J - quelques heures
Quelques textos plus tard. Moi enflammé, elle neutre de chez neutre. Et en retard de 4 heures.
Je pouvais plus tenir, ce soir. J’ai été voir des potes, tenter de me changer les idées. Objectif en partie atteint : la douleur dans ma poitrine est moins violente. Quand je m’occupe, quand je parle. Quand j’en parle, un peu.
Elle arrive demain. Quelque chose en moi me dit que c’est plié. Que le vocabulaire qu’elle emploie, que les non-réponses à mes textos pourtant passablement paniqués signifient : The end, drop zone. Adieu.
On verra demain. J’espère me faire des films. J’espère paniquer pour rien.
J’espère que ces trois jours d’angoisse n’ont pas fissuré des choses profondes entre nous.
On ne devrait jamais avoir à imaginer la vie sans l’autre, jamais avoir à l’extrapoler de manière rationnelle, genre “je change d’appart ou pas ?”.
Et je crains qu’en me laissant sciemment me livrer à ce genre de spéculations, elle ait déjà chois








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