Plâtres
Bon, ben voilà. On y est. A peu près. Pas encore le bon nom de domaine, un template à moitié en anglais, quelques bugs ici et là, encore plein de boulot, mais sinon, c’est pas mal.
Enfin, je trouve.
[Mode pub gratuite : Wordpress, c'est carrément bien. Décidément. Facile à installer, des milliers de templates [on dit thèmes] gratuits disponibles, une interface simple…]
Ne dévalorisons pas pour autant mes acrobatiques bidouillages. Notamment celui dont je suis le plus fier : le truc en haut à droite qui te permet d’augmenter ou de diminuer la taille du texte. En javascript et tout.
[Tu as le droit d'applaudir, même si je l'ai juste piqué ailleurs]
Bref, bienvenue sur Chiens écrasés. A.k.a TheSamProject, la suite.
Le principe, c’est que tu as les quatre derniers posts en entier à l’écran, parce que je trouvais ça cool. Après, pour les lire un par un, il y a un petit lien “plein écran” en bas à droite de chaque article. Et je bosse sur la navigabilité [parce que moi aussi, j'ai le droit d'employer des termes qui claquent] du tout. D’ici lundi soir, ça devrait être à peu près fini. [Edit du lendemain : le thème a changé. Donc oublie tout ça]
Et, donc, bienvenue.
[Comme du coup Je tente aussi un truc un peu esthétique, artiste, tout ça, je suis preneur de critiques sur la lisibilité et l'ergonomie du tout. Je dis ça, je dis rien.
Episode 158 |Par Sam | le 24 mai 2008 @ 1:16 | dans Messages à caractère informatif
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Joie, félicités et autres youpis
[Ici commencent les notes récupérées de l'ancien blog et numérotées à l'envers]
[Avant que j'oublie, je viens de me mettre à lastfm. Et c'est vachement bien, que tu n'imagines même pas. Et que tu ferais bien d'essayer. C'était l'aparté sponsorisée du du jour]
Tu connais cette platitude journaleuse ? “Les trains qui arrivent à l’heure, on s’en fout, coco, c’est pas sexy, comme story” (Hubert Beuve-Méry, Le Journaliste pour les Nuls, La Pléiade, 1952).
Crois-moi, ça a des applications très concrètes. Mais je ne vais pas [rassérène-toi] t’infliger un cours sur le nalisme et son rôle prescripteur.
Mais bien plutôt tenter une expérience. Je vais te faire “le post des bonnes nouvelles”, pour changer un peu.
- Déjà, c’est le printemps. Même si je crois que je viens d’apercevoir un manchot empereur qui se baladait sur le toit d’en face. Disons qu’il fait beau, ce qui en soi est déjà un évènement. Disons que du coup, les filles mettent des robes et des jupes et des tas de choses faites d’étoffes légères qui me font risquer l’entorse à chaque trajet en vélib.
- Ensuite, justement, je vélibe décidément dans la joie. Ce qui me permet d’apercevoir plein des robes et des jupes et des filles jolies. Et comme en plus de pédaler dans la joie, je mange des carottes, ben j’ai maigri. De cinq bons kilos, dixit la balance de chez ma maman. Et ça, laisse-moi te dire que ça fait plaisir.
- Du coup, j’ai été cramer de la thune dans deux chemises et une veste à un bon SMIC ukrainien, mais désormais, je suis chic dans ma manière de m’habiller. Ce qui n’est peut-être pas la classe, mais permet de baiser les ménagères et d’avoir le cul qui brille, si j’en crois l’un des grands mentors intellectuels de mon existence, Georges Abitbol.
- Et en plus, j’ai décidé que j’aimais à nouveau bien mon boulot. Du coup, je m’y suis trouvé des trucs sympa à faire. Et je peux enfin, sans (trop) renâcler, travailler plus pour gagner pareil, mais c’est un métier passion, coco.
Que demande le peuple ?
Du cul, oui, on sait. Sa gueule, le peuple.
