes-Chaumont servirait d’écrin de décharge à mes tristesses. Et de terminus à mes marches un peu au hasard dans le XIXe à la recherche d’une illumination, de quelque chose pour m’aider à piger.
J’aurais dû prendre option psychologie féminine, à la fac. Ou alors je sais pas, j’ai un truc, une maladie rare, un virus niché quelque part, un défaut génétique.
Ou alors je suis juste un narvalo beaucoup trop sincère, infoutu de jouer plus de cinq minutes et demi dès qu’on cause sentiments et beaucoup trop gentil pour être vraiment désirable.
Ou alors, à force de me complaire dans cette posture de célibataire romantique et enrhumé de se balader écorché tout vivant au vent mauvais d’un destin adepte d’un genre d’humour noir particulier, je finis par créer ce genre de situations tout seul comme un gland grand.
Ou alors c’est juste une année sans.
Ou alors j’ai pas tout compris, juste trébuché en tentant d’enfoncer à grands coups d’épaule une porte qui restait entrouverte. Qui reste entrouverte ? Va savoir.
Va comprendre, toi. Moi je comprends jamais. Ou alors de travers. Ou alors après, quand ça sert plus à rien.
Bref. On va pas en faire un micro-drame de plus.
On va se contenter de repenser à certaine nuit magique et à certain piano-bar peuplé de pianistes plus ou moins virtuoses, d’actrices plus ou moins psychotiques et de touristes roumains plus ou moins bourrés.
On va retenir certains regards qui avaient l’air d’en dire beaucoup, certaines répliques qui en disaient pas mal, ou du moins je le pensais, sur le moment. On va se repasser le film d’une fin de soirée juste parfaite et d’un réveil en forme de doux rêve un peu lubrique, mais nom de Dieu que c’était bon.
En se disant que peut-être on tournera la suite. Un jour. Mais que ça dépend plus tellement de moi.
Moi, je vais me contenter de boire des verres avec un pote ce soir, d’aller grimper des murs d’escalade demain et d’aller voir la mer ce weekend.
Et la vie est belle. Quand même. Peut-être un peu parce qu’elle est comme elle.








5 commentaires »
#230: comments RSS | trackBack URI
• # 250: commentaire
• posté par: Fran
• Le: 27 août 2008 @ 21:49
Se rappeler de ces doux et bons moments c’est aussi se dire que c’est arrivé, déjà. Et comme la vie n’est qu’un éternellement recommencement alors, cela arrivera de nouveau. C’est rassurant non ??
Bisous Sam !!
• # 252: commentaire
• posté par: droopyinlove
• Le: 27 août 2008 @ 23:44
En te souhaitant une autre version, avec un final heureux pour le prochain remake
• # 254: commentaire
• posté par: M.
• Le: 28 août 2008 @ 21:37
La mélancolie inhérente à chacun, tiraille parfois, inhibe certains, mais surtout lorsqu’elle est regardé frontalement, vécu pleinement, génère une forme de beauté. Ta précédente note en ai l’exemple, cette chanson de Cat Power également. Merci.
• # 256: commentaire
• posté par: yibus
• Le: 31 août 2008 @ 1:47
t’a pas oublié un “est” comme dernier mot.
Parce que, sinon, moi, je pars dans des abîmes de réflexions à partir de “la vie est belle car elle est comme elle”. Genre, “belle comme la fille que tu as du voir dans le bar, belle comme la jf d’avant, il y a au moins trnete billets (tu imagines, trente billets, c’était il y a une paille quand on compte en années ou semaines-blog…)”
• # 264: commentaire
• posté par: Sam
• Le: 4 septembre 2008 @ 3:57
@Droopyinlove : je le souhaite aussi
@Yibud : en l’occurrence, c’était plutôt un genre de private joke…