Je suis un connard
Des fois, je suis un connard.
[Pourrais tu, s'il te plaît, éviter de perturber cette minute d'autocritique salutaire avec des réflexions aussi inutiles que "c'est pas un scoop" ? Merci bien]
Des fois, je m’en rends compte en me réveillant (trop) tôt le matin pour aller t’informer. Des fois, ça me poursuit toute la matinée.
Pourquoi suis-je un connard, demande-tu ?
[Posant enfin une question intéressante. tu vois, quand tu veux]
Parce que j’aurais pu te raconter cette nuit avec elle blottie contre moi et moi qui la regardait dormir, parce que j’aurais pu te décrire ses mains qui me cherchaient et m’aggripaient dans son sommeil et mon émerveillement devant le goût de ses baisers et l’odeur de sa peau.
Parce que j’aurais pu aussi te dire à quel point c’était bon de redécouvrir la douceur du contact de ses doigts sur mon visage,à quel point j’avais oublié ce qu’on ressent lorsqu’on serre quelqu’un contre soi.
A quel point ça m’a fait du bien.
Et que j’ai préféré faire mon connard et te raconter mes petites tristesses mesquines de dimanche après-midi.
Heureusement, je sais cuisiner. Ce qui ne suffira pas à me faire pardonner, mais devrait aider un peu.








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