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[Chiens écrasés]

TheSamProject,saison 5 /

Geekitude, sentiments et journalisme en mileu urbain

Easter aigre (doux)

[J'espère que tu apprécies le jeu de mot]

Back dans les bacs, comme disait le poète. Note, j’étais plutôt parisien, ce weekend pascal. Que j’eusse souhaité reposant, à la base.

Ce qui s’est en partie produit: j’ai pioncé comme jamais. A coups de douze heures d’affilée, plus une sieste par gourmandise. Et je baillais encore le reste de la journée. Et c’était bon. Et j’en avais besoin.

Mais dormir, ça fait pas tout, dans la vie. Par exemple, tu peux aimer, aussi. Ce que j’ai tenté lorsque je ne ronflais pas.

Et sur ce point, le weekend fut plutôt guerrier. Voire sauvage. Ma vie amoureuse est une guerre de positions. Je joue au blitz en aveugle contre un miroir inversé. Bisounours versus Mme de Merteuil, round 6, fight.

Je dévale les pentes d’une montagne russe. A finir au fond d’un métro samedi soir, triste comme une pierre tombale tchétchène et furieux comme un gamin de cinq ans qui s’est pris une tarte sans raison, et vivre un rêve éveillé 24 heures plus tard, lorsque je me suis endormi et qu’elle me réveille en me couvrant de bisous et en s’excusant.

Pour faire dans le recyclage, cette histoire est comme le chat de Shrödinger, enfermé dans sa boîte, à la merci d’un dispositif aléatoire qui peut le tuer à tout instant.

La physique quantique postule que tant qu’on ouvre pas la boîte, on ne peut pas savoir si le chat est mort ou vivant. Et qu’il est donc les deux à la fois.

Ce à quoi les physiciens quantiques n’ont pas réfléchi, à mon avis, ce sont les sentiments du chat.

Moi je peux te les donner : Le chat, il savoure chaque instant. Chaque seconde qui passe. Le chat, il y croit.

Le chat, il se sent méchamment vivant.

Episode 54 |Par Sam | le 25 mar 2008 @ 21:00 | dans Quotidiennes
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J'ai testé pour vous : la 3G

[Oui, j'antidate. Mais en vrai, j'avais écrit ce truc samedi]

Tiens, je vais t’en raconter une bien bonne. D’anecdote.

[Commence pas, hein...]

Comme tu le sais, je suis un type riche humainement à qui il arrive toujours un tas de choses formidables et drôles, dont le récit fait passer Ally Mc Beal pour un documentaire sur les maisons de retraite dans la Creuse. Cette fois, par exemple, je vais te parler de mon téléphone.

[Concentre-toi, tu devrais entendre du Barry White]

Puisque tu suis le récit de ma trépidante existence jusqu’en ses lignes les plus pathétiques d’insignifiance, tu es au courant de ce récent bouleversement : j’ai abandonné mon vieux Palm Treo 650 fort pratique, mais dont le poids et la taille, à part permettre de s’en servir comme arme improvisée dans un combat de rue, étaient plutôt handicapants.

A la place, j’ai opté (enfin, en même temps on me l’a filé, béni soit ce métier) pour un HTC S710 (les liens, c’est pour faire monter mes stats) plus petit et avec un vrai clavier caché dedans. Classe, genre.

Surtout, le HTC fait un truc que le Palm faisait pas (en vrai si, mais j’ai jamais compris comment) : tu peux recevoir tes mails dessus. Et entrer enfin dans le IIIe millénaire à peu de frais. Enfin, à peu de frais… je vais y revenir.

Bref, j’ai donc gagné deux kilos cinq environ en moins dans ma poche gauche de pantalon. De quoi être fier. Et s’éviter des ennuis au niveau des lombaires.

Surtout, j’avais (car ça n’a pas duré, on y vient) mes mails partout. Et tout le temps. Qui tombaient en rafale. Sur mes deux comptes persos. Le pro j’ai pas le droit, je suis pas chef. Qui tombaient et qui tombaient. En rafale.

En fait, au bout de trois jours, je devenais dingue. A vérifier toutes les cinq minutes que j’avais rien reçu. A me relever lorsque, dans un demi-sommeil brumeux, je voyais à travers mes paupières baissées, la douce lueur du téléphone illuminer l’obscurité de ma piaule, pour vérifier que ce n’était pas un truc capital qu’on venait de m’envoyer.

