Le petit chat est mort
Le petit chat est mort. Finalement, la probabilité aura été plus forte que lui.
Le wagon s’est détaché au sommet de la montagne russe. Et j’ai plus la foi ni le souffle pour courir le rattraper une fois encore.
C’est le problème des sens uniques, des jeux à somme nulle. A un moment, tu as tout donné, balancé toutes tes cartes. A un moment, tu ne peux rien sortir de plus. Pas si l’autre ne joue plus. Les miracles, ça marche une fois. Deux, c’est classe. Cinq, c’était juste pas possible.
Alors tu récupères le coeur que tu avais posé sur la table, tu lui enlève les échardes qu’il a ramassé au passage, tu le remets dans ta poitrine, tu payes l’addition et tu vas marcher dans Paris. La tête vide. Triste, évidemment, aussi. Triste à crever. Mais demain, ça ira mieux.
Déçu, surtout. Pas le bon moment, pas le bon endroit. Pas le temps. Pas la place. Pas l’envie. Pas les bonnes excuses, à mon avis. Mais mon avis ne comptait plus tellement.
Reste une sale amertume. Comme une impression tenace d’être passé à côté de quelque chose d’important. De quelque chose qui aurait pu être beau, juste. Si j’avais su le faire exister.
Same player, shoot again.








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