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[Chiens écrasés]

TheSamProject,saison 5 /

Geekitude, sentiments et journalisme en mileu urbain

Grève sauvage

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Petite absence dont je ne m’excuse même pas. Pas envie, juste. Ou rien à dire que tu n’aies déjà lu ici à un moment où à un autre.

Overdose de virtuel, de communications, d’introspections. Facteurs externes qui font leur come-back et pèsent dans ce rien qui vient comme un recours, voire un soulagement.

J’ai juste pas envie de t’agonir encore des mêmes questions, des mêmes angoisses. Pas d’inspiration pour les écrire. Et pas le goût de raconter des conneries non plus.

J’ai juste plus envie de réfléchir ni de gloser. J’ai juste envie de faire, à la place.

Alors je fais. Des trucs et des machins. Plutôt professionnels. Plutôt intéressants, dans l’ensemble. Je m’amuse, je papillonne, je pose des jalons, je prospecte, je réfléchis, je résume, je concocte.

Et en plus, j’aime bien. Et du coup, je vais bien. Sur la plupart des fronts au moins. Pour tout te dire, j’ai même été grimper. Deux fois. Ca faisait deux ans que j’avais pas enfilé un baudrier, et même en salle, ce fut du bonheur.

Mais j’ai pas envie d’en parler.

Ca reviendra tôt ou tard, j’imagine.

En attendant, j’essaye de profiter du soleil, de l’été et des vacances à venir. Même si je sais toujours pas où les passer.

Et je ne peux que te conseiller de faire de même.

Episode 204 |Par Sam | le 26 juin 2008 @ 2:33 | dans Messages à caractère informatif
8 commentaires »

Partir, est-ce revivre un peu, ou pas ?

Nuages qui s'en vont

Et la vie est (toujours) belle.

Comme cette soirée parisienne dont je rentre trop tard.

Projets qui avancent grave, work in progress, enthousiasmes un poil trop alcoolisés, à base de potes, de terrasses et de bières, mais tant pis ou même tant mieux.

C’est la fête à ma pomme en ce moment. Que j’en reviens pas. Que ce soit si simple, que ça s’enchaîne si bien, que ça avance si vite.

En même temps, ça reste pour l’essentiel du domaine du pari.

Je tente, j’essaye, je teste, j’ose. Je fais dans le prospectif, dans l’initiative. Et il est tout à fait envisageable qu’on en revienne aux vieilles notes dépressives d’ici pas longtemps. C’est ce que je me dis pour me blinder d’avance, en tous cas.

[Et puis j'ai l'impression que mes tristesses suscitent plus de commentaires de ta part que mes dégoisages de bien-être. Pas de souci, hein, tu fais bien comme tu veux.]

Moi, je m’éclate. Au point d’en avoir envie de lâcher mes béquilles. Psychiques, s’entend : clopes, alcool, ce genre de choses pas bien saines et pas bien nettes dont j’épice un peu trop mon quotidien depuis un peu trop longtemps.

J’ai 20 jours de vacances à prendre fin juillet-début août. Calés en fonction de mes camarades geeks, dont l’un m’a lâché. Du coup, faut que je trouve assez vite où aller, quoi faire de ces trois semaines. Et ce soir, j’en suis à me dire que pourquoi pas 20 jour tout seul, all by myself comme disait l’autre, dans un train vers l’Est ou ailleurs.

Vieux fantasme que je balade depuis un moment, ça : partir tout seul nulle part, dans un coin perdu sans clopes ni bières ni web ni potes ni autres expédients pour me tenir la main. Et prendre le temps de me faire face dans la fameuse vraie vie vraie.

Le pire, c’est que ça ne me poserait sans doute aucun problème. Même si j’ai jamais essayé. Et que justement, ce serait peut-être à faire.

[Et tu te dis peut-être que l'image en haut à gauche de ce post ressemble furieusement aux visuels de Ségolène Royal ou de la dernière pub Evian, mais je m'en fous, c'est moi qui l'ai fait.]