Généralement, c’était Facebook qui me disait qu’un type que je ne connaissais même pas avait décidé de me défier au quiz des comédies musicales les plus tartes de l’année 2001. Ou un spam.

Bref, je devenais cardiaque. Fébrile. Je ne dormais plus. Je mangeais à peine. Ma sueur, qui coulait abondamment de mon front moite, prenait une odeur aigre. L’enfer, quoi.

En plus, recevoir du mail, c’est sympa, mais ça te suçe une batterie de téléphone plus efficacement qu’une péripatéticienne diplômée sur un boulevard parisien pardon. Ca suce, quoi. Du coup, il me fallait recharger constamment le téléphone, pour ne pas risquer de rater un mail capital genre newsletter de lafraise.com.

Ca a duré pas loin d’un mois, ces imbécillités. Jusqu’à ce qu’arrive la facture. Tu vois, l’enclume ACME qui s’abat sur les personnages de Tex Avezy ? Et ben pareil.

Parce que ce que j’avais pas compris, c’est que c’est pas offert dans le forfait, ce truc. Et que chaque mail reçu est facturé. Oh, certes, pas grand chose : 0,05 centime, un truc du genre. Oui, mais à raison d’une bonne dizaine par jour, sur deux comptes mails, ben moi j’ai reçu un truc de huit pages, où chaque mail était soigneusement comptabilisé. Avec à la fin un joli total de 120 euros et des brouettes.

Autant te dire que j’ai illico coupé la réception de mails. Depuis, j’ai retrouvé mon teint frais et rose, je dors mieux, je sue moins. Et comme je passe tout de même ma vie devant un PC connecté à Internet, ben j’ai toujours mes mails.

Quelqu’un sait où on peut acheter un Be-Bop ?

Episode 55 |Par Sam | le 23 mar 2008 @ 21:00 | dans J'ai testé pour vous
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Coffee and break

Trois jours de nécessaire débranchage en ligne de mire et il était temps. On va tenter de se calmer un peu. De se détendre. De se poser. De respirer lentement et à fond. De lâcher les épaules. De pousser un gros soupir. De bailler très fort. Et de ronfler.

Je tourne à 5 heures par nuit depuis dix jours et j’arrive plus à dormir. J’avale tellement de litres de caféine que mes draps s’en souviennent et on pourrait alimenter un village moldave avec le voltage que je dégage.

Je suis au taquet de chez au taquet. Caramba. Il est bon, ton café, gringo. Ressers-en moi un litron ou deux, veux-tu ?

Une pile électrique. Un président français lapin Duracel. [quoi, c'était facile ? Si t'es pas content, casse-toi, pauvre con ]

Même pas fatigué. Hyper pro. Au boulot presque à l’heure, à 15-20 minutes près, quoi.

Et là, un roc. Une machine bien huilée. Tu veux un papier, coco ? Je suis là pour ça.

Enfin presque. Il faut que tu saches un truc : le manque de sommeil, ça me rend hargneux. Voire pénible. Demande à ma hiérarchie ce qu’elle en pense.

Du coup, ça donne plutôt “Je vais te l’écrire, ton machin, mais franchement, je trouve ça super nul, comme sujet. Au fait, je t’ai dit que l’idée de l’autre, c’était de la merde et que lui aussi ? Tu adores, toi ? Ca m’étonne pas. Ah, sinon ta cravate est super moche. Allez, à plus, je vais taper ta bouse”.

L’avantage, c’est qu’en tant que journaleux, je jouis du droit total et inaliénable de grogner. C’est dans la Charte de 1918 [Comme disait Hubert Beuve-Méry, "tant qu'un journaliste gueule, c'est qu'il est en bonne santé, coco"].

L’inconvénient, c’est que du coup, le prochain reportage exotique, je suis pas sur qu’il sera pour moi [Comme continuait Hubert Beuve-Méry "c'est pas parce que t'es en bonne santé que j'ai envie de te faire plaisir,coco"].

Je te mets un bonus, tiens. Je suis comme ça, moi, j’ai pas peur, je suis un fou.



Le Cafe
envoyé par nicop

Episode 56 |Par Sam | le 20 mar 2008 @ 20:37 | dans Quotidiennes
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Cauchemar

J’étais prisonnier d’un truc plein d’eau et je me débattais et je commençais à étouffer. Mais je savais que c’était un rêve. Alors j’essayais d’ouvrir les yeux. Mais j’y arrivais pas. Et puis finalement si. Je retrouvais ma chambre et tout allait bien. Mais elle se recouvrait peu à peu d’une mousse spongieuse et urticante. Et lorsque je voulais boire de l’eau, elle était pleine de matières solides qui je ne parvenais pas à recracher.

