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[Chiens écrasés]

TheSamProject,saison 5 /

Geekitude, sentiments et journalisme en mileu urbain

11 commentaires »

• # 170: commentaire
• posté par: Fran
• Le: 11 juillet 2008 @ 8:12

Et si tu t’octroyais un autre rendez-vous avec cette demoiselle. Le chat’ c’est cool pour démarrer. Ensuite faut aller à la rencontre et le bureau n’est pas un endroit propice pour ça, nous ne sommes pas les mêmes “dehors”.
Si vraiment, tu sens qu’il n’y a aucun challenge qui t’enivre alors tu laisseras tomber mais là cela me parait vachement précoce si la fille te plait.
Sinon, moi aussi, je t’aime … elle est belle ta jambe ??
Bises !!

• # 171: commentaire
• posté par: Ptipimous
• Le: 11 juillet 2008 @ 10:39

Juste un petit mot de la part d’une femme qui en a marre des mecs qui ne veulent pas faire souffrir : ça marche pas, surtout pas comme tu l’envisages. Parce que, sur la longueur, c’est plus de la souffrance, c’est de la torture. Et pourquoi pas juste dire “je ne suis pas amoureux, ça ne colle pas, je ne peux/veux pas continuer”. Tout simplement. Parce que se faire balader pendant trois mois juste parce que Monsieur a peur de faire mal, c’est insupportable, très déstabilisant, ça sape la confiance, etc. Et parce qu’une rupture, ça fait mal de toute façon. Alors, autant y aller franco, ça surprend, ça blesse, mais ça passe plus vite.

• # 173: commentaire
• posté par: kmille
• Le: 11 juillet 2008 @ 16:37

Oui c’est vrai quoi merde les hommes sont tous des salauds
Et Sam bah non t’excuse pas ! C’était doux et cynique comme une couille. Je sais une couille c’est pas toujours cynique mais je voulais la caser quand même. Pour les fotes d’ortografe je te compren trop moi sa me bloque tout de suite. Pareil pour les hommes qui mangent la bouche ouverte. Et pour le reste… Et bien on est bien cons j’ai envie de dire, parce qu’on cherche des choses et qu’on fait toujours en sorte d’avoir le contraire…

• # 174: commentaire
• posté par: Sam
• Le: 12 juillet 2008 @ 15:42
@Ptitpimouss : Ben comme de toute façon j’irai pas plus loin et qu’il se passera rien, personne ne devrait souffrir trop dans l’affaire.
@Kmille : Hélas, oui… C’est effectivement très con. Voire trop con.
• # 175: commentaire
• posté par: Ploum
• Le: 12 juillet 2008 @ 16:30

Mouais, tu présages vraiment habilement du petit monde intérieur de la petite nana… en ayant sans doute faux sur toute la ligne. De manière tout aussi habile je te dirai en 1. pourquoi ne pas prendre ce qu’il y a à prendre, et ne pas s’emballer plus que ça, ne pas abreuver la personne de textos, prendre de ses nouvelles une fois par semaine, se retrouver pour forniquer immanquablement, et rapidement poser cartes sur table (je sens que ça va pas le faire) ? et, de manière beaucoup moins habile, en 2. tu préfères ça ou continuer à te palucher ?

• # 177: commentaire
• posté par: Sam
• Le: 12 juillet 2008 @ 18:06
@Ploum : je présage, c’est certain, mais j’ai plutôt confiance dans mes hypothèses. Et puis pour ta solution, le truc c’est que je pourrais pas, juste. Donc bon.
• # 185: commentaire
• posté par: Alice
• Le: 13 juillet 2008 @ 18:18

on sait jamais ce qui va arriver…. et tout prévoir comme ça c’est rassurant, c’est plus facil de se dire ça marchera pas, ça nous donne une raison d ene pas essayer, je crois que moi je fais un peu comme toi, et je crois que je passe à coté de choses sympas,…

• # 188: commentaire
• posté par: Sam
• Le: 14 juillet 2008 @ 14:41
@Alice : peut-être. Ou de trucs très glauques. Mais tu as raison, on ne peut jamais savoir.
• # 196: commentaire
• posté par: Alice
• Le: 14 juillet 2008 @ 22:38

glauques comment ?

• # 197: commentaire
• posté par: Sam
• Le: 14 juillet 2008 @ 23:10
Ben comme ce que j’ai décrit, surtout la 2e partie. J’ai déjà fait ça, me mentir à moi-même et mentir à la fille en face en lui faisant croire que j’éprouvais des choses alors que c’était pas le cas, juste par peur de lui faire mal. Ce qui au final s’est avéré d’autant plus destructeur au bout du compte.
• # 207: commentaire
• posté par: Droopyinlove
• Le: 22 juillet 2008 @ 0:41

OK c’est de la torture de fair trainer, mais quand on manque totalement de courage on attend la phase 3-bis c’elle ou c’est l’autre qui devra prendre ‘initiative de la rupture (autant dire que ça put prendre un moment).
Et pendant ce temps là, des sentiments peuvent naitre ailleurs, mais là non plus, pas moyen de les assumer en affrontant la réalité : et si c’était ce nouvel autre qui jouait le même rôle cette fois ce serait notre tour de ne pas (ou trop bien) comprendre et de souffrir…
NON, vraiment pas le courage!

Sinon tout ok sur le dernier paragraphe (même les 3 derniers, nom d’une trompe!) mais pas sure que ça puisse se présenter tout seul…
Bonne attente

Connard (du perfectionnisme romantique comme tare sociale)

[Mode "post bourré" enclenché, désolé pour la suite d'avance, donc. Et pour l'absence de photo, accessoirement]

Mercredi 9 juillet, vers 13 heures, un resto à touristes boulevard Haussmann.

