Retour au bercail
Et voilà. Fin de la parenthèse grand reporter, retour du jeune cadre dynamique parisien.
Enfin, dynamique… En bientôt deux ans de carrière, y a au moins un truc que j’aurai appris, c’est à manquer de sommeil en permanence et à faire avec. Donc ce soir, dodo. On va tenter de gratter quelques heures à Morphée.
Voyager, ça ouvre des perspectives, ceci dit. Le Sud me manquait, que j’en avais même plus conscience. La lumière, l’accent, les gens…. A force de jouer au geek parisien, j’avais presque oublié qu’il y avait des choses ailleurs, qu’il y avait des endroits avec des mouettes à la place des pigeons, des églises romanes à la place des cathédrales gothiques, et du ciel bleu à la place du béton gris.
Ca m’a frappé comme une évidence, dans le train, au retour : il faut se casser de cette ville, de temps à autres. Pour ne pas devenir fou. Ou totalement parigot. Cette ville t’aspire, te bouffe lentement, te colore la tête en gris béton et te fait oublier qu’ailleurs aussi, il se passe des choses.
En six mois, j’ai franchi trois fois le périphérique. A chaque fois pour moins de trois jours d’affilée. Maintenant, j’ai envie de nature. De vert. D’arbres. Et de montagnes. D’une bonne vieille prairie alpine avec les trous de marmottes, le sol gorgé de l’eau du dégel, l’air froid, le soleil qui réchauffe et la vue sur du loin et du beau.
Et le silence. Combien de temps ça fait, que j’ai pas entendu de silence ? Depuis combien de temps est-ce que je vis immergé dans un océan de bruit de bagnoles, de sirènes, de cris dans la rue, de conversations étouffées de voisins, de ronflement de ventilateur de PC ?
Je sais même plus.








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