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[Chiens écrasés]

TheSamProject,saison 5 /

Geekitude, sentiments et journalisme en mileu urbain

Congés payés

Caïpirinas y Mojitos con cigaretas

Je t’ai un peu délaissé cette semaine. Des histoires de boulot à répétition, essentiellement. Qui m’ont bien monopolisé la tête, le temps et le foie aussi mais ça c’est parce qu’on a passé la semaine à boire des coups au travail (notre photo), il est beau l’avenir du journalisme, tiens.

[En même temps, Hubert Beuve-Méry avait coutume de dire : "le seul vrai talent d'un journaliste se résume souvent à sa capacité à tenir l'alcool"]

Excuse-moi pour cette absence, donc. Ou pas. Car ce n’est qu’un début, camarade.

En fait, encore une fois, je suis venu te dire que je m’en vais.

Et que tes sanglots longs tu les prends, tu les roule et tu t’en fais un chapeau pour la pluie qui continue à baigner Paris [tout ça c'est la faute à ce gouvernement de Jean-foutres pas foutu de nous pondre autre chose que des étés pourris, qu'est-ce que vous voulez ma bonne dame].

Car ils n’y pourront rien changer. Mais alors, rien : je pars. En vacances.

[Rien que de l'écrire, ça me fait des choses tout partout]

Trois semaines, même.

[Oui, je sais, pays de feignants, tout ça].

A moi l’aventure du voyage, de la route. A moi l’exotisme des paysages lointains, les grands espaces, ces cultures, ces civilisations si authentiques à découvrir…

Non, n’insiste pas. Ne me parle pas des danger qui règnent là-bas, des coupeurs de route, des animaux sauvages, des guerres tribales qu’on rencontre à chaque carrefour passé Juvisy.

Je sais qu’en cherchant à me protéger, tu veux mon bien, ami. Mais je suis décidé. Je pars.

A Berlin. Une semaine.

Qui n’a pas vu Alexanderplatz au soleil couchant n’a rien compris à la beauté du monde, disait le poète.

Puis en montagne les deux qui suivent. En Chartreuse, même. Avec mes deux geeks d’amûûûr.

[Oui, ceux avec qui je devais aller au Népal, au départ. C'est toute l'histoire de nos trips loose, ça. On part pour Katmandou, on se retrouve à Saint-Sulpice des Rivoires, 38 en force. Ca fait partie du charme.]

Qui n’a pas passé une nuit à boire des bières dans un champ de montagne en matant les étoiles et en racontant des conneries qui paraissent profondes sur le moment n’a rien compris à la vie tout court, je dis.

Donc voilà. Je pars.

Je suis parti.

Je ne suis plus là. Un courant d’air. Un souffle furtif.

Attends pas de nouvelles avant une dizaine de jours : évidemment, dans la magnifique ferme alpine qu’on va squatter indûment, entre deux moutons, y a le ternet, sinon mes geeks auraient jamais dit oui.

Donc peut-être que, le cul calé dans une chaise en plastique sur la terrasse devant les montagnes, à boire frais à ta santé, je te raconterai mes aventures teutonnes.

Wünderbar, non ?

Episode 216 |Par Sam | le 18 juil 2008 @ 18:34 | dans Quotidiennes
4 commentaires »

Bal tragique quai de Valmy

Bastille Day (14th July'08)

[Comme un con, j'ai pas pris mon appareil. Donc je te mets une photo qui n'est pas de moi à la place. Pour les crédits, tu cliques]

J’ai fini par y goûter, au bal de pompiers. Traîné hors de chez moi par une amie que je ne vois pas assez souvent, pour aller, à 500 m de là, goûter aux charmes populaires de la guinche organisée par les soldats du feu du Xe arrondissement sur les bords du canal.

Enfin, quand je dis populaire… Il faut savoir, ami provincial qui me lit, que, si Paris est en pleine boboïsation, le Xe arrondissement est un genre de laboratoire du phénomène. L’eldorado, la Jérusalem Terrestre du bobo.

Par exemple, au baluche de pinpons du Xe, tu picoles pas de la bière tiède comme ailleurs. Non. Là, les vaillants pompiers de Paris ont installé rien moins qu’un bar à champagne au bord de l’eau [j'ai pas vérifié si le champe était bio commerce équitable©, mais ça m'étonnerait pas]. A cinq euros la putain de coupe

[Pour être juste, la bouteille était à 25€, ce qui n'est pas si cher, et incite à la surconsommation, du coup. A mon avis, c'est juste un stratagème basique ourdi par les soldats du feu pour mieux choper, mais on va en reparler].

