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[Chiens écrasés]

TheSamProject,saison 5 /

Geekitude, sentiments et journalisme en mileu urbain

Original Soundtrack

C’était il y a dix ans et ça me rajeunit pas du tout. Je venais d’avoir le bac, et je passais les vacances à Paname, dans l’immense appart que squattait mon meilleur pote. Avec vue sur la Tour Eiffel et le soleil couchant. Et terrasse.

Un soir, un mec se ramène. Je sais plus qui l’avait invité. je me souviens juste qu’il s’est effondré dans un fauteuil, a regardé le soleil qui se couchait sur le Champ-de-Mars, et a lâché : “putain, quand on voit ça, c’est presque bon d’être malheureux”.

Depuis, j’ai gardé une vieille attirance malsaine pour la chanson triste quand toi-même tu l’es.

Episode 231 |Par Sam | le 27 août 2008 @ 20:58 | dans musique
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Presque pas triste

Walking the way[Le pire, c'est qu'à 24 heures près, tu avais un post tout bisounours et tout joyeux. A quoi ça tient, hein...]

Il était dit que le parc des Buttes-Chaumont servirait d’écrin de décharge à mes tristesses. Et de terminus à mes marches un peu au hasard dans le XIXe à la recherche d’une illumination, de quelque chose pour m’aider à piger.

J’aurais dû prendre option psychologie féminine, à la fac. Ou alors je sais pas, j’ai un truc, une maladie rare, un virus niché quelque part, un défaut génétique.

Ou alors je suis juste un narvalo beaucoup trop sincère, infoutu de jouer plus de cinq minutes et demi dès qu’on cause sentiments et beaucoup trop gentil pour être vraiment désirable.

Ou alors, à force de me complaire dans cette posture de célibataire romantique et enrhumé de se balader écorché tout vivant au vent mauvais d’un destin adepte d’un genre d’humour noir particulier, je finis par créer ce genre de situations tout seul comme un gland grand.

Ou alors c’est juste une année sans.

Ou alors j’ai pas tout compris, juste trébuché en tentant d’enfoncer à grands coups d’épaule une porte qui restait entrouverte. Qui reste entrouverte ? Va savoir.

Va comprendre, toi. Moi je comprends jamais. Ou alors de travers. Ou alors après, quand ça sert plus à rien.

Bref. On va pas en faire un micro-drame de plus.

On va se contenter de repenser à certaine nuit magique et à certain piano-bar peuplé de pianistes plus ou moins virtuoses, d’actrices plus ou moins psychotiques et de touristes roumains plus ou moins bourrés.

On va retenir certains regards qui avaient l’air d’en dire beaucoup, certaines répliques qui en disaient pas mal, ou du moins je le pensais, sur le moment. On va se repasser le film d’une fin de soirée juste parfaite et d’un réveil en forme de doux rêve un peu lubrique, mais nom de Dieu que c’était bon.

En se disant que peut-être on tournera la suite. Un jour. Mais que ça dépend plus tellement de moi.

Moi, je vais me contenter de boire des verres avec un pote ce soir, d’aller grimper des murs d’escalade demain et d’aller voir la mer ce weekend.

Et la vie est belle. Quand même. Peut-être un peu parce qu’elle est comme elle.

Episode 230 |Par Sam | le 27 août 2008 @ 20:30 | dans Quotidiennes, Transports amoureux
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Google© est mon ami

paris-7848[La photo est pas de moi (quoi, ça se voit ?), tu cliques pour le crédit. Quant à savoir pourquoi une photo de clébard, tu vas comprendre plus loin]

Donc on va dire que j’ajoute pas d’addenda à l’addendum et que comme promis, on va revenir à des choses simples. Aux basics, comme on dit dans le management.

Par exemple, je m’aperçois que je suis un bien mauvais blogueur, peu respectueux des usages de ce nouveau média.

Car il y a un truc indispensable, que tout carnetier [on dit comme ça, à l'Académie Française, je sais c'est tout pourri, mais ils sont très vieux] se doit de poster au moins une fois et que je t’ai pourtant jamais fait.

Et c’est : les mots-clés les plus débiles qu’ont tapé des gens sur Google© pour arriver ici.

Tu es prêt ? C’est parti pour le top 10.

