Saturday night fever
Le monde est mal fait. C’est ce que je me dis, là, tout de suite, devant mes écrans d’ordinateur.
Il est 18h30. J’ai profité de ce beau temps printanier en allant bosser comme un crevard de permanencier, évidemment. Alors que je rêve depuis trois jours de passer un weekend sous une couette avec une certaine jeune fille.
Je suis tout frustré de partout, j’ai sommeil, mal à la tête, envie de partir en courant de ce bureau vide et glauque. J’ai dû m’arracher en catastrophe ce matin, mes fringues puent la clope que j’ai l’impression d’avoir nagé dans un cendrier de la taille d’une piscine et je tuerais pour une douche.
L’informatique est à moitié en rade. Au rythme ou ça va, je vais être obligé de pédaler pour faire marcher le truc d’ici une heure ou deux.
En plus, il ne se passe rien ou presque, dans le vaste monde. Et me voilà parti pour encore 5 heures à ce régime…
Bref, c’est la joie.








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