Et les conversations de l’assistance tournent plutôt autour de l’avenir de la production documentaire avec la réforme de l’audiovisuel public lancée par notre merveilleux président que de la victoire du jour au Tour de France, par exemple..

Niveau peuple, bof, quoi. En même temps, comme disait Hubert Beuve-Méry, le peuple, c’est vulgaire, ça a pas de conversation et ça sent.

Cela étant, c’était rigolo. Déjà, tu sens que c’est un peu LE soir du pinpon. Il faut dire qu’à Paris, il est militaire de carrière, à la base. Et que donc il rigole pas tous les jours. Mais le 14 juillet, c’est sa fête. Et donc le pinpon se lâche, le pinpon rigole. Et le pinpon emballe comme un gros sale. A fond de chez fond. On est restés un peu plus d’une heure, on en a vu au moins quatre partir au bras d’une jolie Parisienne.

Le fantasme de l’uniforme, ça reste une valeur sure.

Et puis les pinpons nous ont aussi fait un petit spectacle. Déjà, au milieu de l’eau, il y avait une espèce de geyser artificiel qui jaillissait sporadiquement. Et puis sur la berge d’en face, ils ont fait arriver un camion rouge, sirènes hurlantes et muni de l’incontournable grande échelle. Qui s’est déployée alors que trois vrais-faux feux prenaient dans des bidons disposés au bord de l’eau.

Turgescente, limite, l’échelle. Avec un petit pompier qui grimpait dessus comme un spermatozoïde décidé à faire profiter le monde de son capital génétique. Après, une lance à incendie a craché sa purée sur les mini-incendies. Et les fusées des feux d’artifice sont venus colorer la chose de oh la belle rouge et autres projectiles sifflants. Genre 14 juillet, quoi. Ou orgasme, pour reprendre le débat entamé plus bas.

[Je précise que la métaphore sexuelle de l'ensemble m'a été soufflée par l'amie avec qui je me trouvais. Qu'on vienne pas dire que je pense QU'à ça non plus]

On a bu nos coupes, discuté boutique. J’ai vaguement glissé une oeillade ou deux aux autres filles de l’assistance, parce que ça reste agréable.

Et je me suis rentré.

En essayant de ne pas trop penser à mon précédent 14 juillet. Celui où j’avais acheté un collier magnifique à Mlle ex, que je lui avais offert en même temps qu’une lettre d’amûûr transie qui la demandait peu ou prou en fiançailles (chez nous les bobos, on appelle ça un PACS). Et où elle avait dit oui.

Pff. Ca paraît loin, tout ça.

Un autre type, dans une autre vie, qui a aimé une fille de toutes ses forces. Il y a longtemps.

Je te dirais pas que ça me manque pas. Ni que j’y repense pas.

Je te dis pas que ça se reproduira pas, non plus. J’espère bien que si. Mais ce sera plus pareil.

Parce que ce ne sera plus jamais une première fois.

[On arrive à rupture plus un an, là. Alors faut t'attendre à quelques autres remarques de ce genre.]

Episode 215 |Par Sam | le 15 juil 2008 @ 2:00 | dans Journal d'une rupture, Quotidiennes
2 commentaires »

xxx porn (du célibat et de ses effets sur le seske. Ou pas)

Fiat Lux

[Oui, je bosse mon référencement. Et cherche pas le lien image/texte, y en a pas.]

Tiens, et si je te causais fesses, un peu ? Après tout, c’est l’été joli, il fait beau [si, si, il paraîtrait qu'ailleurs qu'à Paris, dans ce no man's land appelé "Province" qui va jusqu'à la mer, il ferait beau] et c’est typiquement un sujet été, non ?

Donc, pour reprendre une maxime qui m’est chère, même si, pour une fois, elle n’est pas d’Hubert, “du cul du cul du cul”.

Je te sens fébrile, là. Voire impatient. Alors déjà tu vas laisser tes deux mains bien en vue sur ton clavier. Et puis ensuite tu vas te calmer. Parce que je vais pas non plus te faire du récit érotique, hein.