Tililit. Tililit. Tililit.

Fit le réveil.

Hhhhh.

Fit le Sam en se redressant brusquement.

Plus jamais je fais une sieste de plus d’une heure. Plus jamais.

Episode 57 |Par Sam | le 19 mar 2008 @ 18:51 | dans Pensées parasites
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Retour au bercail

Et voilà. Fin de la parenthèse grand reporter, retour du jeune cadre dynamique parisien.

Enfin, dynamique… En bientôt deux ans de carrière, y a au moins un truc que j’aurai appris, c’est à manquer de sommeil en permanence et à faire avec. Donc ce soir, dodo. On va tenter de gratter quelques heures à Morphée.

Voyager, ça ouvre des perspectives, ceci dit. Le Sud me manquait, que j’en avais même plus conscience. La lumière, l’accent, les gens…. A force de jouer au geek parisien, j’avais presque oublié qu’il y avait des choses ailleurs, qu’il y avait des endroits avec des mouettes à la place des pigeons, des églises romanes à la place des cathédrales gothiques, et du ciel bleu à la place du béton gris.

Ca m’a frappé comme une évidence, dans le train, au retour : il faut se casser de cette ville, de temps à autres. Pour ne pas devenir fou. Ou totalement parigot. Cette ville t’aspire, te bouffe lentement, te colore la tête en gris béton et te fait oublier qu’ailleurs aussi, il se passe des choses.

En six mois, j’ai franchi trois fois le périphérique. A chaque fois pour moins de trois jours d’affilée. Maintenant, j’ai envie de nature. De vert. D’arbres. Et de montagnes. D’une bonne vieille prairie alpine avec les trous de marmottes, le sol gorgé de l’eau du dégel, l’air froid, le soleil qui réchauffe et la vue sur du loin et du beau.

Et le silence. Combien de temps ça fait, que j’ai pas entendu de silence ? Depuis combien de temps est-ce que je vis immergé dans un océan de bruit de bagnoles, de sirènes, de cris dans la rue, de conversations étouffées de voisins, de ronflement de ventilateur de PC ?

Je sais même plus.

Episode 58 |Par Sam | le 18 mar 2008 @ 21:20 | dans Quotidiennes
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Les héros sont fatigués

[Note que je ne m'excuse même pas pour la rareté proprement fossile de mes notes ces derniers temps. J'étais, je suis, très occupé à faire de vrais trucs dans le vrai monde. Mais sache tout de même que j'ai écrit un truc avant-hier. Tout pourri. Tellement que j'ai laissé tomber. Note aussi que ce soir, en revanche, j'ai des trucs à te dire. D'où le fameux proverbe : "il faut vivre pour bloguer et pas bloguer pour vivre"].

De notre envoyé spécial à [...]

Il est 1h30 du matin. Je viens d’envoyer mon dernier papier de la journée.

Il est 1h30 du matin, et ça fait 18 heures que je suis debout. Et quand je dis debout, je parle au sens propre. J’ai exploré cette ville d’est en ouest, du nord au sud. En métro, pas mal, en bus, un peu. A pied, surtout. En bouffant du bureau de vote, du candidat, du militant, de la salle de presse.

J’ai déchiffré un plan de ville toute la journée, à m’en coller mal à la tronche. J’ai enfilé des rues, des boulevards, des places, des stations de métro. J’ai exploré, j’ai erré, je me suis paumé, j’ai fait et refait les mêmes endroits pour suivre le truc. J’ai mangé deux fois en deux jours, essentiellement du fast-food. J’ai tapé mes papiers le portable sur les genoux, sur les marches d’un escalier et en plein vent [mais en plein soleil aussi, ami Parisien. Et, définitivement, j'aime le Sud]. J’ai acquis en 24 heures une culture encyclopédique de la vie politique de cette ville où j’avais foutu les pieds trois fois auparavant. J’ai paumé le chargeur du PC portable dans la bataille. J’ai filé des infos à la correspondante locale. J’ai galéré deux heures avec des wifi qui marchaient pas et une caméra qui déchargeait sa batterie toute seule.

