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[Chiens écrasés]

TheSamProject,saison 5 /

Geekitude, sentiments et journalisme en mileu urbain

7 commentaires »

• # 232: commentaire
• posté par: Fran
• Le: 22 août 2008 @ 1:09

Héhé bonne idée que l’interlude musical - pour commencer.

Est-ce grave tout ça au final ?? Les hommes, vous avez eu votre temps … quelques milliers d’années de domination sur le deuxième sexe que nous étions.

Depuis peut-être 15 ans, on voit les femmes prendre les choses et leur vie en main et moi j’en suis ravie, tu pense bien. Je remercie les Grandes Dames comme toutes les petites celles qui galèrent tous les jours et me prouvent qu’on peut jongler, assumer son divorce, élever son gosse et s’épanouir à son travail.

Souvent, j’avoue que mon mec, je le mets de coté sans même culpabiliser. C’est juste que je ne peux pas être sur tous les fronts en même temps. Je sais aussi me faire pardonner. Et dès lors, la “domination” ne pose plus problème. Mon mec apprend aussi à se réaliser sans moi ^^

• # 233: commentaire
• posté par: Casaploum
• Le: 22 août 2008 @ 8:38

Eh ben mon coco, t’es pas encore sorti de l’auberge… Evidemment, le sexe faible n’est pas celui qu’on croit et, pendant des siècles, les hommes ont tenté de dominer les femmes parce qu’après tout ils les craignent et que c’est elles les plus fortes. C’est l’analyse que j’en ai fait à une époque : les femmes maîtrisent leur désir, là où nous, les hommes, nous laissons mener par le bout de la quéquette (les hommes proposent, les femmes disposent). Et pourtant…
Pourtant, il y a toujours une nette domination masculine. Ecarts de salaires, semaines doubles avec le travail et la maison (toujours pas de réel partage des taches), etc.
Ensuite, il y a toujours des hommes pour tirer leur épingle du jeu. Moi, par exemple, je me plains pas de ce nouveau statut de la femme libérée. Parce que du coup tout est plus facile, notamment la rencontre et le sexe. Il y a une sorte d’impératif de la baise, les nanas veulent assurer tout autant que nous, être des bons coups, nous faire jouir à gogo. Ca donne des sessions d’une torridité à peine imaginable il y a quelques années de ça en arrière, et peu importe l’âge !
Pour peu que tu élimines ce petit sentiment d’infériorité, et que tu fonces tête baissée sans craindre le manche du râteau, tout se passe pour le mieux dans le meilleur des mondes…
Après, là où l’époque est devenue difficile, c’est pour construire quelque chose de vrai, de solide, de fort. Parce qu’à la moindre incartade, à la moindre difficulté, on va voir ailleurs. Il suffit de ne pas flipper et de prendre son temps. J’ai bientôt 31 ans, l’âge de mes copines ne dépasse pas les 20-22 ans, et je n’ai toujours pas trouvé la femme ! Mais, après tout, si on ne rencontre pas la bonne, il faut continuer à profiter du meilleur de la vie : le sexe ! Il faut b…. nom de Dieu ! Alors maintenant tu arrêtes de geindre, de chercher la princesse et tu donnes sa chance à la première qui te plaît à peu près, comme-ci, comme-ça. Des fois, tu auras des surprises. Sinon, tu en profites pour réviser et approfondir ton kamasutra, c’est toujours ça de pris !

• # 234: commentaire
• posté par: Lali
• Le: 22 août 2008 @ 11:14

En même temps, c’est un peu faire des généralités là où elles n’ont pas forcément lieu d’être. Les femmes que tu décris, c’est une portion seulement de la totalité des femmes peuplant cette planète. Ces hommes que tu décris, ceux avec qui tu passes tes fins de soirées à existentialiser vos vies, ils ne sont qu’une portion de l’ensemble des hommes. Je connais un tas de femmes qui se creusent le ciboulot et se plaignent, et attendent désespérément le prince charmant, rejetant l’homme qui se présente à elle à cause d’un minuscule détail qui ne colle pas à leur vision de “l’homme”. Je connais aussi un tas de bonshommes qui préfèrent déconner, s’amuser, ne pas réfléchir trop et profiter.
Ces deux manières d’être, peut-être bien que c’est une question de génération - même si au fond jsuis persuadée que c’est plutôt lié à l’incroyable variété qui existe au sein des Hommes (et Femmes). Toujours est-il que ce n’est pas forcément du à une différence de sexe, l’un fort, l’autre faible. (c’est juste que les femmes ‘fortes’, il y a quelques années, elles faisaient trop peur aux hommes ‘faibles’ qui, du coup, les ‘enfermaient’ (mieux vaut prévenir, il parait). Mais la variété des êtres humains a toujours existé.