Episode 203 |Par Sam | le 20 juin 2008 @ 1:36 | dans Quotidiennes
1 commentaire »

La rédemption est un long chemin parsemé de caillous pointus

Un chat

Comme disait le poète, “tout n’est pas si facile, tout ne tient qu’a un fil”. Celui du bonheur est ténu comme un micro-string brésilien [ca se sent un peu, que je suis en manque affectif, non?].

C’est pas si simple, de rester collé à cette sérénité nouvelle. Pas facile, devant certaines pressions, de ne pas céder à la facilité, de ne pas reprendre la pose du lapinou paralysé dans les phares du Hummer.

La sérénité est un sport d’endurance, moi je dis. Faut durer et endurer, expliquait le Général à propos de tout autre chose, à savoir la fonction de premier ministre, mais c’est pas grave, arriver à caser du De Gaulle sur ce blog, je t’avoue que ça me fait kiffer.

Mais bon, quand les deus ex machinas s’enchaînent comme des nouilles sur le collier de  la fête à ta mère, tu finis par devenir un tantinet fébrile. Impatient d’avoir la suite.

L’impatience, c’est pénible. T’as ce truc dans la tête et tu as beau faire, il est là, tout le temps. Et toi t’attends et tu ne t’occupe à rien d’autre. Alors que ce n’est qu’un jeu [là j'allais te faire "dans lequel tu mets trop de je", mais il faut savoir poser une limite aux clichés stylistiques].

Jusqu’à ce qu’une fois de plus, la petite musique monte dans ta tête. Et te rappelle que d’attendre, ça peut être bon, aussi. Ca peut être mieux, même.

Jusqu’à ce que le sac de noeuds dans ton ventre se défasse d’un coup, comme les rubans des magiciens pour enfants. Jusqu’à ce que tu lâche prise. Parce que rien n’est grave et surtout pas ça. Que ça, c’est que du bonheur. Que c’est que du bonus. Et que tu as beau dire, en fait tu t’amuses beaucoup.

Alors le truc revient en force t’étirer les commissures et t’aggrandir les yeux. Et, à nouveau, c’est la fête du sloup dans ta tête. Et ça, c’est cool.

Episode 202 |Par Sam | le 17 juin 2008 @ 21:57 | dans Quotidiennes
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Madame Irma ne passera pas par moi

Ciel gris

Yo.

[N'en prends pas ombrage : J'aime, de temps à autres, à accueillir les gens d'un "Yo" ridicule.]

On va tenter de varier un poil dans l’ambiance. Pas que ça me déplaise de t’étaler mon bonheur décidément chronique, mais je me dis qu’à force, tu dois avoir envie de me jeter des trucs contondants et/ou salissants dans la tronche.

Et comme je vais plutôt mieux que bien, pour changer, que la vie est très, très belle [même si je cracherais toujours pas sur un câlin], et que tout cela me va parfaitement, je me dis que je pourrais te causer d’autre chose que de mon fondement et de ses circonvolutions, pour changer.

Par exemple, pour en terminer avec cette histoire de madame Irma, voilà ce que Yahoo ! m’a envoyé aujourd’hui. Visiblement, la conjonction exceptionnelle, c’était un genre de carotte. Parce que ce matin, l’Oracle faisait plus penser au sergent instructeur des marines dans Full Metal Jacket :

Il est temps de faire le point. En effet, la période actuelle vous encourage vivement à établir un premier bilan sur la réalité de vos désirs, votre stratégie personnelle et l’orientation que vous souhaitez donner à votre vie. Ces interrogations vous amènent à vous replier un moment sur vous-même et à entamer une véritable remise en question. Alors, au travail, Samuel !

[Je t'ai pas attendu et je t'emmerde, Yahoo !, j'ai envie de répondre]

Et là, du coup, je vais te causer astrologie.

Si.

1. De la difficulté d’être sagittaire ascendant gémeaux. Ou pas.

L’astrologie. Des millions, si ce n’est des milliards, d’adeptes plus ou moins convaincus.

