Douze jours (II). From the field
Je traverse une crise de couple, en ce moment, avec mon boulot. Du moins tel que je le pratique.
La passion s’est enfuie, un peu. La politique me sort par les yeux, j’ai passé le stade où les ors de la République m’impressionnaient et où je trouvais ça classe, d’avoir une centaine de portables d’élus dans mon répertoire. Pourtant, ces temps-ci, je fais dans le faste et le classieux, genre interviews prestigieuses dont j’aurais même pas osé rêver au temps lointain où c’était l’école de journaleux. Mais ça m’amuse moins.
J’en viens à préferer mes journées collées dans le bon vieil open space où je bosse à écrire des papiers à la chaîne et à surfer le Net tel un rider la wave, tu vois ? Même si ça me surgonfle aussi.
Tout ça manque cruellement d’exotisme. Même mon nouveau téléphone encore plus mieux que le Palm me gonfle.
Je crois que je vais aller élever des chèvres en Aubrac, monter un petit bed and breakfeast bio à 250 € la piaule, un truc comme ça. Ou écrire un livre, par exemple.








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