C’est le charme du ouaibe. Là où les autres bossent en équipe, là où le canard national qui va bien balalance deux envoyés spéciaux en plus de ses correspondants, toi tu es tout seul. Et en plus, les autres journaleux te regardent généralement avec un air sceptique. Limite ils te jetteraient des trucs à la tronche. Heureusement, sur la plupart des gens, le “je suis journaliste, je fais un reportage”, ça impressionne encore un peu.

Bref.

Il est des fois, trop rares hélas, où je suis fier de mon boulot. Et de mes petites bafouilles numériques. Où je me dis que je fais pas seulement le plus vieux métier du monde. Mais aussi l’un des plus beaux. Ou en tous cas des plus intéressants. Hein, coco ? [Demanderait Hubert Beuve-Méry avec un air salace]

Il est des fois, trop rare aussi, où je suis content de moi.

Ce soir, je le suis deux fois, à deux titres différents, dont un que cherche pas, tu peux juste pas savoir ce que c’est.

Je fêterais bien l’événement, mais demain, faut que je me lêve tôt, j’ai un chargeur de PC portable à récupérer une interview à faire.

[Et en plus faut que je te laisse, il me reste 30% de batterie]

Episode 59 |Par Sam | le 17 mar 2008 @ 2:59 | dans Quotidiennes
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Courrier des lecteurs

[Une dernière pour la route, histoire de rattraper le retard]

Parce qu’il faudrait pas oublier que je suis un geek, à la base, non plus.

Suite à une note récente où j’évoquais, au détour d’un propos dont la profondeur et la philosophie n’étaient pas sans rappeler ceux du dernier SAS, la dernière version de Netvibes, la jeune Mimi m’a posé cette question:

“Ahaha, ça m’intéresse, l’avis d’un utilisateur éclairé. Quelles vraies différences d’avec la version précédente (coriander)? Peut-on passer de l’une à l’autre fastoche, ou bien il faut re-chercher tous les flux que je suivais déjà avec l’autre ? (nan paske une cinquantaine, ça ne va pas m’amuser longtemps)
Suis pas geek du tout moi, alors il faut que ce soit super simple…
Alors, dis, à part le compte en rebours, t’en penses quoi en fait ?”

Tu comprendras aisément que je ne pouvais qu’y répondre.

Et bien Mimi, sache que j’en pense essentiellement du bien. Et que je ne vais évidemment pas m’en tenir à ce commentaire.

1. Netvibes expliqué à ma grand-mère

netvibesDéjà, Netvibes, pour les plus nuls moins geeks d’entre vous, c’est un aggrégateur de fils rss.

Qu’est-ce qu’un aggrégateur de fils machin bidule ? Demande-tu,là-bas dans le fond. [Je t'ai reconnu, papa, sors d'ici tout de suite].

Un fil rss, c’est, pour faire simple, un moyen de signaler ailleurs sur le web qu’un contenu vient d’être ajouté sur un site. Ou un blog, en l’occurence. Qu’il y a du neuf, quoi. C’est bien, hein? Et attends, tu as pas vu le meilleur : certains sites permettent, après s’être inscrits, de sélectionner ses sites préférés et de rassembler (agréger, donc) tous leurs fils rss en un seul endroit.

Du coup, plutôt que de les avoir en favoris, on peut directement savoir où il y a du nouveau à lire.

[Fin du chapitre "les fils rss expliqués à ma maman". Et si tu veux tout comprendre des fils rss, tu vas.]

Netvibes, c’est donc un site qui fait ça, et bien plus encore. En fait, tu ajoutes des petits blocs (widgets, en geek), qui contiennent des fils, tes mails et plein de services. Un peu ce que tu veux, en fait. Et donc tu te fais ta page, tout comme tu veux.

Du coup, quand tu bosses sur Internet tout le temps comme moi, tu as sur une seule page avec plein d’onglets la centaine de sites et de blogs que tu consultes au quotidien en permanence sous les yeux. Et tu as plus besoin de favoris, et tu sais quand il y a du nouveau. Et en deux semaines, ça devient un outil relativement indispensable.

Et en plus, c’est la classe.

2. Le social, c’est tendance

Donc Netvibes a lancé la semaine dernière sa nouvelle version, baptisée Ginger. Qui se trouve être plutôt carrément mieux dans l’ensemble.

Donc déjà, pas besoin de refaire tes onglets et tes classements, ni encore moins de rechercher tes blogs. Tout reste en place. Par contre, de nouveau looks sont disponibles pour ta page, évidemment.

Ensuite, on peut plus facilement rechercher un widget ou un site dans une sélection. Netvibes en a tout un paquet en rayon, dont des sélections de blog pas mal faites.

