Rechute (je suis un connard, épisode II)
[Cette rubrique n'a jamais aussi bien porté son nom]
Ca va, toi, depuis le temps? C’est un peu poussiéreux, ici. Pardon pour le manque d’updates depuis quelques jours. C’est pas que je t’oublie, hein. C’est plutôt que je ne sais pas quoi écrire. Ou plutôt que je sais pas si je dois l’écrire. Ni comment.
Et nous voilà au vendredi soir d’une semaine qui devrait pourtant être en tête de mon top 10 des plus agréables depuis six mois. Mais non. Parce que ce serait trop simple. Et que, tu l’auras noté, simple, c’est pas vraiment mon deuxième prénom.
Plutôt que de profiter de ce bonheur inattendu, j’ai donc préféré me lancer depuis 48 heures dans une sorte de crise d’angoisse sentimentale dont j’ai le secret, subtil mélange de questionnements oiseux, de névroses plus ou moins assumées, de futurologie à deux balles et de connerie pure.
Prends tout ça, shake bien, relève d’une bonne dose de fatigue due au manque de sommeil, parfume au stress du taff, ajoute une olive, et tu obtiens une très belle crise à la Sam.
A base de popopop, comme disait le poète. Et surtout, surtout, sans raison objective. C’est essentiel à la mixture.
Disons qu’il y a une certaine ex qui m’a bien ravagé le coeur et le cerveau, plus gravement que je ne le pensais. Disons que j’en suis peut-être pas tout à fait sorti encore, ou du moins pas autant que je voulais le croire. Disons que j’ai peur de me péter la gueule une fois de plus, une fois de trop. De me tromper. De faire mal. D’avoir mal. D’être heureux, peut-être, aussi, un peu.
Et que tout ça me donne la désagréable sensation que quelqu’un fait de jolis noeuds de chaise avec mes tripes. Et que tout ça m’a pris le cerveau et ne le lâche plus, non plus.
Et que la seule chose vraiment belle, dans ce tas de conneries, ce sont les trésors de compréhension et de gentillesse que déploie une certaine jeune fille, décidément bien, trop pour moi peut-être, face à mes atermoiements ridicules et mes dilemmes pitoyables.
Du coup, tu comprendras que t’exposer tout ça me tente moyennement.
Sur ce, je vais aller boire des verres et raconter des conneries avec des potes. Ce qui ne solutionnera pas grand chose, mais devrait me soulager un poil.
Tiens, je te mets un peu de musique, ça fait longtemps









Commenter »
#90: comments RSS | trackBack URI