Ceux qui, tous les jours, jettent un oeil vite fait à leur horoscope sur la der du Parisien, sur Yahoo ou ailleurs.

Et puis des qui se font faire des thèmes astraux détaillés comme un document fiscal, qui testent leur compatibilité avec leur chef en astrologie tibétaine, s’essaient aux runes nordiques offertes avec le Elle de juillet-août ou se rassurent plus ou moins en allant voir des voyantes. Des que je côtoie ou ai côtoyé pas mal, que ce soit dans un cadre familial ou amoureux.

Autant te dire que j’en ai un peu bouffé, du Vénus dans la maison de la Vierge qui fait que tu dors mal et autres déclinaisons du thème astral de la Chèvre de Terre que l’année du Cochon, ça va le faire.

Je peux ainsi te dire que je suis sagittaire, deuxième décan, ascendant gémeaux. Ce qui est plutôt pas top. En Chine, je suis chèvre (ou bouc, d’ailleurs) de terre, si je ne m’abuse. En Viking je sais plus.

En gros, d’après tout ça, j’ai plein des personnalités différentes qu’il faut que j’accorde, mais en même temps je suis têtu, je suis timide mais j’aime être au centre de l’attention, j’aime les voyages mais je suis très attaché à mon lieu de vie, je suis plutôt porté sur le seske tout en étant à la fois fidèle et séducteur, j’aime mes proches mais je suis un solitaire, je suis pas doué avec le fric mais je sais mener une carrière et parvenir au succès et je te passe les Tarots, parce que ça va faire trop de paradoxes.

Bref, je suis un peu tout ce que tu veux. Tout ce que je veux, en fait.

2. Du sens de la vie

J’ai fait, entre autres, des études de communication. Dans lesquelles on m’a beaucoup causé d’analogie. Et là, on est en plein de dedans.

L’analogie, c’est cette capacité des hommes à rapprocher une chose d’une autre. A trouver des ressemblances. Ca nous permet de raisonner et donc d’inventer des choses formidables comme l’iPhone2.

Mais quand on l’associe à la croyance, on obtient des choses plutôt rigolotes.

Parce que l’inconvénient, c’est que si tu veux qu’une chose ressemble à une autre, il y a toujours moyen.

Ajoute à ça un peu de psychologie. Genre que de manière générale, notre angoisse à tous, au bout du compte, est de savoir qui on est. On avance dans la vie en aveugle, sans pouvoir prévoir rien du tout sinon qu’à la fin, on meurt. Et c’est pas rassurant. Quand en plus, il faut travailler à se connaître, à changer certaines choses en soi, ça en devient carrément anxiogène.

Du coup, le fait d’avoir un Oracle capable de t’énoncer tes points forts et faibles, ce que tu peux tenter et ce qui ne marchera pas, c’est un soulagement. Tout le monde est forcément preneur de déterminisme. De choses fermes, solides.

Tu obtiens que tout le monde se retrouve dans un horoscope. Ou y a puisé, un jour ou l’autre, une vérité quelconque. Parce qu’on en a tellement envie. Parce que ce serait tellement plus simple comme ça.

Il n’y a rien de plus difficile au monde que d’être sincérement athée, je pense. J’admire ceux que je rencontre, parce que ça demande un courage singulier, de se dire qu’on est juste des tas de cellules évoluant par une sorte d’anomalie statistique sur un bout de caillou flottant dans l’espace, sur lequel un miracle totalement improbable a fait qu’il est possible d’y développer cette activité qu’on nomme la vie. Vie brève et vaine, puisque ces organismes se débattent un bref instant pour survivre et  se reproduire histoire de perpétuer l’espèce, avant de disparaître dans le néant. Le tout en pure perte, puisqu’à terme, au hasard d’un soleil qui meurt ou d’une comète mal placée, il n’y aura plus rien. Et qu’en fin de compte ce n’aura été qu’une brève anomalie.