Mais l’innovation majeure, c’est l’aspect “social”. En fait, outre ta page personnelle privée, tu peux te créer une page publique, accessible à tous. Comme sur Facebook, MySpace ou autres (même Deezer s’y met, le social, c’est bankable en ce moment), tu te crées un profil avec ta photo tout ça… et sur ta page, tu mets tes flux rss préférés, ton profil Facebook, tes plus belles photos sur Flikr, ce que tu veux ou presque.

L’étape d’après, donc, c’est de trouver tes amis sur Netvibes. Avec qui tu peux, par exemple, échanger tes contenus préférés trouvés sur ta page à toi. Et surtout l’inévitable status, le truc où tu annonces fièrement au monde que tu es en train de manger des pâtes ou que tu as hâte de sortir du boulot.

En gros, c’est comme Facebook, mais avec le système de Netvibes. Pour l’instant, j’ai pas l’impression que les gens se jettent sur ce côté “réseau social” du truc, mais sinon, pourquoi pas ? Et le reste de Netvibes marche mieux qu’avant.

D’où ma conclusion : Ginger, c’est bien.

[Demain, je te fais le web sémantique expliqué à Lazare Ponticelli]

Episode 60 |Par Sam | le 13 mar 2008 @ 1:11 | dans Geek Story
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Ordre de mission

[Un autre, un autre, réclamait la foule en délire.

Soit.]

Je me plains, je me plains. Mais j’ai quand même de la chance.

Déjà, je fais le plus 1)vieux 1)beau métier du monde. Disons un sacerdoce grandiose au service de la démocratie d’opinion et du débat. Qui permet en plus de lever les serveuses en sortant ta carte de presse l’air de rien, comme disait Hubert Beuve-Méry, ça faisait longtemps que je l’avais plus cité.

Et en plus, comme on gagne des sous, on nous offre même le droit de quitter Paris. Pour aller en reportage. Loin et tout.

Et là, tu comprends pourquoi Hubert avait raison.

Parce que quand tu pars en reportage, c’est la classe.

Déjà, tu signe un ordre de mission.

Un ordre de mission. Rien que le nom, tu peux sentir l’odeur chaude, iodée et moite du Lointain, le souffle de l’Aventure. Quand on m’a dit ça, j’ai failli filer m’acheter une paire de Ray-Ban et un gilet sans manches, tu sais, le kaki, avec plein de poches, qu’arborent fiérement les mecs en duplex de loin à la télé.

Et donc, tu dis où tu vas, combien de temps, comment tu veux t’y rendre, si tu veux une voiture, un hôtel, une call-girl, de la coke, tout ça.

Après, tu file ton truc, et dans les deux heures, y a un mec qui te rappelle pour un ou deux détails, genre la couleur de la pute de la Ferrari, tout ça.

Entretemps, tu t’es calé les pieds sur le bureau avec un énorme cigare pour lire l‘International Herald Tribune, en buvant du whisky d’un air blasé.

Après, tu es bourré, vu qu’il est 10h du mat. Mais c’est classe aussi, ça fait Hemingway.

Et là, tu as qu’à attendre de recevoir un récapitulatif avec tes codes pour le billet, le palace, la ferrari et le reste. Et à filer, les mains dans les poches, vers le sud de la France et l’aventure.

Genre.

Prochaine étape : la note de frais.

Episode 61 |Par Sam | le 13 mar 2008 @ 0:25 | dans Quotidiennes
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J'ai testé pour vous : les petites joies simples de la vie de bureau

[Rentrer chez soi, une fois tous les trois jours, c'est pas mal. J'ai l'impression de redécouvrir mon F1. Qui du coup reste propre, c'est l'avantage - entre autres. Après, il était temps de revenir. Ce matin, j'ai dû aller m'acheter des sapes dans un Monop' local, j'avais plus rien de propre]

Paraît qu’il faut que j’arrête de te demander si ça va, toi. Dont acte. Moi, ça va bien, merci. Je pourrais paraphraser l’autre et te dire que mes nuits sont plus belles que tes jours, mais ce serait vaniteux (et puis je sais pas ce que tu fais de tes journées, après tout).

Mes journées, par contre… De fait, manque de sommeil et gueule de bois n’aident pas. Mais parfois, j’exècre violemment la vie de bureau. Que j’y lâcherais bien des troupeaux de buffles, genre. Ou des litres d’essence et une alumette.