[Lascivement allongée au bord de la piscine, Priscilla sentait une chaleur moite monter de son bas-ventre, sous le mini-bikini, alors qu'elle regardait le torse luisant de sueur de John, le beau jardinier scandinave, qui passait la tondeuse dans le jardin]

Ben non. Sérieux et objectivité, toujours.

En fait, ce long propos liminaire pour te dire qu’en ce moment, je fais un constat : la couplitude est bonne pour le cul [pour le seske, je veux dire. Pour le fessier, hélas, c'est souvent pas terrible, rapport aux petits plats tout ça]. Le célibat, moins [par contre ça fait maigrir].

Je m’explique : célibataire, c’est sympa, tu fais des rencontres d’un soir, tu conquiers (ou pas), tu séduis (ou pas). La nouveauté, la découverte, sont pour toi. Toutes ces femmes [ou ces hommes, ou ces pingouins, tu fais comme tu sens moi je m'en fous] à envoûter, c’est merveilleux.

Certes.

Sauf que c’est pas tous les jours déjà. Enfin pas pour moi, hélas. Mais plutôt tous les mois [et encore... oui, bon ben on fait ce qu'on peut, hein]. Et qu’ensuite, ben c’est souvent pas pour longtemps. Hélas aussi.

Célibataire, tu fais essentiellement dans le premier soir. Merveilleux premier soir. Merveilleux premier bisou, merveilleuses premières caresses, coeur qui bat dans l’escalier, pelotage sur le canapé, etc.

Oui, mais. Mais souvent, lorsque ce moment arrive, il est tard. Parce qu’avant, tu as été boire un verre avec le/la conquête putative. Puis deux verres. Puis encore un ou deux autres pour te donner le courage de te jeter sur l’objet de ton désir. Et que donc non seulement tu es fatigué, mais en plus tu as bu.

Et l’alcool n’est pas ce qu’on fait de mieux en matière d’aphrodisiaque. Surtout chez l’homme, dont le Bambou de Jade a tendance à ne pas demeurer longtemps de Jade. Bref.

Le fait est que le premier soir, faut pas déconner, c’est rarement au top. En plus, tu ne connais quand même pas bien cette personne avec qui tu te retrouves à poil dans un lit, finalement.  Donc tu y vas en douceur. Tu explore, tu cherche à savoir ce qui plaît ou pas, tout ça.

Tenter le Torchon Clermontois ou la Brouette de Melun avec un(e) partenaire dont tu ne sais pas orthographier le nom de famille, c’est réservé à une élite de chopeurs désinhibés. Donc tu en restes la plupart du temps à un bon vieux missionnaire de bon aloi, voire une ou deux variantes, mais sans plus.

Ce qui s’avère souvent un peu décevant, finalement.

A mon avis (humble, évidemment), donc, le bon seske demande de la pratique, de l’assiduité et de la régularité. Avec le/la même partenaire, du coup. Parce qu’il faut pas déconner, tu commences à t’amuser au bout de la 2e nuit et à vraiment rigoler au premier dimanche passé sous la couette. Avant d’atteindre les vrais sommets au bout de quelques semaines ou quelques mois.

Conclusion : le célibat, c’est sympa, mais niveau seske, c’est pas top.

Surtout quand tu fais dans l’abstinence comme ton serviteur en ce moment, mais ça c’est une autre affaire.

Et sur ce, je ne résiste pas, après ce billet qui a normalement dû te laisser tout moite comme Priscilla, à te proposer cette petite balade raffinée qui résume un peu le tout.

Chiensecrases, c’est le blog du bon goût.



Episode 214 |Par Sam | le 14 juil 2008 @ 17:38 | dans Pensées parasites, Transports amoureux
10 commentaires »

Sounds of silence

Nuit calme

Une heure vingt du mat.

J’ai un peu abusé de vodka redbull - qui est bien partie pour devenir ma nouvelle drogue - et du coup je peux pas dormir. Ce qui n’est pas le cas de tout le monde dans la pièce.

Il règne un silence que j’aime, ici. Un silence apaisé. J’ai arrêté StarWars episode III, pile au moment du climax. Moi, je le connais déjà. Elle, elle n’a pas tenu. Manque de sommeil, visiblement.

Je la regarde endormie en finissant les verres. Je me lève et je vais mater la nuit rouge orangée à la fenêtre en fumant une de ses blondes.

