Echanges
Bon. En fait, écrire glauque, ça
va un moment, je pourrais même dire que ça soulage pas
mal. Mais ça fait pas tout non plus. Au naturel, c’est à
dire quand je ne viens pas de me faire larguer comme une merde, je
suis plutôt quelqu’un de joyeux. Voire drôle, des fois.
Ceci dit, je ne fourmille pas
d’anecdotes tordantes, ces derniers temps. Ou alors si, mais il faut aimer l’humour noir. En même
temps, l’objectif de ce blog étant d’être un dépotoir
à trop pleins de sentiments, pourquoi se priver.
J’ai eu de ses nouvelles aujourd’hui. Elle m’a appelé, alors que j’étais au boulot. Pour des questions d’appartement, de bail, etc. Pour me demander comment j’allais, aussi. Mal, ais-je répondu. Ce qui est l’exacte vérité. Et elle de rétorquer : “je suis désolée de te faire souffir, je ne te méritais vraiment pas”.
Ah bon ? Ben pourquoi tu pars, alors ? Moi, ça m’allait pas mal, pourtant.
A suivi un échange de textos de toute beauté :
- Elle : “Pardonne moi de te faire souffrir, je ne le souhaitais pas… jamais”.
- Moi : “Que veux tu que je te réponde ? Je pensais vraiment avoir trouvé l’amour de ma vie, et as dégommé trois ans d’un claquement de doigts, sans même hésiter. Tu as pensé à toi, c’est tout. Et moi j’ai jamais eu aussi mal de ma vie, ce dont tu devais bien te douter un peu”.
- Elle: “Tu as raison, il n’y a rien à répondre. Excuse moi de t’écrire de telles choses”.
OK. Voilà fait avancer le débat.
Elle vient chercher ses affaires jeudi. Probablement avec son vieux con qui doit fournir la voiture. J’en sais rien, et je m’en fous un peu. Je ne serais pas là, pas la force de supporter encore ça. Le décor qui fout le camp, notre appart qui devient le mien, juste le mien.








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