Comme tu le sais [si tu le sais pas relis depuis le début, ça fera monter mes stats quelque peu anémiées par une fréquence de post légérement en recul, tu es bien exigeant], je bosse essentiellement dans un espace clos, qu’on appelle souvent à tort “open space”. Le “open” étant essentiellement incarné ici par deux fenêtres donnant sur un fond de cour moisie.

Dans cet open space, opportunément aménagé à partir d’un genre de grand couloir de passage entre deux bâtiments, cohabitent, de très tôt le matin à très tard le soir, un certain nombre de gens. De plus en plus, puisqu’on est dans un secteur en plein développement, comme nous l’expliquait le big boss pas plus tard qu’hier au détour d’une coupe de champe. En tous cas trop pour ne pas se sentir quelque peu opressé.

D’autant que sociologiquement, fonctionnellement et financièrement, ces quelques mètres carrés de moquette bleu-gris sur bureaux en agglo motif pin des landes abritent un biotope plus varié que celui d’une jungle moyenne. On a pêle-mêle du journaleux, du geek infographiste ou informaticien, du marketeux, de la secrétaire, du spécialiste de sport et de la greluche de mag féminin. Qui, évidemment, passent la moitié de leur temps à se pourrir entre eux

Le tout solidement structuré par une sympathique bande de jeunes cadres dynamiques à costard et blackberrys qui circulent, s’interpellent, font des blagues, reçoivent des clients et parlent fort. Et passent également leur temps à se maudire et à jouer leur kriegspiel corporate.

Ajoute à ça une clim déréglée qui produit une température d’environ 30°C, un mois de mars relativement rythmé, municipales obligent, une fatigue générale, et tu obtiens un climat général assez tendu à la base.

Surtout lorsque tu relève le tout avec l’entropie inhérente à toute vie de bureau ordinaire. A base d’ordinateurs qui rament, de piles que tu en as besoin et y en a pas, de cassettes que pareil et de télécommandes disparues mystérieusement (on soupçonne les Farc).

Et que tu épices d’un soupçon de joies propres au web, soucis de navigateur, de codecs audio ou vidéo, de compatibilité entre tels et tels périphérique, de service informatique gentil mais déficient, de plantages de logiciels inopportuns et autres bugs.

Là, déjà, la sauce prend pas mal.

Après, tu peux rajouter d’autres ingrédients. Genre susceptibilités diverses et variées, charmes propres au journalisme en période électorale, collusion de plannings et stress.

Agite un peu le tout, et normalement, ça part en vrille tout seul.

Episode 62 |Par Sam | le 13 mar 2008 @ 0:08 | dans J'ai testé pour vous
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Countdown (the final, ouais, aussi)

[Y a des dimanches, ça veut pas, juste.]

Enervé comme un élu de droite, triste comme un dimanche pluvieux de début mars, je descendais à grands pas transis ma petite rue sans intérêt pour atterrir chez mon fournisseur officiel de calmants à dimanche soir estampillés 1664 Ouais, non, laisse tomber, ça va être chiant.

[A la place, je vais te raconter des conneries, ce sera mieux. Pour toi, je sais pas, mais pour moi, c'est certain]

Je voulais te narrer un peu l’acte que j’ai posé, cette semaine. Oui, car parfois, je pose des actes. Comme ça. Gratuitement. J’influe sur mon environnement, un peu. Je danse la vie, je chante la vie, je ne suis que vie. Tu vas voir.

En fait, cette semaine, en bon geek, j’ai testé la dernière version de Netvibes [qui se trouve, ami non-geek, être un agrégateur de flux rss. En gros, c'est un espace que tu aménage comme tu veux et dans lequel tu mets de petits modules, qui te disent quand un blog ou un site a été mis à jour. Ou ça nous mène, toute cette technologie, te demande-tu ? Moi aussi], Ginger.

Et sur cette version, j’ai découvert un widget parfaitement formidable. Qui fait compte à rebours. Et que tu peux même customiser pour qu’il aille jusqu’à la date qui te convient.

Par exemple la date fatidique de ma trentenairitude. Qui, à l’heure ou j’écris, se situe dans 636 jours, 18 heures et 41 minutes [Ce qui, par une habile déduction, te permettra de trouver ma date de naissance].

Epatant, non ?

Sur ce , je dois monter sur un cheval blanc pour aller sauver une princesse. Je te laisse donc. Comme un prince.

Episode 63 |Par Sam | le 9 mar 2008 @ 22:21 | dans Quotidiennes
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