En numéro 10, on commence en douceur avec “je veux être taré”, un souhait original étant donné que par définition, être taré, c’est plutôt de l’inné que de l’acquis. Mais on souhaite bon courage à cet internaute plein de bonne volonté.

En numéro 9, un mystère : “vélibe qui son cochon”. les vélib’ sont cochons ? Les vélib’, qui sont les cochons ? Pas compris. Lui non plus, je pense.

On reste dans le porcin avec notre numéro 8 : “chevre cochon compatibilites”. Une question de fond que celle-ci, qu’on ne se pose pas assez souvent, finalement.

Numéro 7 : “les filles de meetic toutes dérangées”. A mon avis, ce garçon n’a pas eu beaucoup de succès depuis que les règles du jeu ont changé.

Numéro 6 : “you tube musique légion etrangre”. Un mélomane, donc, égaré ici grâce ou à cause d’une faute de frappe. Désolé, ami passionné de musique militaire. Point de “Tiens, voilà du boudin” sur ce blog, tout se perd, oui, je sais. Faut partir, maintenant.

Numéro 5. Ca devient sérieux, car nous voilà rattrapés par le carburant qui fait tourner cette planète et le world wide web : le seske. En l’occurence, un internaute est parvenu ici en tapant “clip gros cul grosse fille”, ce qui est pour le moins poétique, bien que je ne parvienne pas tellement à m’expliquer à quel moment j’ai pu associer ces mots.

Numéro 4, on rentre dans le vrai, le pur, avec “faire l’amour avec un chien”. Là, je me demande si le gars (ou la fille, allez savoir) était à la recherche de visuels ou de conseils techniques.

Numéro 3, attention, ça peut choquer : “hamster mâle éjaculation”. Même question que pour le précédent, plus… attendez. Mais QUI cherche ça sur Google ? Et pourquoi il finit chez moi, bordel ?

Numéro 2, on reste dans le bizarre : “un plan cul avec une fliquette”. Je suis pas certain qu’il existe des sites spécialisés dans la chose, mais admirons cet internaute qui a eu la curiosité de chercher

Et enfin, numéro 1 et vainqueur incontesté et incontestable de la requête Google, ce type qui est arrivé ici en tapant “recit erotique un long week end avec mon chien”.  [...] (ça me laisse sans voix).

["...Sultan me regardait de ses grands yeux humides, sa queue battant l'air au rythme de ses halètements animaux, entrecoupés de petits geignements qui m'électrisaient la peau..." ]

Non, mais sérieusement. Vous croyez qu’il y a des gens qui…

Oh putain.

Oh putain.

Oh merde.

[C'est du texte, hein, donc à peu près Safe For Work, du moins si ton boss vient pas lire par-dessus ton épaule]

Internet, c’est magnifique.

[J'ai dû faire une sélection, donc, ne figuraient pas dans le top, mais ils le valent quand même : "salope de belle mere me mate a poil la nuit recit", "velib culotte", "puviométrie du 27 mai 2008", "manifique cul sur chaise", "vidéo du miracle de l'amour "baba cools"", "houblon pour calmer les chiens" ou encore "femme monter sexuelle par chien". Les internautes sont formidables.]

Episode 228 |Par Sam | le 23 août 2008 @ 0:33 | dans Geek Story, Messages à caractère informatif
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Addendum

En fait je serai compris qu’après ma mort. A l’autopsie, quoi.

Non, mais bon. Des fois comme ça, le soir, tu tentes d’écrire un truc qui t’es passé par la tête. Et tant que c’était à l’intérieur, c’était plutôt clair, comme idée. Pas limpide, hein. Mais clair. Tu savais où t’allais, à peu près.

Alors bon, tu fais ton petit bidule, tu gratouilles sur ton bloc-notes, tu corriges, tu changes quelques trucs. Et puis à un moment, tu trouves un genre de rythme, tu te laisse bercer par la scansion des paragraphes, les répétitions savamment calculées, tout ça.

Et puis à un moment donné, t’as fini. Et comme c’est ton idée, ben toi tu comprends bien où tu veux en venir. Alors tu publies le machin, innocemment, et tu vas te coucher, parce qu’il est tard.

Sauf que le lendemain, quand tu lis les commentaires que tes lecteurs gentils ont laissé sous ta note, tu te dis : “oh my god” (OMG), qu’est-ce que j’ai pu écrire pour que ce soit compris comme ça ? Alors tu te relis.