Personnellement, je n’en ai pas la force. Alors je fais dans le syncrétisme paresseux, les univers de science-fiction et la geekitude. En évitant de penser à ça. Et en tentant de me dire qu’on verra bien.

3. De l’influence de Vénus dans la maison des Gémeaux

Mais il y plein d’autres solutions pour éviter l’implacable logique de la science et du  rationalisme. On peut se dire qu’un être supérieur veille à nos destinées. Ou pas. Ou croire qu’on se réincarne inlassablement et qu’on doit s’améliorer d’une vie sur l’autre.Et puis on peut aussi croire que la position des étoiles le jour où on est né influencera notre destin.

Ou même, mieux, mélanger tout ça. Ce que font quelques personnes parmi mes proches. Avec une conviction qui force le respect. Et interroge.

En un sens, ils n’ont pas tort : te dire que tu ne gères rien, que c’est pas toi qui conduis, que tu n’as pas à faire de choix, juste à te laisser porter, c’est reposant. Lire dans le journal le matin ce qui devrait t’arriver dans la journée aussi.

Tellement rassurant que tu vas naturellement trouver des ressemblances entre ton caractère et ce qu’on te décrit du sagittaire ascendant gémeaux. Et qu’au terme de la journée, tu vas te dire que ton horoscope n’avait pas tort.

4. Du scepticisme et de l’impact des sciences humaines sur sa constitution.

Sauf que.

Sauf que non.

Enfin, c’est ce que moi je crois. Après, tu fais ce que tu veux.

Personnellement, je suis convaincu que ton destin, c’est à toi de le faire, mètre après mètre, seconde après seconde.

Que certes, tu balades des déterminismes. Mais qu’ils sont sociaux, familiaux, comportementaux, qu’ils résultent de ton histoire, de ton passé, de celui de ta famille, de tes racines, de ton niveau de vie, de ton environnement.

Qu’il y a des hasards troublants, des répétitions significatives. Mais qu’elles sont dues à tout ce dont tu t’imprègnes dans ta vie : comportements parentaux, traumatismes divers et variés, historique familiaux et poids de non-dits qui se trimballent comme des virus de génération en génération.

Qu’un mec atteint d’une leucémie est capable de s’en sortir par pur miracle, mais qu’il le devra entièrement à l’action de son esprit sur son corps, à sa volonté de guérir. Même si elle lui vient de la foi.

Que tu vas inévitablement répéter un certain nombre d’erreurs, que tu vas finir par ressembler à ton père/ta mère alors que tu ne voulais pas, mais que ce sont juste des preuves que tu es prisonnier de ces routines dont tu as hérité.

Que le but de tout ça, c’est de t’en libérer suffisamment pour qu’elles ne t’empêchent pas de faire ce que tu veux. Pas ce pourquoi tu es né, ce que tu veux. Et si possible de ne pas recoller ce vieux sac à dos bourré de traumatismes que tu as hérité de ta famille sur les épaules de tes enfants, que je te souhaite nombreux et beaux.

5. D’une tentative de conclusion

Et que, donc, le fait que Vénus entre en maison du Poisson va changer que dalle à ton quotidien. Sauf si toi tu décides de le changer. Peut-être parce qu’avoir lu dans un journal que tu allais vers des bouleversements va t’amener à aller les chercher, mais peut-être aussi juste parce que tu en as eu l’envie et la volonté.

Qu’au bout du compte, il n’y a que toi et le monde. Et que t’auras pas assez d’une vie pour tout explorer.

Ce qui ne m’empêche toujours pas de causer aux étoiles pour leur demander des trucs. Mais  ça, c’est juste pour le fun.

[Parce que, comme disait Hubert Beuve-Méry, "sans sources capables de pallier au manque de profondeur de ton papier, coco, le journalisme n'est qu'une sale manie", sache tout de même, ami, que la science a plus ou moins prouvé empiriquement que l'astrologie, ça ne marchait pas. Encore que l'étude ait ensuite fait l'objet de controverses.]