Episode 5 |Par Sam | le 20 mai 2008 @ 22:16 | dans Quotidiennes
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Célibattu
Snif. Snif. Tu sens pas ?
Tu sens pas que ça mouque un peu le rance, ici ? Le renfermé ? Le poussiéreux, le pas très propre ? Le vieux célibataire aigri à l’haleine bilieuse ?
Moi, si.
C’est pour ça que je nous évite à tous les deux de nouveaux soliloques sur le pauvre Sam qu’il a des malheurs, que les filles elles sont méchantes avec lui, que c’est pas facile, tout ça.
C’est pas l’envie qui m’en manque, tu noteras. Mais on va essayer de faire dans le constructif, pour changer.
Allez, je te sens déçu, alors je te résume vite fait : Sam en avoir marre faire victime. Alors Sam réfléchir dans sa tête. Et Sam se dire : faut arrêter de postuler que tu attends que la femme de ta vie te tombe dans les bras au coin de la rue pour t’extirper les doigts du fondement et faire quelque chose de ton existence, sinon on va jamais y arriver.
Réflexion profonde, s’il en est [abstiens-toi d'allusions rectales, je te prie].
["Allusions rectales", ça va encore me faire des requêtes google étrange, je sens].
Aussitôt concrétisée par un vieux ménage des familles. Ca renifle un peu moins le célibattu, du coup, dans mon F1. Et ça commence à cailler sec, à force de fenêtres ouvertes, aussi [fais-moi penser à dauber un peu sur ce putain de climat parisien et à ses amplitudes thermiques de 10°C en moins dans ta face, à l'occasion, veux-tu bien ?].
Une amie m’a écrit ça, tout à l’heure : “c’est fou parce qu’avec les claques que t’as pris, ca t’a pas calmé du romantisme”. [Je lui rappelle d'ailleurs qu'elle a aussi promis de me "filer des tuyaux pour décomplexer les relations", ce qui peut se ramener à "allons draguer dans les bars ce weekend", et que je suis pour]
Ouais.
C’est fou.
[J'adore quand je réussis à faire un tiers de didascalies dans une note]
Episode 6 |Par Sam | le 20 mai 2008 @ 21:25 | dans Pensées parasites
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Life’s a biatch
Trop marché, ce soir, à chercher à me vider la tête sans y parvenir. Girls, girls, girls qui défilaient en boucle. Et en fond sonore :”C’est allé trop vite”, “tu es un mec bien, mais…”, “je suis pas prête”, “on s’est pas rencontrés au bon moment”. Freestyle.
[On l'appelait Sam et il réparait les filles cassées] [Pardon, un instant de faiblesse. Chateaubriand, sors de ce corps].
J’ai bouffé du macadam à m’en réveiller l’entorse, vomissant ces saloperies de couples énamourés qui me croisaient, main dans la main. Avec des démangeaisons dans la mienne, de paluche. Orpheline.
Pourquoi je suis pas un putain de joyeux queutard sans arrières-pensées, bordel ? Et pourquoi, pourquoi, faut-il toujours que ce ne soit pas le bon moment ?
Episode 7 |Par Sam | le 16 mai 2008 @ 0:04 | dans Quotidiennes
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Les anges vagabonds (j'ai testé pour vous : le tourisme)
Je t’ai dit, que j’avais un projet secret de ouf malade ? Tiens-toi bien : cette année, il se pourrait que je parte en voyage. Si.
Genre à l’étranger. Loin et tout.
[La dernière fois que je suis parti à l'étranger, les riants paysages du canton de Vaud exceptés, c'était... oh putain. J'ose même pas l'écrire. C'était en décembre 2004, trois jours à Barcelone.]
A la base, c’est un pari d’ivrognes voilà quelques semaines avec mes deux geeks préférés. Genre “tiens, vous faites quoi cet été ? Rien ? Si on allait à l’autre bout du monde ?”.
On a attrapé nos bières, filé devant le PC, installé Google Earth, et commencé à rêver. Chili ? Alaska ? Israël ? Afrique du Sud ? Vietnam ? Australie ?