Et effectivement, avec une nuit de sommeil par-dessus, tu t’aperçois que :

a/ Ce qui te paraissait indiscutablement limpide la veille est plutôt passablement embrouillé. Et que le billet que tu voulais doux-amer et rigolo sur les filles qui sont jolies, tout ça, ressemble peut-être un peu trop à un manifeste féministe. Pathétique, le manifeste. Genre oh, Femme éternelle, ce genre de choses. Qu’on sent finalement plus les blagounettes ni le second degré dont tu avais tenté de parsemer ta note, puisqu’elles sont noyées au milieu du sirop.

b/ En plus c’est mal écrit.

c/ Du coup, tes chers lecteurs te prennent visiblement pour un garçon gentil, mais un peu lourd avec ses envolées lyriques ridicules et sa vision totalement obsolète et idéalisée des choses. Alors que toi tu voulais juste développer un peu ton idée, quoi. Sauf qu’à un moment, sans que tu te l’explique, ça a dû déraper.

Bref, c’est la loose dans ta face, quoi. Et tu peux t’en prendre qu’à toi-même, en plus. C’est toi qui l’a écrit, le machin, après tout. Et du coup, t’es bon pour ajouter un addendum comme celui-ci pour expliquer au monde entier que tu n’as hélas pas été compris.

Et que non, tu ne vois pas vraiment les choses comme ça dans la vraie vie, en fait. Par exemple, tu te traînes assez rarement sur les genoux aux pieds d’une jolie fille en lui déclamant des sonnets, en vrai. Que de manière générale, tu te prends un peu moins au sérieux que ça, d’ailleurs.

Je crois que je vais en revenir aux notes sur les Monoprix, dans un avenir proche, moi. Pour la littérature, on verra plus tard.

Episode 227 |Par Sam | le 22 août 2008 @ 13:25 | dans Messages à caractère informatif
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Deuxième sexe, wins (Girls 1 - Boys 0)

Jolie Japonaise

[Fais gaffe, c'est long. Et un poil pompier, voire pompeux. Je dois être dans une période néo-stendhalienne, ou crypto-Julien Clair, un truc comme ça]

Hier soir, terrasse d’un resto du Xe. Après mes abus de bières et de barbecues estivaux, j’avais minaudé sur les poissons jusqu’à ce qu’elle me traite à moitié de gonzesse et que je finisse au tartare-salade. Elle, elle attaquait sans vergogne une entrecôte de 180 grammes accompagnée de purée maison.

On causait couplitude. Enfin, surtout la sienne, moi je faisais plutôt dans l’archéologie, les réminiscences. Et puis elle m’a lancé :
- “Les mecs d’aujourd’hui, ils se prennent trop la tête”.

Ca m’a laissé songeur. Au moins une seconde et demie. Avant que je lui dise qu’elle avait raison.

A Berlin, à Paris, la plupart de mes dernières discussions de fin de soirées entre poilus tournaient autour de nos récits de ruptures plus ou moins douloureuses, de nos dépendances affectives, autour de nos envies d’histoires qui brillent un minimum, de montages de familles plus ou moins nombreuses, de nos questionnements existentiels.

[Tu vas me dire que je traîne qu'avec des types aussi atteints que moi ce qui n'est pas totalement faux, mais il y en a aussi des presque normaux dans le tas.]

Du coup, j’ai une théorie :

Comme plein de gens plus intelligents que moi l’ont dit en parodiant grossièrement Malraux, qui n’en demandait pas tant, “le XXIe siècle sera féminin ou ne sera pas”. Et c’est le cas. Il l’est.

Et c’est pour ça que les mecs se prennent la tête : parce qu’ils ont perdu. Parce qu’ils maîtrisent plus. Parce que les patrons du bac à sable, c’est plus eux.

Discute avec elles, écoute-les, lis leurs blogs, leurs forums, leurs bouquins, leurs bédés, et rends-toi à l’évidence, ami mâle: La vingtenaire urbaine de 2008 est bel et bien l’individu alpha, el jefe, der übermensch, the new man in town. Le monde lui appartient.

[C'est long, non ? On va faire un interlude musical à thème, tiens :]

Regarde-les passer, frère à poils, regarde-les occuper la rue de toute leur beauté, arpenter le bitume de toutes leurs jambes, l’air décidé, le regard vers le prochain objectif à conquérir, loin, très loin au-dessus de tes tentatives raz de terre pour l’accrocher. Et ose me dire que la ville, que la vie, leur appartient pas.

