Alcool
Hey !
C’est mercredi. Enfin jeudi.
Excuse-moi, je suis un poil excité.
Faut dire que pour ton serviteur, c’est la semaine de l’alcoolisme.
Hier, j’ai fait dans l’apéro urban fashion du côté de Bastille, avant de me finir au téléphone, à discuter couples avec un vieux pote jusqu’à trois plombes du mat. En tisant des bières, tant qu’à y être.
Ce matin, du coup, j’avais une tête d’épave, le crâne ensablé et l’impression d’avoir bouffé un cendrier. Mais j’étais bien. Obstinément.C’est mon crédo du moment, faut croire.
Et ce soir,pour continuer dans la thématique, j’ai bu au travail. En même temps, comme disait Hubert Beuve-Méry, l’alcool est au journaliste ce que le cheval est à l’homme : son meilleur ami.
J’ai donc enchaîné, dès 19 heures, les petits verres de pinard en l’honneur d’un confrère qui part vers d’autres cieux. Avant de finir dans un bar à cadres, avec el gran jefe tout bourré qui nous a payé des grands crus en nous racontant ses malheurs.
Moment d’anthologie. Hélas éphémère. Vers onze heures, tout le monde est rentré se coucher. Ce métier perd de son sens, je me disais en rentrant, pensant aux mânes offensées d’Hubert.
Quand j’ai commencé, en presse régionale, on croisait encore des vieux fait-diversiers tellement authentiques qu’ils confinaient à la caricature, bourrés à 17 heures, avec la bouteille de whisky planquée dans le tiroir. J’en ai même rencontré un, particulièrement gratiné, qui prenait des cuites avec les flics de la BAC, tout en faisant le conseiller juridique pour ses vieilles copines putes. Et des tours de magie. C’était pittoresque.
Hélas,tout cela est bel est bien fini. Le journaleux moderne va se coucher à onze heures, mange bio, fait du sport et n’aspire qu’à vivre vieux et écrire des bouquins. Tout se perd, ma bonne dame.
D’après un type que j’ai croisé en allant acheter des bières au rebeu d’en bas, ce qui manque, de nos jours, c’est la tendresse. Je suis pas loin d’être de son avis.
Du coup, je vais te causer tendresse. Dans un autre post, parce qu’il faut bien faire du chiffre.
Coco.








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