Alcool aidant, on était directement dans le road movie sauvage et initiatique. On se voyait déjà [enfin moi, en tous cas, mais je suis incurable], sac au dos, cheminant loin des voies touristiques, dans le pays profond, au moyen de trains, bateaux et animaux de bât divers. Dans des paysages idéaux, évidemment, et surtout en un périple initiatique autant qu’enrichissant fait de rencontres , de découvertes et d’apprentissages qui nous ramèneraient plus forts au pays, tels les Hobbits à la fin du Seigneur des Anneaux.
Après, on a été sur govoyages, et on a moins ri. Et commencé à budgéter l’opération. Et donc à réduire nos prétentions à tout point sur Terre accessible fin juillet-début août à un coût inférieur où égal à 600 euros.
Ce qui te réduit d’entrée la mappemonde.
Pour ce tarif, tu as, genre exotique, l’Inde.
[Merveilleuse Inde de tous les mystères et de toutes les beautés, palais, maharadjas, jungles profondes et plages tropicales, le tout baignant dans une atmosphère de spiritualité profonde et ancestrale....]
Perso, j’y étais. A fond. Je nous voyais déjà, embarqués dans un vieux train à vapeur, de villes en ville, à bouffer des chapàti.
Mais mes geeks sont aventureux. Voire excessifs. Surtout au-delà de la dixième binouze. Et les voilà partis à me dire : “attends, si on va en Inde, autant aller au… Népal”.
[Le Népal, ses paysages de montagnes si immenses que tu ne peux que te sentir intrus et minuscule et plein de respect pour cette massive splendeur, ses temples, ses moulins à prière bouddhistes oscillant au gré du vent qui souffle en permanence sur un décor austère et beau de maisonnettes accrochées aux pentes du plus haut massif du monde...]
Bon, j’admets : à peine on avait évoqué le Népal que j’étais déjà parti.
Le lendemain, à jeun, déjà moins. D’une part parce que mon neurone de journaleux s’était enfin réveillé et me titillait que c’était quand même un peu tendu, géopolitiquement parlant. Et puis surtout parce qu’en voyant mes deux geeks émerger péniblement, je m’inquiétais un peu de la viabilité du plan trek à 5.000 mètres [pardon, les gars].
Du coup, retour à l’Inde, [ses jardins, ses saddhûs, ses crémations en plein air, ce festival permanent d'odeurs et de couleurs...]
Sauf que.
Sauf que fin-juillet début août, seules dates communes possibles, en Inde, c’est la mousson. Et que donc il pleut. Fort. Tout le temps. Enfin, sur le nord du Sous-continent. Au sud, c’est la période chaude. Et donc il fait 45°C. Et 80% d’humidité. Toute la journée.
La partie logistique de l’opération semblant me revenir de fait, j’ai donc commencé à chercher un plan médian. Au sens propre : mi-mousson, mi-canicule. Pondichéry ? Ca l’aurait fait pas mal. Sauf que je n’avais pas compté sur un élément: l’entropie inhérente à toute chose, surtout moi et mes geeks, qui avait commencé son long travail de sape.
Aux dernières nouvelles, il y en a un qui ne peut plus acheter de billet d’ici un bon mois, parce qu’il a trop fait grève et qu’il n’a plus de sous. L’autre est parti, en Sicile, je crois, pour une semaine ou deux. Quant à ton serviteur, il faudrait sérieusement qu’il songe à prendre rendez-vous avec sa charmante banquière. Et à refaire un passeport.
Je viens de regarder : le billet a pris 100 euros en quinze jours. Si on les prend en juin, on sera dans les 700 €. Bref, le coucher de soleil sur le Gange dans la cité sacrée de Bénarès, ça semble compromis.
Mais je suis un homme de ressources. J’ai étudié la philosophie asiatique. Je sais, tel le bambou, me plier au gré du vent mauvais d’un univers hostile pour mieux rebondir et lui niquer sa gueule en poussant un “kiaïiii” vicieux.