Episode 201 |Par Sam | le 15 juin 2008 @ 22:21 | dans Pensées parasites
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Et la vie est belle (oui, encore)

… Et c’est la note n°200, et j’ai plein de trucs à te raconter. Alors le temps que je fasse le tri, un peu de la musique que j’écoute en ce moment grâce à mon nouvel ami sur last.fm, qui se reconnaîtra… Pour le cas où tu ne connaîtrais pas, je ne saurais trop te conseiller de te précipiter sur Life of Bryan et de manière générale toute l’oeuvre des Monty Python.

Et puis bouge pas trop loin, je reviens.

Episode 200 |Par Sam | le 15 juin 2008 @ 20:02 | dans Messages à caractère informatif, musique
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“Combinaison planétaire exceptionnelle”

Coffee and cigarette

Ca commencerait presque à m’inquiéter, cette histoire.

Hier soir, je me suis couché tôt, épuisé de ma semaine. Mais bien.

Ce matin, après douze heures à ronfler, je me suis réveillé reposé. En forme. Et toujours bien.

Avec une forte envie d’aller m’acheter quelques croissants et quelques jus de fruits frais pour un solide et goûteux petit déjeuner.

[Pour le moment, j'en suis au vieux café / clope, hein. Je suis dans une période heureuse, j'ai pas non plus pris un coup sur la tête]

Cet après-midi, je songe à aller m’acheter des pompes. Et des ampoules halogènes pour mes 12 m2 de salon. Le tout après un grand et vigoureux ménage au rythme de musiques péchues et joyeuses.

Et là, consultant gaiement les innombrables mails reçus pendant la nuit de mes non moins innombrables amis, contacts et amantes, je reçois ça. De Yahoo! Astro, à qui je m’étais abonné, un soir d’ivresse avec un pote.

[En fait, ici, c'est un genre de blog de fille avec des poils. Et encore, j'en ai pas beaucoup]

[La semaine prochaine, je te fais un billet shopping]

Vous traversez aujourd’hui une combinaison planétaire exceptionnelle qui ne se reproduira pas dans votre signe avant plusieurs mois, Sam. Autant dire que le jour se prête à la prise de décision, à l’initiative et au passage à l’acte. Il est fort possible que le déclic que vous attendiez depuis plusieurs semaines ait lieu aujourd’hui. Lancez-vous à l’assaut de nouvelles entreprises, même hasardeuses. Seuls les audacieux sont récompensés au-delà de leurs espérances.

Bon. Bien bien bien.

Moi, les déclics tout ça, je suis pour.

Les grandes décisions aussi. Mais lesquelles ? Pour l’instant, je suis plutôt dans le suivi de projets en cours. Et en plus, ils avancent, les cons.

En même temps, ce serait dommage, de gâcher une “combinaison planétaire exceptionnelle”, non ?

Voyons voir :

“Passage à l’acte”, je veux bien, mais je vois pas avec qui, en tous cas ce weekend.

“Prise de décision”, mouais. En même temps, j’ai toujours pas envie d’arrêter de fumer. Et pas de quoi déménager pour l’instant. Faudrait bien que je trouve où partir en vacances, maintenant qu’un de mes geeks m’a lâché, mais ça va, j’ai pas mal d’idées.

Quant à me lancer “à l’assaut de nouvelles entreprises, même hasardeuses…” Je vais pas aller draguer dans la rue, quand même ?

Bon, déjà, je vais me refaire un café. Enfin s’il en reste.

De l’hasardeux à peu de frais.

Episode 199 |Par Sam | le 14 juin 2008 @ 14:23 | dans Quotidiennes
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J’ai testé pour vous : être bien

Une dynamique ?

Coup de chaud dans la poitrine. Sourire qui vient tout seul. Envies, envies, envies.

Amours copains. Nuits sans lendemains, flirts virtuels, jeux de séduction partagés et autres moments volés au temps.

Rencontres d’autant plus belles, discussions d’autant plus sincères qu’elles sont sans enjeux. Sentiments qui filent enfin vers le haut sans se brûler les ailes au soleil d’une perfection inatteignable.