Cotoie-les dans ton travail, qu’elles font aussi bien, sinon mieux que toi, le charme en plus, l’audace en mieux, observe-les enchaîner leurs carrières par la face nord, mon pote à bistouquette. Et jure-moi que tu es tranquille quant à la tienne ( de carrière, pas de bistouquette. Encore que…).

Admire-les en furtif, le soir, dude, lorsqu’elles sortent à quelques copines foutre le feu à un bar en trois éclats de rire et deux œillades juste pour dire, juste pour maintenir leur domination symbolique sur l’espace. Mate-les descendre plus d’alcool que tu le pourrais et rester belles et alertes, plus que tu ne le serais. Et réponds-moi les yeux dans les yeux que tu t’éclates autant qu’elles.

Écoute-les causer, compagnon de prostate, lis leur prose délurée, la manière dont elles commentent les performances de leurs amants ou de leurs sextoys comme toi tu causerais football, Quake Arena ou bagnoles, entends-les désacraliser sexe et sentiments à grands sourires carnassiers. Et dis-moi que ça te fous pas quelques complexes aux entournures.

Note, toi qui pisse debout, la vitesse avec laquelle elles se remettent de leurs emmerdes amoureuses, familiales, professionnelles, sens la la rage tranquille avec laquelle elles tracent leur route au milieu de l’entropie, avec laquelle elles construisent leur histoire, brique à brique, avec lesquelles elles tranchent, choisissent, assument. Et fais-moi croire que tu es aussi assuré qu’elles.

Observe-les séduire à pleines dents, sûres de leur charme, mon gars. Vois comme elles jouent, vois comme elles consomment sans complexes du mâle subjugué, auxquelles elles ne voient même plus de raison de s’attacher, y en a plein partout, y a littéralement qu’à se baisser. Et assure-moi que tu les tombes toutes quand tu veux.

Révère-les, fasciné, limite en transe, quand elles se déshabillent pour toi, mec, quand elles s’offrent à toi  pour mieux te subjuguer, quand elles te sautent dessus ou se laissent entraîner. Et, pour ce moment où tu te retrouves en sueur, hors d’haleine, à voir des étoiles dans leurs yeux qui brillent et du bonheur dans leurs cheveux décoiffés, leurs joues rougies, leurs sourires ravis, jures-moi que tu ne serais pas prêt à n’importe quoi .

Réveille-toi un matin avec elles dans un pieu, petit homme, et dis-moi que quand elles partent, ou te poussent gentiment dehors, toi tu n’aurais pas rêvé d’y rester avec elles, sinon toute ta vie, du moins quelques heures de plus.

Mais c’est pas toi qui décide. Du début à la fin, toi tu joues ton rôle. Et ce n’est plus que le second. Si elles ont envie, tu seras peut-être la guest star de leur épopée, quelques saisons et plus si affinités, mais c’est plus toi le héros du film. Et c’est pour ça que les mecs se prennent la tête

Faut se rendre à l’évidence, camarade couillu : on a perdu la guerre. Et on ferait mieux de se rendre et de collaborer. Après tout, c’est quand même plutôt agréable.

Episode 226 |Par Sam | le 22 août 2008 @ 0:27 | dans Pensées parasites, Transports amoureux
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Interlude

Ce soir, ça veut pas. J’écris et j’efface, y a rien de bien qui vient, rien qui me satisfasse. Je dois être en phase introspective : j’ai plein d’idées qui finissent en autant de fausses couches dès qu’on tente la parturition sur un bloc-notes Windows.

[En vrai, J'ai écrit un long truc geignard sur mes horaires, que c'est pas facile tout ça, et puis je l'ai relu et je l'ai trouvé un peu tout pourri. Du coup je l'ai foutu au marbre, comme on dit dans mon beau métier. Je te le retravaillerai à l'occase pour te le ressortir une semaine de creux. Hubert Beuve-Méry ne disait-il d'ailleurs pas : "Coco, y a des sujets qui sont comme les potées auvergnates : c'est pas terrible au départ, mais c'est toujours meilleur réchauffé" ?]

Donc à la place, je te mets une jolie image. Histoire d’au moins témoigner de la tentative pour les générations futures. Qu’ils sachent que ce soir, oh oui ce soir, j’ai failli écrire un truc.