Donc, je cherche un itinéraire bis. Là, je suis sur une piste : le bon vieux pass Interrail. Pour 359 euros, tu prends le train gratos dans 30 pays, 10 jours maximum sur 22 au total. Soit de quoi te faire plaisir.
Reste à vendre le truc à mes petits camarades.
Je songe à la côte Dalmate, ses monastères, son histoire déchirée au carrefour des mondes Romain et Orthodoxe, puis des invasions Turques, tout ça.
[Ecrit-il avec Google Earth en fond d'écran, en bavant copieusement]
Ou alors la Mer Noire, carrefour de tous les carrefours. Les côtes de Bulgarie, de Roumanie. Et un détour par Istamboul. Genre.
Et pourquoi pas la mer Baltique ? L’ex-empire Hanséatique du moyen âge, tout ca ?
Mouais.
Faut que je me décide. Vite.
Sinon, nous connaissant, ça va finir à Arcachon, cette affaire.
Episode 8 |Par Sam | le 15 mai 2008 @ 1:43 | dans J'ai testé pour vous
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Cure de sommeil
Retour au post. Je repique au truc, graphomane intermittent, au sortir d’une balade post-labeur trop moite et trop sucrée, la tête pleine de ces petits riens qui, accumulés, font les grandes prises d’icelle.
[T'attends pas trop à du cohérent, sur celui-là. Je lâche la bride à mes papattes sur mon clavier sale, on verra bien où ça nous mènera]
Trop écouté Noir Désir, récemment. Je reviens à la bonne vieille randomisation géante des familles. Et Shivaree sussurre goodnight, moon. Sirupeux, encore. Zappons plutôt vers un vieux Darkshines de Muse, parce qu’on est pas métrosexuel par hasard.
Et je m’aperçois que je t’ai pas conté mes vacances, ce qui est tout de même malheureux. Et me donne l’occasion d’un sujet sur lequel dégoiser un brin.
Mes vacances, donc.
Acte 1 : le Sudeu-congue. Trois jours de repos. Total. Violent. Mais bio, attention : chez ma maman, c’est kinoa quinoa, bouddhisme et produits du jardin. Et siestes. Siestes, siestes, et encore siestes. Au soleil, sur l’herbe, dans une chaise longue, sur un canapé ou sur un lit, j’ai ronqué comme un ouf malade, pas moyen de m’arrêter.
Toutes les deux heures, un monumental coup de bambou derrière la nuque, paupières qui s’affaissent toutes seules, jambes coupées. A m’écrouler vers le premier truc horizontal qui se pointait là, les bras en croix, pour aller rouler des pelles à Morphée.
Rien foutu, donc. Ou si peu. J’ai bien cuisiné quelques tajines (bio), installé MSN à ma petite soeur [qui a 12 ans et un skyblog. Elle a fait deux posts. Elle a 30 commentaires pour chaque. Je suis mort de rire], joué avec le chien, le chat, les ânes et les autres pensionnaires de la baraque et même soulevé trois caillous et donné deux coups de pioche, histoire de m’occuper entre deux roupillons. C’était bon. Pour meubler les siestes, je me suis relu deux Bête et Méchant et Les yeux plus gros que le ventre de Cavanna, l’idole de mes 12 ans [lis, tu comprendras].
Et puis j’ai commencé à me faire un peu chier, tout de même.
Acte 2 : Lyon. Après la maman, le papa. Et surtout les vieux potes de promo. Après le bio et l’eau claire, une soirée mojitos en forme de baffe dans ta gueule. Le rhum, c’est le mal.
Evidemment, on a disserté des malheurs de la Profession à en dégoûter n’importe quel non-membre de la confrérie des Tintins. Ca tombait bien, y avait que ça.
Le lendemain, j’ai enchaîné sur une expo de Keith Haring. Si je faisais mon snob, je disserterais de cette période particulière du New-York début 80, entre new-wave et rap, SIDA et Live Aid, Warhol et Basquiat, pop art et street art. Comme je suis pas snob, ou du moins pas à ce point, je vais me contenter d’étaler mon peu de science de la chose et enchaîner discrètement avant que tu t’en aperçoive.
