Encore une de tirée
[D'année, hein. Ne va pas te faire d'idées. D'autant que comme indiqué précédemment, j'ai lâchement antidaté cette note d'une semaine, le tout uniquement par souci de réorganiser le monde, ce qui dénote, tu n'auras pas manqué de le remarquer, une prétention certaine.]
Comment ça va, toi, depuis le temps ? Content d’être en 2008 ? Tu me diras, c’est pas comme si on choisissait, non plus…
Je le vois à ton air surpris, ami lecteur, tu te demande ce que je viens faire au juste, à écrire une note, comme ça, après deux mois d’absence ? Sache que moi aussi. On va dire que même à Paris, on s’emmerde les jours fériés.
Tu as fait tes bonnes résolutions, au moins ? Moi oui. Je te les répéterai pas, évidemment. Mais sache que ça pète. Que ça va loin. Que c’est pas des bonnes résolutions qui s’accroupissent pour pisser, si tu vois ce que je veux dire. C’est du brutal, du puissant. Plutôt des résolutions d’homme, en fait.
Reste à les tenir. Reste à arrêter d’être en deuil amoureux, à la chasser de ta tête. Ce qui n’est pas gagné. Et qui me rappelle une chanson très con de Katie Melua, que j’ai vu en concert avec Elle, en Helvétie, à l’époque où… enfin, à l’époque, quoi (Oui, il m’arrive d’écouter Katie Melua. Je ne t’avais pas dit, ami lecteur, que dans ma tête j’étais une grosse midinette ?).
Bref, ça donne ça :
Piece by piece
is how I’ll let go of you
Kiss by kiss
Will leave my mind one at a time
One at a time
Et en fait, c’est carrément comme ça que ça se passe. Chaque objet de ce putain d’appartement, chaque coin de cette putain de ville, c’est un souvenir avec elle qui remonte à la surface et crève. J’ai l’impression d’être une tranche de citron dans un perrier.
Et en plus, j’ai rien attrapé du tout à ma soirée de réveillon. Il y eusse pourtant vaguement eu moyen, si j’avais fait montre d’un tant soit peu de volonté à la chose. Par exemple, en fin de soirée, vers 4h du mat, trois jeunes filles ont débarqué dans l’appartement où je réveillonnais. Passablement éméchées. Et visiblement très décidées à ne pas commencer l’année toutes seules dans leurs lits. Et ce malgré des physiques
relativement ingrats, bien qu’enveloppés (saucissonnés serait
visuellement plus fidèle) dans des robes noires bien trop petites.
On leur avait trouvé un surnom, d’ailleurs : les trois grasses. Et quand je dis “décidées”, la gent masculine de la soirée en venait à aller aux toilettes par groupe de deux.
Et que crois-tu que j’ai fait, ami lecteur ? Tu pense que, comme mon ami Jean-Marc, j’ai fermé les yeux avant de plonger dans ce qui, faute de mieux depuis bientôt six mois, restait tout de même une occasion de pratiquer le sexe ?
Je ne t’en veux pas, tu ne me connais pas encore très bien.
Bonne année à toi, au fait.








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