Le monde réel
Sortir de chez toi, quand tu viens de passer 24 heures à tripoter de petits bouts de code, penché sur ton écran avec un faux air de Gollum, ça fait bizarre.
J’ai marché un moment dans le soir moite, sans arriver à savoir s’il pleuvait ou pas. Il faut dire que je passais mon temps à rééduquer mes yeux, qui avaient tendance à voir flou au-delà de cinquante centimètres à force d’avoir avalé de l’écran.
La ville est toujours là. Les Parisiens aussi. La faune des dimanches soirs dans le XIXe : semi-racailles groupées en tas dans les carrefours, petits vieux en maraude, moustachus à chien en pleine opération défécation du Médor, étudiantes revenant du weekend familial en traînant leurs valoches sur les trottoirs, sans oublier les inévitables paumés de tout poil, plume et autres accessoires.Des paumés polis, ce soir. Un petit vieux avachi sur sa béquille dans un coin de porte m’a lancé un “bonsoir monsieur” qui n’eut pas déparré à une récéption au Conseil d’Etat.
Et moi j’étais encore dans mes codes et mes checklistes mentales. No-life, décidément. Car heureux d’y être, en plus. Header.php et style.css sont devenus mes meilleurs amis, ce weekend.
Et d’ailleurs, il me reste un tas de conneries à continuer de bidouiller.
[En l'occurence, tu auras remarqué la favicon en haut de la barre d'adresse. Je vais la refaire, on y voit rien. Sinon, je bidouille un formulaire de contact et j'update ma présentation. Fin du log d'install]








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