Je suis assez d’accord avec Casaploum, dans le fond. Rencontre des gens, teste, donne des chances, amuse toi, et peut-être qu’un jour tu arriveras à désacraliser la Femme, à ne plus la considérer comme un être différent que tu n’arrives pas à comprendre. Ni fort, ni faible, mais avec ses forces et ses faiblesses, comme tout le monde. Et là, jpense que tout sera nettement plus simple ^^

• # 235: commentaire
• posté par: Sam
• Le: 22 août 2008 @ 12:39
Hey, les gens, c’était de la littérature, hein, pas une étude sociologique sur les rapports homme-femme en 2008, hein…

Donc @Fran : non, bien sûr que c’est pas grave, au contraire..

@Casaploum : Ben c’est ce que je fais

@Lali : Évidemment, c’était une vision un poil généralisante de la chose. Et évidemment, il y a une variété incroyable de profil. Mais bon, j’ai dû mal m’exprimer : en vrai, je rencontre des gens, tout ça. Là, c’était plus une ode à la féminitude triomphante. Enfin bref…

• # 240: commentaire
• posté par: kmille
• Le: 22 août 2008 @ 16:05

Je vais faire une horrible généralité mais ça doit être un truc de fille de chercher à analyser quand le texte et sa beauté (si, si) parlent d’eux-mêmes. Moi je vais me contenter de savourer, de le relire, de rigoler et d’être émue, le tout en me grattant les couilles

• # 243: commentaire
• posté par: Sam
• Le: 22 août 2008 @ 23:20
@Kmille : je t’ai déjà dit que tu étais un peu my own personal hero ?
• # 247: pingback
• posté par: Addendum | [Chiens écrasés]
• Le: 24 août 2008 @ 3:33

[...] mais bon. Des fois comme ça, le soir, tu tentes d’écrire un truc qui t’es passé par la tête. Et tant que c’était à l’intérieur, [...]

Deuxième sexe, wins (Girls 1 - Boys 0)

Jolie Japonaise

[Fais gaffe, c'est long. Et un poil pompier, voire pompeux. Je dois être dans une période néo-stendhalienne, ou crypto-Julien Clair, un truc comme ça]

Hier soir, terrasse d’un resto du Xe. Après mes abus de bières et de barbecues estivaux, j’avais minaudé sur les poissons jusqu’à ce qu’elle me traite à moitié de gonzesse et que je finisse au tartare-salade. Elle, elle attaquait sans vergogne une entrecôte de 180 grammes accompagnée de purée maison.

On causait couplitude. Enfin, surtout la sienne, moi je faisais plutôt dans l’archéologie, les réminiscences. Et puis elle m’a lancé :
- “Les mecs d’aujourd’hui, ils se prennent trop la tête”.

Ca m’a laissé songeur. Au moins une seconde et demie. Avant que je lui dise qu’elle avait raison.

A Berlin, à Paris, la plupart de mes dernières discussions de fin de soirées entre poilus tournaient autour de nos récits de ruptures plus ou moins douloureuses, de nos dépendances affectives, autour de nos envies d’histoires qui brillent un minimum, de montages de familles plus ou moins nombreuses, de nos questionnements existentiels.

[Tu vas me dire que je traîne qu'avec des types aussi atteints que moi ce qui n'est pas totalement faux, mais il y en a aussi des presque normaux dans le tas.]

Du coup, j’ai une théorie :

Comme plein de gens plus intelligents que moi l’ont dit en parodiant grossièrement Malraux, qui n’en demandait pas tant, “le XXIe siècle sera féminin ou ne sera pas”. Et c’est le cas. Il l’est.

