Regarder ensemble dans la même direction
[Eh oui, c'est ça aussi, le célibat 2.0. Quand le mâle rentre bredouille de soirée, il te le raconte en direct sur son blog.]
[Tiens, c'est samedi, je te mets de la musique un peu tendance.]
J’ai tendance, et ça va en s’amplifiant, à ne plus pouvoir encadrer les couples épanouis. Ca m’énerve, un truc de fou.
Le problème, c’est que l’âge traçant son sillon inexorable, saloperie, ben dans mon entourage, j’ai un peu que ça, ou presque. [le "presque", c'est mon pote Djay le no-life total, scotché sur World of Warcraft, qui de toute façon n'a jamais eu ni la maturité, ni l'envie de se macquer un tant soit peu]
Prends ce week-end, par exemple. Hier soir, j’ai passé la soirée chez mon cousin et sa copine, que j’adore tous les deux. Ils sont jeunes, plus que moi, et tout heureux d’apprendre à vivre ensemble, que s’en est tout mignon kawaï. Du coup je me suis mis une race, comme on dit chez les marins-pêcheurs de Boulogne-sur-mer. A en rater totalement la copine célibataire venue en fin de soirée, tant j’avais du mal à aligner trois pensées cohérentes.
Syndrome du vendredi soir, spirale de la loose, ce que tu voudras. Et mal de crâne king size le lendemain. Putain de sillon.
Ce soir, c’était soirée chez un couple d’amis un peu plus âgés que moi, genre trentaine débutante [vingtaine finissante, comme votre serviteur, ce qui est d'autant plus cruel. Merci, lectrice]. Adorables, aussi, dans un autre style. Soirée couples, évidemment. Tous sauf moi, ou presque.
C’est infernal, ces couples épanouis. Indécent, presque. Leurs appartements meublés, avec goût, évidemment, qui respirent l’harmonie des petits bonheurs partagés à deux, leurs photos affichées qui puent l’histoire commune, leurs petites anecdotes d’un quotidien forcément tendre et riche, en tous cas plus que ton café-clope-toux-caca du matin devant Netvibes, avec France Info en guise de compagnie sonore.Pour le célibataire non épanoui lambda, c’est l’équivalent d’une vitrine d’éclairs au chocolat quand tu es au régime. Tu en chopes des montées de jalousie, à en rêver qu’ils s’engueulent.
Le pire, c’est que c’était super sympa, comme soirée [de retrouvailles, entre autres, hein lectrice
?] . Notamment parce que du fait de la veille, je n’ai pas abusé outre mesure. Et quitter une soirée dans un état autre que totalement dévasté, c’est finalement tout aussi agréable, en fait. Oui, je sais, je vieillis.
J’exagère un tantinet : il y avait deux filles seules. Mignonnes, en plus. Mais tu sais maintenant que je suis de ces héros dont on fait des légendes. Et donc ça n’a pas raté : j’ai dragué [enfin... discuté avec serait plus proche de réalité] la macquée des deux. En pensant la première casée avec l’un des mecs présents. Erreur, double. Et rentrage tout seul, classique.
Et bloguage du tout, évidemment.
Avec un bonus : j’ai reçu mon premier mail de Meetic girl. Elle a 26 ans, elle trouve mon annonce rigolote, elle voudrait qu’on se cause sur MSN.
Seul souci : en fait, elle ne me plaît pas. Du tout.
J’ai l’impression qu’un destin faceur s’acharne à me signifier que je ne suis pas fait pour la rencontre virtuelle.
Mais positivons : je passe d’un coma amoureux de niveau 4 à un embryon de début de ce qui pourrait ressembler à une vague activité sentimentale.
C’est toujours ça de pris.








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