A moi les meetic girls
[C'est ironique, hein... enfin, pour l'instant]
J’ai craqué. Je te l’annonce tout de suite, que tu ne sois pas trop choqué après.
Hier soir, tard, alors que je m’emmerdais ferme au boulot (oui, je bosse le samedi soir, parfois. C’est ma mission sacrée qui veut ça : il faut bien qu’un héros anonyme se dévoue pour informer les français que Lyon a battu Toulouse 3-2 ), j’ai cédé.
Cet hiver interminable peut-être, les volutes alcooliques de la soirée de la veille sans doute. Toujours est-il que ça y est : me voilà sur Meetic.
Tu te marres, hein ? Moi ça me fait moyen rire. Un coup de langueur, un gros chèque des impôts qui me permets de ne pas trop tiquer au prix scandaleux de l’inscription, et me voilà en train de renier mes principes les plus sacrés.
‘Tain, l’égo en prend un coup, tu sais. Mais bon : c’est ça ou attendre une improbable rencontre au cours d’une improbable soirée où par exceptionnel il n’y aurait pas que des filles macquées.
Prends vendredi soir, par exemple : Je suis sorti, je te l’avais dit. Chez des potes. Là, une fille. Plutôt sympa. Plutôt souriante. Je me lance, il faut bien. On discute. Tout cela ne se passe pas trop mal. Je pousse un peu. Et elle finit par lâcher, au détour d’une phrase, l’inéluctable et désormais classique petite allusion à son mec qui va bien.
Et voilà comment on transforme une soirée sympathique en comédie sentimentale mièvre. Du coup, j’ai bu.
Et du coup, Meetic. J’en reviens pas moi-même. Me voilà en rayon au supermarché des rencontres. On va voir si je suis un bon produit.
Quand tu auras fini de te gausser comme une baleine, je te raconterai.
Edit : j’avais oublié. Une bonne vieille chanson de midinette, histoire que tu te marres pas pour rien :








Commenter »
#131: comments RSS | trackBack URI