Et c’est pour ça que les mecs se prennent la tête : parce qu’ils ont perdu. Parce qu’ils maîtrisent plus. Parce que les patrons du bac à sable, c’est plus eux.

Discute avec elles, écoute-les, lis leurs blogs, leurs forums, leurs bouquins, leurs bédés, et rends-toi à l’évidence, ami mâle: La vingtenaire urbaine de 2008 est bel et bien l’individu alpha, el jefe, der übermensch, the new man in town. Le monde lui appartient.

[C'est long, non ? On va faire un interlude musical à thème, tiens :]

Regarde-les passer, frère à poils, regarde-les occuper la rue de toute leur beauté, arpenter le bitume de toutes leurs jambes, l’air décidé, le regard vers le prochain objectif à conquérir, loin, très loin au-dessus de tes tentatives raz de terre pour l’accrocher. Et ose me dire que la ville, que la vie, leur appartient pas.

Cotoie-les dans ton travail, qu’elles font aussi bien, sinon mieux que toi, le charme en plus, l’audace en mieux, observe-les enchaîner leurs carrières par la face nord, mon pote à bistouquette. Et jure-moi que tu es tranquille quant à la tienne ( de carrière, pas de bistouquette. Encore que…).

Admire-les en furtif, le soir, dude, lorsqu’elles sortent à quelques copines foutre le feu à un bar en trois éclats de rire et deux œillades juste pour dire, juste pour maintenir leur domination symbolique sur l’espace. Mate-les descendre plus d’alcool que tu le pourrais et rester belles et alertes, plus que tu ne le serais. Et réponds-moi les yeux dans les yeux que tu t’éclates autant qu’elles.

Écoute-les causer, compagnon de prostate, lis leur prose délurée, la manière dont elles commentent les performances de leurs amants ou de leurs sextoys comme toi tu causerais football, Quake Arena ou bagnoles, entends-les désacraliser sexe et sentiments à grands sourires carnassiers. Et dis-moi que ça te fous pas quelques complexes aux entournures.

Note, toi qui pisse debout, la vitesse avec laquelle elles se remettent de leurs emmerdes amoureuses, familiales, professionnelles, sens la la rage tranquille avec laquelle elles tracent leur route au milieu de l’entropie, avec laquelle elles construisent leur histoire, brique à brique, avec lesquelles elles tranchent, choisissent, assument. Et fais-moi croire que tu es aussi assuré qu’elles.

Observe-les séduire à pleines dents, sûres de leur charme, mon gars. Vois comme elles jouent, vois comme elles consomment sans complexes du mâle subjugué, auxquelles elles ne voient même plus de raison de s’attacher, y en a plein partout, y a littéralement qu’à se baisser. Et assure-moi que tu les tombes toutes quand tu veux.

Révère-les, fasciné, limite en transe, quand elles se déshabillent pour toi, mec, quand elles s’offrent à toi  pour mieux te subjuguer, quand elles te sautent dessus ou se laissent entraîner. Et, pour ce moment où tu te retrouves en sueur, hors d’haleine, à voir des étoiles dans leurs yeux qui brillent et du bonheur dans leurs cheveux décoiffés, leurs joues rougies, leurs sourires ravis, jures-moi que tu ne serais pas prêt à n’importe quoi .

Réveille-toi un matin avec elles dans un pieu, petit homme, et dis-moi que quand elles partent, ou te poussent gentiment dehors, toi tu n’aurais pas rêvé d’y rester avec elles, sinon toute ta vie, du moins quelques heures de plus.

Mais c’est pas toi qui décide. Du début à la fin, toi tu joues ton rôle. Et ce n’est plus que le second. Si elles ont envie, tu seras peut-être la guest star de leur épopée, quelques saisons et plus si affinités, mais c’est plus toi le héros du film. Et c’est pour ça que les mecs se prennent la tête

Faut se rendre à l’évidence, camarade couillu : on a perdu la guerre. Et on ferait mieux de se rendre et de collaborer. Après tout, c’est quand même plutôt agréable.

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Episode 226 |Par Sam | le 22 août 2008 @ 0:27 | dans Pensées parasites, Transports amoureux
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