Reflets

Désolé.

Episode 225 |Par Sam | le 20 août 2008 @ 1:16 | dans Messages à caractère informatif, Photos
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Du clip comme médium sensitif postmoderne

Ici, c’est comme sur la TNT : la nuit, on fait tourner de la vidéo musicale en boucle. Donc, histoire de conclure cette journée de glande en musique,voici une sélection de de clips totalement barrés de groupes que j’aime bien quand même. Ne me demande pas pourquoi des clips barrés, je sais pas. Et ne me dis pas merci non plus, c’est cadeau ça me fait plaisir.

[Salut. Nous, on s'appelle Architecture in Helsinki. OK, on est est Australiens, mais le soir où on a trouvé le nom, on avait picolé. On fait de la pop ambiance festive, tu vois. C'est pour ça qu'on s'est dit que pour le clip d'"Heart it races", des marionnettes ridicules, ce serait classe. Sauf que bon, on comprend le gag qu'à la fin, quand on est dans le noir. Mais on s'est bien marrés quand même]

[Bonsoir, nous on est Arcade Fire, on est Canadiens, on fait de la pop tourmentée un poil lyrisante, mais vachement bien quand même. Comme on est un peu romantiques et qu'on va au vent mauvais de la mélancolie des jours qui passent et des feuilles qui tombent, des fois on laisse Win Butler faire des performances bizarroïdes sur fond noir dans un clip, parce que ça lui fait du bien]

[Hey, les kids, nous on se nomme Au revoir Simone en français dans le texte, un nom qu'on a piqué dans un vieux Tim Burton et qui le fait grave quand on est de New-York comme nous. On est trois filles, on est jeunes, on est mignonnes et on fait de l'electro. Et pour nos clips, comme celui-là, "Sad Song", on  a une thématique : un courageux mix entre La Boum 2 et François Ozon, parce que c'est so loungy décalé, un peu école danoise, tu vois ? Non ? C'est pas grave]

Salut, moi c’est Natasha Khan, mais quand je chante, je préfère m’appeler Bat for Lashes, ce qui ne veut pas dire grand-chose, mais j’étais aux Beaux-arts avant, donc je kiffe. Pour le clip de “What’s a girl to do”, j’ai longtemps cherché, et puis je me suis dit que personne n’avait jamais pensé à fimer des gars avec des têtes d’animaux qui feraient du BMX de nuit, alors je l’ai fait.  Et si vous trouvez que ça ressemble à rien, c’est que vous comprenez rien à l’Art ]

Episode 223 |Par Sam | le 16 août 2008 @ 3:29 | dans musique
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Jour de rien

Une visPutain de 15 août. S’il est bien un weekend honni des Dieux, c’est celui-là. Surtout quand, comme ton serviteur, tu es coinçé à Paname par les nécessités de ta mission sacrée d’information.

Car je suis, sache-le, d’astreinte. C’est à dire disponible si jamais il se passe quoi que ce soit de grave dans le monde, genre attentat-suicide contre la baraque à Carla, épidémie de canicule de vieux ou nouvelle série de photos de Laure Manaudou à poil.

Et que donc la France me veut joignable et capable de m’arracher à mes occupations du moment pour être au boulot en 30 minutes, ce qui exclut d’office les trips aventure genre weekend en Province.

Et ne laisse pas non plus des masses d’alternative à la glandouille, surtout un jour férié, surtout quand tous tes potes sont barrés en vacances, les sagouins. Heureusement, y a les JO. Et Dr House. Super.

En économie keynesienne, on parle de prophétie autoréalisatrice : quand tout le monde pense que la bourse va baisser, elle baisse. Moi j’ai inventé la résolution autodisqualificative : il suffit que je dise que jamais plus je ne céderai à la facilité d’une journée de loose pour que, dès le lendemain, j’y plonge tête baissée.

A gaspiller un vendredi en trois épisodes de séries, une plombe de comatage devant les jeux alors qu’en plus j’aime même pas l’athlétisme, deux heures de jeux vidéo et quelques autres d’errance au fil du web. Bref, rien. De chez rien.

Demain, si tout va bien, je devrais réussir à récupérer quelques rescapés de la décimation estivale pour tenter de faire un truc un peu ludique, genre boire plein de verres dans des bars en racontant des conneries.

Ce qui représentera déjà un grand pas en avant.