Silencieusement. Sur la pointe des pieds. Pour ne pas la réveiller. Pour ne pas briser cet instant, ce calme.

Gamin déjà, j’adorais ces fins de soirées, ces débuts de nuit où je restais le seul éveillé au milieu des endormis. Cette extraordinaire paix qui naît de la proximité de corps assoupis, d’esprits ailleurs, dans des rêves qui leur appartiennent.

Ce calme surnaturel. Cette paix armée, cette bulle de quiétude dans un petit monde de bruits.

Éphémère.

Fragile.

Et douce.

Episode 213 |Par Sam | le 13 juil 2008 @ 1:37 | dans Quotidiennes
9 commentaires »

De l’art de la diversion

Après un post pareil, je dirais que ça s’impose :

Et même si tu veux y a un clip qui le fait - avec des vrais morceaux entiers de Tarantino dedans.

Episode 212 |Par Sam | le 11 juil 2008 @ 2:44 | dans musique
2 commentaires »

Connard (du perfectionnisme romantique comme tare sociale)

[Mode "post bourré" enclenché, désolé pour la suite d'avance, donc. Et pour l'absence de photo, accessoirement]

Mercredi 9 juillet, vers 13 heures, un resto à touristes boulevard Haussmann.

- Elle : “Alors, et les amours”
- Moi : “Ben…”
- Elle : “Allez, balance”
- Moi : “J’ai passé la moitié de la nuit dernière à chatter avec une fille du boulot”
- Elle : “Et ?”
- Moi: “Et y a carrément moyen”
- Elle : “Ben c’est cool, non ?”
- Moi : “…”
- Elle : “C’est quoi, le problème ? Elle est pas intéressante ?”
- Moi : “C’est pas ça, mais…”
- Elle : “Vas-y, tu nous a trouvé quoi, encore ?”
- Moi : “Non,mais elle est sympa, quoi”
- Elle : “Elle est mignonne ?”
- Moi : “Très”
- Elle : “Ben alors ?”
- Moi : “Ben…”
- Elle : “Elle est pas intéressante ?”
- Moi : “Si, elle joue de la musique, elle dessine, tout ça”
- Elle : “Bon, mais c’est quoi alors ?”
- Moi : “…”
- Elle : “Elle a quel âge ?”
- Moi : “Ben déjà y a ça : elle a 22 ans”
- Elle : “Mais c’est pas un problème, ça”
- Moi : “Non, pas en soi”
- Elle : “Bon, ben alors ?”
- Moi : “je sais pas, ça le fait pas”
- Elle : “mais quoi ? T’es quand même pas possible, toi”
- Moi : “…”
- Elle : “Bon, vas-y, crache le truc”
- Moi : “ben… elle fait quatre fautes d’orthographe par phrase, déjà”
- Elle : “‘tain, t’es un cas, toi”
- Moi : “Non, mais ça, à la limite, bon…”
- Elle : “Ben quoi, alors ?”
- Moi : “Je sais pas, ça le fait pas, quoi”
- Elle : “Mais pourquoi ?”
- Moi : “Parce que je sais que ça le fera pas, je le sais d’avance. Elle est à fond, elle veut un truc sérieux et tout”
- Elle : “Mais toi aussi, t’arrête pas de dire que t’en as marre des plans d’une nuit, que tu veux un truc sérieux”
- Moi : “Je sais”
- Elle : “???”
- Moi : “Mais là non”
- Elle : “Pourquoi ?”
- Moi : “…”

Sur le moment, j’ai pas su quoi dire. Maintenant je sais.

Pourquoi ?

Parce que oui, je crève d’envie de câlins, de bisous, parce que le Bisounours en moi se tord et hurle de manque d’amûûûr. Parce que les plans d’un soir, ça va un temps, mais qu’à force, j’ai envie d’un peu plus qu’une nuit de plaisir volé. Et que oui, là ça m’est offert sur un plateau d’argent,ou pas loin. Mais que non, ça va pas le faire.

Appelle ça la sagesse de l’âge, du fatalisme, une illumination kantienne ou de la connerie prétentieuse, mais je le sais. Je suis même capable de te faire le déroulé de l’histoire en entier, du début à la fin :

Ca va être de la balle, au début. On attaquera par le climax du premier baiser, des premiers câlins. Sentiments qui vont déborder de partout à force de manque et volonté subséquente que - putain de merde - ça marche. Découvertes. Points communs qu’on trouvera bien, à force de les chercher à la loupe.