Après ça, donc, j’ai rejoint mes petits camarades pour un second service à base de bouchon lyonnais. Ce qui me pose généralement un problème, puisque je peux pas blairer la gastronomie lyonnaise. Faire frire des tripes de cochon panées, je trouve pas ça naturel. Bref, on s’en est sorti avec un boudin aux pommes qui a continué son existence dans mon estomac durant deux jours, mais c’est ça aussi, l’aventure du voyage.
Et puis le lendemain, retour sur Paris. Qui avait entretemps décidé de quitter l’ère glaciaire pour passer sans transition à un vieux 25°C à l’ombre de bon aloi.
Inutile de te dire que tout cela m’avait, commme on dit, puissemment ressourcé.
Comme j’étais un peu the new man in town, j’ai collé mon vieux matos d’escalade qui traînait chez mon père dans le panier avant d’un Vélib’ et moi et mon sac à dos, on a pédalé jusque là haut dans notre XIXe, en remontant un canal Saint-Martin plus bondé que les plages de Côte d’Azur fin juillet.
Et, arrivé chez moi, je me suis dit : “en route pour de nouvelles aventures”.
Ce fut le cas.
Episode 9 |Par Sam | le 14 mai 2008 @ 0:12 | dans Quotidiennes
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Transport amoureux numéro 12
Pas passionnant, celui-ci. Elle avait un nom ridicule : Jeanne-Marie. Ou du moins j’étais trop jeune pour en comprendre le double sens.
Une histoire de slows, encore, une fin de camp d’escalade dans le Vercors, en seconde. Deux-trois jours, ça avait duré. A tout casser. Avant qu’on reparte dans nos pénates respectives, moi le sud, elle l’ouest, je crois, je ne sais plus bien.
Après, on s’était écrit. Enfin, le temps de deux ou trois petits aller-retours de courriers. Je découvrais les amours épistolaires, domaine où je m’en sortais nettement mieux qu’en vrai, déjà.
Ca avait duré un mois. Et puis elle m’avait envoyé une carte postale d’Irlande. Pour me dire qu’elle s’était trouvé un copain.
J’avais fait un peu semblant d’être triste pour renforcer ma cote auprès de ma grande copine de classe Axelle, une fille magnifique qui faisait au moins 10 cm de plus que moi, mais j’y croyais pas vraiment.
Episode 10 |Par Sam | le 13 mai 2008 @ 23:11 | dans Transports amoureux
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Transport amoureux numéro 11
Elle s’appelait Sandrine Séverine. C’était une fille de la DDASS, ou pas loin. Famille tellement décomposée que ça en devenait ridicule, plus d’autres trucs encore plus louches dont elle voulait pas parler.
En fin de troisième, j’étais un rebelle. Je fumais des clopes, je buvais des bières, j’avais même été viré du bahut. Genre.
Et je traînais avec la faune, les semi-marginaux du collège, qui venaient d’un truc appelé “Maison d’enfants”, un home à gamins placés, je pense. Bref, dans tout ça, y avait Séverine. Qui devait avoir dans les 16 ans et une bonne dizaine de mecs à son actif.
Jeans moulants, perfectos, corps de rêve. Et j’étais son super pote.
Je l’ai même emmené faire du canoë, une fois. Balade de deux jours sur la rivière. En tout bien tout honneur, avec mon papa. Le soir, on s’était un peu éloignés pour dormir en plein air. Et fumer en cachette, en se racontant nos vies. Romantique, isn’t it ? Cherche pas. Il s’est rien passé. Sinon que sa silhouette en maillot, quand elle pagayait devant moi, est restée longtemps gravée dans ma petite tête.
Episode 11 |Par Sam | le 13 mai 2008 @ 23:01 | dans Transports amoureux
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Spring Break
Hey ! I’m back.
[En fait, ça fait quatre jours, mais bon]
Je t’ai manqué ? En même temps, c’était pour ton bien : depuis une semaine, t’étais mieux dehors que collé devant un écran à t’abîmer les yeux.
