Soldes monstre
Je sais plus dans quelle œuvre majeure de la littérature française j’ai lu cette maxime : ” y a des fois où, pour avancer, faut savoir te mettre de grands coups de pieds au cul. Y a des fois, aussi, où ton cul ne veut plus rien savoir”.
En tous cas, c’est pas faux. Du moins est-ce ce que je me disais, cette nuit, au lieu de dormir. Et encore ce matin, en courant prendre ma douche après une bonne vieille panne de réveil, comme je les accumule en ce moment.
[Note pour moi-même : le Vélib' est certes plus rapide que le métro en cas d'urgence, mais la prochaine fois, je prendrai le temps de jeter un oeil à la température, ce qui m'évitera de perdre deux orteils en allant bosser.]
J’y arrive plus. A rien. D’autre que stagner chez moi, s’entend. Le ménage ne se fait pas, la vaisselle s’accumule, les reportages avortent, le bouquin fait du sur-place, et moi je suis fatigué de tout ce rien.
J’ai beau me traiter de toquard, m’auto-motiver à la marine ["tu vas bouger ton cul, espèce de vieille loque ?"] ou à la bisounours ["allez, Sam, tu peux y arriver, tu vaux le coup"], rien. Que dalle. Macache. Nib de nib. Un invertébré.
Ah, si : ce weekend, outre m’intoxiquer alimentairement à coups de bouffe chinoise pas fraîche, et du coup me pourrir mon samedi, j’ai refait le design ici.
Super, non ? [Au fait, tu en pense quoi ? Paraît que ça fait vide en haut à gauche. Moi j'aime bien, mais bon].
Sinon… rien. Que des conneries. Des actes manqués, des malentendus, des remords, des bourdes, ça oui. Au quintal, que j’en fais, ma bonne dame. Soldes monstres sur la bévue. Destockage massif de maladresses. Moins 20% sur le lapsus fatal. Liquidation de printemps sur les angoisses nocturnes.
On va dire que c’est saisonnier. On va dire que le mojo reviendra avec les hirondelles.
Sur ce, je te laisse, j’ai une sieste sur le feu.








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