Transport amoureux numéro 12
Pas passionnant, celui-ci. Elle avait un nom ridicule : Jeanne-Marie. Ou du moins j’étais trop jeune pour en comprendre le double sens.
Une histoire de slows, encore, une fin de camp d’escalade dans le Vercors, en seconde. Deux-trois jours, ça avait duré. A tout casser. Avant qu’on reparte dans nos pénates respectives, moi le sud, elle l’ouest, je crois, je ne sais plus bien.
Après, on s’était écrit. Enfin, le temps de deux ou trois petits aller-retours de courriers. Je découvrais les amours épistolaires, domaine où je m’en sortais nettement mieux qu’en vrai, déjà.
Ca avait duré un mois. Et puis elle m’avait envoyé une carte postale d’Irlande. Pour me dire qu’elle s’était trouvé un copain.
J’avais fait un peu semblant d’être triste pour renforcer ma cote auprès de ma grande copine de classe Axelle, une fille magnifique qui faisait au moins 10 cm de plus que moi, mais j’y croyais pas vraiment.








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