Episode 222 |Par Sam | le 16 août 2008 @ 1:23 | dans Quotidiennes
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Soirée diapos, épisode 2 : Chartreuse

J’ai pas acheté un appareil photo pour rien, donc on y retourne. Ressers-toi un pastis, j’amène le sifflard et les apéricubes et je fais chauffer le projecteur pour la suite. T’es prêt. T’es bien calé ? C’est parti.

P1010196

Aquatique

[...] de Berlin, on a lâché la soeurette pour enchaîner directement, avec LuK, sur nos 10 jours de vacances à la coule. Le dernier membre du trio nous a donc récupéré, un matin tôt, sur le parvis de l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry, fatigués et encore en Allemagne, pour nous catapulter dans la baraque de ses parents absents, que nous squattions sans vergogne.

Baraque pas dégoûtante, comme tu peux le voir. Et sise, donc, au cœur du calcaire urgonien de Chartreuse, massif montagneux appartenant aux préalpes, c’est à dire un peu haut, mais pas trop non plus.

Après Berlin, ce fut un genre de contraste rythmique et paysager certain. Mais c’était bien aussi.
La vie est belle 2

Binouzes

Thème du séjour: farniente geek à base de siestes, de lever à 13 heures, de barbecues, de parties de drunken ping pong où la chorégraphie kung-fu compte autant que les points, de baignade au lac voisin (une seule, oui je sais), et, de manière générale, de glandouille repos.

Verdure, soleil, montagnes et champs à vache, donc. Avec l’apéro en plus, et plutôt deux fois par jour. Au pastis, what else ? Et sans même refaire le monde, pour le coup. Enfin moi, je pouvais plus. Je me contentais de profiter du soleil et de penser à rien.

Arbre

couché

J’avais pris option orgie de BD et j’ai torpillé toute la bibliothèque, bien fournie en vieux classiques chenus.

[on va faire dans le web participatif : tu vas aller chercher tout seul sur Google quand tu connais pas les titres, parce que là j'ai la rame de me taper tous les liens]

J’ai donc enquillé tous les Blueberry, tous les XIII, le Cycle de Cyann, les Passagers du Vent, Les Compagnons du Crépuscule, le cycle d’Edena de Moebius, Aldébaran et Bételgeuse de Leo, plus une vingtaine d’autres machins divers.

Une bien belle bouse

The geeks

Evidemment, c’était geek-land : Rusticité et ruralité certes, mais avec un PC, une connexion internet et un rétroprojecteur pour s’envoyer du film à la pelle et surtout jouer à la PS3 en version écran géant. Et donc finir Devil May Cry 4 et se coller des peignées à Soul Calibur (4 aussi). Jusqu’à l’indigestion et même au-delà, pour ma part du moins.  Je suis définitivement pas hardcore-gamer.

Entre deux parties et un apéro, évidemment aussi, on se laissait pas trop dépérir et on rentabilisait le barbecue. J’ai même pu me faire plaisir à cuisiner deux trois machins.

Vigne vierge

Carte postale encore

Histoire de dire, on a quand même été marcher un peu. Un jour. Evidemment, la veille, on avait invité des potes pour un barbecue orgiesque à la côte de boeuf et au cubi de rouge, qui ne s’était fini que tard, très tard. Et le lendemain, on était était un peu tout niqués. Mais c’était bien quand même.

Les cinq premiers jours, c’était juste bien. Mais dix, c’était juste trop. Trop de glande, trop de bouffe, trop d’alcool, trop de huis clos à trois couillons. Mais ça fait partie des vacances, ce luxe-là, de te dire que tiens, tu retournerais bien bosser, finalement.
Ruinasse toujours

Verboten

Je m’imaginais un truc plus méditatif, genre faisons le point dans l’herbe jolie. En fait j’ai fait le vide, un certain temps. Le point m’est revenu dans la gueule le dernier soir, en forme de coup de stress et de spleen et d’envie que ça bouge, un peu.

En forme d’envie de rentrer.

D’envie de rentrée.

Episode 221 |Par Sam | le 14 août 2008 @ 20:52 | dans Photos
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Entracte

[Un peu de musique pour accompagner, ça faisait longtemps :]

Fumer tue

[...] Le bol d’olives ne contient plus qu’un fond de saumure, les cahuètes ont disparu, les glaçons ont fondu. Je vais te resservir avant la deuxième séance, t’inquiète. Mais on peut aussi faire un petit break avant d’aborder notre seconde soirée diapo et la Chartreuse.

