Easter aigre (doux)
[J'espère que tu apprécies le jeu de mot]
Back dans les bacs, comme disait le poète. Note, j’étais plutôt parisien, ce weekend pascal. Que j’eusse souhaité reposant, à la base.
Ce qui s’est en partie produit: j’ai pioncé comme jamais. A coups de douze heures d’affilée, plus une sieste par gourmandise. Et je baillais encore le reste de la journée. Et c’était bon. Et j’en avais besoin.
Mais dormir, ça fait pas tout, dans la vie. Par exemple, tu peux aimer, aussi. Ce que j’ai tenté lorsque je ne ronflais pas.
Et sur ce point, le weekend fut plutôt guerrier. Voire sauvage. Ma vie amoureuse est une guerre de positions. Je joue au blitz en aveugle contre un miroir inversé. Bisounours versus Mme de Merteuil, round 6, fight.
Je dévale les pentes d’une montagne russe. A finir au fond d’un métro samedi soir, triste comme une pierre tombale tchétchène et furieux comme un gamin de cinq ans qui s’est pris une tarte sans raison, et vivre un rêve éveillé 24 heures plus tard, lorsque je me suis endormi et qu’elle me réveille en me couvrant de bisous et en s’excusant.
Pour faire dans le recyclage, cette histoire est comme le chat de Shrödinger, enfermé dans sa boîte, à la merci d’un dispositif aléatoire qui peut le tuer à tout instant.
La physique quantique postule que tant qu’on ouvre pas la boîte, on ne peut pas savoir si le chat est mort ou vivant. Et qu’il est donc les deux à la fois.
Ce à quoi les physiciens quantiques n’ont pas réfléchi, à mon avis, ce sont les sentiments du chat.
Moi je peux te les donner : Le chat, il savoure chaque instant. Chaque seconde qui passe. Le chat, il y croit.
Le chat, il se sent méchamment vivant.








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