Me revoilà dans la place, quelques kilos en moins et quelques gramme de mélanine en plus, vive le Sud. Vive le printemps, aussi. C’est tellement bien, Paris par beau temps, que j’avais oublié. Faut dire que c’est pas comme si c’était tous les jours.
A Paris, au printemps, tu redécouvre que cette ville est peuplée. Très. Trop. Trouver une place en terrasse est aussi difficile qu’un F2 à moins de 700 euros par mois, et les Buttes-Chaumont ressemblent au Grau du Roi un quinze août.
Les même serviettes alignées, trois tous les deux mètres, les mêmes mètres carrés de peaux blafardes exposées, la même odeur de crème solaire, qui vient, couleur locale, flirter avec celle du gazon en pleine période de rut, les mêmes mamans attentives à la protection des fragiles complexions de leurs progénitures, les mêmes progénitures qui jouent et courent et braillent au soleil.
Et, planant au-dessus de tout ça, la même sensation adolescente de temps de plaisir volé au travail, au hasard d’un jour redevenu férié [merci qui, mâme Chabot, je vous le demande ? Merci, président].
Plus, pour ton serviteur, certaines bonnes surprises qui font que le printemps… c’est aussi le Printemps. Aussi appelé, chez certaines peuplades, “saison du sourire niais plein la face de lune”.
La vie est belle, sais-tu ? Je te le souhaite, en tous cas.
Episode 12 |Par Sam | le 12 mai 2008 @ 20:10 | dans Quotidiennes
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Je suis venu te dire….
[Les transports amoureux sont en grève. A tous points de vue, d'ailleurs. Panne d'inspiration temporaire, on reprendra quand ça reviendra. Mais réjouis-toi : c'est l'heure du bêtisier]
Il y a deux ans jour pour jour et presque heure pour heure, je débarquais d’un TGV, Gare de Lyon avec une valise moche et super lourde, un sac à dos bourré ras la gueule, un stage qui commençait le lendemain et l’adresse d’un canapé d’accueil pour quelques semaines le temps de me retourner.
Ce que j’ai fait depuis, un peu dans tous les sens. A l’endroit, à l’envers, disait l’autre.
[Pour achever de te faire pleurer, j'avais tellement pas de sous que les distributeurs ne voulaient plus m'en donner, un appartement à trouver pour deux et un prêt étudiant à commencer de rembourser, le tout dans les trois mois. J'aime entretenir ma mythologie personnelle. C'est du storytelling, coco]
Deux ans. 730 jours. ça en fait, des trucs à raconter, si on voulait faire un bilan.
[Et là, tu te dis : "oh, merde, il va faire un bilan."]
Deux ans après, le même ? Pas tout à fait. Un peu moins jeune, un peu plus large d’épaules,professionnellement au moins.
J’ai un taf qui le fait quand même pas mal. Et que j’ai fini par assumer . Ce qui me permet de m’y ébattre avec un plaisir relativement certain.
Personnellement… comme disait l’un de mes vieux professeurs chenus, “c’est un peu plus compliqué que ça”.
Point de vue sentiments, j’aurai pas mal tenté, pas mal raté aussi. L’éternelle histoire nietzschéenne de la baffe dans ta gueule qui te rend fort, quand elle a fini de te tuer.
Suis-je plus fort ? J’en suis pas certain. Et en fait je m’en fous un peu, au final. C’est pas ça qui m’excite.
Point de vue comportement, du coup, je vais pas t’écrire “j’ai changé”, on a vu ce que ça donnait. Je préfère me dire que je me comprends mieux. Je préfére me dire que je sais un peu mieux ce que je veux changer.
Et que je commence à le faire, imperceptiblement.
C’est long. Mais c’est bon.
[Par contre, ça nuit gravement à ce blog, qui ressemble de plus en plus à Fréquenstar, à force de flashbacks mièvres. Mais t'inquiète : demain, je pars à la cambrousse voir du soleil jaune et du ciel bleu et des arbres verts et profiter du tout. Ce qui, je crois, va faire du bien à tout le monde, toi compris.]