Un break pour faire quoi, te demande-tu ? Et ben pour rien. Pour aérer un peu ta tête et la mienne. Et me laisser de l’espace à remplir de déblatérations sans queue ni tête en forme de mercredi soir d’août dans un paname désespérément désertifié.

C’est un mercredi d’août un peu lisse, un peu terne, ni particulièrement triste ni spécialement gai, un mercredi un peu sans intérêt, un mercredi qui s’oubliera aussitôt terminé. Et je le meuble comme je peux.

Je te l’ai pas faite, mais ce blog a un an, là. Plus ou moins, vu que je n’y écrivais qu’une fois par mois à mes débuts certes pas gais. Alors je pourrais entamer le vieux bilan, mais j’ai finalement pas très envie, pas plus que de refaire une énième fois celui de ces 12 mois de retour au célibat et de ce qu’ils m’ont apporté.

Marre de la casuistique nietzschéenne de bacs à sables, ce qui ne te tue pas gna gna gna, je savais que j’allais pas en mourir et ça m’a pas tué. Ni rendu tellement plus balèze à quoi que ce soit, sinon en séries télé, jeux vidéo et autres moyens simples d’échapper à l’ennui qui pollue trop de mes weekends et de mes soirées.

Pour le reste, j’ai connu des déserts moins ardus à traverser que cette année finalement plutôt irrigué en rencontres diverses et variées. Surtout variées. J’y ai pas découvert le sens de la vie, ni l’amour qui le donnerait, mais j’ai peut-être commencé à comprendre qu’il fallait justement arrêter de chercher et penser à vivre un peu de temps à autres, que ça marchait tout aussi bien. En dernière analyse.

C’est un mercredi d’août dénué d’intérêt et j’ai pas envie de touiller encore dans les cendres des 365 jours qui l’ont précédé. C’est un mercredi d’août sans plus et pour en sortir au plus vite, je rêvasse à ce que seront les 365 suivants, à tout ce que j’essaye de me promettre de faire ou pas, ou plus.

Il paraît que les gens font des listes avec ce genre de choses. Il paraît. Tiens, on va essayer.

Alors, pour le 13 août 2009, papa Noël, je voudrais des avoir  :

  • Avoir enfin écrit ce putain de livre qui est retourné au point mort de chez mort une fois de plus, parce que j’avais dit “avant 30 ans” et qu’on s’en approche à grands pas.
  • Avoir continué l’escalade parce que ça fait du bien à mon petit corps et à ma grosse tête.
  • Avoir retrouvé le goût de lire autre chose que la presse, les blogs, les sites, les essais politiques et tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à une BD, parce que ça devient ridicule, cette phobie du roman.
  • Avoir changé de travail et d’appartement, parce que tout cela commence à doucement ronronner et que j’irai bien voir ailleurs comment sont l’air et les horizons,
  • Avoir enfin appris à conduire les automobiles, parce que j’ai honte
  • Avoir été au cinéma au moins une fois par mois, à un concert au moins une fois dans l’année, à plein d’expos d’art contemporain parce que définitivement, même avec mon dilettantisme un peu foireux va bien falloir que j’admette que j’aime ça
  • Avoir définitivement arrêté les weekends loose à enchaîner les saisons de séries collé au fond du plumard avec la vague ambition d’aller faire des courses avant la fermeture du Monop, parce que ça craint

Et puis des être :

  • Etre reparti au moins une fois à l’étranger, parce que ça fait du bien
  • Etre parvenu à élargir le cercle trop ténu de mes sociabilités, pour enfin ne plus me demander ce que je fais ce weekend
  • Etre enfin parvenu à me considérer journaleux pour de vrai, parce qu’il serait temps
  • Etre monté sur la Tour Eiffel, parce que je l’ai jamais fait
  • Etre devenu un peu plus sain, un peu moins alcoolo, un peu moins fumeur, un peu moins insomniaque, un peu moins susceptible, un peu moins misanthrope, parce que je vieillis, après tout
  • Etre retombé amoureux, aussi. Mais ça, depuis le temps, tu avais compris.
Episode 220 |Par Sam | le 13 août 2008 @ 23:55 | dans Quotidiennes
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