- Elle : “Alors, et les amours”
- Moi : “Ben…”
- Elle : “Allez, balance”
- Moi : “J’ai passé la moitié de la nuit dernière à chatter avec une fille du boulot”
- Elle : “Et ?”
- Moi: “Et y a carrément moyen”
- Elle : “Ben c’est cool, non ?”
- Moi : “…”
- Elle : “C’est quoi, le problème ? Elle est pas intéressante ?”
- Moi : “C’est pas ça, mais…”
- Elle : “Vas-y, tu nous a trouvé quoi, encore ?”
- Moi : “Non,mais elle est sympa, quoi”
- Elle : “Elle est mignonne ?”
- Moi : “Très”
- Elle : “Ben alors ?”
- Moi : “Ben…”
- Elle : “Elle est pas intéressante ?”
- Moi : “Si, elle joue de la musique, elle dessine, tout ça”
- Elle : “Bon, mais c’est quoi alors ?”
- Moi : “…”
- Elle : “Elle a quel âge ?”
- Moi : “Ben déjà y a ça : elle a 22 ans”
- Elle : “Mais c’est pas un problème, ça”
- Moi : “Non, pas en soi”
- Elle : “Bon, ben alors ?”
- Moi : “je sais pas, ça le fait pas”
- Elle : “mais quoi ? T’es quand même pas possible, toi”
- Moi : “…”
- Elle : “Bon, vas-y, crache le truc”
- Moi : “ben… elle fait quatre fautes d’orthographe par phrase, déjà”
- Elle : “‘tain, t’es un cas, toi”
- Moi : “Non, mais ça, à la limite, bon…”
- Elle : “Ben quoi, alors ?”
- Moi : “Je sais pas, ça le fait pas, quoi”
- Elle : “Mais pourquoi ?”
- Moi : “Parce que je sais que ça le fera pas, je le sais d’avance. Elle est à fond, elle veut un truc sérieux et tout”
- Elle : “Mais toi aussi, t’arrête pas de dire que t’en as marre des plans d’une nuit, que tu veux un truc sérieux”
- Moi : “Je sais”
- Elle : “???”
- Moi : “Mais là non”
- Elle : “Pourquoi ?”
- Moi : “…”

Sur le moment, j’ai pas su quoi dire. Maintenant je sais.

Pourquoi ?

Parce que oui, je crève d’envie de câlins, de bisous, parce que le Bisounours en moi se tord et hurle de manque d’amûûûr. Parce que les plans d’un soir, ça va un temps, mais qu’à force, j’ai envie d’un peu plus qu’une nuit de plaisir volé. Et que oui, là ça m’est offert sur un plateau d’argent,ou pas loin. Mais que non, ça va pas le faire.

Appelle ça la sagesse de l’âge, du fatalisme, une illumination kantienne ou de la connerie prétentieuse, mais je le sais. Je suis même capable de te faire le déroulé de l’histoire en entier, du début à la fin :

Ca va être de la balle, au début. On attaquera par le climax du premier baiser, des premiers câlins. Sentiments qui vont déborder de partout à force de manque et volonté subséquente que - putain de merde - ça marche. Découvertes. Points communs qu’on trouvera bien, à force de les chercher à la loupe.

[Note pour l'ego (NPLE)  : Je suis assez fort à ça. Parce que j'aime faire plaisir, qu'une adolescence bien tordue m'a laissé une putain d'empathie rémanente et efficace et que, donc, j'aime l'autre. Toi, par exemple, je t'aime, à priori. Ca te fait une belle jambe, je sais, mais j'y peux rien.]

Ca durera juste le temps que l’enthousiasme retombe. Et, l’expérience aidant, ça ne va pas prendre un an mais quelques semaines. Avant que je me rende compte qu’il n’y a rien à conquérir qui ne le soit déjà, rien à inventer ensemble.

Et puis, passée la première phase, passé le temps de la découverte, du seske joyeux et débridé, des balades, des restos tout ça, la réalité va revenir dans le script. Et creuser son fossé. La différence d’envies, d’intérêts, de passions, de génération, d’attentes, va lézarder la belle construction sentimentale.

Ce sera la phase deux.

La lézarde deviendra brèche, puis faille. Et puis arrivera le moment où je vais faire ma vieille crise de lucidité, et me dire soudain “putain, je fais quoi, là ?”. Où je vais me sentir mal. Vraiment,méchamment mal.

On entrera dans la troisième phase, celle de l’euthanasie.

J’aurai qu’un but :  tenter d’en finir, de préférence sans douleur. Avec une fille qui sera sans doute relativement enthousiaste et qui ne va, donc, pas comprendre. Et donc ramasser.

Et je vais délayer par peur de lui faire trop de mal, parce que j’aime pas faire mal, vraiment pas. Et du coup ça va être alambiqué. Voire tortueux. Voire un peu lâche, disons-le, nom d’une couille [spéciale dédicace]. Et triste. Et glauque. Et long.

Et que, donc, non.C’est pas ça que je veux. Pas d’une comédie dramatique prévisible comme un mauvais téléfilm.

Je veux être surpris, remué, interloqué, impressionné, épaté, envieux. J’ai envie de conquérir, d’improviser. Et pas de réciter une mauvaise partition apprise par coeur. Ni encore moins me dire que c’est mieux que rien, que c’est déjà ça.

Antigone de bac à sable, tu as carrément raison.

Voire connard, un peu.

[Fin du mode "post bourré. Désolé.]

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Episode 211 |Par Sam | le 11 juil 2008 @ 2:02 | dans Quotidiennes, Transports amoureux
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