Plaisir, plaisirs, moments de bonheur sans conséquences, sans bilan, sans enjeux autre que ceux de l’instant et de son partage. Lendemains furtifs et fatigués, mais heureux, une fois passée cette vague rémanence de regret de pas plus, vite balayée par le putain de tourbillon de la vie.

A déterrer de vieux projets des cartons et à les pousser au cul, juste parce que j’en ai envie et plus pour qu’ils me sauvent la vie. Et à voir qu’ils sont bons, vraiment bons, et qu’ils n’attendent que d’aboutir. Et à avoir envie de faire en sorte qu’ils aboutissent, cette fois.

A passer de très bons moments avec tous ces gens que j’aime et à qui je le dis pas assez. A apprécier de les voir, de les écouter, de prendre du temps avec eux plutôt que de le cramer en riens misanthropes et plus ou moins autodestructeurs.

A tenter d’être un peu bon dans mon métier, parce que je peux l’être, quand je veux. A m’entendre dire que je le suis, ce qui fait toujours plaisir, surtout quand comme moi tu souffres à fond du syndrome de l’imposteur - j’ai rien à faire là et quelqu’un va finir par s’en apercevoir. A avoir envie d’en faire encore plus, du coup.

A courir beaucoup, à faire beaucoup et à découvrir que c’est bon aussi.

A être bien, bien et encore bien d’être enfin égocentrique. A me dire que même bancal, on est entier.

Et surtout, surtout, à m’amuser. Et à apprendre avec surprise que je suis doué pour.

Depuis que je me suis foutu en quarantaine volontaire de transports amoureux, je profite à fond du reste. De tout ce reste que je ne voyais plus, aveuglé par la queste éternelle de la complétude romantique.

Je projette et j’espère et je rêve et je crois et je fais et j’envisage et je planifie.

Sourire plein la gueule.

Et ça dure, en plus.

[Enfin, depuis dimanche, quoi]

Tu sais quoi ?

La vie, en fait, c’est pas grave.

[Et en plus, il paraîtrait que bientôt, c'est l'été]

Episode 198 |Par Sam | le 12 juin 2008 @ 22:00 | dans J'ai testé pour vous
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Théorème d’incomplétude

Pluie d'été en ville

[Attention, c'est long. Et un peu chiant. A se demander pourquoi je le publie. On va dire que ça pose un acte. Et que ça me fait du  bien]

Princesses.

Depuis que je suis petit, je rêve de princesses. Et me rêve en prince, charmant, évidemment. Faudrait jamais laisser un gamin se former à la vie à coups de romans.

A quelque chose comme 12 ans et demi, j’ai voué ma vie à la Queste ultime, la seule qui vaille, la seule que racontaient les livres : celle de la princesse. De ma princesse.

Une princesse idéale, que j’investissais de tout ce qui me manquait d’affection, d’amour, de confiance, de rêves. Une princesse thaumaturge, qui saurait guérir mes plaies, ouvertes ou secrètes.

Une princesse sur laquelle je transais littéralement, le soir, en fumant en cachette à la fenêtre.

J’en ai eu plusieurs, en vrai, des princesses. Elles le devenaient à chaque fois, qu’elles le soient ou non, qu’elles le veuillent ou non.Elles étaient mes Dames, mes Aimées, mes Amours éternels et uniques, je leur donnais mon âme, ma vie, sans hésiter. Et même plutôt deux fois qu’une. Je ne leur laissais pas le choix, de toute façon.

Super cadeau.

Que je finissais toujours par récupérer, plus ou moins abîmé, à chaque fois que les princesses se lassaient, à chaque fois que je m’apercevais que non, mon yin  ne s’emboîtait pas parfaitement avec leur yang, et que cette découverte me laissait sur le carreau de tant d’injustice.

Je pleurais un temps, au vent mauvais cette tragédie : non, il n’était pas possible de se fondre en elles pour y disparaître et trouver enfin cette vie vraie qui m’attendait forcément quelque part, ailleurs.

