Douze jours (I). Réseaux
Paris, c’est minuscule, en fait.
C’est tellement la quintessence du parigot, cette réflexion, que j’aurais jamais pensé écrire ça un jour. Mais là, j’en ai eu plusieurs fois la preuve formelle, et c’est flippant.
Ces gens que tu rencontres et qui s’avèrent connaître tel ou tel collègue, ami ou contact que tu possèdes dans un tout autre contexte. L’impression d’appartenir à une petite communauté de jeunes diplômés parisiens, tous blancs, tous cadres, tous avec un métier-passion (coco).
Et moi, avec mes cinq ans de fac, ma maîtrise à deux balles, mes deux ans d’emploi-jeune et de chômage et mon école de journalisme au rabais, je me sentirais presque exclu, du coup, entre tous ces réseaux croisés de prépas, de Sciences-Po et autres. Ca doit être ça qu’on appelle l’ascension sociale. J’en parlerai à mon grand-père.
L’autre découverte, c’est que je commence à avoir ce qu’on appelle un “réseau”. Je sais qui appeler pour tel ou tel truc. Et ça aussi, c’est un apprentissage de ce qu’est le pouvoir tel qu’on le pratique à Paris.
Je n’en suis pas encore aux fameux dîners en ville, mais toucher du doigt ce système, comprendre son fonctionnement… en fait, ça me déprime.








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