J’ai testé pour vous : être bien
Coup de chaud dans la poitrine. Sourire qui vient tout seul. Envies, envies, envies.
Amours copains. Nuits sans lendemains, flirts virtuels, jeux de séduction partagés et autres moments volés au temps.
Rencontres d’autant plus belles, discussions d’autant plus sincères qu’elles sont sans enjeux. Sentiments qui filent enfin vers le haut sans se brûler les ailes au soleil d’une perfection inatteignable.
Plaisir, plaisirs, moments de bonheur sans conséquences, sans bilan, sans enjeux autre que ceux de l’instant et de son partage. Lendemains furtifs et fatigués, mais heureux, une fois passée cette vague rémanence de regret de pas plus, vite balayée par le putain de tourbillon de la vie.
A déterrer de vieux projets des cartons et à les pousser au cul, juste parce que j’en ai envie et plus pour qu’ils me sauvent la vie. Et à voir qu’ils sont bons, vraiment bons, et qu’ils n’attendent que d’aboutir. Et à avoir envie de faire en sorte qu’ils aboutissent, cette fois.
A passer de très bons moments avec tous ces gens que j’aime et à qui je le dis pas assez. A apprécier de les voir, de les écouter, de prendre du temps avec eux plutôt que de le cramer en riens misanthropes et plus ou moins autodestructeurs.
A tenter d’être un peu bon dans mon métier, parce que je peux l’être, quand je veux. A m’entendre dire que je le suis, ce qui fait toujours plaisir, surtout quand comme moi tu souffres à fond du syndrome de l’imposteur - j’ai rien à faire là et quelqu’un va finir par s’en apercevoir. A avoir envie d’en faire encore plus, du coup.
A courir beaucoup, à faire beaucoup et à découvrir que c’est bon aussi.
A être bien, bien et encore bien d’être enfin égocentrique. A me dire que même bancal, on est entier.
Et surtout, surtout, à m’amuser. Et à apprendre avec surprise que je suis doué pour.
Depuis que je me suis foutu en quarantaine volontaire de transports amoureux, je profite à fond du reste. De tout ce reste que je ne voyais plus, aveuglé par la queste éternelle de la complétude romantique.
Je projette et j’espère et je rêve et je crois et je fais et j’envisage et je planifie.
Sourire plein la gueule.
Et ça dure, en plus.
[Enfin, depuis dimanche, quoi]
Tu sais quoi ?
La vie, en fait, c’est pas grave.
[Et en plus, il paraîtrait que bientôt, c'est l'été]









4 commentaires »
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• # 121: commentaire
• posté par: frederique
• Le: 13 juin 2008 @ 6:46
L’été??? Je veux des preuves.
• # 122: commentaire
• posté par: Fran
• Le: 13 juin 2008 @ 12:28
Tu sais que tu viens de me coller la larme à l’oeil ( moi qui suis normalement une dure à cuire !! ).
Sam !!
Sam dis moi, oui allez balance le moi. Ton livre, on le trouvera à la prochaine rentrée littéraire ?? Dis moi que tu as avancé et que tu me le dédicaceras ^^
Bises mon Ami !!
• # 125: commentaire
• posté par: Sam
• Le: 14 juin 2008 @ 15:12
@Fran : je pense pas qu’on le trouvera si tôt, non… et j’ai peur que tu sois décue : c’est pas du roman ni de l’essai, c’est du bouquin de journaleux.
• # 134: commentaire
• posté par: en plein rêve
• Le: 16 juin 2008 @ 13:30
Même du journaleux ça doit être bon à lire.
Sinon, pour revenir au “être bien”, le sourire plein la gueule comme tu dis, ne devrait qu’attirer les gazelles tel le papillon vers sa lumière.
Y a pas à dire, plus tu vas bien, plus tu attires => si si, j’ai testé.
C’est tout le mal que je te souhaite.