Coup de flip
Deux textos et zéro réponse plus tard…
Bon, ben ça s’arrange pas.
J’ai jamais pu supporter l’incertitude. Surtout quand elle a trait à l’affectif. Ca me bouffe littéralement. C’est pas ma faute, j’ai eu une enfance malheureuse. Et incertaine.
Et me revoilà dans une situation que je ne pensais plus vivre. Du moins pas de sitôt.
Il faut se méfier du ronronnement, dans un couple. Se méfier, comme le dit légendaire sagesse populaire, merci à elle, de l’eau qui dort. Sous peine de se prendre un trou d’air en pleines tripes.
Sous peine de passer sa semaine à attendre et s’angoisser, et scénariser, une décision en train de murir chez l’autre. A attendre le verdict, que tu n’auras qu’en fin de semaine, lorsqu’elle reviendra de là-bas loin.
Ce là-bas qu’elle n’a quitté qu’en partie, et qu’elle caint d’abandonner, au moment de s’installer à plein temps avec toi.
Pourquoi ? Pourquoi au dernier moment, alors que tout roulait pour, que tout, de ton point de vue, allait bien ?
Hélas, c’est l’information qui te manque. Pour elle non plus, ce n’est pas très clair.
Mais suffisamment tout de même pour qu’elle te demande de ne pas l’appeler jusqu’à son retour.
Et beaucoup trop pour que tu lui obéisse, évidemment.
D’où textos. Interrogatif. Puis carrément inquiet.
Et pas de réponse.
Dans mes cours de communication, quand j’étais jeune, on glosait sur l’importance de la notion de “feedback”, de signal réciproque. Pour recalibrer, réévaluer son propre message.
Pour ne pas rester dans le noir.
Et là, le noir, tu t’y débats comme un futur noyé.
Craignant déjà la fin, espérant te tromper.
Et surtout avec une étrange impression de déjà vu.








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