[Note pour l'ego (NPLE)  : Je suis assez fort à ça. Parce que j'aime faire plaisir, qu'une adolescence bien tordue m'a laissé une putain d'empathie rémanente et efficace et que, donc, j'aime l'autre. Toi, par exemple, je t'aime, à priori. Ca te fait une belle jambe, je sais, mais j'y peux rien.]

Ca durera juste le temps que l’enthousiasme retombe. Et, l’expérience aidant, ça ne va pas prendre un an mais quelques semaines. Avant que je me rende compte qu’il n’y a rien à conquérir qui ne le soit déjà, rien à inventer ensemble.

Et puis, passée la première phase, passé le temps de la découverte, du seske joyeux et débridé, des balades, des restos tout ça, la réalité va revenir dans le script. Et creuser son fossé. La différence d’envies, d’intérêts, de passions, de génération, d’attentes, va lézarder la belle construction sentimentale.

Ce sera la phase deux.

La lézarde deviendra brèche, puis faille. Et puis arrivera le moment où je vais faire ma vieille crise de lucidité, et me dire soudain “putain, je fais quoi, là ?”. Où je vais me sentir mal. Vraiment,méchamment mal.

On entrera dans la troisième phase, celle de l’euthanasie.

J’aurai qu’un but :  tenter d’en finir, de préférence sans douleur. Avec une fille qui sera sans doute relativement enthousiaste et qui ne va, donc, pas comprendre. Et donc ramasser.

Et je vais délayer par peur de lui faire trop de mal, parce que j’aime pas faire mal, vraiment pas. Et du coup ça va être alambiqué. Voire tortueux. Voire un peu lâche, disons-le, nom d’une couille [spéciale dédicace]. Et triste. Et glauque. Et long.

Et que, donc, non.C’est pas ça que je veux. Pas d’une comédie dramatique prévisible comme un mauvais téléfilm.

Je veux être surpris, remué, interloqué, impressionné, épaté, envieux. J’ai envie de conquérir, d’improviser. Et pas de réciter une mauvaise partition apprise par coeur. Ni encore moins me dire que c’est mieux que rien, que c’est déjà ça.

Antigone de bac à sable, tu as carrément raison.

Voire connard, un peu.

[Fin du mode "post bourré. Désolé.]

Episode 211 |Par Sam | le 11 juil 2008 @ 2:02 | dans Quotidiennes, Transports amoureux
11 commentaires »

Nuit d’été en ville

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[Je l'ai pas déjà fait, celui-là ? Je sais plus]

Au vu des tonnes de commentaires que tu m’as laissé sur mes super sélections musicales, deux quatre choses me viennent à l’esprit :

1/ J’ai des goûts de merde en matière de musique. Et comme tu es bien élevé(e), tu n’oses pas me le dire.

2/ Tu es en vacances loin, très loin, dans un lieu où le mot “Internet” signifie “ta mère sent mauvais de la bouche” et où le fait de le prononcer est synonyme de mort violente.

3/ Ma musique, tu t’en fous. Moi je m’escrime à te dénicher des trucs qui feraient chialer comme un veau l’inspecteur des impôts le plus vermoulu de Bercy, mais toi, non. Tout ce que tu veux, c’est que je te raconte mes malheurs pour t’en réjouir, salaud (salope ? Rhoo).

4/ En fait, tu es tellement ému que tes mains qui tremblent au rythme spasmodique de tes sanglots ne peuvent plus taper quoi que ce soit au clavier d’autre que fglfo,nreîv,e^ri,vr$.

On va dire que c’est la 4/.

On va dire aussi [tu l'auras compris] que c’est encore un de ces posts que je commence comme ça sans savoir bien où ça va aller, ni même si ça va aller quelque part. Ca en prend pas des masses le chemin pour l’instant.

J’aborde cette phase bloguesque où, à chaque fois que j’ai une idée de note, c’est pour m’apercevoir que je l’ai déjà écrite avant d’une manière quasiment identique.