Après, je remontais sur mon cheval d’orgueil et repartais, les yeux déjà collés au ciel brumeux d’un novembre forcément gris et romantique, dans l’espérance que la prochaine, oh oui, serait la bonne. Serait cette autre avec laquelle enfin, je deviendrais entier.

[Je t'avais prévenu: c'est long]

Longtemps, c’était juste du romantisme mal placé. Une sale manie, une de plus. J’avais aussi plein d’autres choses en tête et des années estudiantines à savourer comme il se doit.

Et soudain, il y a eu la bonne, ou supposée telle. Celle qui, enfin, croyait autant que moi à cette fusion impossible. La première qui prenait mes serments au sérieux. Et me les rendait. Et scellait ce pacte d’amour total et éternel auquel je rêvais depuis les tréfonds de mon adolescence la plus boutonneuse.

Au début, c’était tellement énorme que j’en revenais pas.

Et puis le tableau a commencé à s’écailler un poil, rongé par le réel. Mais on s’est armés de courage et on a continué à pousser, à se contorsionner pour arriver à se fondre l’un dans l’autre et qu’enfin, enfin, ça devienne parfait.

On voulait tellement y croire. On attendait ce moment où on vivrait enfin ensemble à plein temps comme la porte vers un univers nouveau, vers un monde d’harmonie et de maturité.

Sauf que ça n’a pas marché. Je te refais pas le film. Ca n’a pas marché parce que ça ne marche jamais. Parce que la fusion totale et entière, toi et moi les yeux dans les yeux pour l’éternité, ça ne peut pas marcher.

J’ai mis près d’un an à le comprendre. A l’accepter. Le bilan et sa perspective : si ça n’a pas fonctionné cette fois, tu peux toujours réessayer, mais ça risque très fort de donner le même résultat.

J’ai réessayé, je suis têtu.

Ca a donné le même résultat. En accéléré.

Sauf que c’était la fois de trop.

J’ai garé le canasson, posé le fanion et l’épée dans un coin, enlevé le haume. J’ai fait une pose dans la Queste. J’ai réfléchi, genre. Limite l’acte impie.

Et je crois que j’ai compris. Un tas de trucs :

  • Qu’il n’y a le temps que pour une épopée, dans une vie : la tienne. Que c’est de celle-là qu’il faut t’occuper en priorité. Parce que c’est elle qui conditionne le reste, tout le reste.
  • Que si vraiment tu veux vivre pour l’Autre, autant directement entrer en religion et laisser libre cours à tes extases mystiques. Parce qu’on ne vit jamais entièrement pour quelqu’un, mais qu’à force de tenter de s’en convaincre, on finit surtout par ne plus vivre du tout.
  • Que l’existence est remplie d’altérités et de contingences sur lesquelles tu n’as aucune prise, de choix qui t’impliquent sans t’appartenir, et qu’il ne sert à rien de tout arrêter en attendant la décision, parce qu’elle ne changera pas d’un iota pour autant.
  • Et donc que mieux vaut essayer d’être bien tout seul, déjà. Parce que c’est plus qu’un début pour tenter de l’être à deux : c’est un pré-requis.

Depuis quelques semaines, j’ai arrêté la Queste. Celle-là, du moins. Je me lance sur d’autres. Les miennes.

Depuis quelques semaines, je profite de ce que j’ai, de ce qu’on m’offre, de ce que je peux prendre. Sans attendre de princesse pour me prendre par la main. En comptant sur moi. Et en essayant de faire en sorte de me faire confiance.

Et tu sais quoi ? C’est pas mal du tout. Je suis bien, J’ai 28 ans, un job qui tue, un projet que aussi, des vacances à planifier, suffisemment de sous pour ne pas trop m’en faire et envie de tas de choses pour moi.

Juste pour moi.

Et ça, c’est un peu la révolution.

Même si on ne se refait pas, pas totalement.

Même si ce soir, par exemple, j’ai une putain d’envie de câlins.

Et même pas de seske.

Juste besoin de tendresse, de bisous et de caresses.

