Coup de flip
Deux textos et zéro réponse plus tard…
Bon, ben ça s’arrange pas.
J’ai jamais pu supporter l’incertitude. Surtout quand elle a trait à l’affectif. Ca me bouffe littéralement. C’est pas ma faute, j’ai eu une enfance malheureuse. Et incertaine.
Et me revoilà dans une situation que je ne pensais plus vivre. Du moins pas de sitôt.
Il faut se méfier du ronronnement, dans un couple. Se méfier, comme le dit légendaire sagesse populaire, merci à elle, de l’eau qui dort. Sous peine de se prendre un trou d’air en pleines tripes.
Sous peine de passer sa semaine à attendre et s’angoisser, et scénariser, une décision en train de murir chez l’autre. A attendre le verdict, que tu n’auras qu’en fin de semaine, lorsqu’elle reviendra de là-bas loin.
Ce là-bas qu’elle n’a quitté qu’en partie, et qu’elle caint d’abandonner, au moment de s’installer à plein temps avec toi.
Pourquoi ? Pourquoi au dernier moment, alors que tout roulait pour, que tout, de ton point de vue, allait bien ?
Hélas, c’est l’information qui te manque. Pour elle non plus, ce n’est pas très clair.
Mais suffisamment tout de même pour qu’elle te demande de ne pas l’appeler jusqu’à son retour.
Et beaucoup trop pour que tu lui obéisse, évidemment.
D’où textos. Interrogatif. Puis carrément inquiet.
Et pas de réponse.
Dans mes cours de communication, quand j’étais jeune, on glosait sur l’importance de la notion de “feedback”, de signal réciproque. Pour recalibrer, réévaluer son propre message.
Pour ne pas rester dans le noir.
Et là, le noir, tu t’y débats comme un futur noyé.
Craignant déjà la fin, espérant te tromper.
Et surtout avec une étrange impression de déjà vu.
Episode 155 |Par Sam | le 28 juil 2007 @ 23:27 | dans Non classé
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J - quelques heures
Quelques textos plus tard. Moi enflammé, elle neutre de chez neutre. Et en retard de 4 heures.
Je pouvais plus tenir, ce soir. J’ai été voir des potes, tenter de me changer les idées. Objectif en partie atteint : la douleur dans ma poitrine est moins violente. Quand je m’occupe, quand je parle. Quand j’en parle, un peu.
Elle arrive demain. Quelque chose en moi me dit que c’est plié. Que le vocabulaire qu’elle emploie, que les non-réponses à mes textos pourtant passablement paniqués signifient : The end, drop zone. Adieu.
On verra demain. J’espère me faire des films. J’espère paniquer pour rien.
J’espère que ces trois jours d’angoisse n’ont pas fissuré des choses profondes entre nous.
On ne devrait jamais avoir à imaginer la vie sans l’autre, jamais avoir à l’extrapoler de manière rationnelle, genre “je change d’appart ou pas ?”.
Et je crains qu’en me laissant sciemment me livrer à ce genre de spéculations, elle ait déjà chois
Episode 156 |Par Sam | le 26 juil 2007 @ 23:27 | dans Journal d'une rupture
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Panic room
J’oscille entre panique et tentatives de rationalisation. Je scrute, je relis, je me remémore. Je tente de comprendre.
Avec ma tête, le reste n’est plus en état.
Que s’est-il passé ? Quand ? Est-ce que c’est juste une crise, ou bien une fin ?
Qu’est-ce que j’ai raté ?
Je repense à ces dernières conversations, à ces derniers messages échangés.
“Il faut que je prenne un peu de temps pour y voir clair”
“Je ne sais plus où j’en suis”
“J’ai besoin de prendre du temps pour moi”
“Je voulais te demander si on pouvait ne plus s’appeler jusqu’à vendredi”
En étant cynique, je dirais que ces quatre phrases veulent dire une chose simple : c’est mort.
Je ne veux pas être cynique. Pas déjà. Je veux y croire encore.