['tain, je réécoute le concert à emporter d'Arcade Fire, là, et ça me fait des choses. A mon avis, tu es insensible comme un Googlebot, pis c'est tout]

Par exemple, présentement.. Ben j’avais un début de commencement d’idée. Et puis j’ai été accaparé par les mails, chats, plurks, twits et autres prurits de la vie virtuelle qu’ont les jeunes de nos jours, pauvre France. Du coup, elle est partie.

Ah oui, ça me revient. J’étais barré sur un truc genre “décidément, en ce moment, même mes grognes ne tiennent pas la route”. Parce que figure-toi que c’est le cas. Que j’ai le spleen précaire. La déprime à mi-temps, quoi.

A chaque fois que je me dis “‘tain, il se passe rien, c’est pourri”, ben il se met à se passer des trucs.

Des petits trucs. Des trucs infinitésimaux. Mais des trucs tout de même.

Je me contente de peu, c’est l’avantage.

Episode 210 |Par Sam | le 9 juil 2008 @ 1:53 | dans Quotidiennes
6 commentaires »

Et une dernière pour la route

[Arcade Fire, donc. Sans commentaires]

Et sur ce, je te dis bonne nuit.

Episode 209 |Par Sam | le 6 juil 2008 @ 2:53 | dans musique
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Music is ce que tu veux, mais c’est bien

Perso, je trouve que c’est surtout un miracle.

Je t’ai déjà parlé des concerts à emporter ? Non, hein. Et bien c’est un concept, lancé par Chryde, un vieux routard du web, des blogs, et repris par d’autres autres. Qui consiste à demander à des groupes de faire un live dans la rue, dans un hangar ou ailleurs. Et à les filmer au passage.

Et ça donne souvent des trucs vachement bien.

Par exemple, Arcade Fire qui joue Neon Bible dans un ascenseur avant de commencer son concert dans la foule :

Moriarty qui tire la quintessence de Jimmy dans une église parisienne :

Loney, dear qui transe sur Fever dans un bar-tabac parisien :

Et mon préféré : Beirut, Nantes, en live dans la rue :

Que du bonheur. Ca a presque sauvé ma soirée.

Episode 208 |Par Sam | le 6 juil 2008 @ 2:02 | dans musique
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Mon oeil

Et même les deux, tiens :

zoeils3

Y a des soirs, comme ça, d’énervement un peu injustifié, mais d’énervement tout de même. Des soirs qui foirent, des soirs où je sors trop tard du boulot, où j’ai pas envie de rentrer chez moi, mais où j’y finis quand même, un peu sans le vouloir. Devant le PC, évidemment.

Des soirs où pourtant j’ai qu’une envie, c’est de poser des trucs, de faire des choses, de sortir un peu de ce quotidien qu’on emprunte comme un chariot fou dans la mine d’Indiana Jones et le Temple Maudit et qui nous conduit à toute blinde vers la fin, là-bas, tout au bout. Trop vite.

Et où ça veut pas.

Des soirs où je trouve rien de mieux à faire pour tempérer ma frustration que d’aller acheter quelques bières chez le rebeu du bas de la rue pour les savourer à pleines gorgées, en tirant frénétiquement sur des sucettes à cancer entre deux séances de martelage de clavier rageur.

Un peu futile, je sais bien. Mais que veux-tu ? J’ai rien trouvé de mieux.

Des soirs où je me dis que j’aurais mieux fait de suivre cette fille qui me regardait en sortant de l’épicerie, qu’en retrant du taf j’aurais mieux fait de prendre le premier carrefour qui se présentait pour aller paumer mon vélib’ quelque part dans Paname à la recherche de quelque chose d’un peu plus intéressant, d’un peu plus enrichissant, d’un peu plus fun qu’un samedi soir à la con avachi sur ma chaise devant mon écran à brailler même pas fort Perfect Day de Lou Reed sans y croire une seconde parce que c’était pas le cas.

[Ca, coco, c'est ce qu'Hubert, toujours aussi raffiné, appelait "une phrase longue comme ma bite"]

Tu sais quoi ? Heureusement que j’ai une âme de midinette. Un coup de ça :

, une demi-cannette, et ça repart.

Pff. J’ai vraiment besoin de loin, moi.

[Bon, ben j'exclus pas de repasser pour une deuxième couche dans la nuit, du coup]

Episode 207 |Par Sam | le 6 juil 2008 @ 0:34 | dans Quotidiennes, musique
3 commentaires »