Un besoin lancinant. Heureusement tempéré par la fatigue.

En guise de conclusion, j’ai aussi commencé à intégrer que le manque de sommeil, c’est sympa, mais brièvement. Donc je te fais mes excuses pour la longueur et le propos de cette note aussi bassement autocentrée qu’impudique, mais c’est la fatigue, et te dis bonne nuit. Je te la souhaite reposante et pleine de rêves.

[Ah, et un dernier pour la route : par souci d'apporter un peu de culture à ce déballage, si tu veux enfin savoir toute la magie du théorème d'incomplétude de Gödel et ainsi ne pas avoir totalement l'impression de t'être fait flouer, tu cliques .]

Episode 197 |Par Sam | le 10 juin 2008 @ 23:02 | dans Journal d'une rupture, Pensées parasites
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On dormira quand on sera morts

Une écluse la nuit

Je suis tellement fatigué que je le sens même plus. Un genre de transcendance corporelle.

Hier, j’ai donné dans le pince-fesses mondain, ambiance costard, talons, petits fours et cadres dirigeants sur gazon anglais et décors XVIIIe.

Et au milieu des puissants, quatre journaleux décalés, dont ton serviteur, qui enquillaient du champe au litre en regardant vaguement l’équipe de France de football se ridiculiser sur écran géant.

On a bien dû tomber six bouteilles.

Hubert serait fier : les traditions restent, les journalistes boivent. Trop. De coupettes en coupettes, d’anecdotes du chef en discussions sur Wordpress, je suis resté bien trop tard pour mes horaires matinaux de la semaine.

En finissant par rentrer, avec déjà un potentiel sommeil réduit à six petites heures, je suis tombé sur ma soeurette, qui savait pas où dormir, pour changer. Et comme on s’était pas vu depuis genre deux semaines, c’était reparti pour quelques bières et autre  discussions qui nous ont emmené au galop vers les deux heures du matin avant que je ne me décide à arrêter les frais.

Autant te dire que quatre heures plus tard, quand le bipbip de l’alarme m’a tirée du coma, j’étais même plus la moitié de moi-même, plutôt le quart, voire moins. J’ai quand même réussi à me traîner à la rédac pour enquiller les papiers. C’est beau, parfois, la dévotion. Surtout à 7 heures du matin.

Et c’était pas fini. Quand j’ai réussi à m’échapper, vers 16h30, c’était pour aller à un rendez-vous presque pro. Et tu sais quoi ? On dirait que certains projets en sommeil reviennent à la vie. Et ça fait plaisir.

Tel que tu me vois, j’en reviens. Plutôt content. Et totalement décalqué de fatigue, aussi, au point que ça en devient presque grisant. J’irais bien m’effondrer, mais je dormirais pas.

D’autant que ça fait trois jours que j’ai un post en tête, genre Psychologies - Nos fiches pratiques, que je procrastine pour diverses raisons, dont quelques bonnes.

Du coup, je vais m’atteler à ça derechef. En attendant que mon petit corps cesse de m’envoyer des pleines giclées d’adrénaline dans le cortex et me laisse dormir.

Episode 196 |Par Sam | le 10 juin 2008 @ 21:02 | dans J'ai testé pour vous, Quotidiennes
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Fabrique à souvenirs

Deux jours que je tourne et retourne dans ma tête une certaine note, sans me résoudre à l’écrire. Au final, je vais m’abstenir. Et garder pour moi certaine soirée parisienne. La garder précieusement, bien au chaud, comme un moment d’éphémère perfection printanière, que j’aurais mieux fait de laisser s’épanouir au lieu de le gâcher en voulant trop tout de suite.

Restera le souvenir, le petit sourire qu’il me colle au coin des lèvres alors que j’y repense en écrivant. Et cette image, tartignolle à souhait, je te l’accorde, mais on a tous besoin de cartes postales.

Une carte postale

Episode 195 |Par Sam | le 7 juin 2008 @ 23:00 | dans Pensées parasites, Photos
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